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10 mai 2013 ~ 0 Commentaire

5 mai : frapper ensemble, marcher séparément

5 mai : frapper ensemble, marcher séparément dans A gauche du PS 775844_france-politic-pcf-300x133

Plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont rassemblés ce dimanche 5 mai à l’appel du Front de gauche et d’autres organisations, dont le NPA qui manifestait sur ses propres mots d’ordres. C’est un succès.

Dans une situation marquée par le sale boulot gouvernemental, la brutalité des attaques patronales, des reculs du mouvement social, et l’offensive de la droite et de l’extrême droite contre le mariage pour tous, il fallait reprendre la rue. Après la manifestation du 30 septembre contre le traité européen, c’est une grande manifestation d’opposition de gauche à la politique gouvernementale. Au-delà des positions de la direction du Front de gauche, des dizaines de milliers de personnes ont exprimé leur rejet des politiques gouvernementales d’austérité.

Un premier pas

Il faut maintenant s’appuyer sur cette manifestation, la remobilisation militante qu’elle a montrée, pour construire la résistance sociale aux plans de licenciements, pour défendre l’emploi, augmenter les salaires, relancer les services publics. Elle doit se prolonger dans la manifestation nationale du 11 mai contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, ou dans la mobilisation pour l’égalité des droits, en particulier la défense des droits des homosexuelLEs.

Il faut frapper ensemble pour changer les rapports de forces entre le mouvement social et le gouvernement, la droite et le Front national. Dans la course de vitesse engagée entre l’extrême droite et le peuple de gauche, il est décisif ­d’arracher des victoires partielles, d’enclencher une dynamique de mobilisation, de construire une opposition de gauche au gouvernement qui bloque les plans d’austérité et impose la satisfaction des besoins sociaux de la population.

L’unité d’action, avec le Front de gauche comme avec Lutte ouvrière, est décisive pour faire basculer le rapport de forces en faveur des classes populaires. Mais il faut aussi construire une alternative anticapitaliste face à la profondeur de la crise du système, une politique de rupture avec les exigences de l’Union européenne, l’annulation de la dette illégitime, la socialisation publique du service bancaire et des secteurs clés de l’économie.

Et dans ce domaine, il y a des différences avec les dirigeants du Front de gauche  : on ne peut combattre la politique du gouvernement Hollande et exiger de devenir Premier ministre du même Hollande, comme le fait Mélenchon. Les différences entre le social libéralisme et une gauche qui défend les intérêts des classes populaires ne sont pas, comme l’expliquent les responsables du FdG une question de curseur mal placé au sein d’une même majorité PS, Verts et Front de gauche.

Contre un gouvernement social libéral, il faut un gouvernement anti austérité qui s’appuie sur le mouvement social et amorce une rupture avec le système capitaliste. Cela suppose de marcher séparément pour déployer une politique anticapitaliste indépendante.

SABADO François 8 mai 2013

* Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 194 (08/05/13).

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09 mai 2013 ~ 0 Commentaire

L’Humanité et ses trous de mémoire (LO)

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L’Humanité du 7 mai s’indigne des privatisations annoncées par Ayrault.

Rappelant que le précédent gouvernement PS, celui de Lionel Jospin, avait privatisé à tour de bras tout en prétendant ne pas vouloir le faire, le quotidien, qui titre « Jeu de mots et jeu de dupes », écrit avec raison : « Décidément, jouer avec les mots pour masquer une réalité inavouable aux yeux des électeurs de gauche en attente de changement semble un bien commun à Lionel Jospin et Jean-Marc Ayrault. » Mais si cet article rappelle bien des faits, il est apparemment une autre réalité inavouable pour L’Humanité. Pas une fois, elle ne rappelle que le Parti communiste a participé pendant cinq ans à ce gouvernement Jospin. Son numéro 2 d’alors, Gayssot, y était ministre des Transports et à ce titre responsable entre autres de « l’ouverture du capital » d’Air France. Son numéro 1 à venir, Marie-George Buffet, y était ministre à la Jeunesse et aux Sports, et le PCF avait encore trois sous-ministres, Michelle Demessine, Jacques Brunhes et Michel Duffour. Et le journal ne rappelle pas non plus que les ministres du PCF sont restés solidaires, et jusqu’au bout, de ce gouvernement qui s’était tellement discrédité par sa politique antiouvrière, dont ces privatisations étaient un aspect, qu’à l’élection présidentielle de 2002 Jospin ne put même pas passer le premier tour. Le candidat du PCF, Robert Hue, déjà présent à la présidentielle de 1997, ne fut pas en reste puisqu’il vit son score s’effondrer de 8,65 % à 3,37 % des voix.

P.L.

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2336&id=8

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08 mai 2013 ~ 0 Commentaire

De la lutte à la scène politique (JDD)

De la lutte à la scène politique (JDD) dans A gauche du PS 753683_menahes-300x203 Pierre Le Ménahès

Ils ont lutté de Florange à Clairvoix en passant par Lorient. Aujourd’hui, ces héros éphémères de la crise se cherchent un futur au service de la République.

Depuis plus de deux ans, on suit leurs combats. Qui ne se souvient d’Édouard Martin, casque blanc et gilet orange dans le froid, au pied des hauts-fourneaux de Florange ou au petit matin à Bercy en train de partager un croissant avec Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif? Figure emblématique de la CFDT d’ArcelorMittal et visage de l’acier lorrain en crise. Et puis on l’a revu, crevant l’écran dans On n’est pas couché face à Laurent Ruquier, cette fois en auteur*. Avant lui, Pierre Le Ménahès, ancien métallo de la SBFM (devenue Fonderie de Lorient) et délégué CGT avait mené la lutte pour sauver les fondeurs de son entreprise. Mission accomplie puisque Renault reprendra la fonderie en 2010. Comme Édouard Martin, Pierre Le Ménahès a eu son heure de gloire cathodique sur TF1, dans Paroles de Français, frondeur à souhait face à un Nicolas Sarkozy en responsabilité. Moins, toutefois, que Xavier Mathieu, le cégétiste leader des Conti mobilisés pour sauver leurs emplois à Clairvoix (Oise) en 2009. Avec ses copains, il n’hésitait pas à brûler des pneus et avait saccagé la sous-préfecture de Compiègne. Depuis, il est intermittent du spectacle et interprète des rôles de syndicalistes.

