Archive | A gauche du PS

21 mai 2015 ~ 0 Commentaire

union sacrée de valls à l’ump et à le pen (lo + ci)

valls manu

On n’avait pas entendu Valls, il y a un mois, dans le chœur des politiciens versant des larmes de crocodile sur les 800 migrants noyés au large de la Libye.

Son rôle à lui, c’est la démagogie anti-immigrés. Et quand aujourd’hui la Commis- sion européenne propose des quotas de répartition des demandeurs d’asile, il refuse net, tout comme Sarkozy qui a déclaré: «Autant faire une immense affiche en écrivant:Venez plus nombreux encore.»

Valls s’est répété samedi 16 mai dans les Alpes-Maritimes, où un millier de migrants ont été refoulés entre le 11 et le 14 mai. Il a paradé au poste frontière de Saint-Louis, à la gare de Menton et au péage de La Turbie, accompagné du dépu- té-maire de Nice Estrosi et du député-président du conseil départemental Ciotti, deux politiciens UMP particulièrement réactionnaires.

La proposition de répartir les demandeurs d’asile entre les pays européens, en fonction de la richesse et de la population, semble de bon sens. Elle soulagerait l’Italie et la Grèce, où la quasi-totalité des migrants arrivent. Mais Valls ne veut rien savoir et ne s’intéresse qu’aux «réfugiés», ceux qui arrivent en situation régulière et dont une loi s’apprête d’ailleurs à réduire les chances d’obtenir un permis de séjour.

Selon Valls, ces réfugiés «doivent être répartis entre les États de façon équitable», et non en fonction de quotas. Car la France aurait déjà beaucoup fait depuis 2012 en accueillant 5 000 Syriens et 4 500 Irakiens. Quel effort : moins de 10 000 réfugiés, pour un pays de 67 millions d’habitants! Et surtout, argument choc, la France fait beaucoup en combattant le terrorisme en Afrique et au Moyen-Orient. Belle logique: plus la France contribue à aggraver la situation des habitants au Mali et en Syrie moins elle doit en recevoir sur son territoire!

Pour les migrants, en situation irrégulière, ­Valls veut «créer un système européen de gardes-frontières» et «ensuite lutter sans relâche contre les filières criminelles de passeurs». Comme si l’avidité des passeurs excusait l’inhumanité des pays riches et leur responsabilité dans la misère, les guerres et les dictatures qui chassent les migrants de leur pays. Car c’est bien les «efforts» de la France qui créent migrants et passeurs.

Valls et Sarkozy dénoncent à l’unisson le système des quotas. Valls veut des gardes-frontières partout. Sarkozy voit dans le droit d’asile «un système dont la fraude est devenue la règle», qui fonctionne «au détriment des Français qui travaillent et qui cotisent ». Tous deux ne savent que mettre des paroles sur la musique de Le Pen.

Il serait impossible aujourd’hui d’accueillir quelques milliers de migrants fuyant la misère et les guerres? Mais quand, en 2008, c’étaient les banquiers, responsables de la crise, qui pleuraient misère, leur donner des centaines de milliards ne posait aucun problème ni à Sarkozy ni au PS.

Vincent GELAS 20 Mai 2015
Voir aussi:

Lire la suite

16 mai 2015 ~ 0 Commentaire

congrès fondateur d’un nouveau parti de gauche en ukraine (essf)

vlad

Ces 1er et 2 mai, notre camarade Alain Krivine accompagné d’une camarade de Belgique se sont rendus à Kiev pour assister au Congrès fondateur d’un nouveau parti de gauche.

Le leitmotiv central de ce nouveau rassemblement est le refus de tout parti pris dans le conflit qui fait rage à l’Est du pays, tant pour le gouvernement de Kiev que pour les dites «républiques populaires» du Donbass soutenues par la puissance russe. Les participant-e-s au Congrès se sont ainsi prononcé en faveur d’un cessez-le-feu immédiat et de la mise en place d’un plan d’urgence sociale.

Cette initiative tombe à pic dans un pays où le gouvernement qui a usurpé le pouvoir suite aux événements de Maïdan voudrait faire croire que seule l’extrême droite s’oppose encore à sa politique.

Outre la guerre et la nécessité d’une réponse ferme à la catastrophe sociale qui secoue l’Ukraine, le rôle de la gauche dans les syndicats, la démocratie par Internet, la nécessité de construire une organisation résolument féministe, de ne pas laisser de côté les questions écologiques ou LGBT étaient autant de thèmes au centre de la discussion.

En tout, environ 70 personnes ont participé au Congrès, avec parmi elles un certains nombre de jeunes, des activistes de syndicats indépendants venu-e-s de différentes régions du pays: Dnepropetrovsk, Odessa, Zaparojia et des camarades de l’Opposition de gauche, organisation qui pré-existait au Congrès. Un bémol toutefois à ce week-end de réflexion: aucun nom n’a pu être trouvé pour la nouvelle organisation. Affaire à suivre donc…

Matilde Dugaucquier 11 mai 2015

* http://www.lcr-lagauche.org/congres-fondateur-dun-nouveau-parti-de-gauche-en-ukraine/

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article34959

Lire la suite

15 mai 2015 ~ 0 Commentaire

grèce: le moment de vérité pour syriza (al’e)

grèce: le moment de vérité pour syriza (al'e) dans A gauche du PS syriza_1-afa87

Nous étions nombreux à ne pas partager la «légèreté convenante»» du récit pré-électoral de la direction de SYRIZA, récit qui a facilité la poussée vers les urnes, mais qui, dans la foulée, nous mettait face à une question:

« Est-il possible de développer un programme anti-austérité radical sans outrepasser les limites de la tolérance de la zone euro et en acceptant les métho- des de négociation des «institutions» [terme qui remplace celui de troïka]?

