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04 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Elections municipales: la crise du front de gauche rebondit

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Ces élections municipales ont marqué une nouvelle étape dans la crise qui mine le Front de gauche depuis plusieurs mois.

Sur fond de reculs électoraux et de perte de villes, la question du rapport au PS travaille plus que jamais une coalition avant tout électorale. Une fois de plus, Mélenchon a tempêté, en particulier au lendemain du premier tour, contre les médias et les commentateurs politiques. En jeu, les résultats électoraux du Front de gauche, présenté par le PG et le PCF comme une véritable percée, supérieur même à ceux du Front national. Vraiment  ?

Le verre à moitié vide Dans cette curieuse polémique, le journal le Monde s’est invité et apporte quelques éclaircissements au lendemain du premier tour [1]. Comptabilisant 618 listes dans des villes de plus de 1 000 habitants, que ce soit sous l’appellation PCF, PG ou globalement Front de gauche, ces listes ont réalisé 10,71 %. Une moyenne pas si mauvaise, mais qui cache des disparités importantes selon le profil des listes.

Ainsi, alors que les listes du Front de gauche ont obtenu 9,32 % des suffrages, et celle du Parti de gauche 6,04 %, le PCF obtient en moyenne 24,97 % des suffrages dans les 160 villes de plus de 1 000 habitants où il se présentait. La preuve que les bastions électoraux du PCF sont encore la grande force électorale du Front de gauche.

Mais elles sont aussi sa faiblesse. Le Front de gauche dirigeait 28 villes de plus de 30 000 habitants, la quasi-totalité par le PCF,  … et seulement 21 à l’issue de ces élections. L’Humanité peut fanfaronner et mettre en avant ses prises de guerre, Aubervilliers, Montreuil ou Thiers. Tout cela n’efface pas les nombreuses pertes un peu partout en France. Le PCF perd 30 % de ses mairies de plus de 3 500 habitants et, de ce point de vue, un département emblématique du «  communisme muni- cipal  », la Seine-Saint-Denis, apparaît comme une zone sinistrée (perte de la préfecture Bobigny, Le Blanc-Mesnil – la ville de Buffet –, Saint-Ouen…). Roger Martelli, historien du PCF, parle même de «  l’autre Bérézina  » de ces élections [2]…

Combien de divisions  ? Au niveau politique, la bombe à retardement que constituait la parti- cipation dès le premier tour du PCF aux listes d’union de la gauche, en particulier à Paris (première ville du pays) et Toulouse (quatrième), n’a pas manqué d’exploser. Après des campagnes tendues où les militantEs du Front de gauche étaient sur des listes concurrentes, la recherche de fusions techni- ques à l’initiative des listes du «  Front de gauche maintenu  » au soir du premier tour s’est heurté à un refus catégorique des dirigeants socialistes. Cerise sur le gâteau, le PCF en a visiblement rajouté dans la surenchère, certainement soucieux de laisser le moins de place possible à leurs partenaires venus du Front de gauche. Des places si chèrement acquises…

En tout cas, deux éléments de bilan sont à tirer de ce «  petit meurtre entre amis  »… Le rapport au Parti socialiste, les accords passés avec lui ouvrant la voie à une gestion commune dans les exécutifs, restent bien des questions centrales. De plus, dans l’entre-deux-tours, le Front de gauche a pu faire l’expérience (en le refusant comme à Paris, ou en l’acceptant dans bien d’autres villes) que pour le Parti socialiste, il n’y a pas de fusion technique sans fusion politique, pas de liste commune au second tour sans engagement à participer à une future majorité et à voter le budget, donc pas de fusion possible pour le second tour sans renier ce que l’on a défendu au premier.

Vert sur Rouge, rien ne bouge… Et maintenant  ? Les plaies sont encore à vif au sein du Front de gauche. La stratégie (les stratégies  ?) est clairement en panne, et certains cherchent des solutions, voire de nouveaux partenaires. Confirmant une tendance de fond depuis maintenant plusieurs mois, le Parti de gauche drague lourdement EÉLV qui n’en demandait pas tant…

S’appuyant sur la victoire à Grenoble de la liste portée par EÉLV (beaucoup) et le PG (un peu), Éric Coquerel écrit ce dimanche 30 mars  : «  Ce succès (…) est historique  : il démontre qu’ensemble nous pouvons réellement être majoritaire à gauche. (…) Nous pouvons bâtir une majorité alternative dans l’année à venir et les échéances politiques que sont les européennes puis cantonales et régionales. Le Front de gauche doit en être le levier et Europe écologie les Verts, s’il accroît sa contestation de la politique gouvernementale, son premier allié.  » [3] Construire l’opposition de gauche avec un parti de la gauche gouvernementale, même sur le départ  ? Entre raccourci électoral, stratégie institutionnelle et contestation sociale et politique, il va bien falloir choisir.

Manu Bichindaritz 3 avril 2014 * Paru dans Hebdo L’Anticapitaliste – 236 (03/04/2014).

Notes:

[1] http://www.lemonde.fr/les-decodeurs… Une version sans la plupart des graphiques est disponible sur ESSF (article 31486), Elections municipales : le Front de gauche obtient-il de meilleurs résultats que le FN ?.

[2] Article paru sur Regards et disponible sur ESSF (article 31515), Elections municipales : PC, l’autre Bérézina.