Être des gisements de voix

Tous avouent réfléchir à une suite. Pas dans l’entreprise, où ils sont « cramés » sans pour autant l’être dans leur syndicat. « Les organisations syndicales sont encore pétries de valeurs fondées sur la préservation de l’outil de travail. On astique les machines pour la reprise. On ne les détruit pas. Or, depuis les Conti, on n’hésite pas à casser l’usine. Les leaders de ces mouvements deviennent des membres déviants, mal acceptés par leur appareil », raisonne le sondeur d’Ipsos, Jean- Marc Lech. Mais leur médiatisation en a fait de « bons clients » pour la République. Les partis politiques l’ont compris qui les courtisent. « Ils ont su capter l’intérêt des médias dans la mise en scène de leurs combats. Pour les partis, ce sont des héros de la France en crise », analyse le chercheur Dominique Andolfatto. Xavier Mathieu ne dit pas le contraire : « Depuis quatre ans, tous sont venus me voir. Ils me disent que je représente quelque chose. Mais ça ne m’intéresse pas. Je crois plus au combat que l’on mène dans la rue. » Lui pourrait toutefois s’engager s’il y avait un front uni de la gauche absorbant le NPA et les Verts, « un vrai parti de terrain ». « Beaucoup de Français se sont reconnus dans le combat de l’acier. Je pourrais être un gisement de voix », estime Édouard Martin.

Le Ménahès au NPA? Martin au PS?

Pierre Le Ménahès, lui, est presque décidé. En retraite depuis un an, il y pense presque tous les jours en se rasant. Olivier Besancenot, fondateur du NPA, lui fait des appels du pied. Les deux hommes devraient se revoir avant l’été pour parler de son adhésion. « Je me sens proche de ses idées. C’est un parti de militants. Je n’ai pas de prétention nationale mais cela m’intéresse de maintenir le lien avec les gens en lutte en Bretagne, notamment dans la filière automobile. » À condition de ne pas se faire récupérer. Édouard Martin jure être toujours « en réflexion ». Certains l’attendent chez Jean-Luc Mélenchon. Mais il n’a pas aimé son « coup de balai sur les élus de la République ». D’autres le voient plus sûrement rejoindre les rangs du PS. Il est proche d’Aurélie Filippetti, qui lui aurait volontiers légué sa circonscription en Moselle, et d’Arnaud Montebourg. Depuis qu’il a lancé l’hypothèse d’un engagement, il a reçu des messages d’encouragement. « Mais on m’a surtout taillé des costards », ajoute-t- il. Avec une quinzaine d’irréductibles de Florange, il voudrait inventer un nouveau mode de fonctionnement, comme les comités de quartier brésiliens. Une forme de démocratie directe. Il faudra en passer par un parti existant. « Sans étiquette, on n’a aucune chance d’avoir un mandat. » Édouard Martin l’imaginerait bien européen. Mais il réfléchit…

*Ne lâchons rien. Contre l’économie cannibale (Cherche Midi)

Bruna Basini – Le Journal du Dimanche 6 mai 2013  |  Mise à jour le 7 mai 2013

http://www.lejdd.fr/Societe/Social/Actualite/De-la-lutte-a-la-scene-politique-605914

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07 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Mali, colonialisme et militarisme français : les impasses du Front de gauche (Ael)

Mali, colonialisme et militarisme français : les impasses du Front de gauche (Ael) dans A gauche du PS militarisme1

L’intervention au Mali est en cours depuis 4 mois et Hollande n’a pu éviter un débat au Parlement pour décider du maintien des troupes alors qu’il s’était engagé à leur départ au mois d’avril.

Jamais qu’un coup de bluff de plus. Aucun vote contre ! Des inquiétudes, des réserves, mais pas de quoi alimenter la moindre opposition ! Et pourtant les raisons de s’opposer ne manquent pas : ces quatre mois d’intervention militaire coûtent 200 millions d’euros, aucune solution politique n’est en vue, la relève malienne n’est pas à l’ordre du jour, et la puissance d’influence de la France, comme le dit Laurent Fabius, est renforcée. Ce vote honteux permet en fait le maintien de la présence militaire au Mali pour longtemps et devenir une véritable occupation territoriale pour le compte des intérêts de la France et des grandes puissances qui la soutiennent.

Comme au Gabon, au Sénégal, à Djibouti, au Tchad, en Côte d’Ivoire, en République Centre Africaine. A l’Assemblée nationale, les députés Front de gauche avaient voté l’envoi des troupes françaises au Mali.  Ces mêmes députés viennent de s’abstenir sur le maintien de la présence militaire française dans ce pays. Le NPA réaffirme sa totale opposition à cette action relevant typiquement de la Françafrique. Nous dénonçons cette guerre impérialiste qui comme toutes les précédentes, Irak, Afghanistan, ou Somalie…, n’alimentera que la chaos et la guerre civile.

De même, nous ne pouvons qu’exprimer notre consternation devant la récente réaction de Jean-Luc Mélenchon à la publication du livre blanc sur la défense nationale.

« Non à la liquidation de l’argument militaire de la France Austérité et atlantisme sont les maîtres mots du livre blanc de la Défense remis ce jour au président de la République. Ce sont deux dangers mortels pour la souveraineté et l’indépendance de la France. Ce livre blanc est une nouvelle preuve de l’hypocrisie des solfériniens et de l’incohérence du gouvernement. François Hollande annonce qu’il ne touchera pas à la dissuasion nucléaire mais il a accepté d’inscrire la France dans le projet atlantiste de bouclier anti-missile en Europe.

François Hollande annonce des moyens préservés pour le budget militaire mais le livre blanc prévoit des dizaines de milliers de suppressions d’emplois et la vente d’actions de l’Etat dans les industries de Défense. Ce livre blanc marque un nouvel étiolement de la puissance militaire de la France. Il prépare les grandes phrases selon lesquelles « on ne peut rien faire sans les autres ». Air trop connu ! Le renoncement à l’indépendance et à la souveraineté est toujours présenté comme une fatalité indépendante de notre volonté. Je refuse cette liquidation de l’argument militaire de la France. Loin de l’atlantisme et de l’austérité, la France doit construire une défense souveraine et altermondialiste. »

Cette déclaration combine les pires travers :

défense du nucléaire militaire « français » ; invocation de l’entité « France » sans aucune référence sociale ; soutien souverainiste à « l’argument militaire » de la France ; référence baroque à un militarisme « altermondialiste ». Cette doctrine militaire de Mélenchon trouverait donc sa place constitutionnelle dans la VIe République que le Front de gauche appelle de ses vœux… La position du NPA, adoptée à la quasi-unanimité lors de son congrès de fondation, propose exactement l’inverse.

