Archive | A gauche du PS

30 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Hollande réitère sa fidélité… à l’égard du patronat (ccr)

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(…) La raison centrale de cet « outing » social-libéral de Hollande est à chercher en amont.

Eric Woerth, le Monsieur L’Oréal de l’UMP, s’est offusqué des déclarations du président en disant que ce dernier piquait le programme de la droite. Il a tort de se récrier. Hollande n’a jamais fait mystère de ses intentions. Déjà, en 2006, dans « Devoirs de vérité », Hollande reconnaissait qu’il n’y avait qu’une différence de nuance et de discours entre la gauche et la droite. « C’est François Mitterrand — avec Pierre Bérégovoy — qui a déréglementé l’économie française et l’a largement ouverte à toutes les formes de concurrence. C’est Jacques Delors qui a été, à Paris comme à Bruxelles, l’un des bâtisseurs de l’Europe monétaire avec les évolutions politiques qu’elle impliquait sur le plan des politiques macroéconomiques. C’est Lionel Jospin qui a engagé les regroupements industriels les plus innovants, quitte à ouvrir le capital d’entreprises publiques. Ce qui lui fut reproché. Cessons donc de revêtir des oripeaux idéologiques qui ne trompent personne ». Après son discours du Bourget contre la finance, « cet ennemi invisible », après ses promesses de campagne, il a choisi sans aucune équivoque de ne plus tromper qui que ce soit pour adopter le langage de la vérité… des patrons. C’est la leçon à tirer de la séquence politique actuelle.

En ce sens, la conférence de presse du 14 janvier ne correspond pas à un « tournant à droite » de Hollande au sens où il n’était pas « de gauche » auparavant. Le président, lui-même, a insisté sur cela, en soulignant combien il n’y avait pas de « grand virage » dans son orientation mais une simple « accélération ». Il ne s’agit pas non plus d’un « virage à droite » qui ferait la part belle à une « gauche » du PS, les Marie-Noëlle Lieneman et autres Emmanuel Maurel, qui maugrée et bougonne, exige des « contreparties » aux cadeaux faits aux patrons, mais est solidaire depuis des lustres de la politique pro-patronale de la gauche.

Un Bad Godesberg élyséen à la sauce Schröder

Mais il faut reconnaître à Hollande des circonstances atténuantes. En effet, cela fait un certain temps, des décennies en l’occurrence, que les socialistes français sont des agents directs du capital. Alors que, dans le cadre de la crise, les marges des entreprises françaises par rapport à leurs concurrents européens et internationaux n’ont jamais été aussi basses, Hollande n’a d’autre choix que de voler au secours de ces dernières. Pour cela, il lui faut passer la vitesse supérieure dans la guerre sociale qu’il est en train de mener depuis l’Elysée. C’est d’ailleurs bien le seul aspect « social » de sa politique. «Social-démocrate» ou «social-libéral», même Hollande doit s’y perdre. Une chose est sûre cependant. Le 14 janvier, dans les salons de l’Elysée, en assumant pleinement sa « mue », Hollande a fait à lui tout seul ce que les sociaux-démocrates allemands avaient fini par admettre lors de leur congrès de Bad Godesberg en 1959, à savoir une conversion pleine et entière, assumée et revendiquée, à la politique du patronat.

Et ce que le président nous a servi, jusqu’à présent, n’est que le hors-d’œuvre. Pierre Gattaz, en digne héritier des coups de bluff de son père, Yvon, patron du CNPF du temps de François Mitterrand, a commencé par réclamer 100 milliards de cadeaux supplémentaires «en échange » de la création d’ «un million d’emplois sur cinq ans», un chiffre qui n’est rien d’autre qu’un «élément de langage» de plus sorti du chapeau des communicants du Medef. Personne n’est dupe, et les patrons encore moins.

Comme les promesses n’engagent que ceux qui y croient, Gattaz parle aujourd’hui de 60 milliards d’euros. On l’aura compris, c’est des milliards que les patrons réclament, peut importe le chiffre au final. Mais une chose est certaine : le gouvernement s’apprête à raboter sur le dos du monde du travail et des droits des salariés encore plus que ce qui a été fait jusqu’à présent. Déjà, Medef et socialistes parlent de simplifier les « plus de 3.000 pages du Code du Travail ».

Si les patrons français sont en retard sur leurs concurrents italiens, où le gouvernement de coalition gauche-droite vient d’enterrer « l’article 18 du Statut des travailleurs » qui représentait une garantie symbolique contre les licenciements, s’ils sont à la traîne sur leurs concurrents allemands, c’est en raison des résistances ouvrières et de la jeunesse des deux dernières décennies.

A part en 1995 et en 2006, où elles ont réussi à mettre un coup de frein aux contre-réformes, elles n’ont pas permis de gagner, certes. Mais ce sont elles qui ont empêché que les gouvernements successifs ne mettent en œuvre un chambardement social au profit des patrons de l’ampleur de celui orchestré par le chancelier social-démocrate allemand Gehrard Schröder lorsqu’il était au pouvoir en Allemagne entre 1998 et 2005. On voit, aujourd’hui, le résultat Outre-Rhin du fameux « Agenda 2010 » de contre-réformes ainsi que du Programme Hartz IV. Le chômage, officiellement, est de 5% en Allemagne, mais les « mini-jobs », ces emplois à 450 euros par moi, avoisinent les 6 millions ; 3 millions de travailleurs touchent 6 euros de l’heure ; 55% des salariés du privé seulement, contre 98% en France, sont couverts par une convention collective.

L’objectif affiché de Hollande, c’est d’être le successeur de Schröder. Gattaz, de son côté, affirme que «pour que la France résorbe l’écart avec l’Allemagne d’ici à 2020 [objectif fixé par l’Elysée], (…) il faut réduire davantage les dépenses publiques (…) et il faut que les entreprises et les partenaires sociaux comprennent que les salaires ne peuvent pas augmenter plus vite que la productivité. La modération salariale en Allemagne depuis dix ans a été un facteur de compétitivité». Comme le souligne, Outre-manche, le  Financial Times, « Hollande est en train de faire beaucoup plus de réformes que son prédécesseur de centre-droit, (…) mais le chemin à parcourir est encore long et Hollande n’a pas encore toutes les marges de manœuvres qu’un Schröder il y a une décennie». On sait donc à quoi s’en tenir.