[3] Voir sur ESSF (article 31477), le communiqué dans son entier : Grenoble et l’alliance EELV-Front de Gauche : « Ensemble nous pouvons diriger des villes, bientôt des régions et prochainement gouverner le pays ».

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03 avril 2014 ~ 0 Commentaire

PCF, Mélenchon: Hollande, sourd de l’oreille gauche…(lo)

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Une infirmité congénitale!

L’annonce de la nomination de Valls à Matignon a suscité des réactions critiques de la part de Mélenchon et des dirigeants du PCF pour regretter que « les électeurs de gauche n’aient pas été écoutés ».

Le dirigeant du Parti communiste, Pierre Laurent, a déclaré : « François Hollande n’entend que de l’oreille droite. » Mélenchon a, lui, expliqué que la nomination de Valls faisait « beaucoup de peine » et que « le chef de l’État aurait gagné à réfléchir au sens du vote » des Français aux élections municipales. Deux ans après leur appel à voter, « sans réserve », pour Hollande au second tour de l’élection présidentielle, ils maintiennent le fond de leur politique en expliquant que Hollande aurait fait un « mauvais choix », sous-entendant qu’il aurait pu en faire un autre.

Pourtant la politique que Hollande a choisi de mener était et est claire. Elle se situe dans la droite ligne de celle choisie par ses prédécesseurs socialistes : Mauroy, Bérégovoy, Fabius ou Jospin, qui ont siégé à Matignon dans les années quatre-vingt, y compris à certains moments avec des ministres communistes. Mélenchon a lui-même été ministre sous Jospin. Ni Mélenchon ni Laurent ne peuvent donc ignorer des épisodes auxquels ils ont été directement associés, ou que la direction de leur parti a assumés.

Quand Mélenchon conclut à la nécessité de « prendre à bras-le-corps le problème d’un gouver- nement de gauche qui fait une politique de droite », il propose en fait comme perspective la constitution d’une nouvelle « majorité de gauche », baptisée « nouveau front populaire écologiste », consistant en une alliance Front de gauche-Europe écologie-les Verts avec des socialistes dits de gauche… qui ont été des soutiens du gouvernement Ayrault !

En expliquant aujourd’hui aux travailleurs que leur sort dépend d’une « nouvelle perspective à gauche », c’est-à-dire d’une nouvelle combinaison politicienne, Mélenchon et le Parti communiste continuent à désarmer politiquement les travailleurs face aux attaques annoncées. Marc RÉMY

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2383&id=6

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02 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Pour en finir avec la « pédagogie » (regards)

Pour en finir avec la "pédagogie"

Si le PS s’est pris une claque historique aux municipales, c’est parce que le gou- vernement n’a « pas assez expliqué » son action.

Cela fait pourtant trente ans que les dirigeants et les médias font  de la pédagogie de  soumission à l’ordre économique.

Pourquoi donc les socialistes se sont-ils pris une telle raclée aux municipales ? Se pourrait-il que la politique austéritaire et récessionniste que mène le gouvernement y soit pour quelque chose ? Non, ça n’a rien à voir, assurent les dirigeants du parti.

Si de nombreux électeurs ont omis de glisser le bulletin PS dans l’urne, c’est parce qu’ils n’ont pas bien compris. Et s’ils n’ont pas bien compris, c’est parce que le gouvernement « n’a pas assez expliqué que l’action de redressement engagée depuis 2012 était essentielle pour notre pays », nous informe l’ex-Premier ministre Jean-Marc Ayrault. « Il faut plus de pédagogie et moins de couacs », confirme le premier secrétaire du PS, Harlem Désir.

Des Français obtus Même son de cloche dans les medias. Il ne faudrait surtout pas interpréter les résultats des élections comme une désapprobation rationnelle d’une politique nocive, cela risquerait de conduire à remettre en cause ladite politique.

Ivan Rioufol du Figaro met en garde contre une telle tentation : « L’erreur immédiate, pour François Hollande, serait de renoncer dans la panique à son pacte de responsabilité et à ses 50 milliards d’euros d’économies promis ». En effet, ce serait « renier sa parole internationale », renchérit Laurent Joffrin du Nouvel observateur, tandis que Le Monde déplore « l’absence d’une pédagogie capable de convaincre les Français de la pertinence du cap économique trop tardivement fixé ».

L’austérité du TSCG, la baisse des salaires de l’ANI et les cadeaux aux entreprises du Pacte de responsabilité, sont autant d’excellentes nouvelles pour les Français, trop obtus pour s’en apercevoir. Oui, le chômage augmente, mais c’est peu de choses comparé à la perspective enchantée de l’équilibre budgétaire et de la compétitivité restaurée. Simple question de com ! L’idée que le problème se trouverait forcément dans la forme, pas dans le fond, est symp- tomatique de la vision gestionnaire et technocratique qu’a le PS de l’économie. Les experts ont identifié la solution.

La solution, c’est la rigueur et la baisse du « coût du travail ». Nul besoin d’en débattre, il ne reste qu’à l’appliquer et à l’expliquer au peuple. « L’usage du terme de pédagogie est révélateur de la dimension anti-démocratique de nos élites », fustige ainsi sur Twitter l’économiste Jacques Sapir, qui souligne également que le terme renvoie à un « cadre maître-élèves, pas un rapport entre citoyens égaux ». La pédagogie «  c’est pour les enfants, les adultes sont des citoyens doués de libre arbitre », abonde Renaud Chenu, auteur de L’Antimanuel de guérilla politique.