Aujourd’hui, nous connaissons la réponse: Non. L’Union européenne (UE) et le FMI tentent d’écraser SYRIZA en le plaçant devant le dilemme suivant: l’inté- gration absolue au système ou le renversement immédiat de ce gouvernement.

Ils le font pour des raisons économiques, car une politique anti-austérité est incompatible avec l’actuelle politique des dominants. Ils le font aussi pour des raisons politiques, parce que l’Europe doit se protéger contre le danger de «transmission» du microbe Syriza-Podemos.

L’accord du 20 février 2015 [signé par le gouvernement d’Alexis Tsipras] a été une erreur majeure commise dans la suite du piège que pouvait constituer le «récit» pré-électoral: «cela peut se faire sans grosses difficultés». L’accord impli- quait le remboursement de la dette «au complet et à temps». Nous avons alors renoncé à l’«action unilatérale» sur la base de notre programme, ce qui aurait permis de construire une solide alliance populaire, un bloc social, autour du gouvernement de la gauche. Nous n’avons rien obtenu. L’«ambiguïté créative» [formule de Varoufakis] a travaillé et travaille en faveur des puissants.

Après le 20 février, nous avons tenté de défendre les «lignes rouges» [que nous ne pouvions franchir]. Elles étaient moins marquées et plus réduites que les engagements pris et présentés lors de la Foire internationale de Thessalonique [septembre 2014]. Ils étaient, eux, déjà inférieurs au programme de la conférence de SYRIZA [en 2013].

Aujourd’hui, les «lignes rouges» s’effacent. A propos des privatisations: dra- peau emblématique du néolibéralisme, nous discutons des montants demandés, des modalités de la vente des entreprises publiques, du choix de celles qui le seront ou ne le seront pas.

Et non pas de la question même de leur vente. Actuellement, sur le thème des impôts, nous considérons que l’ENFIA [1] et la hausse de la TVA constituent «des zones de concessions» possibles pour les créditeurs et non des mesures qui sont en lien direct avec l’amélioration de la vie des classes populaires, ce à quoi nous nous étions engagés avant les élections.

Sur les assurances sociales et les retraites, nous garantissons les conquêtes des «actuels retraités», laissant ouverte la possibilité d’une contre-réforme, dans ces deux domaines, pour ce qui a trait aux générations futures de salariés.

Pour ce qui est du «marché du travail», nous passons de l’engagement à réta- blir le pouvoir des conventions collectives à la formulation nébuleuse des «meilleu- res pratiques de l’Europe», comme l’OIT les comprend. Cela avec le risque de découvrir que nous parlons, en fait, d’adopter un corporatisme néolibéral qui incorpore comme critères pour les conventions collectives: la stabilité financière et la compétitivité dans l’économie, etc.

Il est évident, pour toute personne qui souhaite examiner effectivement la situation, que nous avons été pris dans une spirale déclinante: dans une négo- ciation où, dans chaque phase, nous sommes obligés de défendre notre monde, celui de la majorité populaire, chaque fois, en descendant d’un échelon.

Il est également évident où la pente empruntée nous conduit: nous obliger à signer le troisième mémorandum que les créanciers se préparaient à cosigner avec Antonis Samaras (premier ministre du 20 juin 2012 au 26 janvier 2015) et Evangelos Venizelos (du PASOK). Par ailleurs, le moment où l’escalade qualitative de la contre-attaque des créditeurs sera tentée est évident: lorsque le gouver- nement sera contraint de demander un prêt pour payer les salaires et les retraites et non pas des tranches de la dette, car alors – estiment-ils – le gouvernement ne disposera pas du pouvoir politique pour élever la moindre objection.

La décision de payer jusqu’à aujourd’hui régulièrement les sommes exigées par les créanciers (décision qui a résulté de l’accord du 20 février) – bien qu’ils ne donnent pas un centime des prêts promis et dus en raison des accords anté- rieurs – a dangereusement épuisé les liquidités publiques, faisant que le moment critique est très, très près de nous.

Les conséquences politiques d’une telle retraite stratégique (parce qu’il n’est plus possible de parler de «compromis») seront immédiates. SYRIZA ne peut pas être transformé en un parti pro-austérité. Les créditeurs ne seront pas d’accord, à moyen terme, de rester garants d’un accord avec le gouvernement actuel. Ils exi- geront que soit payé le coût politique de «l’aventure» après le 25 janvier (élections).

Le chantage sera exercé pour obtenir un «élargissement» du gouvernement Tsipras et le transformer peu à peu en un gouvernement d’union nationale ou même pour le renverser. L’activisme politique de Yannis Stournaras (actuel patron de la Banque nationale de Grèce et ancien ministre des Finances de Samaras) qui caresse le rêve d’un gouvernement «technique» à la Lucas Papademos (premier ministre de novembre 2011 à mai 2012), se situant dans le cadre de l’UE, doit être pris comme un avertissement.

Il y a un moyen de sortir de ce cercle vicieux, bien que cela soit plus difficile, chaque semaine passant où le paiement de la dette s’effectue conjointement à l’inaction: l’arrêt du paiement de la dette aux usuriers: défendre notre «liberté» et échapper au capital; l’application des décisions de la conférence de SYRIZA pour ce qui concerne les banques (impôts sur le capital et sur les riches pour financer des mesures anti-austérité); soutenir une telle politique par tous les moyens nécessaires, y compris un conflit avec l’UE et sur l’euro.