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Commentaire: Le CCR est un courant au sein du Npa. Ce n’est donc pas un point de vue « officiel ».

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30 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Nddl: faire reculer le gouvernement, le patronat et le productivisme (tc-npa)

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Un consensus de toutes les forces bourgeoises

L’idée d’un grand aéroport aux alentours de Nantes remonte au début des années 60. Pour le pouvoir gaulliste, il s’agit d’ouvrir la région aux vols long-courrier, notamment au Concorde, ainsi qu’au fret international. Le site de Notre-Dame-des-Landes, à vingt kilomètres au nord-ouest de Nantes, est choisi en 1968, et en 1974 une Zone d’Aménagement Différée1 (ZAD) de 1200 hectares y est créée.

Une première contestation apparaît alors avec l’Association de Défense des Exploitants Concernés par l’Aéroport (ADECA), qui rassemble plusieurs centaines d’agriculteurs locaux. Sa mobilisation, conjuguée à la crise pétrolière des années 70, enterre provisoirement le projet.

Il est relancé en 2000 par le gouvernement de la Gauche Plurielle.

Jean-Marc Ayrault, maire de Nantes et baron du PS tient à ce projet de prestige. Le vieux fond productiviste du PCF apporte son soutient au projet et Dominique Voynet, ministre de l’Envi- ronnement et principale figure du parti Les Verts, n’est pas en reste. Le 30 octobre 2000, elle déclare à l’Assemblée Nationale : « Nous avons un effort particulier à réaliser en faveur du rééquilibrage de la localisation des équipements vers l’ouest de notre pays. C’est pourquoi il a semblé nécessaire, compte tenu des nuisances qui pesaient sur les habitants de Nantes, de déplacer l’aéroport actuel sur le nouveau site de Notre-Dame-des-Landes »2.

Le projet d’étude est finalisé en 2007, et reconnu d’utilité publique dans la foulée (quelques mois après que le « Grenelle de l’environnement » ait annoncé le gel de toute nouvelle construction d’aéroport, mais il s’agit officiellement d’un simple « transfert »…). Pour le mettre en œuvre, un partenariat public/privé est élaboré sur appel d’offre : la construction et la gestion du futur aéroport sont confiées à la société Aéroports du Grand Ouest, détenue à 85 % par le géant du BTP Vinci (et qui gère déjà l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique ainsi que celui de Saint-Nazaire).

Une contestation hétéroclite qui se radicalise

La relance du projet entraîne celle de son opposition, très diverse :

-L’ADECA, réactivée en 2000, se voit attribuer un traitement de faveur autant pour des raisons historiques que pour institutionnaliser l’opposition. Elle est ainsi la seule association pouvant participer aux débats du syndicat mixte d’études au cours des années 2000 (encore que cette faveur ne vaille que pour les questions agricoles; elle n’est pas reconnue compétente sur les autres aspects). Malgré des coups d’éclat symboliques (ex: manifestations rassemblant des centaines de tracteurs) l’association ne cherche pas véritablement à communiquer au delà du monde agricole et son discours reste très corporatiste.

-l’ACIPA (Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d’aéroport), crée en 2000, se veut le pendant généraliste de l’ADECA. Très dynamique, elle parraine la constitution de comités de soutiens dans toute la France et coordonne les grandes manifestations organisées périodiquement sur la ZAD (chaîne humaine, festivals). Malgré un discours légaliste lénifiant, elle offre un réel espace alternatif et militant, un peu à l’image de ce que furent les éco- logistes des années 70.

-En Loire-Atlantique, une Coordination contre le projet d’aéroport rassemble une cinquantaine d’organisations. Parmi les plus actives on compte le NPA, le PG, les membre du « troisième pôle » du Front de Gauche (devenu « Ensemble » note du blog) , Solidaires, la Confédération Paysanne3. Sont également présent des associations de riverains de défense de l’environnement.

-Le CéDPA (collectif d’élus doutant de la pertinence de l’aéroport), rassemble un petit millier d’élus locaux. S’il se targue d’une certaine expertise technique, il ne conçoit évidemment pas de solution autre qu’institutionnelle et son action se réduit à d’inaudibles motions présentées dans les assemblées locales.

-A partir de 2007, et surtout après le Camp action climat d’août 2009, les fermes abandonnées par les agriculteurs qui acceptent de vendre leur terres sont reprises par des occupants illégaux qui renomment la ZAD « zone à défendre ». Ces « zadistes » établissent de petites communautés autogérées, cultivent les terrains laissés à l’abandon et tissent des relations, parfois tendues, avec les habitants et paysans des alentours. Des initiatives très intéressantes y naissent : organisation de cuisines collectives, de potagers bio, création d’une radio libre (Radio Klaxon, qui émet sur la fréquence de Vinci autoroutes), stage de construction (de cabanes, d’éoliennes, etc.), mise sur pied d’une cabane non-mixte qui héberge les femmes qui le souhaitent et distribue une importante littérature féministe : plus qu’une simple protestation, la lutte devient l’expression d’un mouvement positif, pour un autre mode de vie, pour une societé solidaire et non-marchande4. Des communautés sont régulièrement expulsées sur décision de justice, et reviennent tout aussi régulièrement réoccuper les lieux. Cet ensemble hétérogène est plutôt jeune, proche des milieux autonomes, et revendique une certaine marginalité : pas de travail salarié, pas d’adresse fixe, pas de porte-parole. En 2013, on estime qu’ils sont entre 100 et 300, selon les saisons.

L’Etat tente évidemment de diviser le mouvement et d’isoler les zadistes. Reste que les autres acteurs, s’ils expriment parfois des regrets en cas de débordements violents, se gardent bien de les condamner en bloc. Et pour cause : ce ne sont pas les discours ou les actions en justice qui empêchent les travaux de commencer, mais bien la présence physique permanente d’occupant-e-s déterminé-e-s. D’ailleurs, les concessions du gouvernement (calendrier repoussé, surface du projet ramenée à 730 ha) n’ont pas calmé l’opposition, dont leur seul mot d’ordre reste le refus d’un nouvel aéroport : « ni ici, ni ailleurs ».