 » Arrêt de la guerre et retrait de toutes les troupes françaises d’Afghanistan ; retrait de la France de l’alliance militaire impérialiste qu’est l’OTAN ; démantèlement de l’industrie militaire française et européenne, à reconvertir dans les industries protégeant l’environnement ; arrêt des ventes d’armes françaises à l’étranger. Désarmement nucléaire total et unilatéral, et appel à une interdiction mondiale de l’arme nucléaire. Interdiction et suppression des armes nucléaires, biologiques et chimiques. »

On comprend ainsi encore mieux pourquoi le NPA ne se retrouve pas dans le mot d’ordre de VIe République tel qu’avancé par le Front de gauche. Le numéro de la république nous intéresse peu, son contenu beaucoup plus.

http://www.afriquesenlutte.org/afrique-de-l-ouest/mali/article/mali-colonialisme-et-militarisme

3 mai 2013

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04 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Le 5 mai, c’est la rue qu’il faut tenir, pas le balai !

Le 5 mai, c'est la rue qu'il faut tenir, pas le balai ! dans A gauche du PS premiers_jets_paves_232443_589469a65f_0

La crise économique, l’offensive du gouvernement et du patronat contre le monde du travail, ainsi que le séisme politique provoqué par les aveux de Jérôme Cahuzac, nécessitent une riposte sur le terrain social et politique.

C’est d’autant plus urgent que la droite et l’extrême droite , elles, n’hésitent pas à battre le pavé contre l’égalité. Une course de vitesse est enclenchée. Il est grand temps qu’à la gauche du gouvernement, une opposition se fasse enfin entendre et qu’elle reprenne le chemin de la rue. Jérôme Cahuzac n’a fait qu’appliquer à son propre patrimoine le traitement que le gouvernement PS autorise pour l’ensemble des classes dominantes : « Le serrage de ceinture pour la majorité laborieuse, et l’enrichissement pour une minorité privilégiée ».

Bien plus que le patrimoine des ministres, c’est la vraie nature de la politique du gouvernement qui vient d’être dévoilé aux yeux de millions de personnes : choyer la classe dominante en espérant vainement qu’elle fasse revenir la croissance.Vraie nature qui pousse le PS, après avoir acté un premier cadeau de 20 milliards d’euros de crédit d’impôts pour les entreprises, à en voter un second : la « flexisécurité » qui donne de nouveaux pouvoirs au patronat pour disposer des salariés comme ils l’entendent, au nom bien sûr de la compétitivité. De l’argent il y en a !

Au nom de quoi faudrait-il se résigner au chômage de masse, à l’amputation des salaires, des retraites et des allocations, au démantèlement des acquis sociaux et des services publics ?

Dans la foulée du 1er mai, nous proposons de manifester massivement le dimanche 5 contre le gouvernement et sa politique d’austérité, de manifester pour en finir avec le pouvoir du système bancaire et financier, pour sa socialisation sous le contrôle des travailleurs et de la population. De manifester aussi pour l’égalité des droits, droits des homos au mariage, à l’adoption, à la PMA, droit de vote pour tous les résidents et régularisation de tous les sans-papiers. Manifester encore pour une démocratie réelle qui rompe avec les institutions de la Ve République, qui interdise la concentration des pouvoirs et le cumul des mandat, qui impose le contrôle direct de la population sur les élus révocables, rémunérés à un niveau du salaire moyen.

L’affaire Cahuzac, comme les précédentes – Bettencourt, Woerth, Takieddine… – ne sont que quelques casseroles.

Mais c’est bien toute la cuisine qu’il faut changer. Les « coups de balai » ne suffisent pas, car le système n’est pas seulement poussiéreux, il est moisi. Il ne s’agit pas seulement de changer de gouvernement, de président ou de personnel politique, en remplaçant les uns par les autres, ou de changer le numéro de la république, il est question de changer toutes les règles du jeu, que la population souverainement élabore et légifère sa propre représentation démocratique. Puisque les politiciens et les riches s’enlisent dans les affaires, il est temps de prendre les nôtres en main.

Les grands acquis sociaux et démocratiques ont été arrachés par de grandes luttes, comme en juin 1936 ou en Mai 68, lorsque les couches populaires ont su s’inviter avec fracas dans l’arène sociale et politique, là où les politiciens professionnels ne veulent pas qu’on aille. Partout en Europe, en Grèce, Espagne, Portugal, la rue refait de la politique, grâce aux mouvements des Indignés, aux grandes marches sociales, et à des grèves générales régulières. La France ne vivra pas dans une bulle à part bien longtemps.

Ces mouvements ne décrètent pas, ils se préparent dès aujourd’hui, dans la convergence des luttes actuelles.

Jean-Luc Mélenchon a pris unilatéralement l’initiative d’appeler à manifester le 5 mai pour une VIe République. Nous ne partageons pas la façon de faire, ni les appels cocardiers, souverainistes, voire nationalistes car notre drapeau est à jamais celui de l’internationalisme. Mais, nous voulons contribuer au plus large rassemblement possible pour mettre en échec la politique du gouvernement, pour ne pas laisser le rue aux réacs homophobes et défendre la perspective d’une démocratie réelle, par en bas, qui mette les financiers et leurs amis politiciens hors d’état de nuire. Voilà pourquoi, le 5 mai, nous appelons tous et toutes à descendre dans la rue.

Christine Poupin (porte-parole du NPA), Olivier Besancenot (Ancien candidat de la LCR aux présidentielles de 2002 et de 2007) et Philippe Poutou (Ancien candidat du NPA à la présidentielle de 2012)

Le Monde.fr | 03.05.2013 à 15h29 • Mis à jour le 03.05.2013 à 17h03

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/05/03/le-5-mai-c-est-la-rue-qu-il-faut-tenir-pas-le-balai_3170673_3232.html

 

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03 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Besancenot : « Si Mélenchon va à Matignon, son balai se transformera en plumeau » (JDD)

Besancenot :

INTERVIEW DE LA SEMAINE – Dimanche, Olivier Besancenot répondra présent à la marche organisée à Paris par Jean-Luc Mélenchon, à l’occasion du premier anniversaire de la présidence Hollande. Mais l’ancien candidat à la présidentielle n’est pas pour autant sur la même ligne que le leader du Front de gauche, dont il dénonce « l’ambiguïté ». « Il faut arrêter de bégayer lorsque la question d’être ou de ne pas être dans l’opposition est posée », juge Olivier Besancenot. Quant à François Hollande, il estime qu’il est « en train de faire » ce que « Nicolas Sarkozy a promis ».