Une telle «coupure», ce qui serait normal après le 25 janvier, devrait aujour- d’hui laisser ouverte la possibilité d’un renforcement du mandat populaire. Donc, vers des élections, à condition que ces options soient présentées de manière claire et nette par le gouvernement et disposent du soutien du parti SYRIZA.

Dans tous les cas, les décisions cruciales qui viennent ne sont pas possibles à prendre dans le cercle fermé du siège central d’un parti, même avec les meil- leures intentions. Le parti (du Comité central aux sections locales) devrait être appelé à se prononcer. Le parti doit faire face à des vents contraires qui se font de plus en plus menaçants.

(Traduction Antonis Martalis, édition A l’Encontre, article publié dans le quinzomadaire La Gauche ouvrière, le 13 mai 2015; Antonis Ntavanellos est membre de la direction de Syriza et de DEA; il sera présent au Forum international qui se tiendra à Lausanne les 20, 21 et 22 mai)

[1] ENFIA, impôt immobilier imposé par le gouvernement Samaras. Il était censé être temporaire, il est devenu permanent. Il frappe y compris les logements et maisons vides. Il n’est pas lié aux impôts municipaux.

Publié par Alencontre le 14 – mai – 2015 Par Antonis Ntavanellos

Lire aussi:
Et encore!

Lire la suite

13 mai 2015 ~ 0 Commentaire

transports: sortir de la civilisation de la bagnole (al)

randma-driving

La voiture individuelle est au cœur de nos sociétés modernes.

Elle s’est imposée comme principal moyen de transport, et détermine aujourd’hui largement notre organisation industrielle, commerciale, sociale. Mais elle est aussi au centre de la crise écologique actuelle. La production en série d’automobiles à partir du début du XXe siècle, rendue possible grâce au progrès technique: mo- teur à explosion, chaînes de montage, industries extractives et au pétrole coulant à flots, n’a cessé d’augmenter depuis, et le monde compte aujourd’hui plus de 1 milliard de véhicules en circulation.

Offrant liberté, facilité et rapidité de déplacement, la voiture a accompagné les grandes modifications sociales du siècle dernier, comme l’éloignement entre lieu de travail et d’habitation, le développement des zones résidentielles, la concen- tration des activités commerciales en zones périphériques des villes, ou encore la création d’énormes zones industrielles de production, avec leurs luttes sociales et leurs désastres économiques: ville de Détroit aux États-Unis, île Seguin à Paris).

Petit à petit, la bagnole est devenue indispensable pour la majorité de la popu- lation, à l’exception des habitants et habitantes des centres-villes qui disposent parfois d’autres moyens de transport: vélo, transports collectifs. Et à grand renfort de marketing, elle est même devenue un symbole d’identité individuelle, chacun pouvant exprimer sa personnalité dans le choix de la marque, du modèle, de la couleur… C’est le triomphe absolu de la société de consommation de masse: transformer un outil de déplacement en instrument d’expression personnelle.

Gourmande en ressources et en temps Dans son essor foudroyant, l’industrie automobile a entraîné le développement de nombreux secteurs, avec leurs lots de conflits sociaux, rapports impérialistes et désastres écologiques. Caoutchouc pour les pneus: avec le génocide des indigènes des forêts congolaises et amazonien- nes pour exploiter l’hévéa, pétrole pour l’essence et ses dérivés plastiques,guerres au Moyen-Orient, marées noires, métaux pour la carrosserie, luttes sociales et accidents dans les mines, verre pour les vitres, et maintenant électronique.

En France, la bagnole est ainsi le troisième ­poste de consommation de res- sources naturelles, derrière la construction et les emballages, avec environ 20 % de la consommation totale d’aluminium et d’acier, et 10 % de celle de plastiques. Cela sans parler de la construction des routes, parkings, infrastructures pétrolières, etc.

La bagnole est aussi, directement ou indirectement, l’un des principaux pollueurs actuels. Directement par le bruit, l’émission de particules fines entraî- nant asthme, allergies et cancers, et l’émission de CO2 participant au réchauf- fement climatique. Indirectement par l’impact de toutes les industries précitées qui lui sont liées, par le bitumage massif et la fragmentation des espaces naturels, par la pollution des casses et décharges. Mais la voiture est en plus un assassin notoi- re, avec environ 1,3 million de morts par accident par an dans le monde, et 20 à 50 millions de blessé-e-s.

À l’heure de la crise écologique globale, il apparaît donc urgent de réduire drastiquement la place de la voiture dans nos vies quotidiennes. Et que l’on ne vienne pas nous promettre des voitures «propres», car on consomme des res- sources pour construire une voiture quel que soit son carburant, et il n’existe toujours pas d’énergie parfaitement «verte» , ni agrocarburants, ni renouvelables1, sans parler du nucléaire…

On ferait comment sans voiture? Si on supprimait la bagnole, on gagnerait déjà en temps libre. Philippe Bihouix, dans L’âge des Low Tech, estime en effet que les activités liées de près ou de loin à la voiture représentent entre 30 % et 40 % du PIB français: construction et entretien, extraction et transformation des matières premières, infrastructures, administrations, secteur médical, signalétique, ravalement des façades noircies, etc.

Donc sans voiture, on pourrait supprimer une bonne partie de ces activités, en profiter pour redistribuer et réduire le temps de travail. Et on en réorienterait les transports vers un système plus léger pour la société et l’environnement, fondé essentiellement sur le transport collectif, le vélo et les deux-roues motorisés.

Continuons de rêver, et pensons aux villes débarrassées des voitures. Gar- dons un peu de place pour les trams, les vélos, les bus, on dégagerait quand mê- me d’immenses espaces pour développer l’agriculture urbaine et des espaces publics plus conviviaux. Et on se déplacerait tout aussi vite, puisque la vitesse moyenne des voitures dans Paris est aujourd’hui de 13 km/h, à peine plus rapide qu’un vélo! Imaginons aussi les villages développer de nouveaux services de proximités et des circuits locaux de production et distribution, qui sont actuellement concentrés dans les centres commerciaux ou les villes, accessibles qu’en voiture.