Les électeurs n’ont pas compris L’argument de l’insuffisante pédagogique n’est pas nouveau, bien sûr. Il est ressorti par les responsables de gauche comme de droite, en France et en Europe, à chaque fois qu’une « réforme » est contestée ou que le peuple vote mal. Face à la colère des élus locaux devant la suppression de la taxe professionnelle en 2009, Jean-François Copé avait demandé au gouvernement de Sarkozy « plus de pédagogie ».

Lorsque les Français avaient osé dire « non » au TCE en 2005, le Premier ministre luxem- bourgeois Jean-Claude Juncker déplora que les électeurs n’avaient « pas compris que le texte du traité constitutionnel, la nature du traité constitutionnel visaient à répondre à leurs préoccupations. »

On ne peut pourtant pas dire que les dirigeants politiques et médiatiques aient négligé le volet pédagogique de leur mandat. Déjà en 1984, alors que le pouvoir socialiste venait de piloter le tournant de la rigueur, la mythique émission Vive la crise présentée par Yves Montand expliquait aux téléspectateurs qu’il allait falloir se serrer la ceinture, accepter l’austérité, renoncer aux « privilèges » de la protection sociale et en finir avec les « archaïsmes » de l’État providence. Cela fait donc trente ans qu’on explique aux Français que la rigueur sociale et salariale est faite pour leur bien. Curieusement, ils n’ont toujours pas compris.

Par Laura Raim| 1er avril 2014

http://www.regards.fr/web/la-gauche-unie-pour-la-marche-du,7624

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02 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Valls nommé premier ministre (militant)

valls

Dans l’après-midi la nomination de Manuel Valls à Matignon a fuité et été annoncée par avance, dans une ambiance délétère de petit coup d’Etat.

Il semble que François Hollande a dû accélérer la mise en œuvre de son choix.

En nommant Manuel Valls, François Hollande s’affirme comme le plus antidémocratique, le plus arcbouté contre le pays, de tous les présidents de la V° République dont le palmarès était pourtant fourni.

Dans son allocution, François Hollande a justifié ce choix par une triple déclaration de guerre au monde du travail et à toutes celles et ceux qui ont voté pour lui en 2012. Il a réaffirmé la mise en œuvre de son «pacte de responsabilité» avec Gattaz, prétendant que l’emploi dépend de la bonne santé du patronat.

Il a appelé «justice sociale» l’annonce d’attaques massives contre les services publics et contre la Sécurité sociale sous l’alibi de «baisses de charges» et d’une accalmie fiscale dont rien n’indique en vérité qu’elle ait un sens pour les plus pauvres.

Et il a confirmé que tout cela avait pour but de satisfaire la Commission européenne.

Jamais aucun président de la V° République, répétons-le, n’avait choisi ainsi l’affrontement avec la propre base sociale et électorale qui l’a mis là où il est.

Maintenant ça suffit : Hollande est le problème, s’il doit tomber, qu’il tombe.

Soyons des centaines de milliers dès le 12 avril.

Imposons le vote contre la confiance au gouvernement et contre le pacte de responsabilité à tous les députés élus contre la politique de Sarkozy, que reprend Hollande, en 2012.

Imposons aux organisations syndicales la rupture avec ce gouvernement, avec le «dialogue social» et la cogestion des attaques antisociales.

Le FN, c’est lui, la vague bleue, c’est lui, l’austérité, c’est lui, les licenciements, c’est lui.

Maintenant, la question politique, c’est : préparer l’affrontement avec Hollande. Première bataille : bloquer le pacte !

A bas la V° République ! A bas le pacte de responsabilité !

http://www.le-militant.org/Militant/Editoriaux/Entrees/2014/4/2_Valls_nomme_premier_ministre.html

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01 avril 2014 ~ 0 Commentaire

premières leçons d’un «dimanche noir» (la commune)

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Les élections municipales des 23 et 30 mars 2014 sont frappées du sceau d’une abstention massive et sans précédent : 38,5% !

Il en découle une défaite cinglante du gouvernement Hollande-Ayrault. Cette défaite n’est pas le fait d’une vague bleue ou d’une vague « bleu-marine » (FN). Cette défaite a été infligée au gouvernement, non par la droite et l’extrême droite, mais par l’absten-tionnisme ouvrier et populaire. En conséquence de quoi, ils sont tous minoritaires, le PS flanqué des Verts et du Front de gauche, tout comme la droite flanquée du FN.

Abstention historique : nature et conséquences

Au premier comme au deuxième tour, le taux d’abstention dans ces élections municipales atteint des records historiques : plus de 38% ! Et, comme tous les soirs d’élection depuis 20 ans,  c’est la même chose. Commentateurs et politologues de pacotille annoncent les chiffres de l’abstention, se lamentent un peu puis, le reste de la soirée, plus personne n’en parle, ni n’essaie de comprendre ou tenter d’expliquer le phénomène et sa portée.