Lire la suite  Par Kolya Fizmatov et Jimi Denantes (20 janvier 2014)

Commentaire:  Source: « Tendance Claire » du Npa, un des « courants internes » qui produisent leur journal, site internet etc, et donc n’engage pas tout le Npa.

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28 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Trois partis de « la gauche de la gauche » s’unissent sous la bannière ptb-go (rtbf)

la_libre_1_-_Indispensable-79a1c sénateur ps au coeur déchiré…

« Il est des rendez-vous qu’il ne faut pas manquer… » :
le Parti du travail de Belgique (PTB), la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) et le Parti communiste (PC) se sont unis sous le sigle PTB-GO (Gauche d’Ouverture) en vue des élections du 25 mai, persuadés que ce scrutin marquera le retour de « la gauche de la gauche » dans plusieurs assemblées du pays.

Cette alliance rare vise à répondre à certains appels syndicaux, comme celui de la FGTB de Charleroi qui avait demandé le 1er mai 2012 un rassemblement autour d’une « alternative anti- capitaliste à gauche du PS et d’Ecolo« . Elle cherche aussi à concrétiser un « moment historique« , a souligné le porte-parole du PTB Raoul Hedebouw, rappelant les bons résultats obtenus dans de grandes villes aux élections communales et provinciales de 2012. « On ne divise pas la gauche mais nous la renforçons, en apportant de l’espoir à une partie du peuple de gauche qui est désillu- sionnée« , a estimé M. Hedebouw, au cours d’une conférence de presse dans un bistrot du centre-ville bruxellois.

Les intervenants ont souligné leur opposition aux votes du PS et d’Ecolo en faveur du traité budgétaire européen (TSCG), ou aux durcissements des règles du chômage du gouvernement Di Rupo. « Ce parti a évolué« , a affirmé l’ex-sénateur Ecolo Josy Dubié, relevant la place qu’occupait désormais l’écologie au PTB. La philosophe Isabelle Stengers (ULB) a elle insisté sur la « nécessaire insoumission par rapport à ceux qui disent que la crise n’est qu’un mauvais moment à passer« . « Ne soyons pas naïfs, quelques élus PTB-GO! ne permettront pas de changer les rapports de force, mais ils seront d’importants relais dans les parlements » dans des débats tels que la défense des services publics ou « une vraie fiscalité des entreprises« , a affirmé le journaliste Hugues Le Paige, venu soutenir l’initiative.

Pour le syndicaliste hennuyer Carlo Briscolini (FGTB), l’union des trois partis doit être vue comme un rassemblement « aux côtés du PS et d’Ecolo, sans exclure qui que ce soit« . Ces deux derniers partis ont été sollicités pour adhérer à la démarche, mais ont préféré garder leur identité, a-t-il fait observer.

Pour la LCR et le PC, l’alliance apparaît à la fois de conviction et de raison. « Nous avons été antagonistes par le passé, mais il y a eu des évolutions internes. Et se présenter seuls pourrait être négatif, si quelques voix venaient à empêcher une formation plus importante » de décrocher un élu, a commenté Jean Fagard, porte-parole du bureau du PC. « Nous préserverons des revendications propres, mais il faut un relais dans les assemblées pour remettre en cause les lois du néolibéralisme et du capitalisme. Le sigle PTB a percé en 2012, il faut privilégier ce qui rassemble« , a ajouté Daniel Tanuro, membre de la direction de la LCR.

L’ancienne syndicaliste chrétienne Irène Petre (CNE), l’historienne Anne Morelli (ULB), la virologue Lise Thiry figurent parmi la quinzaine de personnalités signataires de l’appel constitutif de cette union de la gauche radicale, qui espère décrocher au moins un élu dans le Hainaut, la province de Liège et la province d’Anvers.

Au nord du pays, le PTB (PVDA) ne présentera pas la même union « d’ouverture« , mais des membres de la LCR seront présents sur ses listes. D’autres partis de gauche moins historiques que le PTB, la LCR et le PC ne figurent pas dans cette union, comme le jeune Mouvement de gauche ou le plus récent encore mouvement VEGA.

BELGIQUE | lundi 27 janvier 2014 à 13h56

http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_trois-partis-de-la-gauche-de-la-gauche-s-unissent-sous-la-banniere-ptb-go?id=8185958

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26 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Un condensé de TAFTA

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10 raisons pour stopper le TAFTA
1 – Sécurité alimentaire: tous les règlements de sécurité alimentaire de notre gouvernement (sur les niveaux de pesticides, la contamination bactérienne, l’exposition fécale, les additifs toxiques, OGM, des compléments non comestibles, etc ..) qui sont plus strictes que les «normes inter-nationales, » comme la plupart le sont , pourraient être jugés comme « des barrières commerciales illégales».
2 – Fracturation: Nos Ministères de l’énergie perdraient le pouvoir de réglementer les exportations de gaz naturel à toute nation TAFTA. La fracturation hydraulique deviendrait un droit pour les sociétés qui la pratiquent et qui pourraient ainsi demander des dommages et intérêts aux nations qui promulgueraient des lois contre cette technique.
3 – Emploi : les entreprises européennes recevraient des protections spéciales d’investisseurs étrangers afin de limiter le coût et le risque de délocalisation de leurs usines vers les pays à bas salaires qui auront signé cet accord. Direction de l’inspection du travail et code du travail devenant illégaux, pas de préavis de licenciement, Pole emploi privatisé ou attaqué en justice par les sociétés d’intérim pour concurrence déloyale.
4 – Santé : Le prix des médicaments, la durée du prix de monopole des grands groupes pharma-ceutiques serait  plus longue  et ils seront habilités à bloquer la distribution de médicaments géné- riques moins chers. Les services d’urgence seront privatisés, plus de SAMU…qui serait remplacé par des sociétés d’ambulances privées. Les caisse d’assurances privées pourront attaquer en justice les CPAM pour concurrence déloyale.
5 – Eau et énergie : Ces biens seront considéré comme privatisables et toute municipalité qui s’opposera à la privatisation de son service des eaux sera accusée d’entrave à la liberté de commerce. Il en sera de même pour l’énergie, qu ’elle soit fossile, électricité ou renouvelable.
6 – Liberté sur Internet: grâce à la révolte publique, les sociétés espèrant enfermer et mono- poliser l’Internet ont échoué au Congrès l’année dernière à faire adopter son ACTA répressif . Cepen- dant, ils ont glissé des textes plus pernicieux de cet acte dans le TAFTA.
7 – Les services publics: les règles du TAFTA limiteront les possibilités des gouvernements de réglementer les services publics tels que les services à la personne, les transports, ferroviaire, routes,  etc… et limiteront les principes destinés à assurer l’accès universel et large  à ces besoins essentiels.