Réorganisation sociale Bien sûr, il n’est pour l’instant pas question de se passer complètement de la bagnole. Nous sommes trop habitué-e-s aux possibilités qu’elle offre, et la mise en place d’un système alternatif de transport, ainsi que la modifi-cation du tissu économique et social, fondé pour l’instant sur la voiture, prendra du temps. Et même à terme, il sera sûrement nécessaire de garder des véhicules motorisés pour certains services publics (ambulances, pompiers), pour des livraisons, ou même pour des déplacements privés dans des zones peu équipées avec d’autres moyens de transport.

Mais ces véhicules pourraient être différents d’aujourd’hui, conçus et utilisés de façon à économiser les ressources et l’énergie. Plus petits, plus simples, moins rapides, durables, standardisés et réparables, partagés au sein de groupements de consommateurs. De nombreuses possibilités existent, mais demandent une réorganisation sociale et économique totalement opposée à la logique capitaliste.11 mai 2015 Jocelyn (AL Gard)

http://alternativelibertaire.org/?Transports-Sortir-de-la

Commentaire: Ceci n’est pas issu du Npa mais pas loin!


Lire la suite

08 mai 2015 ~ 0 Commentaire

front anticapitaliste à nîmes, le 11 mai (al)

 rage

«Nous sommes anticapitalistes et vous ?» lance à la cantonade le Réseau Anticapitaliste AutoGEstionnaire (RAAGE) du Gard.

Les militantes et les militants du RAAGE organisent une réunion publique d’échanges sur ce thème.

Lundi 11 mai, 19 heures,
Centre Pablo-Neruda (salle 1),
1, place Hubert-Rouger, Nîmes

Le RAAGE, constitué à l’initiative de militantes et de militants gardois d’Alternative libertaire, de la CNT, de la FA et du NPA est un réseau militant ouvert également à toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans la lutte de classe, le combat internationaliste, écologiste, féministe, antiraciste, contre le fascisme, le sexisme, l’homophobie et la nécessité absolue de renverser le capitalisme.

Afin de prendre nos destins collectifs et individuels en main et non subir, il s’agit d’élaborer collectivement une expression anticapitaliste, révolutionnaire. Elle permettra d’initier des luttes porteuses d’une remise en cause du capitalisme, de mener des actions d’éducation populaire, et de faire émerger des alternatives concrètes innovantes.

C’est également un espace d’échange d’idées, de réflexion collective et de formation à l’auto organisation pour avancer dans la réflexion sur des perspectives communes de transformation sociale. 4 mai 2015 par AL Gard

http://alternativelibertaire.org/?Front-anticapitaliste-a-Nimes-le

 

Lire la suite

07 mai 2015 ~ 0 Commentaire

le parti de gauche en quête de direction (regards)

le parti de gauche en quête de direction (regards) dans A gauche du PS

À quelques semaines de son congrès, le Parti de gauche est traversé d’interrogations, sinon de divisions. Et cherche une synthèse, pour son projet politique, que Jean-Luc Mélenchon sera probablement amené à définir.

Le quatrième congrès du Parti de gauche se tiendra au mois de juillet, mais, d’ores et déjà, les militants ont voté au sein de leur comité pour l’un des deux textes en présence. Sans présager des travaux du congrès national, l’expression des adhérents est déjà riche d’enseignement sur la situation du parti et les débats qui le traversent.

Des rangs clairsemés Le chiffre est inquiétant et traduit une évidente crise mili- tante: pour ce quatrième congrès, moins de 1 700 militants se sont exprimés. Une telle participation interroge sur les effectifs du Parti de gauche au printemps 2015. Officiellement, le nombre d’adhérents s’élevait à 12.118 au congrès de Bordeaux de mars 2013 et à «plus de 10.000» selon le secrétaire national Éric Coquerel au mois de décembre 2014.

Un peu gêné aux entournures, un cadre régional évoque un taux de participa- tion de 20%, manière de maintenir la fiction des 10.000 cartes. Un taux de partici- pation de 40%, comparable à celui de l’ensemble des Français à des élections européennes, serait déjà presque étonnant s’agissant de militants politiques [1].

La situation est difficile pour les organisations de gauche. La violence de la crise n’a pas produit à cette étape de mobilisations populaires et c’est, au contrai- re, l’atonie qui demeure. Qu’un jeune parti comme le PG, avec peu de positions institutionnelles, en subisse le contrecoup est inscrit dans la logique de la situation politique et sociale.

Pourtant, cette seule explication externe ne peut suffire à définir l’état de cette organisation. La sous-estimation récurrente des difficultés de la situation politique a grandement désarmé le parti. S’il faut éviter de jouer les Cassandre qui, à force de chanter « Noir, c’est noir », finissent par rester les deux pieds dans le même sabot, annoncer tous les matins l’Eden socialiste finit par se fracasser sur la réalité des rapports de force politiques.

La confusion entre de légitimes espoirs et l’analyse lucide a fini par nourrir de cruelles désillusions. En avril 2013, Jean-Luc Mélenchon déclarait encore: «Les élections européennes de 2014 devraient nous permettre de faire la démons- tration que le Front de gauche peut être devant le Parti socialiste». Et que dire des analyses du PG minimisant les progrès du FN aux municipales de mars 2014? Tout cela a conduit à des démissions ou au retrait progressif de militants qui, sans nécessairement rompre avec fracas, prennent du recul et réorganisent leurs priorités.