Certes, le phénomène abstentionniste n’est pas nouveau. Il a pris sa source en 1982, lorsque le gouvernement Mitterrand- Mauroy- Fiterman (PS-PCF- radicaux de gauche) s’est engagé dans la voie d’une politique toujours plus clairement anti-ouvrière. Aux municipales de 1983, l’abstentionnisme ouvrier et populaire ne concernait encore qu’une fraction de la base électorale du PCF et du PS. A présent, il embrasse l’ultra-majorité de la base sociale d’origine des partis socialistes et communistes. C’est ce phénomène qui provoque, mécaniquement, en laissant la place à l’électorat de droite, la cinglante défaite du gouvernement en place. Personne ne peut nier que l’abstention renferme un refus net des mesures d’austérité, du chômage, de la misère, du pacte de responsabilité et des « réformes ».

L’abstentionnisme ouvrier et populaire prend l’ampleur d’une véritable grève générale du vote, il s’apparente à un boycott des partis liés de près ou de loin aux gouvernements pro-capitalistes en place qui se succèdent depuis 30 ans. Il exprime une volonté de rupture avec le régime, avec le gouvernement et avec l’Union européenne. Nous l’affirmons : l’abstentionnisme des ouvriers et em- ployés, des jeunes, des chômeurs, des retraités pauvres est un mouvement conscient. Dans quel sens ?  Conscient que rien ne peut être réglé sur le terrain électoral dans le cadre de la Vème république et qu’il n’y a pas d’issue ou de « perspective » ou « d’alternative » dans le cadre institutionnel. Conscient qu’aucune force politique ne les représente.

Cet abstentionnisme est porteur, certes non mécaniquement et automa- tiquement, d’une situation de crise révolutionnaire. Les digues qui protègent encore le gouvernement contre la vague qui se forme finiront par céder. Ces digues sont dressées par les directions syndicales, par les chefs du Front de gauche ( toutes nuances confondues) pour tenter d’empêcher le front unique pour le retrait total du pacte de responsabilité, pour l’abrogation des « réformes », pour l’arrêt des licenciements, pour l’augmentation générale des salaires et des effectifs. D’ailleurs, cet abstentionnisme a tendance à se répercuter aux élections professionnelles, dans le privé ou le public, du fait de l’aide directe et indirecte que les directions syndicales apportent au gouvernement (élections professionnelles à la SNCF – 20 mars 2014 : 30% d’abstention, tous collèges confondus).

Hier, le mouvement spontané des bonnets rouges, aujourd’hui le raz-de-marée abstentionniste, annoncent la fin de la relative paix sociale dont a bénéficié Hollande, par la grâce des directions syndicales et, il faut bien le dire, du Front de gauche dont, faut-il le rappeler, les principaux dirigeants impulsent la politique des grandes centrales syndicales. Ceux qui, ils sont nombreux y compris dans le NPA, croient que l’abstention équivaut à de la démoralisation, voire de la passivité, s’interdisent de comprendre la réalité de l’actuelle situation. Et leur réveil sera brutal.

L’abstention exprime une profonde colère des opprimés et des exploités. Cambadélis, au soir du second tour, a dit, pour expliquer la défaite : «  il faut désormais une politique pour ceux qui gagnent 1000 à 1400 euros » C’est bien la première fois depuis longtemps que ce renégat du trotskysme a raison ! L’abstention ouvrière et populaire n’exprime pas seulement colère et rejet, elle se dirige réso- lument contre les fondements mêmes d’un système à bout de souffle et discrédité de haut en bas. Elle se cherche et ne manquera pas, inéluctablement de trouver les voies de la lutte de classes directe. S’inter- dire de le comprendre, c’est s’aveugler sur la situation, c’est trop regarder du côté des appareils de toute sorte et pas assez du côté de notre classe.

Première conséquence de l’abstention : y a-t-il une « vague bleue » ?

La droite dite « républicaine » a ravi de nombreuses villes à la gauche institutionnelle. Plus de 150 semble-t-il à l’heure où nous écrivons. Le PS a subi, comme le dit Cambadélis lui-même « un dimanche noir » Le propre bras droit de Hollande, Poignant, a été balayé à Quimper. Il faut dire qu’il s’était heur- té de front aux bonnets rouges. Quant à Jean-Vincent Placé, ce notable des Verts qui oublie de payer ses amendes, il parle de «Waterloo». Les journaux  de ce lundi emploient tous les adjectifs dont dispose la langue française  pour caractériser la raclée infligée à Hollande-Ayrault. Mais le PCF qui s’est allié dans la plupart des cas au PS en fait tout autant les frais : Saint-Ouen, Bobigny, Villejuif, Le Blanc-Mesnil, Bagnolet, (PCF depuis 1928) comptent parmi ces communes que le PCF administrait depuis des décennies. Le PS lui-même perd des fiefs historiques comme Limoges, «à gauch » depuis plus d’un siècle (1912). A Marseille, la gauche est littéralement écrabouillée. Mais lorsque l’on scrute les résultats en pourcentage des électeurs inscrits, il ne reste en revanche, de la prétendue «vague» bleue, sur le plan arithmético-politique, que l’écume. (…) Prenons le cas de Bordeaux où Juppé, maire sortant, a été reconduit dès le premier tour avec 33% des inscrits et une abstention à 45%  Maire certes, mais minoritaire et pas si légitime que ça. (…)

Qu’en est-il de la « vague bleue marine » ?

Sur ce point, nous serons d’accord avec Juppé, lorsqu’il déclare au soir du second tour : « il n’y a pas de vague bleue marine ». (…)A la différence des élections précédentes, il n’y a pas eu de « Front républicain » gauche-droite » face au FN lorsqu’il arrive en tête au premier tour. Dans certains cas, il y a même plusieurs listes de droite maintenues au second tour « face » au FN. D’autre part, le FN n’a pu atteindre ses objectifs à Forbach ou St Gilles-du-Gard, où Philippot et Collard briguaient la mairie. Les ténors du FN, dont Aliot, époux de Marine le Pen ont mordu la poussière.

Il pouvait par ailleurs espérer « gagner » Villeneuve Saint Georges, à la faveur d’une alliance avec la droite locale. Cette alliance a échoué de peu. La crainte de voir arriver le FN à la mairie a mobilisé une partie des abstentionnistes du premier tour. Au premier tour : 50% d’abstentions, au second : 40% (ce qui reste énorme) – 25% des abstentionnistes du premier tour ont finalement voté pour liste dirigée par le PCF, pour faire barrage au FN. Il s’en est fallu d’une poignée de voix.

Il n’y a donc pas de raz-de-marée FN tel qu’annoncé par les médias et les partis qui avaient intérêt à l’agiter comme un chiffon rouge pour faire oublier leur propre politique anti-ouvrière et jouer au second tour le «Front républicain» pour sauver leur peau. Certes, il ne saurait être question de mini- miser : 11 villes FN, c’est 11 villes de trop. 1200 conseillers municipaux, c’est 1200 de trop ; et on peut donc sans doute parler dorénavant « d’ancrage du FN» Cet «ancrag » du FN est certes inquiétant mais il convient de garder son sang-froid, pas de quoi dire «tous aux abris! », loin de là.

Le FN a tiré profit de toutes les sirènes médiatiques qui, chaque semaine, depuis des années, depuis 30 ans, nous annoncent « la montée du FN », le « FN à l’assaut des villes »… Les discours des appareils bureaucratiques (mais aussi de l’extrême-gauche institutionnelle) qui invoquent sans cesse et à tout propos « la montée de l’extrême-droite » sans dénoncer l’ennemi principal, les partis institutionnels qui font le lit du FN ne sont qu’une basse manœuvre. Tout ce tapage encourage la radicalisation à droite d’une fraction de l’électorat des partis de droite institutionnelle UMP-UDI minés par les « affaires » et les dissensions internes, et par la décomposition des institutions de la Vème République.

Ce phénomène de siphonage d’une partie de l’électorat de droite par le FN est, sur le fond, induit  par le consensus « gouvernement-UMP » sur les questions clés : défense de l’Union Européenne – Pacte de Responsabilité – Poursuite des « réformes » contre les retraites, la Sécurité sociale, les services publics, les HLM, etc.

Aucun progrès par rapport à 1995

Nous sommes en 2014. En vingt ans, la crise s’est approfondie, le gouvernement a abandonné tous ses pouvoirs aux forces du marché et aux eurocrates anonymes de Bruxelles : dans ce contexte aussi délétère, le FN aurait dû croître comme d’autres partis nationalistes en Europe. Mais non : comparé aux élections municipale de 1995, le FN fait du surplace :

Les ténors désavoués : Aliot, Collard et Phillippot

Le désaveu des ténors du FN est patent. A Perpignan, le compagnon de Marine Le Pen, par ailleurs vice-président du parti, Louis Aliot, s’est fait battre à plate couture par le maire sortant UMP, Jean- Marc Pujol, qui l’a emporté avec 55,1% des suffrages. Mauvais joueur, il a accusé le vainqueur d’avoir achetédes voix. Le député mariniste Gilbert Collard, qui rêvait de commencer une carrière de cumulard à Saint-Gilles (Gard), a perdu face à l’UMP Eddy Valadier. Lui aussi l’avale mal : il entend déposer un recours. Belle claque, également, pour Florian Philippot, numéro deux du parti et architecte de la dédiabolisation du FN. Il a été parachuté à Forbach, mais son parachute ne s’est pas ouvert : le maire sortant socialiste, Laurent Kalinowski, l’a emporté avec 47,7% des suffrages contre 35,2% pour le frontiste. C’est sa deuxième défaite après celle des législatives en 2012.

Quand ils gagnent, c’est grâce à un concours de circonstances très particulier

Lorsque le FN gagne, c’est presque toujours à cause d’un concours de circonstance exceptionnel. Ce n’est pas le talent de ses candidats qui explique la victoire, mais le coup de bol. Ainsi, la victoire du FN à Hayange, où se situent les deux hauts fourneaux du site sidérurgique de Florange, ne tient qu’aux  promesses gouvernementales trahies (sous Hollande et de Sarkozy) face au désastre industriel local. Le candidat FN est d’ailleurs un ancien Cégétiste. Le Luc, moins de 9 000 habitants, a été remporté par le FN Philippe de La Grange. Mais c’est une ville tout aussi particulière. Comme à Toulon, Orange, ou Fréjus, d’autres villes où l’extrême droite est forte, il y a ici, sur la commune voisine du Cannet-des -Maures, une importante base militaire : la base-école Général Lejay, les hélicos de l’armée de terre. Or, comme l’a montré une étude du Centre de recherches politiques de Science-Po (Cevipof), le FN arrive en tête dans le vote des militaires. En 2012, le vote Le Pen était très faible chez les cadres (4%) et les enseignants (3%), mais très fort chez les policiers et les militaires (37%) » (…)

A cette étape, les abstentions ont une première conséquence, inédite sous la Vème Répu- blique : au lendemain de la cinglante défaite du gouvernement en place, le Premier ministre est destitué. Comme chacun sait, les élections municipales ont souvent, dans le passé, désavoué les gouvernements en place. En 1977, la gauche les avait gagnées face au gouvernement Giscard-Barre, mais le Premier ministre Barre est resté en place. En 1983, l’Union de la gauche au pouvoir les avait perdues. Mais Mauroy, Premier ministre, était resté en place. En 2008, le gouvernement Sarkozy-Fillon avait été salement désavoué à l’occasion des municipales. Mais Fillon est resté Premier ministre.

Cette fois-ci, le chef de l’Etat est contraint de lâcher son insipide Premier ministre qui res- semblait déjà, il est vrai, à un ectoplasme. Valls prend sa place, pour, selon Hollande, mener un « gouvernement de combat » ce qui va glacer d’effroi ceux qui se prennent pour l’aile gauche du PS et les ministres « verts ». D’ailleurs, Duflot s’en va.  Valls qui passe pour être plus « social-libéral » et « plus à droite » que ses comparses et qui passe aussi pour l’homme fort du régime. Alors qu’il n’est ni plus ni moins qu’un social-démocrate comme les autres, déterminé à défendre l’ordre bourgeois, les « réformes » et les directives dites « européennes » au compte du Capital financier. Face à la révolte qui couve, Hollande et Valls vont tenter de mettre en place « un gouvernement de choc », mais en réalité, de choc contre les masses.

Plus que jamais, les opprimés et exploités de ce pays ont  besoin d’un Parti anticapitaliste qui sache recruter parmi les abstentionnistes (et les autres)  Le NPA sera-t-il celui-là ?

Source : http://www.lacommune.org/

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31 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Le PS n’est pas à gauche (reporterre)

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Le PS échoue parce qu’il mène la politique des capitalistes – la même que l’UMP.

Pour échapper à la logique autoritaire que suit l’oligarchie, il faut construire la gauche autonome, écologiste, unissant des traditions politiques différentes mais convergeant dans leur analyse du moment historique.« Vague bleue », « déroute du PS », « débâcle de la gauche »… les élections municipales conclues le 30 mars ont marqué une défaite remarquable du Parti socialiste, qui perd la gestion de dizaines de villes. Le vote marque un désaveu évident de la politique menée depuis deux ans par MM. Hollande et Ayrault et par leur majorité.

Mais est-ce bien une défaite de la gauche, comme le proclament à l’envi les commen- tateurs politiques des médias dominants ? La défaite du PS est-elle la défaite de la gauche ? Cela ne serait vrai que si le PS était à gauche. Mais le PS n’est pas à gauche. Entendons-nous : il proclame en permanence qu’il est de gauche, il ancre son histoire dans la gauche, et, incon- testablement, ses électeurs se pensent eux-même à gauche. C’est-à-dire inspirés par l’idée fondamentale que la paix sociale ne peut exister que dans la justice, et que cette justice passe essentiellement par la recherche de l’égalité entre les citoyens, par la maîtrise des rapports d’inégalité afin que que la force des uns ne surpasse pas trop celle des autres.

Et pour qu’un parti puisse être dit de gauche, il faut qu’il mène une politique de gauche. Et dans un contexte historique caractérisé par un niveau d’inégalité historique, par la domination des banques et des marchés financiers sur la politique économique, par l’échec du croissancisme à résoudre les problèmes écologiques et à endiguer la pauvreté croissante, une politique de gauche serait de s’attaquer résolument – dans une perspective européenne – aux revenus des plus riches et des paradis fiscaux, aux pouvoirs financiers, au productivisme.

Le PS, M. Hollande, ont-ils mené cette politique ? Non. Ils ont suivi la même politique que l’UMP, que M. Sarkozy. Agitant le chiffon rouge du mariage pour tous – un moyen astucieux de détourner l’attention pendant qu’on s’assujettissait aux desiderata des marchés -, injectant une pincée de mesurettes sociales, ils ont continué sur la lancée du néo-libéralisme en vigueur dans tous les pays européens, alors même que le désastre provoqué par les marchés financiers en 2008 aurait dû conduire à un radical changement de cap.

Les électeurs n’ont donc pas boudé « la gauche » : ils ont boudé une politique mensongère, et même perverse. Car après tout, avec l’UMP, on sait où l’on est : dans le camp des dominants, du capitalisme sans remords. Avec le PS, on se croit à gauche, et il est plus difficile de combattre des dirigeants que l’on croit ses alliés. Ce mensonge est en train de prendre fin : nombre d’électeurs de gauche ont préféré s’abstenir ou aller ailleurs plutôt que de maintenir cette fiction d’un vote de gauche.

Pourquoi alors ne se sont-ils pas reportés sur le Front de gauche ou sur EELV ? Parce que ces deux mouvements maintiennent une alliance avec le PS. Au sein du Front de gauche, le Parti communiste a entretenu ses accords avec le PS pour sauver ses derniers bastions municipaux : c’est la logique d’un appareil à l’agonie et qui est en train de disparaitre. Le Parti de gauche, englué par son accord avec ce partenaire peu fiable, ne peut sortir son épingle du jeu. Quant à EELV, il ne peut pas représenter l’alternative, puisqu’il maintient contre vents et marées un choix stratégique d’union avec le PS qui le conduit à accepter une politique encore plus nuisible à l’environnement que ne l’était celle du gouvernement UMP ! Incapable de peser réellement sur quoi que ce soit, EELV parvient à sauver ses propres meubles, mais échoue à se poser en chance pour l’avenir.

Tout ceci doit se lire dans le contexte de la dérive autoritaire du régime oligarchique. Maître des moyens de masse d’information, les néo-libéraux font reculer de plus en plus les libertés publiques pour imposer leur politique, et le PS est à cet égard en pleine connivence avec les choix effectués. Le Front national est un instrument bien utile pour permettre des politiques toujours plus sécuritaires, visant les personnes d’origine étrangère et les mouvements sociaux et écologiques.

Et le fait que 40 % de citoyens fassent sécession à s’abstenant à des élections qui mettent face à face les deux grands partis, UMP et PS, partisans d’une même politique, ne suffit pas à inverser la pente dangereuse sur laquelle nous glissons.

Il faut prendre acte du refus du PS à porter la justice, la liberté et l’écologie. Et construire, non pas la « gauche de la gauche », comme le répètent en boucle les griots de l’oligarchie, mais la gauche : autonome, écologiste, unissant des traditions politiques différentes mais convergeant dans leur analyse du moment historique.

Source : Hervé Kempf pour Reporterre. lundi 31 mars 2014

http://www.reporterre.net/spip.php?article5642

Commentaire: La gauche, ce sont les députés de la Révolution, donc tous des bourgeois, qui s’asseyaient à gauche devant le président, donc à droite pour les spectateurs. Cette idée s’est répandue dans tous les pays. Il faudrait rajouter, « et au service de quelle classe? », celles des opprimés ou celle des oppresseurs?

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30 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Stage ICEM (Pédagogie Freinet) 20 au 23 août Rostrenen (22)

Stage ICEM (Pédagogie Freinet) 20 au 23 août Rostrenen (22) dans A gauche du PS arton1342-2ff41

Stage ICEM Institut Coopératif de l’École Moderne Pédagogie Freinet Région Grand-Ouest

20 au 23 août 201 4 Rostrenen (22)

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http://www.questionsdeclasses.org/?Du-20-au-23-aout-2014-a-Rostrenen

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29 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Le suicide politique des socialistes français (diplo)

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Le sévère échec électoral des socialistes français et la percée locale du Front national dans les municipalités où il présentait des candidats ne devraient pas constituer une surprise.

Depuis des mois, la France connaît une situation a-« normale » qui présageait une sanction élec- torale : le président, le gouvernement et la majorité parlementaire s’entêtent à mener une politique d’autant plus impopulaire que ses résultats sont mauvais. Et ils invoquent pour s’obstiner le pouvoir que leur confèrent les institutions.

De fait, celles-ci permettent à l’exécutif de négliger pendant cinq ans le sentiment de la population, tout comme il a ignoré le verdict sans appel d’un référendum sur l’Europe organisé trois ans plus tôt. Ce fonctionnement est conforme au texte de la Constitution de la Ve République, conforme aussi à des situations récentes, à une époque où la droite était au pouvoir : ce fut le cas avec M. Jacques Chirac à la popularité abyssale entre 2005 et 2007, avec M. Nicolas Sarkozy dans une situation comparable entre 2008 et 2012.

Il n’en est pas moins contraire à une bonne pratique de la démocratie. Celle-ci est éga- lement mise à mal parce que, sur plusieurs sujets importants, les engagements de la majorité so- cialiste ont été abandonnés au lendemain même de l’élection de François Hollande : la renégociation d’un pacte de stabilité européen, finalement entériné sans qu’une virgule en ait été modifiée ; l’ar- raisonnement de la finance (« Laissez moi vous dire qui est mon véritable adversaire »…), qui ne sera pas réalisé par un gouvernement français se comportant à l’occasion comme une simple suc- cursale du lobby bancaire ; la défense du pouvoir d’achat des salaires et des retraites, mis à mal par le relèvement rachitique du Smic et par la cascade de mesures d’austérité sociale. Sans parler de la promesse, non tenue elle aussi, d’ « inverser la courbe du chômage »

Il n’est pas étonnant que, dans ce contexte, les jacqueries se multiplient. Pas étonnant non plus qu’elles aient des traductions électorales favorables au Front national, lequel a beau jeu de railler l’existence depuis une vingtaine d’années d’un parti unique de fait, l’« UMPS », qui s’accorderait sur nombre de grands dossiers : économiques et sociaux, européens, commerciaux. Cette situation française se retrouve dans d’autres pays européens, où l’extrême droite est à l’offensive.

On risque d’avoir une nouvelle confirmation de ce mécontentement général lors des élec- tions européennes de mai prochain, traditionnellement propices à l’abstention. L’emballement de la machine bruxelloise, le grignotage obstiné des souverainetés nationales, seront à coup sûr mis en accusation. Au nom de l’ouverture des frontières, les institutions européennes (Commission et Parlement) ne cessent, par exemple, de produire des textes entérinant et amplifiant le phénomène du « détachement des travailleurs », c’est-à-dire le dumping social.