Vous irez manifester dimanche. Comment vous démarquer du Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon?
On n’y va pas pour se démarquer de qui que ce soit mais pour apporter nos propres revendications. Dès qu’il y a eu l’affaire Cahuzac, on a expliqué qu’il fallait une initiative unitaire de toute la gauche non gouvernementale sur ces questions-là. Même si sur la forme et le fond, il y a en effet des motifs de désaccords avec le Front de gauche, on pense qu’il faut frapper ensemble. On revendique aisément qu’en mobilisant un maximum, on peut transformer cette marche en première grosse manifestation de la gauche anti-gouvernementale.

Vous semblez sceptique quant à l’idée de Jean-Luc Mélenchon de donner un « coup de balai ». Pourquoi?
La VIe République conçue par Jean-Luc Mélenchon, ça n’est pas notre tasse de thé. Un « coup de balai » reviendrait à remplacer le personnel politique, mettre des bons à la place des mauvais, remplacer les uns par les autres. Et puis finalement, le changement de numéro de République, à bien écouter Jean-Luc Mélenchon, ça pourrait presque se réduire à un changement de Premier ministre.

Considérez-vous Jean-Luc Mélenchon comme un tribun populiste?
Ça n’est pas mon sujet. Il est dans son domaine, avec ses ambitions, ses objectifs politiques. Moi je ne roule pas pour lui, je roule pour Philippe Poutou. Depuis le début, la direction du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon compris, explique qu’ils ne sont ni au gouvernement ni dans l’opposition. Il faut arrêter de bégayer lorsque la question d’être ou de ne pas être dans l’opposition est posée. A l’épreuve des faits, il faudra donner une perspective politique commune.

«Le Front de gauche n’assume pas son statut d’opposant»

Trouvez-vous la position du Front de gauche ambiguë?
Ils n’assument pas leur statut d’opposants.  A la fois, Jean-Luc Mélenchon cartonne François Hollande et réclame d’être son Premier ministre. C’est en effet une ambigüité politique qui ne peut pas résister aux faits. Si on assumait de dire que tous ceux qui sont en colère à gauche, révoltés contre le gouvernement, viennent manifester avec nous dimanche, ça nous aiderait. Notre perspective politique est de trouver une voix à la fois unitaire et radicale.

Et si Jean-Luc Mélenchon était à Matignon, comme il le souhaite, cela changerait-il la donne?
S’il va à Matignon, son balai sera transformé en plumeau et il nettoiera le mobilier. Qu’est-ce que ça changera? L’option du changement de personnel, je n’y crois pas. C’est du relooking, même pas extrême. A partir du moment où les casseroles de gauche s’accumulent aux casseroles de droite, toute la cuisine est bousillée. 

Vous parlez d’un « réveil du mouvement social de la gauche ». Mais certains syndicats ont pourtant signé l’accord sur l’emploi soutenu par le gouvernement…
A chaque fois que le PS est au pouvoir, il y a une partie des organisations syndicales qui jouent le jeu du gouvernement. Du coup, le mouvement syndical est fracturé. On l’a vu sur l’accord compétitivité-emploi, qui est une machine à remonter le temps. C’est revenir sur 140 ans qui ont été arrachés sur la législation collective du travail. Il faut assumer pour ceux qui ne signent pas ce type d’accord d’aller au carton contre le gouvernement.

Qu’entendez-vous concrètement par « aller au carton »?
Assumer le bras de fer. Oui, il faut manifester. Oui, il faut faire grève. Oui, il faut la convergence des luttes. On est tous des travailleurs de PSA ou d’Arcelor Mittal et quand ils perdent, on perd. Quand vous regardez partout ce qu’il se passe en Europe, tous les ingrédients qui existent dans les autres pays vont s’inviter d’une manière ou d’une autre dans la situation française. En France, on est dans l’œil du cyclone, c’est le calme avant la tempête.

«Ce que Sarkozy a promis, Hollande est en train de le faire»

Lors du défilé du 1er-Mai, beaucoup de manifestants scandaient « Hollande et Sarkozy, c’est la même chose ». Est-ce aussi votre point de vue?
C’est la grande continuité. Sur les questions économiques et sociales principalement. L’accord de compétitivité-emploi était une promesse de Sarkozy pendant la campagne. Ce que Sarkozy a promis, Hollande est en train de le faire. Sans parler de ce qui est déjà programmé sur la réforme des retraites. Le PS était contre quand il était dans l’opposition, il est pour au gouvernement. C’est une mascarade.

Vous attendiez-vous à ce que François Hollande mène cette politique?
On a mis un bulletin dans l’urne pour mettre une grande claque à Nicolas Sarkozy, je ne le regrette pas. On a expliqué à tous qu’avec le PS, on n’obtiendrait rien. Quand on n’avait pas d’espérance, on n’a pas de désillusions. On savait qu’il serait rattrapé par la réalité.

Soutenez-vous les ministres Arnaud Montebourg, Cécile Duflot et Benoît Hamon qui ont mis en garde contre les politiques d’austérité en Europe?
Je ne vais pas individualiser les postes et les ministres. Je prends le gouvernement dans sa cohérence et toute sa globalité. Donc tous ceux qui sont au gouvernement assument le bilan du gouvernement sur les questions économiques, sociales, de société, ou même sur les questions d’amnistie sociale. Je me souviens parfaitement que Benoît Hamon et Cécile Duflot avaient tenu des propos très forts sur la question. Mais quand on rentre au gouvernement, on avale la politique du gouvernement et toutes ses couleuvres. C’est toujours la même histoire. Avant d’y rentrer, on me dit dans les yeux : « Promis, juré, Olivier : si je n’ai pas ça, je me barre! » Ça fait trente ans que j’entends ça. C’est l’effet « KissCool », l’effet magique du pouvoir. Dans l’opposition, vous êtes chaud-bouillant comme la braise et quand vous arrivez au pouvoir, vous faites « coin-coin ».

Le gouvernement considère qu’il doit « avoir une seule réponse, le respect de la loi républicaine pour tous »…
Je m’en bats les reins! C’est du flan. Il faut comprendre pourquoi les gens luttent et résistent! On parle de gens qui perdent leur boulot! Qu’ont-ils fait? Ils étaient simplement aux avants postes du combat contre Sarkozy.

«Ce gouvernement n’est pas capable de prendre des mesures sociales»

Les députés socialistes ont déposé mardi un projet de loi pour favoriser la reprise des sites industriels rentables. Est-ce selon vous un premier pas?
C’est plutôt un pas en arrière par rapport au premier pas qu’ils avaient annoncé. Ça arrive beaucoup trop tard, par rapport notamment aux salariés du site ArcelorMittal de Florange. Ce sont des effets d’annonces qui ne vont rien régler pour ceux qui sont dans les usines.

Arnaud Montebourg a pourtant mené différentes batailles contre des plans sociaux, allant jusqu’à évoquer des nationalisations temporaires…
Sa menace n’a fait peur à personne. Quelles nationalisations temporaires ont eu lieu? Ce ne sont pas les mots qui m’intéressent, mais les actes. Ce gouvernement ne nationalisera rien. Il n’est pas capable de prendre des mesures sociales, même « ultra-lights ».

Qu’avez-vous pensé des mesures sur la moralisation de la vie publique annoncées après l’affaire Cahuzac?
Sur les paradis fiscaux, c’est du Sarkozy dans le texte. Au final, rien n’est fait. Quant à la publication du patrimoine des élus, ça ne règle rien en soit. C’est juste l’occasion de se rendre compte que la classe politique n’est pas à l’image de 80% de la population. Dans le mouvement altermondialiste, on appelait cela « l’effet Dracula » : vous projetez de la lumière en espérant que ça puisse culpabiliser les gens et ainsi que ça s’arrête tout seul. Mais les patrons du CAC 40 sont riches, tout le monde le sait et ils ne culpabilisent pas pour autant.

L’affaire Cahuzac discrédite-t-elle l’ensemble de la classe politique, la gauche radicale comprise?
Moi, je ne suis pas un homme politique, mais un militant. Au NPA, nous n’avons pas de retombées négatives de ce point de vue.

«A gauche du Front de gauche, il y a encore un espace politique»

Cette affaire nourrit toutefois le discours de « politiques, tous pourris »…
Ce ne sont pas « les politiques » qui sont « tous pourris », mais le système dans son ensemble. Moi, je ne suis pas populiste, je ne fustige pas les individus. Je suis un internationaliste, un anticapitaliste qui propose des solutions alternatives au système. C’est pourquoi j’attends un sursaut, un réveil démocratique « du bas », de la base de la société.

Le NPA, porté par Philippe Poutou, n’a fait que 1,15% à la dernière élection présidentielle. Auriez-vous envie de vous représenter en 2017?
Chez nous, ça tourne. Nous avons plusieurs visages et aucun d’entre nous ne cherche à s’accrocher à son poste. Nous nous obligeons à ça.

Quel avenir imaginez-vous pour le NPA?
Nous avons vécu des moments difficiles sur lesquelles nous n’avons rien à cacher. Mais, depuis un an, le milieu ouvrier se retourne vers nous. Ces gens ne partagent pas toutes nos idées mais pensent que nous pouvons être utiles. A gauche du Front de gauche, il y a encore un espace politique, plus petit mais réel.

 

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03 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Front de gauche : Mélenchon Premier ministre  ?

Front de gauche : Mélenchon Premier ministre  ? dans A gauche du PS 73863397-300x225
SABADO François 1er mai 2013

Mélenchon a-t-il pété les plombs  ?

Comment expliquer la dénonciation quasi-systématique de la politique d’austérité du gouvernement Hollande-Ayrault et sa proposition de devenir Premier ministre du même Hollande  ? Comment en même temps exiger un «  grand coup de balai  », une VIe République, et se mouler dans les habits d’un Premier ministre de Hollande président de la Ve République  ?

Dans ses diverses interventions, Mélenchon nous donne une première réponse  :

« Le Front de gauche est dans la majorité actuelle. Hollande a déplacé le curseur vers la droite, vers les « Solfériniens ». Je veux qu’on change le centre de gravité et qu’on applique une autre politique.  » Ce ne serait qu’une question de position du curseur. Comment se réclamer d’une majorité qui, vote après vote, à l’exception de la loi pour le mariage pour tous, fait une politique d’austérité au service du patronat, et tourne le dos aux intérêts de classes populaires  ? N’y a-t- il pas là une contradiction  ?

Mélenchon en rajoute une couche:

il revendique maintenant le poste de Premier ministre de Hollande et de sa majorité parlementaire. Alors, bien sûr il nous dit «  C’est pour appliquer ma politique  »… Mais, croit-il, surtout dans le cadre des institutions de la Ve République, que le Premier ministre d’un président et d’une chambre dominée par le Parti socialiste, appliquera une autre politique que celle du parti dominant  ? Il y aura, au mieux, une cohabitation où le président et sa majorité social-libérale auront le dernier mot ou, au pire, une politique de conciliation qui fera endosser au Front de gauche les mauvais coups contre les classes populaires. La posture de Mélenchon comme potentiel Premier ministre est hasardeuse. Elle fait sourire, mais elle traduit bien ses propres contradictions.

Proclamations ou ruptures  ?

La brutalité des politiques d’austérité social-libérales le conduisent à s’opposer au gouvernement. «  Nous avons été maltraités  » dit-il, ce qui permet de possibles convergences, comme à l’occasion de la manifestation du 5 mai. Mais dans le même temps, Mélenchon ne se résout pas à rompre les liens existants avec le PS. Il répète qu’ils sont dans la «  même majorité  » et veut «  être leur Premier ministre  », ne revendiquant pas clairement la nécessité de construire une opposition de gauche au gouvernement.

De même, comment expliquer que l’on veut une VIe République tout en voulant être le Premier ministre d’une Ve République dominée par la toute-puissance du président  ? Ce double discours ne peut que relativiser la portée des proclamations pour une VIe République, qui devient alors un simple changement de numéro, avec quelques modifications constitutionnelles limitées (le Front de gauche ne remet pas en cause l’élection d’un président de la République) plutôt qu’une véritable rupture démocratique.

Nous savons ce que Mélenchon opposera à nos critiques  : le NPA ignore les questions de pouvoir et la nécessité d’une alternative politique, alors que lui y est candidat. Et effectivement, c’est là que nos vues divergent. Bien entendu, la gauche anticapitaliste doit développer une alternative, un programme d’urgence sociale et démocratique qui mobilise pour amorcer une rupture avec le système capitaliste, avec la perspective d’un gouvernement anti-austérité au service des travailleurs et de la population. Mais au nom d’une obsession pour le pouvoir, on ne peut pas faire n’importe quelle politique.

SABADO François * Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 193 (01/05/13).

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30 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Partis de gauche : Manifeste de la rencontre méditerranéenne à Tunis (Essf)

Partis de gauche : Manifeste de la rencontre méditerranéenne à Tunis (Essf) dans A gauche du PS bahrain-protests-2011-010-300x180

Réunis à Tunis du 23 au 24 mars 2013, à l’appel du Front Populaire, nous, représentants de partis politiques progressistes de la région méditerranée, avons adopté la résolution suivante. [1]

1-Depuis plus d’un quart de siècle, la mondialisation capitaliste néolibérale n’a cessé d’étendre sa domination sur la planète toute entière. Les processus qu’elle met en œuvre accélèrent la marchandisation du monde au profit d’une minorité et confisquent la citoyenneté et la souveraineté des peuples et des États. Ils aggravent l’insécurité économique et les inégalités sociales au Nord et au Sud et creusent davantage le fossé qui sépare les pays riches et les pays dits pauvres. Les peuples du Sud, sont tout particulièrement soumis au régime dévastateur des politiques d’ajustement structurel et des politiques de libre échange qui empêchent leur développement solidaire, détruit leur environnement et les prive de leur souveraineté en les fragilisant davantage et en aggravant leur dépendance aux pôles économiques dominants du Nord. Le sort de l’humanité est désormais décidé par une poignée de transnationales et par des institutions financières internationales sur lesquels les peuples n’ont aucun contrôle.Depuis 2008, sur fond de crise du système capitaliste mondial, ces politiques sont étendues aux pays de la rive nord de la méditerranée, nommées avec mépris PIGS (cochons en anglais). En Tunisie, cette politique a été imposée depuis 1986 par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, avant d’être renforcée, à partir de 1995, par l’Accord d’Association imposée, lui aussi, par l’Union Européenne et ses États membres et dont l’application a été garantie par la dictature politique. A l’heure actuelle, ces différents acteurs de la mondialisation capitaliste néolibérale tentent d’imposer la poursuite des mêmes politiques tout en cherchant à profiter de la crise révolutionnaire pour les approfondir et les étendre davantage. Il s’agit surtout de barrer la route aux aspirations et la volonté de changement radical exprimées massivement par les classes populaires, notamment la jeunesse, au cours de l’insurrection révolutionnaire de décembre-janvier 2011.

2- En chassant le dictateur, celle-ci a désarmé l’ordre capitaliste néolibéral local et permis de réaliser certains acquis, sans pour autant le renverser. Le régime social, qui est le produit historique de la domination étrangère et, plus récemment, de la restructuration capitaliste néolibérale mondiale, est toujours debout. Mais, la crise révolutionnaire que l’insurrection a ouvert demeure active. La victoire de la révolution démocratique et sociale en Tunisie, comme dans les autres pays de la région, demeure possible.

3- La révolution tunisienne a marqué le début de la révolution arabe. A ce jour, quatre dictateurs, dont la durée moyenne au pouvoir dépassait 30 ans, ont été éliminés. Ces bouleversements politiques sont, sans aucun doute, les plus importants que connaisse la région arabe depuis des décennies. La Tunisie et toute la région arabe et maghrébine vivent à l’évidence un tournant dans leur histoire. C’est, au sens même du mot, un moment « historique ». En effet, les peuples de la région, qui n’ont cessé de lutter, se dressent aujourd’hui contre leurs oppresseurs directs, en faisant irruption sur la scène politique pour reprendre leur destin en mains.

4- La dette qui a servi sous la dictature comme outil de soumission politique et de mécanisme de transfert de revenus du travail au capital local et, surtout, mondial, sert actuellement à la contre-révolution pour maintenir l’économie néocoloniale et la domination étrangère sur la Tunisie. Ailleurs, en Égypte, au Maroc, en Grèce, à Chypre, dans l’État espagnol et dans bien d’autres pays du bassin méditerranéen, la dette continue de servir les intérêts d’une minorité contre les intérêts de l’écrasante majorité. Elle est partout, le prétexte pour l’application de politiques d’austérité imposées par les Institutions financières internationales et les États capitalistes qui violent les droits humains.

5- Partout, au Nord comme au Sud, ce sont les mêmes logiques de profit, de domination et de destruction de la planète qui continuent d’être imposées à l’ensemble des peuples et à la nature. La révolution tunisienne, la révolution arabe, les luttes héroïques de tous les peuples de la planète contre l’ordre capitaliste néolibéral, notamment ceux des peuples grecs, portugais, basque, catalan et dans l’État espagnol sont autant d’actes politiques fondateurs de ce nouvel ordre mondial social, démocratique, féministe, solidaire, pacifique, qui garantit la souveraineté populaire et l’autodétermination des peuples et respecte la nature pour lequel militent nos partis respectifs.

6- Mais, face à cette volonté populaire de changement radical, les classes dominantes, les transnationales et la finance mondiale font bloc, contre attaquent et tentent de mettre en œuvre des politiques encore plus antisociales et antidémocratiques pour briser cet élan populaire libérateur et pour continuer à faire supporter le coût de la crise du système capitaliste mondial aux mêmes victimes ; l’ensemble des peuples et la planète.

7- Nous croyons que les partis politiques progressistes de la région méditerranée doivent, eux-aussi, unir leurs efforts et leurs actions aussi bien au niveau régional que international afin d’appuyer et de soutenir les luttes des peuples et des classes exploitées et opprimés qui aspirent à la liberté, à la dignité et à la justice sociale. Nous soutenons la lutte révolutionnaire du peuple syrien pour conquérir la liberté, la démocratie, la justice sociale, l’égalité et la dignité nationale. Nous condamnons toute intervention étrangère de nature à s’opposer à la réalisation de ces objectifs. Dans le but d’agir en commun dans ce sens, les partis politiques progressistes de la région méditerranée qui participent à la rencontre méditerranéenne de Tunis contre la dette, les politiques d’austérité et la domination étrangère, pour une méditerranée libre, démocratique, sociale, solidaire et respectueuse de l’environnement, s’engagent à :

• soutenir les processus de lutte des mouvements sociaux, des syndicats et des associations, pour un audit citoyen de la dette ;

• promouvoir des propositions d’annulation de la dette illégitime ;

• intégrer la revendication de l’audit de la dette et l’annulation de la dette illégitime dans nos programmes politiques, et soutenir la lutte des peuples pour leur souveraineté et leur autodétermination ;

• construire un réseau de soutien mutuel entre les peuples pour aider les pays qui choisissent de ne pas payer la dette illégitime ;

• mettre en place un réseau de communication pour faciliter l’échange d’informations et d’expériences ;

• mettre en place une coopération concrète visant à la construction des outils de lutte et de mobilisation nécessaires à la défense de nos objectifs ;

• organiser une deuxième rencontre dans l’État Espagnol.

Les partis politiques progressistes de la région méditerranée qui ont participé à la rencontre méditerranéenne de Tunis, ont tenu à saluer le FSM qui s’est tenu à Tunis du 26 au 30 mars qui a été une réussite et a permis, à son tour, d’avancer vers la réalisation des objectifs inscrits dans la charte de Porto Alegre. Enfin, nous condamnons vivement l’assassinat de Chokri Belaid, Secrétaire général du Parti Patriote Démocratique Unifié et dirigeant du Front Populaire, que nous qualifions de crime politique. Nous réclamons que la vérité soit dite sur tous ceux qui sont impliqués dans ce crime odieux.

Premières organisations signataires (ordre alphabétique)

Algérie
Parti Socialiste des Travailleurs
Mouvement Baath algérien

Égypte
Union Populaire Socialiste

État espagnol
SORTU – Euskal Herria (pays basque)
IA – Izquierda Anticapitalista –Gauche anticapitaliste
CUP – Comités de Unidad Popular – Catalunya –Comités d’Unité Populaire – Catalogne
IU – Izquierda Unida – Gauche Unie

France
Parti Communiste français/Front de Gauche
Gauche anticapitaliste
NPA – Nouveau Parti Anticapitaliste
Les Alternatifs

Grèce
Syriza

Italie
Sinistra Critica – Gauche Critique

Liban
Parti Communiste Libanais
Forum Socialiste

Maroc
La Voix Démocratique
El Mounadhil

Portugal
Bloco da Esquerda – Bloc de Gauche

Syrie
Le courant de la Gauche Révolutionnaire Syrienne

Tunisie
Front Populaire

Avec le soutien de la GUE/NGL du Parlement européen (Gauche Unitaire Européenne, Gauche Verte Nordique)

Collectif-

Notes

[1] Intitulé complet de la conférence : Rencontre méditerranéenne de Tunis contre la dette, les politiques d’austérité et la domination étrangère, pour une méditerranée libre, démocratique, sociale, solidaire et respectueuse de l’environnement.

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29 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Rassemblement anticapitaliste à l’appel de la FGTB de Charleroi: messages de soutien de Ken Loach, Olivier Besancenot et Pierre Laurent (Lcr.be)

Rassemblement anticapitaliste à l'appel de la FGTB de Charleroi: messages de soutien de Ken Loach, Olivier Besancenot et Pierre Laurent (Lcr.be) dans A gauche du PS ch12-300x161

Près de quatre cents personnes se sont rassemblées le 27 avril à Charleroi à l’appel de la FGTB de Charleroi, de la CNE et du comité de soutien à l’Appel de premier mai lancé en 2012 par la régionale carolo du syndicat socialiste.

Pour rappel, la FGTB Charleroi-Sud Hainaut, rejointe depuis par la CNE, veut oeuvrer à un rassemblement  politique afin d’ouvrir une alternative anticapitaliste à gauche du PS et d’ECOLO. Nous publierons très prochainement un compte-rendu de cette importante journée. En attendant, voici les messages de soutien que les organisateurs ont reçu du cinéaste Ken Loach, d’Olivier Besancenot (au nom du Nouveau Parti Anticapitaliste, France) et de Pierre Laurent (au nom du Parti de la Gauche Européenne). (LCR-Web)

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Ken Loach: « Vous avez raison. Nous avons besoin de nouveaux partis de gauche »

« Je pense que vous avez raison. Les attaques contre la classe ouvrière sont lancées dans toute l’Europe. Chômage de masse, diminution des allocations sociales, insécurité dans tous les aspects de la vie – tout cela demande une réponse. Les vieux partis de centre gauche sont maintenant compromis par leur soutien au programme d’austérité. Leur idée d’un capitalisme ouvert au compromis, que l’on pourrait faire fonctionner selon les intérêts de tous, est clairement frauduleuse. Lorsqu’ils sont confrontés à cette réalité, ces partis, sans surprise, s’alignent sur les partis de la droite. Nous avons besoin d’un nouveau départ. Nous avons bebsoin de nouveaux partis de la Gauche qui comprennent et défendent les intérêts des gens ordinaires. Nous avons besoin de nous unir autour de ce projet dans toute l’Europe. Nous ne nourrons réussir que si nous faisons de « l’Internationale » une réalité!

Avec mes meilleurs souhaits et ma solidarité, Ken Loach »

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Olivier Besancenot: « Le monde du travail doit s’organiser lui-même pour résister »

Camarades,

Invité l’an dernier à l’école anticapitaliste de printemps de mes camarades de la LCR, j’avais pris connaissance de l’appel à la formation d’une alternative à la gauche du parti socialiste et d’Ecolo formulé par la FGTB de Charleroi par la voix de son secrétaire régional Daniel Piron. Attentif à toutes les volontés de regroupement des anticapitalistes et intéressé par la possibilité de constitution d’un correspondant politique aux luttes dans votre pays comme ailleurs, j’ai essayé de suivre l’évolution de votre démarche. Un an après, la tenue de votre réunion du 27 avril, associant forces syndicales et politiques témoigne qu’un processus positif est en cours.

Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) se retrouve complétement dans l’idée que face à la crise du système capitaliste et la dégradation de la situation des salarié.e.s qu’elle entraîne, face à l’offensive de la bourgeoisie menée par le parti socialiste quand il est au pouvoir, le monde du travail doit s’organiser par lui-même pour résister car on ne peut ni réformer ce système ni compter sur les partis institutionnels pour s’opposer à l’ordre établi. Comme le disait l’appel du comité central de la garde nationale lors de la Commune de 1871, « ne perdez pas de vue que les hommes – et les femmes – qui vous serviront le mieux sont ceux que vous choisirez parmi vous, vivant votre propre vie, souffrant des mêmes maux ».Le NPA et moi-même soutenons votre démarche pour la construction d’une alternative de gauche à la crise capitaliste.

Olivier Besancenot

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Pierre Laurent: « Ouvrir un espoir pour les peuples d’Europe »

Chers amis, Chers camarades,

Je souhaitais, à l’occasion de cette rencontre originale initiée par la FGTB Charleroi- Sud Hainaut, vous adresser un salut fraternel de la part du Parti de la gauche européenne. Face à l’offensive de la finance et des forces politiques qui appliquent l’austérité dans nos pays et au niveau européen ; face aux crises politiques et aux tentatives de divisions des peuples orchestrées par les mêmes, je suis convaincu que ce dialogue entre les forces de la gauche qui résistent et cherchent une issue de gauche à cette crise insupportable, sera d’une grande utilité.

La contestation grandit contre l’austérité, dans des sphères sociales de plus en plus larges et dans de nombreux pays européens. Nous devons ensemble, avec nos différences mais en travaillant sans cesse les rapprochements, ouvrir un espoir pour les peuples d’Europe. C’est le pari que fait le PGE et je suis convaincu que c’est le seul chemin pour défendre les droits sociaux et politiques des peuples et pour en conquérir de nouveaux. Les forces de la Belgique sont bien entendu de ce mouvement émancipateur et je vous donne rendez-vous à Athènes les 7 et 8 juin prochains pour faire de l’Altersummit un grand moment de mobilisation, de rassemblement, pour faire grandir l’alternative à l’Europe du capital, pour donner des visages et de la force à l’Europe des peuples.

Je vous souhaite une pleine réussite et des travaux fructueux aujourd’hui, à cette initiative qui donne de l’espoir, pour que demain, nous soyions plus forts et plus nombreux pour faire triompher un projet européen juste, démocratique, social, écologique et de paix.

Pierre Laurent

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=2857:rassemblement-anticapitaliste-a-lappel-de-la-fgtb-de-charleroi-et-de-la-cne-les-messages-de-soutien-de-ken-loach-olivier-besancenot-et-pierre-laurent-&option=com_content&Itemid=53

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26 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Lutte ouvrière et le 5 mai : « La classe ouvrière doit avoir sa politique »

Lutte ouvrière et le 5 mai : « La classe ouvrière doit avoir sa politique » dans A gauche du PS fete_lille-300x262

Dans le numéro de Lutte Ouvrière du 12 avril, Georges Kaldy écrit un long article à propos de l’affaire Cahuzac, du prétendu « choc de moralisation » voulu par Hollande et de la manifestation du 5 mai. La dernière partie de l’article s’intitule « La classe ouvrière doit avoir sa politique ». Laquelle ? C’est bien là toute la discussion.
Kaldy note « l’éventualité que la crise politique se transforme en crise institutionnelle. » Pour ajouter « mais la bourgeoisie en a vu d’autres… » Certes mais elle a besoin d’un pouvoir qui soit en mesure de maintenir l’ordre social nécessaire à la bonne marche des affaires. La crise politique l’affaiblit. Il ne s’agit pas de « revendiquer que l’État de la bourgeoisie soit plus propre, plus efficace », mais bien plutôt d’aider à la politisation que provoque ce cynique spectacle de politiciens menteurs prêchant l’austérité pour les autres.  En effet, comme l’écrit Kaldy, « la crise politique qui est en train de s’amorcer, la déliquescence aux sommets de l’État peuvent entraîner des conséquences y compris pour la classe ouvrière. » Et il est clair que « si le Front national renforce son influence, comme c’est vraisemblable, cela représente une menace grave pour la classe ouvrière […] Faire face à ce danger, cela ne se fait pas en prétendant vouloir nettoyer les écuries d’Augias de la démocratie bourgeoise ! » Nous sommes bien d’accord et c’est pourquoi nous ne reprenons à notre compte ni la « VIe République » ni les propos de Mélenchon que cite Kaldy : « donner un coup de balai (afin de) purifier cette atmosphère politique absolument insupportable ».

La crise ouvre une brèche
« Nous ne pouvons pas prévoir si la crise politique actuelle se résorbera […] ou si, au contraire, elle débouchera sur une crise institutionnelle. Mais, pour que la classe ouvrière ne soit pas à la remorque des différentes forces de la bourgeoisie, il faut qu’elle se manifeste sur le terrain politique. » Comment ? Kaldy se dérobe en affirmant que la classe ouvrière « ne se sent pas encore en position de le faire, même pour défendre ses intérêts matériels vitaux ». Mais d’ajouter « il se peut que l’histoire à venir exige de la classe ouvrière, non seulement qu’elle reprenne l’initiative à la bourgeoisie sur le terrain de ses revendications économiques, mais aussi, surtout si l’extrême droite profite des circonstances pour renforcer ses positions, sur le terrain politique ». Toute notre activité doit être sous-tendue par cette possibilité, viser à la préparer. Pour cela, il ne suffit pas de dénoncer « les marchands ­d’illusions » en ajoutant : « ceux qui appellent à manifester le 5 mai le sont tous, quelles que soient leurs motivations disparates ». Y compris donc le NPA que Kaldy se garde de citer !
La dénonciation et l’abstention ne font pas une politique. L’intérêt des travailleurs est que les manifestations du 1er et du 5 mai soient les plus massives possible. Rester totalement indépendants et critiques parce que nous ne partageons pas les positions de Mélenchon et du PCF sur la VIe République, mais manifester ensemble parce que la manifestation du 5 va rassembler contre l’austérité gouvernementale et contre la droite, l’extrême droite : voilà notre politique pour la classe ouvrière. Elle vise à regrouper les forces contre l’austérité, à construire une opposition de gauche à ce gouvernement du Medef, et à rassembler les anticapitalistes et révolutionnaires…
Yvan Lemaitre

Jeudi 25 avril 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 192 (25/04/13)

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