Un très mauvais score de la direction Si, incontestablement, le Parti de gauche est affaibli, ce n’est pas le seul enseignement du vote des comités. Lors du Con- seil national des 4 et 5 avril, plusieurs textes préparatoires au congrès étaient en discussion. Outre une majorité du Bureau national regroupée derrière un docu- ment intitulé « La vie est à nous », existait aussi « Plus belle la vie » signé notamment par Martine Billard ou un texte « Pour le peuple! » emmené par Guillaume Etiévant, secrétaire national à l’économie.

Au terme d’une nuit blanche de la commission des plates-formes, une syn- thèse réunissait derrière un même document intitulé « Tout est possible » la quasi totalité de l’actuelle direction du PG, d’Alexis Corbière à Martine Billard en passant par Éric Coquerel ou Corinne Morel-Darleux.

De son côté, l’autre plate-forme pour le congrès issue notamment de « Pour le peuple » se regroupait derrière l’appellation « Courage et clarté politique ». Ce der- nier texte s’affirme sur des positions qui sont peu ou prou celles de Jacques Sapir ou Frédéric Lordon sur les questions européennes, c’est-à-dire autour d’une sor- tie de la zone euro voire de l’Union européenne.

À cela s’ajoute une approche de la Nation très proche d’un courant comme le M’Pep par exemple et une vision du combat politique qui s’affranchit de toute for- me de médiation politique: on s’adresse au peuple urbi et orbi, en ligne directe.

Au terme des votes au sein des comités, l’instance de base du PG, les résultats donnent 55% pour l’ensemble de la direction et 45% pour l’autre document soumis au vote. C’est, de fait, un net désaveu qui ouvre pour le moins une période de tension au sein de la direction.

Interrogation au sein de la direction Une direction politique est rarement un tout homogène (c’est en général assez mauvais signe), mais plutôt un bloc de direction uni sur un projet, mais qui garde en son sein des divergences non tranchées. Le Parti de gauche n’échappe pas à cette situation, et la dernière période a montré des hésitations sur la ligne politique à suivre.

À la fin de l’été, avec le lancement du M6R (Mouvement pour la 6è République), l’époque était clairement à la mise entre parenthèse du Front de gauche, voire du PG lui-même. Par un mouvement populaire s’affranchissant de la sclérose des organisations politiques existantes, par des alliances par le bas, des initiatives citoyennes, il s’agissait de créer la mobilisation de masse dont ce pays a besoin. Les mauvaises langues ont alors susurré qu’initier un mouvement de base par le haut relevait peut-être de l’oxymore politique. Surtout, la réalité politique française est venue rappeler qu’il n’était pas si simple de « pousser les murs » et qu’il n’y avait pas de raccourci possible.

Sans présager d’un éventuel rebond, force est de constater que la réalité et l’activité du M6R est bien modeste. Cette situation a redonné plus d’espace au sein de la direction à celles et ceux qui n’entendent pas injurier l’avenir: ni sur le Front de gauche, ni sur les Chantiers d’espoir.

Au milieu du gué À cette étape, bien des questions méritent d’être éclaircies. Quelle est par exemple la cohérence de la plate-forme minoritaire? Au-delà du fond des thèses politiques avancées, n’a-t-elle pas bénéficié d’une certaine réac- tion de la base du PG souhaitant sanctionner une direction sortante dont elle esti- me le bilan plus que mitigé? C’est en tout cas une des explications avancées par des membres du Bureau national. Si tel est le cas, alors il est difficile de prévoir le comportement des délégués lors du congrès national, et l’actuelle direction peut parvenir à élargir sa majorité.

Mais une autre hypothèse est possible: celle de l’implosion du bloc de direc- tion. Forte de ses 45%, la plate-forme « Courage et clarté politique » est en mesure d’obtenir des évolutions substantielles des positions du Parti de Gauche et de modifier le centre de gravité de cette organisation. Au point de faire exploser les équilibres au sein de l’actuelle direction? C’est toute la question.

Dans ces conditions, plus que jamais, le positionnement de Jean-Luc Mélen- chon sera déterminant. Si le Parti de gauche n’est pas que son parti, rien ne peut se faire sans lui. La légitimité de son autorité au sein du PG ne fait aucun doute. Reste à savoir au service de quelle orientation…

Notes:

[1] À titre de comparaison, lors de son congrès de janvier 2014, le NPA a annoncé 1.500 votants pour un effectif global autour de 2.000 militants. Le taux de participation élevé – 75% – s’expliquant il est vrai par la multiplicité des positions en présence (pas moins de cinq).

http://www.regards.fr/web/article/le-parti-de-gauche-en-quete-de

Lire la suite

07 mai 2015 ~ 0 Commentaire

le syndicalisme en question? (lo)

iww

La lutte de classe est bien vivante

On assiste à une campagne antisyndicale qui n’est pas nouvelle mais qui, à l’approche du 1er mai, s’est encore accentuée.

Les sondages ont succédé aux sondages, à partir de questions plus saugrenues les unes que les autres. Comme si interroger les «Français», quels Français? pour savoir s’ils considèrent que les patrons sont plus utiles que les syndicats et autres balivernes, avait un sens. À cela se sont ajoutés différents commentaires, venant de journalistes, spécialistes autoproclamés ou politiciens de tous bord, pour expliquer que les syndicats ne font plus recette.