Les socialistes français tireront-ils la leçon de leur sanction électorale en abandonnant le cap d’une politique qui non seulement suscite le mécontentement de la population, mais qui en plus échoue de manière spectaculaire ? Rien ne l’indique. Interrogé mardi 25 mars, Michel Sapin, ministre de l’emploi, a estimé au contraire que « l’important, c’est de ne pas lâcher l’objectif qui est de faire diminuer le déficit de la France. Ca, ça ne changera pas. »

Bien au contraire : aiguillonné par la commission de Bruxelles, le gouvernement français se prépare à annoncer 50 milliards d’euros d’économies supplémentaires. Extraordinaire et terrible paradoxe qui voit le ministre de l’emploi du gouvernement de gauche d’un pays où le chômage n’a presque jamais cessé de s’accroître depuis l’élection de François Hollande réclamer que la priorité gouvernementale demeure la baisse des dépenses publiques. Mercredi 26 mars 2014

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2014-03-28-municipales

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27 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Municipalités: austérité au programme (lo)

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Un rapport, commandé par François Hollande en octobre dernier et remis à l’Élysée au début du mois de mars, préconise plusieurs mesures qui visent les finances des collectivités locales.

Intitulé « Pour une maîtrise collective des dépenses publiques », ce rapport, qui se présente comme un document d’étape, a été remis à l’Élysée par Martin Malvy et Alain Lambert, deux anciens ministres du Budget, l’un de Bérégovoy, l’autre de Raffarin.

Il préconise une « cure d’austérité sans précédent », comme l’ont titré plusieurs journaux. Ainsi, il propose de geler « en valeur » les dépenses jusqu’en 2017, des dépenses qui sont chiffrées à 18 milliards d’euros. Or comme ces dépenses augmentent automatiquement, ne serait-ce que du fait de l’inflation, cela signifie que les moyens des collectivités diminueront.

Ce rapport préconise aussi de fixer des objectifs nationaux aux administrations locales et donc de leur imposer d’adapter leurs besoins et leurs dépenses aux économies jugées nécessaires, au lieu de pouvoir dépenser en fonction des besoins.

Rien n’est encore décidé, sans doute du fait du calendrier électoral, mais il y a tout lieu de craindre que le gouvernement se prépare à faire payer aux collectivités les milliards qu’il distribue au patronat. Et ces économies sur les collectivités, ce seront des services utiles à la population qui se réduiront ou qui disparaîtront. David MARCIL

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2382&id=7

 

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27 mars 2014 ~ 0 Commentaire

200 personnalités appellent à manifester le 12 avril (libération)

marche

Contre l’austérité

Ces personnalités politiques d’extrême gauche, artistes, syndicalistes et sociologues remettent en cause, notamment, le pacte de responsabilité.

Deux-cents personnalités ont signé un appel à manifester le 12 avril «contre l’austérité pour l’égalité et le partage des richesses» à l’initiative d’organisations dont le Front de gauche, a-t-on appris auprès des organisateurs. «Maintenant ça suffit ! Marchons contre l’austérité pour l’égalité et le partage des richesses. Nous n’en pouvons plus de voir la droite et l’extrême-droite battre le pavé avec leurs cortèges de haine de l’autre, d’intolérance, de racisme, de sexisme, d’homophobie et d’intégrisme», est-il écrit sur l’appel.

Parmi les signataires on compte l’humoriste Christophe Alévêque, l’artiste Ernest Pignon-Ernest, Mgr Jacques Gaillot, les sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, le journaliste Ignacio Ramonet, des syndicalistes, Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, Olivier Besancenot du NPA, Clémentine Autain d’Ensemble, Jean-Baptiste Eyraud du DAL…

«En France, comme dans toute l’Europe, la rigueur budgétaire et l’austérité imposées par la Commission européenne, François Hollande et le gouvernement pour satisfaire les marchés financiers nourrissent ce climat malsain», est-il ajouté. «Alors que des choix politiques résolument à gauche devraient s’imposer face à la crise, les renoncements du gouvernement devant les exi- gences du Medef et de la droite en matière sociale, environnementale, familiale, et sur le droit de vote des étrangers… scandalisent», selon l’appel.

Les signataires dénoncent qu’avec «l’assentiment enthousiaste du Medef, le président de la République veut désormais faire du « pacte de responsabilité » le coeur de sa politique. Au patronat, il octroie 35 milliards d’allègements de cotisations (…) Devant un Medef qui refuse de s’engager sur des créations d’emplois, le gouvernement Ayrault s’engage, lui, à réduire les dépenses publiques de 50 milliards d’euros».

«Ce sont aussi les collectivités territoriales asphyxiées, les associations étouffées, la culture sacrifiée. Ce n’est décidément pas cela que nous voulions, nous qui, par millions, avons contribué à chasser Sarkozy», précisent-ils. Les deux-cents signataires appellent ainsi le samedi 12 avril à Paris «à une marche nationale d’espoir à gauche, contre l’extrême droite, pour l’abandon du « pacte de responsabilité », pour une juste distribution des richesses».

AFP 26 mars 2014 à 18:50

http://www.liberation.fr/societe/2014/03/26/contre-l-austerite-200-personnalites-appellent-a-manifester-le-12-avril_990502

Commentaire: Beaucoup d’italiques et d’apostrophes, hein!

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