8- Culture et production artistique :  Les grosses sociétés de productions audiovisuelles interdirons les productions privées ou pros à faible budget comme youtube, vimeo etc, les orga- nismes de financements collaboratifs comme kisskissbankbank seront rendus illégaux etc…..Les musées nationaux perdront leur droit de préemption sur les trésors artistiques nationaux au profits des collectionneurs privés.

9- Polices et Armées : Les polices privées pourront protéger des biens ou intérêts privés et leurs vigiles seront armés comme ça se fait depuis toujouirs aux USA. Les états ou Entreprises pourront faire appel à des armées privées (du genre de Blackwater, tristement connu en Irak.) pour résoudre des conflits.

10- Enseignement : Les Universités américaines ou privées pourront attaquer en justice les universités de l’éducation nationales pour concurrence déloyale. De la maternelle au doctorat, les sociétés privées contesteront les subventions aux écoles qu’elles soient, municipales, départementales, régionales ou nationales.

22 août 2013 |  Par Jean Paul Carré

http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-paul-carre

- PONTIVY : lundi 27 janvier, à 20H30,

salle des Sports

- ST-BRIEUC : mardi 28 janvier, à 20H,

à la salle des expositions du centre culturel de la Clé des Arts à TREGUEUX, 27, rue Marcel Rault.

- BREST : mercredi 29 janvier, à 18H,

à l’amphi 3 de l’université Segalen, 20, rue Duquesne.

- QUIMPER : jeudi 30 janvier, à 19H,

salle 2 des Halles Saint François, rue de la Halle.

- LORIENT : vendredi 31 janvier, à 20H30,

salle AO2, Cité Allende, 12 rue Colbert.

- VANNES : lundi 3 février, à 20H30,

au Palais des congrès,  Place de Bretagne.

- RENNES : mardi 4 février,

- NANTES (44) : mercredi 5 février 2014 à 20h30 –

Mairie de Doulon 37 Bd Louis Millet

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24 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Engagement syndical et engagement politique (lcr.be)

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Les élections sont proches. A cette occasion, comme lors de chaque scrutin,  des syndicalistes seront candidats sur les différentes listes en concurrence.

Certains s’en offusqueront, au nom d’une stricte séparation entre « le social » et « le politique ». Comme si l’engagement syndical retirait à ses acteurs leur statut de citoyens, comme si cet engagement se situait en dehors du monde et du réel !  Il est en réalité très sain que des travailleurs et militants syndicaux prolongent leurs combats quotidiens sur le terrain institutionnel. Il n’y a aucune raison que la sollicitation des suffrages des électeurs soit une prérogative exclusive d’avocats, de notaires, d’universitaires ou de politiciens professionnels !

D’autres évoqueront « l’indépendance syndicale »,  comme si  ce principe (essentiel) devait être synonyme d’apolitisme !  Certes, l’autonomie implique qu’une organisation syndicale ne soit  pas  la courroie de transmission d’un parti. Ses prises de position ne peuvent donc être déterminées  par un état major politique quelconque. Mais cette « indépendance » ne signifie  pas le bannissement des discussions  politiques. Comment serait-il d’ailleurs possible que les syndicats  puissent ignorer les confrontations concernant la « vie de la Cité » , alors qu’ils se positionnent quotidiennement sur toutes les matières socio-économiques (emploi, salaires, fiscalité…), ou sur de nombreuses autres « questions de société », qui vont de la défense de l’environnement à la lutte contre le racisme ?

Le mouvement syndical élabore son propre programme,  définit ses propres objectifs et avance ses propres revendications face aux partis politiques, à charge pour ces derniers d’entendre ses exigences. Naturellement, dans le cadre du pluralisme démocratique,  chaque syndicaliste est entièrement libre d’adhérer ou d’appuyer  telle ou telle formation de sa préférence.

Pour autant, il n’y a pas de démocratie politique sans un débat politique, et celui-ci autorise à interpeller chacun sur ses choix. Car on s’étonne parfois de certaines démarches paradoxales.

En effet, comment peut-on, d’une part,  défendre chaque jour les intérêts collectifs des travailleurs et contester fermement les politiques « austéritaires » du gouvernement et, d’autre part, soutenir les partis gouvernementaux qui impulsent ces politiques de régression sociale qui frappent durement le monde du travail ? Serait-il donc légitime de tenir des discours « à géométrie variable » en fonction du type de « casquettes » que l’on endosse à tel ou tel moment ?

Il n’est dès lors pas incongru  de questionner la cohérence des engagements des uns ou des autres.

Concrètement :

  • On ne peut pas, en tant que syndicaliste, combattre la politique socialement régressive d’un gouvernement  en participant à des manifestations de masse ou à des grèves générales et, dans le même temps, soutenir cette même coalition gouvernementale ou des partis qui la composent !
  • On ne peut pas, en tant que syndicaliste, défendre le secteur public et, simultanément,  soutenir politiquement des partis favorables aux privatisations des entreprises publiques !
  • On ne peut pas, en tant que syndicaliste, défendre le système d’indexation des salaires et, simultanément, soutenir politiquement des partis qui le remettent en question !
  • On ne peut pas, en tant que syndicaliste, défendre la sécurité sociale et, simultanément, soutenir politiquement des partis qui souhaitent son démantèlement !
  • On ne peut pas, en tant que syndicaliste, défendre la nécessité d’un impôt sur la fortune et, simultanément, soutenir politiquement des partis qui ne veulent pas en entendre parler !
  • On ne peut pas, en tant que syndicaliste, défendre l’urgence d’une lutte radicale contre la fraude fiscale et, simultanément, soutenir politiquement des partis qui n’en ont que faire !
  • On ne peut pas, en tant que syndicaliste, défendre l’emploi et, simultanément, soutenir politiquement des partis qui organisent la chasse aux chômeurs et imposent une dégressivité accrue de leurs allocations !
  • On ne peut pas, en tant que syndicaliste, défendre les libertés syndicales et, simultanément, soutenir politiquement des partis qui veulent instaurer le service minimum, interdire les piquets de grève ou imposer la personnalité juridique aux syndicats !
  • On ne peut pas, en tant que syndicaliste, combattre le racisme et, simultanément, soutenir politiquement des partis qui propagent la haine et la xénophobie !

Ou plutôt, si, «on peut »!  Et beaucoup ne s’en privent pas. Mais ils fragilisent ainsi leur crédibilité, et peut-être aussi la crédibilité du mouvement syndical, tant les contradictions ici à l’oeuvre sont fortes ! A chacun, naturellement, de prendre ses responsabilités.

Mais il n’est interdit à personne d’éviter des choix qui relèvent de la schizophrénie…

23 janvier 2014 par Alain Van Praet Source : Rouge Ecarlate

http://www.lcr-lagauche.org/engagement-syndical-et-engagement-politique/

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24 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Mélenchon et poutou étaient en meeting à st malo hier soir (fr3)

Accueilli par quelques dizaines de Bonnets Rouges, Jean-Luc Mélenchon a tenu un meeting hier soir à Saint-Malo, en compagnie de Philippe Poutou. Un soutien à la liste de gauche radicale d’Alain Guillard à Saint-Malo, « Osons franchement à gauche », celle d’une union réussie.

En réaction aux déclarations virulentes de Jean-Luc Mélenchon sur les Bonnets Rouges, quelques dizaines d’entre eux l’ont accueilli hier soir à Saint-Malo avant le meeting organisé au Palais du Grand Large. Une réunion qui a rencontré quelques difficultés pour se tenir, la mairie ne voulant pas mettre de salle à disposition.

Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou sont venus à Saint-Malo, soutenir la liste « Osons franchement à gauche » de Philippe Guillard, qui a réussi à réunir autour de lui les différents partis de gauche, PCF, Front de Gauche, NPA, Mouvement des citoyens. Devant près de 500 personnes, Jean-Luc Mélenchon a tenu à dénoncer sa caricature dessinée par les Bonnets Rouges et à évoquer la Bretagne qu’il aime. Par Krystell Veillard Publié le 24/01/2014 | 11:18, mis à jour le 24/01/2014 | 11:18

http://bretagne.france3.fr/2014/01/24/melenchon-et-poutou-etaient-en-meeting-saint-malo-hier-soir-401657.html

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23 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Vous avez dit opposition de gauche ?

 fdg Cà a commencé pour une histoire de logo…
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«Il faut créer une opposition de gauche dans ce pays », ne cesse de répéter Jean-Luc Mélenchon depuis le début de l’année.
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«  Hollande fait la politique économique de la droite. (…) Pour la gauche, pour les gens de gauche, c’est la trahison, car c’est une politique de droite, et tout le monde le sait. » Cela n’est certes pas nouveau mais tant mieux qu’un des dirigeants du Front de gauche se déclare enfin dans l’opposition. Les députés du Front de gauche ont d’ores et déjà annoncé qu’ils ne voteraient pas la confiance au gouvernement sur le pacte de responsabilité. Là encore, tant mieux.
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Mais à y regarder de plus près, l’affaire mérite discussion. D’abord parce que cette position ne fait pas consensus au sein du Front de gauche. Certes Pierre Laurent dénonce le « choix politique de droite » de François Hollande, l’Humanité « le commis des patrons ». Mais, dans le même temps, le PCF recherche partout des alliances avec le PS pour les municipales, au nom du rassemblement de toute la gauche, et dénonce même « la dérive gauchiste » de Mélenchon. Il se bat pour une alternative, un mythique changement de cap…
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Les uns et les autres se sont retrouvés, vendredi dernier, pour « dépasser » leurs désaccords. Le PG conteste au PCF le droit d’utiliser le logo du Front de gauche, dont il a la pro- priété juridique, quand ce dernier est sur des listes avec le PS. Et rien n’est réglé ni sur ce point ni sur les têtes de listes pour les européennes. Il n’empêche que, pour Pierre Laurent, tout s’est déroulé « dans un esprit très constructif ».
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Juste un « problème de stratégie », dit Mélenchon… Petit problème de stratégie ou rivalité pour la direction du Front du gauche dans le cadre d’une stratégie qui les rassemble ? Là est pour nous le fond de la discussion. Le PG s’inscrit dans la même stratégie que le PCF, celle d’une nouvelle majorité à travers des alliances parlementaires. Mélenchon ne tend-il pas la main en permanence à une partie de la gauche gouvernementale, Europe écologie les Verts ou la gauche du PS ?
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Alors oui, il faut construire une opposition de gauche, mais une opposition ouvrière et populaire qui prépare une riposte pour mettre en échec le gouvernement et le patronat, en rupture avec les politiques d’austérité, la logique du profit, le capitalisme. Pas une nouvelle mouture d’union de la gauche…
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23 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Gouvernement: vers une recomposition à droite? (lo)

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L’hypothèse d’un recentrage politique des alliances de Hollande revient pério-diquement à la une des commentateurs.

Les annonces faites lors de sa conférence de presse ont, tout naturellement, réactualisé cette hypothèse. Particulièrement auprès des leaders de la droite centriste incarnée par le couple Borloo-Bayrou, qui y ont vu une ouverture prometteuse… pour eux. Cette attitude n’est pas surprenante de la part de Bayrou qui, ses rivaux de la droite se sont fait un malin plaisir de le rappeler, avait voté Hollande lors de la présidentielle de 2012.

Quant à Borloo, qui salue lui aussi le prétendu tournant présidentiel, il y voit non sans gourmandise « la clôture de l’acte ouvert en 1971 par la signature de l’Union de la gauche ». Pour lui, c’est la fin de cette alliance qui lie le PS avec le reste de la gauche parlementaire, autrement dit essentiellement avec le PCF et avec le Front de gauche qui inclut Mélenchon et son parti. Ces deux vieux loups de la politique y voient surtout, plus concrètement, une éventuelle opportunité de revenir aux affaires, et se mettent sur les rangs.

Certes, il ne faudrait pas donner à ces contorsions politiciennes plus d’importance qu’elles n’en ont. L’avenir dira si oui ou non ces hypothèses vont prendre corps. Mais elles sont significatives, car elles sont tout à fait plausibles.

On ne peut nullement exclure en effet que ce gouvernement, dit de gauche, ne termine sa trajectoire comme gouvernement d’alliance avec une fraction de la droite. De telles combinaisons se sont déjà réalisées dans d’autres pays, mais aussi en France.

Du coup, c’en serait fini des espoirs et des ambitions de ceux qui, comme les dirigeants du PCF, s’obstinent, contre vents et marées, à s’affirmer comme une composante de la majorité présidentielle, en espérant qu’on leur fasse une place à un moment ou à un autre ; ou encore des espoirs d’un Mélenchon qui a rêvé à voix haute de devenir Premier ministre de Hollande.

Que les dirigeants du PCF ou Mélenchon soient les dupes dans cette opération, ce ne sera qu’un juste retour des choses, d’autant qu’ils étaient amplement avertis. Ce qui risque d’être plus lourd de conséquences, c’est la déception de ces millions de femmes et d’hommes à qui on a demandé de voter pour Hollande, en leur faisant miroiter un changement qui leur aurait été favorable, et qui héritent de cette situation.

À quelque chose malheur peut être bon, du fait que la situation serait désormais plus claire. Mais les déceptions ne doivent pas se traduire par une nouvelle démoralisation. Il faut avant tout que le camp des travailleurs se fasse entendre de tous ses adversaires, de droite, évidemment, mais aussi de ceux qui se prétendent de gauche. Jean-Pierre VIAL

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2373&id=6

Voir aussi:

http://www.leparisien.fr/municipales-2014/en-regions/municipales-a-pau-bayrou-rejoint-par-trois-adjoints-de-la-maire-ps-23-01-2014-3520183.php

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23 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Le parti de gauche et l’intervention en centrafique (lo)

tardi drapeau

« Le gouvernement a-t-il tort d’intervenir au Centrafrique ? »

« Non. C’est légitime, le gouvernement n’interviendrait pas si nos intérêts nationaux n’étaient pas en jeu. En l’espèce, il s’agit notamment de l’uranium. L’alimentation énergétique de notre pays dépend de cette ressource que notre sous-sol ne produit guère. La Centrafrique dispose du gisement de Bakuma et de frontières stratégiques avec des voisins dotés du précieux minerai. Tant que le nucléaire restera la première source de production d’électricité dans notre pays, la France devra contrôler des gouvernements qui détiennent la clé des mines africaines. »

Cette déclaration à propos de la Centrafrique peut être lue sur le site Internet du Parti de gauche, dont Jean-Luc Mélenchon est président. Elle émane de François Delapierre, secrétaire national. Le Parti de gauche se voudrait un opposant radical, mais il affiche surtout à toute occasion son nationalisme. De celui-ci au soutien à l’impérialisme français dans le pillage de ses anciennes colonies, le pas est vite franchi. D.M.

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2373&id=41

Blindés légers : encore deux milliards qui vont s’envoler (lutte ouvrière)

Le parc des blindés légers sur pneus de l’armée de terre française (véhicules de l’avant blindés, Sagaie et AMX 10 RC) a 35 à 40 ans d’âge. Ces engins ont été utilisés abondamment en Afghanistan et en Afrique, mais ils seraient devenus largement obsolètes.

La sagesse voudrait qu’on les envoie à la casse et qu’on cesse d’intervenir en Afrique ou ailleurs : cela ferait des économies. Mais évidemment l’armée ne l’entend pas ainsi et veut renouveler son vieux matériel. C’est pourquoi un appel d’offres vient d’être lancé pour construire 2 300 blindés légers pour un montant total évalué à deux milliards d’euros, qui sera probablement dépassé, comme c’est habituel.

Comme il s’agit, en même temps que des besoins de l’armée, de défendre aussi les profits des marchands de canons, l’appel d’offres s’adresse exclusivement à des entreprises françaises : Nexter, Renault Trucks et Thales. Il existe en effet une clause du traité européen qui permet à un pays membre de « prendre les mesures qu’il estime nécessaire à la protection des intérêts essentiels de sa sécurité et qui se rapportent à la production ou au commerce d’armes, de munitions et de matériel de guerre ». En l’occurrence, on ne voit pas très bien en quoi les « intérêts essentiels » de la sécurité de la France seraient menacés.

En revanche, ces blindés légers seraient parfaitement adaptés à des missions africaines ou asiatiques, et à même d’enrichir les producteurs de matériel de guerre.

Deux milliards, si ce n’est plus, sont donc promis à s’envoler, en plus du milliard promis à Dassault pour moderniser ses Rafale, ce qui fera des écoles, des hôpitaux, du personnel en moins… et des victimes aux quatre coins du monde.

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2373&id=27

André VICTOR

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22 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

1924-2014, good bye lénine?

lenine

Le 21 janvier, c’est l’anniversaire d’une mort célèbre.

De qui les collégiens, lycéens, étudiants d’aujourd’hui auront-ils entendu parler ? Sûrement plus de Louis XVI, guillotiné place de la révolution le 21 janvier 1793, que de Lénine, mort ce même jour, en 1924.

Lénine, ce tyran sanguinaire dont l’histoire des vainqueurs nous martèle qu’il aurait engendré le pire forfait de l’histoire, la révolution russe, et son secret natif, le stalinisme, la différence entre Ilitch et le Géorgien étant une différence de degrés et de moyens logistiques dans l’exercice de la terreur.

Lénine serait ainsi l’incarnation d’un projet par essence criminel dont le premier acte, le 1789 français, est justement censé avoir déjà révélé sa nature au travers de ladite exécution du « Bon Roy », plus victime qu’autre chose, commanditée par un Robespierre au sommet de sa Terreur. Finalement, la mort prématurée de Lénine, à l’âge de 54 ans, à l’aune de l’histoire, ne serait-elle pas un juste retour des choses, une façon pour la raison universelle de se venger de l’injure suprême qui consiste à pendre ses oppresseurs ?

Bien avant l’écroulement de l’URSS, Lénine, comme Marx d’ailleurs, le père de l’infamie, était honni de notre côté du mur de Berlin. Mais depuis 1989-1991, avec le retour du capitalisme en Russie, avec l’ouverture du cycle de «restauration bourgeoise» à échelle internationale, en conjonction avec l’offensive néolibérale dans les pays capitalistes, les « livres noirs du communisme » n’en finissent pas d’alimenter la Réaction.

Mais plus grave, ce sardonique « Good Bye Lénine » pèse sur les combats menés par les travailleurs, la jeunesse, les opprimés, à l’échelle de la planète, et plombe parallèlement les organisations «de la gauche de la gauche», minant la possibilité d’une reconstruction d’un programme et d’une stratégie pour l’abolition révolutionnaire du capitalisme, capables d’affronter concrètement les défis qui posent le redémarrage du cycle contagieux de luttes et de mobilisations massives qui, entre indignations à spectre large et batailles dans le prolétariat mondial, se heurte aujourd’hui encore frontalement à l’absence d’organisations bien trempées capables d’œuvrer au redéploiement d’une conscience de classe indépendante résolument intransigeante.

Dans Que faire ?, en 1902, jusqu’à L’Etat et la révolution, en 1917, Lénine a tiré les leçons des conditions de militantisme et de construction d’un parti révolutionnaire en Russie sous le tsarisme, de la première révolution russe de 1905, mais également du massacre de 30.000 prolétaires parisiens au cours de la semaine sanglante de mai 1871 qui mit fin à la Commune. Ce faisant, il a théorisé ce qui est pointé aujourd’hui, de part et d’autre de l’échiquier politique, comme le mal par excellence : l’idée que les masses exploitées puissent se faire justice elle-même au moyen d’un agent approprié, un parti révolutionnaire, constitué de militant-e-s aguerri-e-s capables de soutenir et de convaincre ces masses qu’elles seules peuvent et doivent instaurer une nouvelle société et forger une humanité nouvelle.

On sait combine, d’un côté, « l’histoire officielle » des « organisations officielles du movement ouvrier » a réussi, des décennies durant, à realiser la crainte exprimée par Maïakowski dans son poème « Vladimir Ilitch », à savoir que « les processions et les mausolées / le statut établi / des dévotions / noient / dans une fade huile sainte / la simplicité / léninienne » et que le personnage ne soit « falsifié / par une beauté de bonbonnière ».

De l’autre, quatre-vingt-dix ans après sa mort, capitalistes, haut-de-forme, plumitifs à leur service et intellectuels leur étant redevables continuent à agiter le spectre diabolisé de Lénine. A nous tou-te-s, aujourd’hui, révolutionnaires de tous les pays, d’être fidèles aux injonctions des vers de Maïakowski : « écrire et décrire à neuf » la vie de Lénine, en l’occurrence penser, repenser et militer dans la perspective de la construction de l’organisation révolutionnaire et de la révolution. 19/01/14 Emmanuel Barot

http://www.ccr4.org/1924-2014-Good-Bye-Lenine

Lire aussi: « Lénine ou la politique du temps brisé », par Daniel Bensaid

http://npa2009.org/content/lenine-ou-la-politique-du-temps-brise

Il y a 90 ans, 21 janvier 1924, la mort de Lénine : le dirigeant d’une révolution ouvrière victorieuse (Lutte ouvrière)

Le 21 janvier 1924 mourait Lénine, de son vrai nom Vladimir Ilitch Oulianov. À partir de ce jour, les dirigeants de la Russie soviétique, dont Staline était le chef de file, allaient d’autant plus vite se hâter d’embaumer le corps du fondateur du bolchevisme et de l’exposer dans un mausolée, qu’ils enterraient ses idées politiques. En effet, deux jours après sa mort, commençait une campagne en faveur du « léninisme » qui allait vider de leur contenu révolutionnaire les idées dont Lénine avait été le défenseur acharné, tout au long d’une vie mise au service de l’émancipation des travailleurs du monde entier.

Lénine fut le principal dirigeant de la révolution russe d’octobre 1917, le fondateur du Parti bolchevique. Il fut l’un des deux principaux dirigeants du premier État ouvrier révolutionnaire, avec Léon Trotsky. Ce souvenir est aujourd’hui encore suffisamment cuisant pour la bourgeoisie pour qu’elle cherche à l’effacer des mémoires en qualifiant simplement Lénine de dictateur.

Lénine, militant de la Deuxième Internationale, qui fuyait les honneurs et consacra sa vie à la cause de l’émancipation humaine, est ainsi dépeint comme avide de pouvoir et de sang. C’est d’autant plus odieux et ridicule que, pendant toute sa courte vie, il connut surtout les difficultés et aléas de la vie militante, ce qui signifiait alors la prison, l’exil et les privations pour maintenir une presse ouvrière révolutionnaire indépendante. Et, après la prise du pouvoir par la classe ouvrière en 1917, la guerre civile, le communisme de guerre et la désagrégation de la société russe menaçant le pays entier de famine, sans parler de l’attentat dont il fut victime en 1922, n’allaient rien améliorer !

Sur le chemin de la révolution

Étudiant brillant, Lénine aurait pu exercer la profession d’avocat mais, gagné aux idées marxistes, il fut emprisonné puis exilé. C’est ensuite de l’étranger, qu’il contribua à la formation d’un parti ouvrier révolutionnaire qui allait être le Parti bolchevique.

Pour Lénine, le développement du capitalisme minait le tsarisme et la classe ouvrière était la seule force sociale capable de le renverser. La révolution russe de 1905 confirma ce diagnostic et fit apparaître une forme d’organisation des travailleurs en lutte pour le pouvoir, les soviets, ces conseils de travailleurs qui décidaient de leur action bien plus démocratiquement que tous les parlements bourgeois.

La révolution de 1905 échoua parce qu’elle ne trouva pas l’alliance entre la minorité ouvrière et la majorité paysanne. Lénine poursuivit ses activités quand bien des militants, démoralisés, abandonnaient l’action. En 1912, les travailleurs russes reprirent le chemin de la lutte mais la guerre de 1914, où le tsarisme choisit le camp de l’Angleterre et de la France, leur porta un nouveau coup.

Le choix des dirigeants de la Deuxième Internationale qui, jusque-là, avaient dénoncé la guerre et prétendu s’y opposer, fut un choc pour les militants comme Lénine. Ils virent les partis socialistes, y compris le parti social-démocrate allemand, parti le plus puissant de l’Internationale, abandonner tout internationalisme et se lancer dans un soutien chauvin à leur propre bourgeoisie avec pour conséquence d’envoyer à l’abattoir de la guerre des millions de travailleurs.

Lénine chercha alors à expliquer pourquoi la Deuxième Internationale, héritière de Marx et Engels, avait pu s’effondrer du jour au lendemain. Ce réarmement politique devait déboucher sur plusieurs livres, notamment L’impérialisme stade suprême du capitalisme, où il dénonçait des caractéristiques qui restent celles du capitalisme aujourd’hui. Dans ce capitalisme en déclin, le maintien d’une propriété privée des moyens de production, dépassée, engendre crises et chômage à répétition, surdéveloppe le capital financier et ses spéculations, accentue le caractère parasitaire des détenteurs de capitaux, mène à la guerre et menace l’humanité tout entière.

Face à cela, la conviction profonde de Lénine était que seule la révolution ouvrière mondiale pouvait offrir une issue. Dans l’État et la révolution, il réexamina la façon dont les marxistes sérieux entendaient s’attaquer à l’État bourgeois. Lénine n’eut pas le temps de terminer le livre parce que la révolution éclata en Russie et qu’il fallait passer à l’action. Il expliqua toutefois que s’il devait disparaître subitement, il fallait publier le cahier dans lequel il avait consigné cette étude et sa conclusion : la nécessité pour la classe ouvrière de « briser la machine d’État » pour s’émanciper.

« Tout le pouvoir aux soviets ! »

En avril 1917, à peine revenu à Saint-Pétersbourg (Petrograd), après la révolution qui avait éclaté en février, Lénine lançait le mot d’ordre de « tout le pouvoir aux soviets », c’est-à-dire aux travailleurs en lutte. Et il lui fallut convaincre les dirigeants de son propre parti, dont Staline, qui cherchaient alors plutôt l’alliance avec les socialistes modérés du gouvernement provisoire qui avait succédé au tsar.

Cette réorientation du Parti bolchevique, qui correspondait à une radicalisation croissante des ouvriers mais aussi des paysans, allait déboucher sur la révolution d’octobre 1917 qui écarta du pouvoir tous ceux qui n’avaient qu’un objectif : sauver la société bourgeoise.

Les mots d’ordre des bolcheviks pour gagner la confiance des masses avaient été « la paix, le pain et la terre ! » Les premières mesures dépossédèrent les grands propriétaires fonciers au profit des paysans. Pour la paix, Lénine obtint finalement le retrait de la Russie de la guerre impérialiste mais dut se plier aux conditions draconiennes imposées par l’impérialisme allemand.

Puis, à l’été 1918, la contre-révolution bourgeoise, soutenue par le capitalisme européen, commença. Pour résister, les bolcheviks mirent sur pied l’armée rouge, dont l’organisateur fut Trotsky. La guerre dura jusqu’au début 1921, nécessitant d’énormes sacrifices. L’État ouvrier résista mais le pays en sortit épuisé. Les travailleurs les plus conscients étaient morts par milliers dans les combats. Les révolutions dans les pays industrialisés d’Europe, notamment l’Allemagne, que Lénine considérait comme indispensables pour entamer la construction du socialisme, furent défaites. Le pays se retrouva isolé.

Les staliniens fossoyeurs de la révolution

Pour Lénine, comme pour Marx, Engels ou Trotsky, la construction du socialisme dans un seul pays était une idée ridicule. Pour créer l’abondance économique indispensable au communisme, il fallait mettre en commun toutes les richesses de l’humanité, réorganiser et planifier l’économie à l’échelle mondiale.

Mais, à la mort de Lénine, Staline et la couche bureaucratique dont il était le représentant s’imposèrent en profitant du recul de la révolution. Abandonnant l’internationalisme, ils imposèrent la théorie du socialisme dans un seul pays et commencèrent à jouer un rôle contre-révolutionnaire non seulement en URSS, mais à l’échelle mondiale. Les staliniens finirent par éliminer, partout dans le monde, tous ceux qui avaient joué un rôle dans la révolution russe et à plus forte raison ceux qui, avec Trotsky, continuaient de maintenir haut levé le drapeau du communisme.

Dans sa vie militante, Lénine fut le plus souvent minoritaire sans que cela change sa détermination à convaincre les grandes masses d’exploités de la justesse de ses idées. Si le développement du capitalisme rend possible une société communiste, seule la lutte des exploités permet de s’en rapprocher. Mais surtout les travailleurs ont besoin des instruments que sont les partis et l’internationale ouvrière. Ce sont les seuls moyens pour eux de distinguer qui sont leurs ennemis, qui sont leurs faux amis, et surtout par quelle voie ils peuvent prendre le pouvoir et exproprier la classe capitaliste.

Tout cela n’est pas une simple théorie, c’est le produit de l’expérience vivante d’une révolution ouvrière dont Lénine et son parti, le Parti bolchevique, furent les dirigeants. Ils laissent un héritage politique indispensable à tous ceux qui cherchent à libérer l’humanité de l’exploitation et de l’oppression : l’expérience de la première révolution ouvrière victorieuse ayant montré la voie d’un avenir communiste. Jacques FONTENOY

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2373&id=53

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