La preuve avancée a été les dernières manifestations du 1er mai qui n’ont pas rassemblé les foules, en omettant, en toute mauvaise foi, que trois semaines aupa- ravant, le 9 avril, il y avait quand même plusieurs dizaines de milliers de manifes- tants dans toutes les grandes villes de France; en occultant aussi, à l’occasion de ce 1er mai, le fait que le défilé du FN était squelettique comparé aux manifes- tations appelées par la CGT, seul syndicat à appeler à le faire ce jour-là à l’échelle du pays avec Solidaires et la FSU, et qui ont rassemblé 65 000 manifestants, selon les chiffres de la police.

Et si l’on veut poser ce problème, il serait plus honnête de faire état d’autres chiffres, comme ceux de la participation aux élections professionnelles dans les grandes entreprises, là où la pression antisyndicale se fait un peu moins sentir.

Mais le fond du problème se situe ailleurs : l’utilité du syndicat, du point de vue des intérêts des travailleurs s’entend, ne se mesure pas à son rôle dans les orga- nismes paritaires et institutionnels. C’est même le contraire.

Les syndicats, du moins ceux qui se situaient sur le terrain de classe, qui s’opposaient au pouvoir quasi dictatorial de patrons se sentant tout permis, ont été utiles aux travailleurs pour organiser leur défense à tous les niveaux, aussi bien au niveau de l’entreprise qu’à l’échelle d’un pays et au-delà des frontières. Durant toute une période, ils n’avaient pas d’existence légale et, même quand ils l’ont acquise, ils n’étaient pas admis par certains patrons. Ils étaient, à cette époque, minoritaires par rapport aux «Français» et même par rapport aux salariés, ce qui n’empêche qu’ils ont joué un rôle indispensable.

En France, et plus encore dans d’autres pays, le syndicalisme est devenu «officiel», institutionnalisé, y compris sous des dictatures comme celles de Franco ou de Pétain en France. Certains de ses dirigeants se sentent, parfois depuis longtemps et encore aujourd’hui, plus proches des gouvernements que des sala- riés dont ils prétendent représenter les intérêts.

Il n’empêche que le syndicalisme de classe est encore bien vivant, incarné par des dizaines de milliers de femmes et d’hommes qui, dans les entreprises, ne baissent pas les bras. C’est cette existence qui suscite la hargne épistolaire de tous ces commentateurs de salon. Jean-Pierre VIAL 5 Mai 2015

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/2015/05/05/le-syndicalisme-en-question-la-lutte-de-classe-est-bien-vivante_37020.html

Lire la suite

05 mai 2015 ~ 0 Commentaire

royaume-uni: crise sociale et politique (npa)

tusc

Au moment où les Britanniques s’apprêtent à élire ce 7 mai un nouveau Parlement, à en croire certains médias en France, le gouvernement Cameron serait un modèle de réussite. Mais derrière les chiffres, croissance annuelle de 2,6 % en 2014 et taux de chômage de 5,7 %, peu de choses ont changé, si ce n’est en pire, pour l’immense majorité de la population, en particulier pour les 10 % les plus pauvres.

La croissance est largement alimentée par une augmentation de la dette, dont celle des ménages qui, à 140 % du revenu, est plus élevée que dans la zone euro ou aux USA. Quant à l’emploi, c’est l’explosion du nombre de travailleurs pauvres et d’emplois précaires, comme les fameux contrats à «zéro heure».

Les coupes budgétaires dans les services publics, comme l’aide aux per- sonnes âgées, ont rendu la vie plus difficile pour les plus pauvres, et les réduc- tions des allocations, dont la scandaleuse attaque contre les droits des handi- capéEs, ont révélé toute la brutalité de ce gouvernement dont le cabinet est truffé de millionnaires. Au final, les Britanniques ont connu la plus forte baisse de leur pouvoir d’achat depuis la crise des années 1930.

Crise de la représentation politique Dans une telle situation, les travaillistes devraient être en route pour une victoire écrasante. Mais la timidité de leurs pro- messes et leur volonté affirmée de mener une politique d’austérité plus « soft » font que beaucoup de gens ne voient plus de différence entre les deux grands partis, actuellement à égalité dans les sondages. Ce phénomène de désaffection, à l’œuvre depuis des années, s’accélère. En 1951, ils se partageaient 97 % des voix, en 2010 plus que 65 %…

Aujourd’hui, le vide est rempli d’abord par le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP) qui, depuis sa première place aux dernières élections euro- péennes, mène une campagne haineuse anti-immigrés et islamophobe et pour la sortie de l’UE. D’autre part, en Écosse, après la dynamique autour du référendum l’année dernière, les sondages donnent les nationalistes du SNP comme grands vainqueurs, et des pertes historiques pour un Parti travailliste longtemps dominant dans ce pays. Et le Parti vert, qui en 2010 faisait moins de 1 % des voix avec une seule élue, oscille aujourd’hui dans les sondages entre 5 % et 10 %.

Le système électoral (uninominal à un tour) favorise les grands partis, au point que UKIP, avec environ 15 % des voix, ne remportera sans doute que 5 ou 6 des 650 sièges du Parlement ! Néanmoins, il est très probable qu’aucun parti n’aura une majorité à lui tout seul et qu’il y aura soit une nouvelle coalition, soit un gouvernement minoritaire très fragile.

Quant au SNP en Écosse et aux Verts en Angleterre, ils ont un programme certes bien plus à gauche que celui des travaillistes, mais ils diffèrent peu de ce qu’étaient les grands partis sociaux-démocrates d’il y a 40 ans, et lorsqu’ils sont au pouvoir, au Parlement écossais ou dans des municipalités, leurs politiques sont loin des promesses…

Une alternative anticapitaliste ? La seule alternative de gauche anticapitaliste un peu visible à ces élections est celle qui est portée par les candidatEs de la liste TUSC (la coalition syndicale et socialiste), qui a le soutien, entre autres, du syn- dicat des cheminots (RMT), du Socialist Party et du Socialist Workers Party. Elle sera présente dans 130 circonscriptions. La nouvelle formation Left Unity, initiée entre autre par Ken Loach, présente des candidatEs dans 11 circonscriptions, dont 7 unitaires avec TUSC.

Il y a quelques années, les immenses mobilisations contre la guerre avaient donné naissance au parti Respect, mais depuis son éclatement, la gauche antica- pitaliste reste divisée et affaiblie. Pourtant, les intentions de vote pour le SNP et les Verts montre qu’il existe des possibilités. La reconstruction d’une nouvelle force anticapitaliste, conjuguée à une remontée des mobilisations sociales, sera nécessaire pour répondre à ces espoirs.

Ross Harrold Mardi 5 Mai 2015

Lire la suite

04 mai 2015 ~ 0 Commentaire

L’exposition universelle «milan expo 2015» (essf)

L’exposition universelle «milan expo 2015» (essf) dans A gauche du PS
Quand les firmes transnationales s’occupent de la «faim dans le monde»

Du 1er mai au 31 octobre 2015 se [tient] dans la ville de Milan l’Exposition univer- selle nommée «Milan EXPO 2015». Une durée d’exposition de 184 jours, avec plus de 130 pays participants et plus de 20 millions de visiteurs attendus sur un site d’un million de mètres carrés.

Le titre officiel choisi par les organisateurs, entre autres par les grandes firmes transnationales qui sont les véritables sponsors de l’événement, est assez élo- quent: «Nourrir la Planète – Energie pour la Vie». Le but affiché est de «s’affron- ter au problème de la nourriture des hommes et de la Terre» afin de constituer un «moment de dialogue entre les principaux acteurs de la communauté interna- tionale sur les principaux enjeux de l’humanité».

Le pavillon suisse «Confederatio Helvetica» au coût officiel dépassant les 30 millions de francs, sera financé par des fonds privés à hauteur de 9 millions, entre autres ceux de grandes firmes transnationales comme Syngenta et Nestlé. Cette dernière tiendra aussi une «exposition scientifique» sur l’alimentation. Elle pré- tend «promouvoir une consommation intelligente des ressources et inciter les visiteurs à adopter un comportement responsable». Ces propos résument l’«ap- proche» adoptée vis-à-vis des problèmes de la faim et de la malnutrition durant l’exposition!

Il s’agit avant tout d’insister sur «la responsabilité» du consommateur. Celui- ci, étant «souverain», peut par le biais de ses choix et de ses comportements ali- mentaires résoudre le problème de la faim dans le monde. La réalité est mise cul par-dessus tête. Ce ne sont pas les conséquences d’un système de production fondé sur la propriété privée stratégique, le profit privé (avec le type gestion-exploitation de la terre qui en découle), les rapports sociaux d’appropriation, la précarisation extrême des revenus des petits paysans et de la population urbani- sée paupérisée qui sont à l’origine, avant tout, des famines et de la malnutrition. Sans mentionner les guerres. Ce sont les consommateurs qui gaspillent, qui ne sont pas attentifs à leurs achats, etc. qui portent la responsabilité de la situation présente.

EXPO Milan est donc tout simplement un pur camouflage, une vitrine pour le capitalisme actuel et une possibilité de tisser de nouveaux liens pour les détenteurs de capitaux. Le supplément spécial du Figaro, en date du 25 avril 2015, titrait: «L’alimentation au menu de l’Exposition universelle». Et avec témérité, sous la rubrique «gastronomie», il est titré: «Durant l’Expo, le trois étoiles de Modène luttera contre le gaspillage en cuisinant pour les démunis»!

D’autres «gaspillages» ont fait la «petite histoire» de l’expo: corruption, détournements de fonds publics et conditions de travail plus qu’insalubres sur son chantier. On estime que sur 20 000 collaborateurs et collaboratrices qui travail- leront pendant la période de l’Exposition, seulement 1500 recevront un salaire. Une autre forme de lutte contre les «gaspillages». Les organisateurs d’EXPO Milan utilisent ainsi une main-d’œuvre jeune et précaire sans la rémunérer, en suscitant l’illusion que cela lui ouvrira peut-être des portes.

Tout cela dans un pays où le taux chômage des jeunes (15-24 ans) atteint 42,6%, en mars 2015. Pourtant, la direction du Syndicat suisse du service public (SSP) propose à ses membres des «paquets-voyage» à des prix de faveur pour participer à Milan EXPO. Prépare-t-elle une action syndicale sur place? Rédaction A l’Encontre

 dans Altermondialisme

Expo 2015, nourrir la planète ou nourrir les transnationales?

Le 1er mai 2015 n’est pas seulement la journée des travailleurs et travailleuses. En effet, nous avons aussi la possibilité de contester le début officiel d’EXPO 2015 de Milan. A l’heure actuelle, l’EXPO a attiré l’attention des médias surtout à cause des nombreux et graves cas de corruption concernant les constructions. Mais à quel- ques semaines du début de l’événement, l’attention portera de plus en plus sur l’infâme nom officiel choisi pour cette occasion: «Nourrir la Planète, Energie pour la Vie».

Il est vrai que les besoins alimentaires sont bien connus par les 805 millions de personnes qui souffrent de la faim, selon les données de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) fin 2014. 709 millions de ces personnes vivent dans les pays dits en voie de développement, dont 13,5% de la population est mal nourrie. 525 millions vivent (ou survivent) en Asie. Il faut y ajouter les millions de nouveaux affamé par les guerres dans le Moyen-Orient.

C’est le non-accès (ou l’insuffisance) à alimentation qui provoque 45% des décès chez les enfants de moins de 5 ans. On compte 19 millions d’enfants en état de malnutrition aiguë, avec les conséquences qui en découlent et 1,3 million en meurent chaque année (Bruno Parmentier, Faim zéro, La Découverte, 2014). Alors que dans les pays occidentaux «on» meurt de boulimie, dans les pays de la «périphérie» 17% des enfants sont considérés en sous-poids, tandis que 30% d’entre eux souffrent d’un déficit de croissance à cause de la sous-alimentation.

Dans ces pays, tout particulièrement en Afrique, 66 millions d’enfants en âge scolaire se rendent à l’école sans avoir rien mangé. Mais selon les calculs du Pro- gramme alimentaire mondial (PAM), il suffirait de 3,2 milliards de dollars pour donner à manger à ces 66 millions d’enfants victimes de la faim. Toutefois, la question de la faim ne se réduit ni aux statistiques ni aux problèmes de sous- alimentation. Au contraire, il s’agit de la conséquence la plus tragique d’un sys- tème de redistribution et donc de production des ressources et des richesses produites que l’EXPO de Milan entend exalter.

L’édition 2015 de l’EXPO constitue une foire aux vanités et aux mensonges en commençant par son titre. Son organisation sera sous contrôle des transnatio- nales de la «mauvaise» et «injuste» bouffe. Celles-ci seront hébergées, aux dé- pens des contribuables, dans les pavillons de luxe milanais. La «Charte de Milan» , à savoir le protocole censé garantir le volet «humanitaire» d’EXPO, a été écrite par la Fondation Barilla, «structure culturelle» de la grande multinationale de l’alimentation, qui est aussi en charge de sa gestion durant toute l’exposition [1].

La rédaction de cette Charte, devant préciser le contenu d’un thème si «délicat» que celui de l’alimentation mondiale, n’a pas été confiée aux nombreuses ONG qui s’occupent, avec sérieux et compétences de cette question et ont un engagement remarquable dans la lutte contre la faim et la malnutrition. Au contraire, elle a été confiée à une industrie privée qui fait des profits en partant des besoins alimen- taires des gens.

Ce n’est pas un hasard si cette Charte ne dit rien sur les principales causes de la faim, de «l’appropriation du vivant», structure de la chaîne de production alimentaire et de la distribution, de la souveraineté alimentaire, de l’invasion et de la destruction par des transnationales des marchés nationaux et régionaux de l’agriculture, etc.

Les ONG, y compris les plus modérées, ont été écartées de cette opération. Elles ont alors créé un front unitaire s’appelant «l’EXPO des peuples» qui vise à faire entendre une autre voix [sur les questions de l’alimentation] que celle des transnationales au cours de l’Expo [2]. En revanche, dans les salons de l’EXPO, nous assisterons à un spectacle paradoxal: les transnationales de l’industrie agroalimentaire discuteront des problèmes de la faim dans le monde…

En réalité, l’EXPO 2015 constitue la plus grande foire de l’alimentation de l’histoire. Les transnationales du secteur de la restauration, comme McDonald’s, ont déjà annoncé l’ouverture des nombreux grands restaurants dans le but d’ac- croître leurs profits sur la «faim» des 10 millions de ses potentiels visiteurs.

Mais cela ne suffit certainement pas. Un accord passé en juillet 2013 entre l’EXPO SA et les trois principales confédérations syndicales italiennes [CISL, UIL et CGIL] permettra de recruter des centaines de jeunes (de 16-35 ans) stagiaires et bénévoles qui, sans aucune rémunération, s’occuperont de gérer les stands et d’assumer des fonctions d’hôtesse et de steward…

Ainsi, avec le consensus des syndicats, et en passant par-dessus des lois et contrats (y compris à l’article 36 de la Constitution), on spécule sur la situation dramatique du chômage des jeunes en créant l’illusion d’un «emploi utile» pour leur curriculum afin que les transnationales de l’EXPO continuent à faire des profits grâce au travail de ces «jeunes bénévoles» [3].(…) Par Fabrizio Burattini

* Fabrizio Burattini est membre du Comité directeur national de la CGIL et membre de l’organisation Sinistra Anticapitalista. Cet article a été publié sur le site anticapitalista.org

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article34859

Lire la suite

30 avril 2015 ~ 0 Commentaire

rennnes, après la manif du premier mai (ri)

rennnes, après la manif du premier mai (ri) dans A gauche du PS arton7567-ccea4

RdV au 1675 !

A l’issue de la manif Rendez vous au bar le 1675 au 44 straed Legraverend pour un apéro et un repas anti-répression où nous conspirerons ensemble autour de quelques verres. Les fonds collectés iront aux inculpés de mouvements sociaux :
- contre le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes, c’est-à-dire au collectif de soutien à Enguerrand.
- contre la répression policière à Toulouse, suite à l’assassinat de Rémi Fraisse, c’est-à-dire au comité de soutien à Thomas, condamné à 47828.66€ d’amende pour dégradations sur une vitre du crédit mutuel et violence sur 6 agents de police.

Projection de films sur la situation de deux prisonniers politiques

Georges Ibrahim Abdallah prisonnier politique Libanais membre de la résistance Palestinienne détenu en France depuis 31 ans et Marco Camenisch prisonnier anarchiste antinucléaire détenu en Suisse depuis 1991 pour sa participation au mouvement de résistance antinucléaire.

Stands, prises de paroles, tables de presse….

Liste des signataires : Solidaires étudiant-e-s Rennes, la Gauche Indépendantiste (Breizhistance), NPA, Alternative Libertaire…

Mercredi 29 avril 2015

http://www.rennes-info.org/Apres-la-manif-du-premier-mai-RdV

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin