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13 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

désarçonnés (le huff’ + yéti + ensemble)

libearion_melenchon

Clémentine Autain admet que les polémiques Garrido « désarçonnent » les militants Insoumis. La députée de Seine-Saint-Denis dénonce un « acharne- ment » tout en reconnaissant que cela « dessert » le mouvement de Jean-Luc Mélenchon.

« Je ne suis pas une amie proche de Raquel Garrido ». Si Clémentine Autain s’est montrée solidaire à l’égard de l’oratrice de la France insoumise en dénonçant « l’acharnement » dont elle ferait l’objet, la députée de Seine-Saint-Denis a également pris ses distances, en exprimant le malaise que cette affaire provoquait chez les militants.

Invitée sur BFMTV ce vendredi 13 octobre, Clémentine Autain, députée membre du groupe présidé par Jean-Luc Mélenchon, a souligné que la polémique n’aurait pas lieu d’être si l’avo- cate s’était montrée exemplaire. « Je vous le dis franchement, oui il faut payer ses impôts, oui il faut payer ses cotisations », a d’abord expliqué Clémentine Autain, précisant toutefois qu’elle ne connaissait pas les « détails » de l’histoire.

Relancée sur la façon dont étaient perçues ces affaires en internes, l’élue insoumise a concé- dé que le cas de Raquel Garrido posait problème. « Oui, la polémique et la place prise par ces question désarçonnent les militants », a affirmé Clémentine Autain, avant d’admettre: « oui, ça dessert le mouvement ».

Comme le révélait Le HuffPost, le cas de Raquel Garrido pose un cas de conscience aux militants insoumis, tiraillés entre la défense d’une camarade et le respect de l’intégrité doctri- nale du mouvement. En interne, les militants ont été nombreux à exprimer leur malaise, que ce soit après les révélations du Canard Enchaîné, les clashs avec des vedettes du petit écran ou encore ses règlements de compte sur le Snapchat de Jeremstar.

Ce vendredi, le député Alexis Corbière, époux de Raquel Garrido, s’est défendu face aux critiques qui lui reprochent d’occuper un logement social. « Depuis le mois de juin, j’ai dit que je partais, je me suis mis en situation pour partir », a-t-il affirmé.

Romain Herreros 13/10/2017

http://www.huffingtonpost.fr/

Lire aussi:

Affaires Garrido/Corbière : démontage d’une campagne de calomnies (Le Yéti)

Déclaration à l’issue de la consultation d’Ensemble sur ses rapports avec La France Insoumise (Ensemble)

Commentaire:

Au tout début, la LCR décide de se changer en NPA. Beaucoup de monde vient voir. Mais en réalité le parti est coupé en deux, la suite le montre.

Episode 2, une grande partie de la LCR quitte le NPA (sous le nom de Gauche Anticapitaliste) pour le Front de Gauche, donc pour Jean Luc Mélenchon.

Episode 3, ceux et celles qui ne sont ni PCF, ni Parti de Gauche (parti de JLM), dans le FDG se réunissent dans « Ensemble! » dirigé par Clémentine Autain, dont la GA.

Episode 4: Elections législatives des membres d’Ensemble sont élu(e)s. Une partie d’Ensemble dont les ex LCR décident alors de quitter « Ensemble! » pour adhérer directement à la France Insoumise.

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13 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

réunification (bretagne info)

44_bretagne_reunification_democratie_44bzh

Après la manif de Nantes, quelle lutte pour la réunification et l’autodétermination ?

Le 30 septembre dernier alors que Bretagne Réunie, ou tout au moins une partie de sa direction, se refusait au dernier moment à défiler dans Nantes pour l’unité de la Bretagne, le collectif 44=Breizh et la Gauche Indépendantiste avaient eux décidés d’occuper les rues de la capitale historique de la Bretagne.

Prés de 400 personnes ont bravé les appels à la démobilisation.

Le cortège s’est déroulé sans aucun incident et dans une atmosphère déterminée mais famili- ale. Beaucoup de drapeaux de nations sans état coloraient le cortège, tout comme les dra- peaux féministes et antifascistes. Les banderoles de 44=Breizh et de la Gauche Indépen- dantiste rappelaient clairement que la ligne politique à mettre en avant dans le combat pour la réunification est celle du droit à décider en tant que peuple, celui du droit à l’autodétermination.

On pouvait rencontrer dans le cortège des vieux routiers du mouvement pour le retour du pays Nantais en Bretagne comme Yann Chouq, ou Patrick Mareschal, Jean-Do Robin, Per Vari Kerloc’h, mais aussi beaucoup de militants de Bretagne Réunie de Pornic ou Saint-Nazaire par exemple, déboussolés par la désertion de leur dirigeants.

Beaucoup ont noté la moyenne d’age très peu élevée du reste des participants, et la bande- role de la Gauche Indépendantiste était exclusivement portée par des femmes. Les militants des autres composantes du cortège anticapitaliste ont eux aussi contribué au succès relatif de ce cortège jeune, dynamique, clairement anti raciste, pour réclamer le retour de Nantes en Bretagne. Bref, l’ambiance inverse de celle qu’on a pu voir dans les manifestations passéistes et infiltrées par l’extrême droite ces dernières années.

Les fascistes eux n’ont pas montré le bout de leur nez, et les responsables au sein de Bretagne Réunie qui semblent avoir pris en catimini les décisions d’annulation contre l’avis de leur base en évoquant des risques de troubles et de violences vont devoir s’expliquer sur les responsabilités réelles de leur fiasco, tant politiques que conjoncturelles, tout comme de leur étrange complaisance revenant à mettre sur le même plan l’extrême-droite et les antifascistes.

La Gauche Indépendantiste a lu la déclaration de solidarité internationale avec le peuple catalan à la veille du 1er octobre, en breton et en français, puis une militante a lu le message suivant :

Nous sommes bretons et de Brest à Clisson, de Fougères aux Glénans et nous pensons qu’il est légitime que nous puissions décider collectivement de notre destin en tant que peuple. Le premier de ces choix que seul le peuple à le droit de faire est celui de déterminer le périmètre institutionnel de notre pays, la Bretagne. Nous devons œuvrer ensemble pour réunir les condi- tions permettant au peuple breton de librement se déterminer pour un autre modèle, institu- tionnel, démocratique, social et environnemental sur l’ensemble de la Bretagne historique.

Pour ce faire nous avons besoin d’un nouveau cadre d’action collectif, trans-courant, apartisan, ouvert, accueillant sans discrimination d’origine, de confession, ou d’orientation sexuelle tous ceux et celles attachés à cet objectif. Ce nouvel espace de conquête de droit démocratiques ne peut se construire en ayant la moindre complaisance ou ambiguïté avec les ennemis de la démocratie et ceux qui instrumentalisent les identités pour tenir un discours de haine xéno- phobe. Nous avons besoin d’un espace participatif, imaginatif traduisant notre vision inclusive de l’identité bretonne et notre désir commun de construire ici en Bretagne une démocratie de proximité aux bénéfices du plus grand nombre.

C’est ce que nous proposons de faire par un cycle de réunions ouvert à tous ceux qui partagent cet objectif et qui commencera le 9 décembre à Saint-Herblain.

C’est ce message qui doit être diffusé et cette date qui doit être dans tous les agendas. Pour qu’en plus de reprendre nos rues aux fascistes nous construisions ensemble des outils d’émancipation.

La Gauche Indépendantiste 12/10/2017

http://www.bretagne-info.org/

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12 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

france insoumise (npa)

 super jean_luc_melenc

France insoumise : Mélenchon : la seule opposition, vraiment ?

Depuis les législatives, Mélenchon se positionne comme seul opposant politique contre Macron. Mais depuis son succès mitigé du 23 septembre dernier, son hégémonie a du plomb dans l’aile.

A priori tout semble bon pour Mélenchon et les députéEs de La France insoumise pour imposer l’ex-candidat à la présidentielle comme unique opposant à Macron.

C’est ainsi qu’il tente depuis des mois de soumettre toute autre parole. C’est ainsi qu’il appela « les gens » à se rassembler autour de lui et de lui seul le 23 septembre contre le « coup d’État social » de Macron. C’est dans ce sens également qu’il appela à des « casserolades » et à une manifestation de « 1 million de personnes sur les Champs-Élysées ».

Mais l’aspiration forte à l’unité et le bilan mitigé du 23 septembre, où le « déferlement » n’a pas eu lieu et a mis entre parenthèse l’initiative des Champs-Élysées. Sans oublier que depuis la rentrée parlementaire, le monopole de l’opposition politique est de nouveau contesté par des socialistes et des Républicains qui tentent de relever la tête.

Le retour des morts-vivants

Qu’importe leur discrédit, leurs divisions et leurs guéguerres internes : les deux anciens partis de gouvernement misent sur le temps long pour incarner une alternance crédible à Macron. Selon les socialistes, « être les meilleurs opposants, ce n’est pas forcément être les meilleurs résistants, mais les meilleurs « proposants » ».

Ou encore : « Si nous représentons juste une opposition pavlovienne, Mélenchon criera tou- jours plus fort que nous. Or, le bruit et la fureur ne créent pas l’alternance. » Constat partagé par Les Républicains : « Notre rôle n’est pas d’exister et de faire un concours de grande gueule avec Mélenchon mais de représenter une opposition alternative au moment des élections. »

Les socialistes comptent sur le débat budgétaire pour se faire de nouveau entendre en propo- sant un contre-budget et en tapant sur un budget pour les riches et favorisant les inégalités… terrain déjà occupé par les députéEs de La France insoumise. La droite, elle aussi, tente de retrouver de la voix mais ce n’est pas simple lorsque Macron met en place tout ce que Sarkozy n’a pas fait. Dès lors, la seule place qu’ils peuvent reprendre est celle du FN sur, notamment, les questions de sécurité.

C’est la rue qui gouverne !

Mélenchon et son groupe parlementaire jouent évidemment un rôle en s’opposant  à l’Assem- blée nationale, aux députéEs d’En marche et aux représentants du gouvernement. Mais beau- coup moins en bataillant contre le drapeau européen dans l’hémicycle.

Pour le NPA, le nécessaire rapport de forces contre ce gouvernement ne va pas se construire sur les bancs de l’Assemblée ou dans les prochaines échéances électo- rales, mais dans les lieux de travail, les quartiers et dans la rue.

Et cela passe non pas par l’alignement derrière « un homme », mais par des cadres unitaires et démocratiques, localement et nationalement capables, y compris face à la soumission ou la passivité de beaucoup de directions syndicales, de préparer l’affrontement.

Contrairement aux dirigeants de La France insoumise, nous pensons que si révolution il doit y avoir, elle ne se passera pas dans les urnes mais bel et bien dans la rue. Et depuis le 12  septembre, même si les difficultés sont réelles, c’est bien le monde du travail, actifs et inactifs, privé et public confondus, mobilisé contre la politique de ce gouvernement, qui est la véritable opposition capable de faire reculer Macron. Faisons en sorte qu’elle se fasse de plus en plus entendre.

Mercredi 11 octobre 2017  Joséphine Simplon

https://npa2009.org/

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12 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

forum social (attac)

Forum social mondial anti-nucléaire à Paris du 2 au 4 novembre 2017

Nous vous invitons à joindre cet événement afin de débattre de toutes les questions liées à la lutte antinucléaire : conférences plénières, ateliers, conversations…

Plusieurs centaines de participant·e·s de plusieurs pays se rencontreront, échangeront leurs points de vue, apprendront les uns des autres, débattront et développeront des moyens et stratégies pour arrêter le nucléaire, civil et militaire, et renforcer les mouvements de l’échelle locale à l’international.

Attac sera présent avec 3 ateliers :

  • Finance et nucléaire : le pouvoir des lobbies contre la démocratie, avec Dominique Plihon et l’Observatoire des multinationales ;
  • Abandonner le nucléaire et répondre au défi climatique, avec Geneviève Azam ;
  • Femmes contre le nucléaire, avec Huayra LLanque et Rebecca Johnson et Bénédikte Zitouni.

https://france.attac.org/

attac2

forum social (attac) dans A gauche du PS

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12 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

catalunya (a manca)

fachas

Le bateau coule, les fascistes sortent de leur trou

Dans le bras de fer qui l’oppose au peuple catalan, le gouvernement de Madrid vient de marquer un point.

La formidable pression exercée avec l’aide de ses complices apporte son premier effet : le président de la Generalitat de Catalunya en déclarant un gel du processus de déclaration de l’indépendance a opéré un recul qui fracture le camp des indépendantistes sans pour autant influer sur la position du pouvoir espagnol.

Mais c’est ce dernier qui devra assumer l’écrasante responsabilité des tensions qui s’annoncent.

Un chantage patent s’est exercé durant la semaine écoulée au détriment  des droits démocratiques des Catalans. Ce sont les milieux des banques et de la finance qui ont tiré la première salve en annonçant le départ de leurs sièges sociaux. Les représentants de l’Union européenne ont enfoncé le clou en réaffirmant deux points qui leur tiennent à coeur : d’abord leur soutien au gouvernement espagnol, afin disent-ils, de « sauvegarder l’intégrité de son territoire, de son économie et de ses acquis démocratiques… ».

Ils ont également repris le discours de Madrid en soulignant l’illégalité du scrutin organisé par le gouvernement autonome de Catalunya.

Le président de la République française n’a pas négligé non plus d’apporter son « indéfectible soutien au gouvernement espagnol ». Si Carles Puigdemont et ses amis de la bourgeoisie catalane entretiennent encore après cela l’illusion d’une Europe garantissant la liberté des peuples, c’est soit qu’ils sont atteints de surdité, soit qu’ils s’avèrent depuis longtemps disposés à se contenter de prérogatives étendues dans le cadre du statut d’autonomie, tout en restant toutefois sous la tutelle espagnole.

Il n’est pas impossible, loin s’en faut, que les représentants des petites et grandes bourgeoi- sies catalanes revoient leurs prétentions à la baisse pour peu qu’ils obtiennent de nouveaux avantages, principalement en matière de fiscalité.

Dans ce contexte trouble, la capacité d’intervention des classes populaires catalanes est décisive.

Les nationalistes de gauche qui apportaient jusqu’alors leur soutien (critique), au gouverne- ment actuel de la Catalunya semblent fermes sur leur position en exigeant une déclaration d’indépendance. Restent à venir les positions du champ syndical catalan et des organisations de jeunesses indépendantistes. Pour que toutes celles et ceux qui se refusent à abdiquer devant les prétentions du pouvoir espagnol puissent surmonter l’épreuve, plusieurs conditions doivent être réunies : le soutien massif des travailleurs et la solidarité internationale.

C’est sur ce dernier point que nous appelons la jeunesse et les travailleurs de notre pays à s’engager aux côtés du peuple catalan.

Ces soutiens doivent se concrétiser sans plus tarder en organisant la prise de parole des indépendantistes de Catalunya. L’étau médiatique mis en place par le pouvoir français (et, au-delà européen) doit être desserré. Depuis des semaines les radios et télévisions françaises se livrent à une propagande uniquement destinée à décrédibiliser le droit à l’indépendance des Catalans. Il nous faut donc contre- balancer cet état de chose en recherchant et en diffusant des informations et des analyses plus proches de la réalité et des volontés de ce peuple résistant de longue date. C’est-à-dire qu’il nous faut apporter un contre- point authentiquement démocratique à des propos de propagandistes qui se prétendent journalistes.

La victoire du peuple catalan peut ouvrir pour d’autres peuples des perspectives d’émancipa- tion. C’est là en Corse, comme en Sardaigne, en Euskadi et en Ecosse que le souffle de cette liberté est à même de se ressentir encore davantage.

 11 octobre 2017 a manca

http://a-manca.org/

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12 octobre 2017 ~ 1 Commentaire

drapeau européen (lutte ouvrière)

tardi drapeau

Contre ceux qui tricolorent : vive le drapeau rouge !

Les députés de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon ont déposé le 29 septembre un amendement pour que le drapeau de l’Union européenne soit retiré de l’Assemblée nationale.

L’amendement a été rejeté. Mais les députés de la France insoumise ont pu faire leur baroud patriotique. Dans cette guéguerre des chiffons, les députés Insoumis ont reçu un soutien du côté du Front national : « Ils ont raison […]. Nous sommes dans l’Assemblée nationale françai- se, c’est normal qu’il n’y ait que le drapeau français », a déclaré Louis Alliot, le vice-président du FN. Cette proximité sur les symboles en dit long, car se prosterner devant le drapeau tricolore annonce toujours que l’on est soumis à la bourgeoisie française.

Bien sûr, le drapeau de l’Union européenne qui pavoise aujourd’hui le Parlement ou les monuments publics en France est celui des bourgeoisies d’Europe, et en particulier des plus puissantes, qui cherchent à dissimuler derrière cette idée d’union le fait qu’elles mettent les populations en coupe réglée et maintiennent toutes les divisions de la société.

Mais se poser en défenseur du drapeau tricolore, c’est reprendre le drapeau des massacreurs de la Commune de Paris de 1871 et de juin 1848. C’est reprendre le drapeau au nom duquel l’impérialisme français a mené les guerres coloniales et mène encore aujourd’hui ses interventions militaires au Moyen-Orient ou en Afrique.

Agité par les mélenchonistes ou par l’extrême droite, le drapeau français est celui de la bour- geoisie et de son État. Prétendre que, sous ses plis, les travailleurs et les classes populaires trouveraient une protection, c’est recourir à une vieille escroquerie qui a toujours conduit à des impasses et aux guerres.

Le seul drapeau qui vaille pour les travailleurs est le drapeau rouge, qui affirme que les travailleurs n’ont pas de patrie et qu’ils doivent s’unir par-delà les frontières.

Boris SAVIN 11 Octobre 2017

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11 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

portugal (npa)

ameaca

La menace rouge, n’a pas marché cette fois-ci!

Les élections municipales accentuent la défaite de la droite

Malgré la prédominance des facteurs locaux dans le choix du vote, il y a évidemment une lecture nationale des résultats électoraux du 1er octobre : pour la première fois depuis 32 ans, le parti au pouvoir a gagné les élections municipales.

C’est en effet en 1985 que les Portugais ont assisté pour la dernière fois à la victoire aux élections municipales du parti au pouvoir. La victoire du Parti socialiste en 2017, avec un gain de 10 municipalités, lui permet de gérer actuellement 159 des 308 municipalités du pays.

Le Parti socialiste en progression

Ces élections sont les premières depuis les législatives de 2015, où le PS est arrivé derrière la coalition de la droite PSD-CDS. Mais il a pu constituer un gouvernement avec l’appui au Parlement du Parti communiste portugais (PCP) et du Bloc de gauche. Les partis de droite PSD-CDS, responsables de l’application des politiques d’austérité de la troïka, espéraient que l’électorat infligerait une défaite à la coalition au pouvoir. Suite à cet échec électoral pour la droite, le leader du PSD et ex-­Premier ministre Pedro Passos Coelho a annoncé son retrait ­prochain de la vie politique.

Bien que la gauche ait augmenté son pourcentage en voix et en élus lors de ces élections, les différents partis qui la composent n’en ont pas tous bénéficié de la même façon. En fait, seul le PS a réussi à gagner de nouvelles municipalités. Le PCP a perdu 10 municipalités, presque toutes au profit du PS – notamment dans l’Alentejo, bastion historique du PCP – et le Bloc de gauche n’en dirige toujours pas.

Résultats positifs pour le Bloc de gauche

Pour le Bloc de gauche, le résultat a été positif même s’il demeure modeste. Il a augmenté en voix (+ 50 000) et le nombre de conseillers municipaux est passé de 100 à 125, celui d’élus dans les cantons de 138 à 213 et le nombre de maires-adjoints de 8 à 12.

Les axes centraux de la campagne du Bloc de gauche, prenant appui sur les luttes locales, étaient la transparence, la défense des territoires et la protection de l’environnement, un renforcement des services sociaux et des services publics ainsi que la fin de la précarité pour les agents des services municipaux.

Tout en reconnaissant le travail important restant à accomplir pour développer son implantation locale, Catarina Martins, coordinatrice du Bloc, a souligné l’élection pour la première fois d’un élu du Bloc de gauche, Ricardo Robles, à l’exécutif municipal de Lisbonne.

La situation politique actuelle de la ville de Lisbonne est la même qu’en 2007. Le maire, Fernando Medina, a besoin du soutien du conseiller du Bloc de gauche pour avoir la majorité à l’Assemblée municipale. Tout au long de la campagne, Ricardo Robles a posé les conditions pour qu’à Lisbonne, puisse se mettre en œuvre la même coalition qu’au niveau national : programme de logements à loyer modéré, construction de dizaines de crèches municipales, augmentation du budget pour les écoles, développement des transports publics. Le résultat des négociations qui vont avoir lieu dans les prochaines semaines pourra conduire, en cas d’accord, à l’attribution d’un poste de maire-adjoint pour le Bloc de gauche.

Mercredi 11 octobre 2017 Luis Branco (membre du Bloc de gauche)

https://npa2009.org/

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11 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

csg (europe1)

retraite

Hausse de la CSG : « Faut-il ouvrir une guerre entre générations? »

La CSG devrait rapporter 22 milliards d’euros supplémentaires à l’Etat en 2018.

La France a mis en place un système de retraite par répartition qui assure aux actifs qu’ils auront un niveau de vie satisfaisant durant leur retraite.

Les retraités ont un niveau de vie égal à celui des personnes d’âge actif ; les classes d’âge défavorisées sont les enfants et les jeunes. Les retraités, qui jadis ne payaient pas de cotisa- tions sociales, ont subi la montée en puissance de la CSG tandis que le coût des complé- mentaires santé augmente.

Leurs pensions ne bénéficient plus, depuis 1983, de gain de pouvoir d’achat, cela quelle que soit l’évolution des salaires. Les prévisions officielles envisagent de faire financer le vieillissement de la population par la baisse progressive, de l’ordre de 20%, du niveau des retraites par rapport à celui des salaires. Faut-il que les retraites deviennent la variable d’ajustement des finances publiques?

Faire financer les prestations chômage et les prestations maladie-maternité par la CSG, et donc les retraités (qui, par définition, n’en profitent jamais), au lieu de les faire financer logi- quement par les salariés (qui y ont droit selon le montant des cotisations versées) est une stupidité du point de vue de la logique économique et sociale. L’objectif, à peine caché, est de retirer aux syndicats de salariés leur légitimité pour intervenir dans les décisions de l’Unédic afin de transformer les prestations chômage en une allocation uniforme de bas niveau.

Il serait légitime d’augmenter la CSG de tous pour financer une hausse des dépenses de santé qui profite à tous

La pension de retraite est un droit social acquis en raison des cotisations versées. Elle doit être garantie et ne pas être diminuée de façon arbitraire. Autant il serait légitime d’augmenter la CSG de tous pour financer une hausse des dépenses de santé qui profite à tous, autant il ne l’est pas de l’augmenter pour une telle opération. D’autant qu’en même temps le gouverne- ment diminue de 5 milliards les impôts payés sur les revenus du capital, les mêmes 5 milliards qu’il prélève sur les retraités.

Faut-il ouvrir une guerre entre générations?

En prétendant financer une hausse de 1,8% du pouvoir d’achat des actifs par une baisse de 1,8% du pouvoir d’achat des retraités?

Faut-il diminuer le pouvoir d’achat d’un retraité qui touche 1.500 euros par mois pour aug- menter celui d’un cadre à 7.500 euros de salaire ou d’un riche actionnaire? Cette mesure, si elle est équilibrée financièrement, n’augmente pas le pouvoir d’achat global des ménages ; elle ne contribue donc, ni à relancer l’économie, ni à faire diminuer le chômage.

L’objectif du gouvernement rejoint celui du patronat : faire croire aux salariés qu’ils n’auront de gains de pouvoir d’achat que par la baisse des dépenses publiques et sociales, comme si celles-ci ne leur bénéficiaient pas. Finalement, les salariés ne seront pas gagnants : leur droit aux prestations chômage est fragilisé ; leurs retraites seront plus faibles demain.

10 octobre 2017

 Henri Sterdyniak, animateur des Economistes atterrés, animateur des Economistes atterrés, estime qu’il ne faut pas faire payer les retraités, car « la pension est un droit social acquis ».

http://www.lejdd.fr/

Lire la justification macroniste:

Hausse de la CSG : pourquoi il faut taxer les retraités (Europe1)

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11 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

le media (europe1+ anti-k)

tele melechon

« Le Média » : « média citoyen » ou communication Insoumise ?

Des personnalités issues ou proches de la France Insoumise présentent mer- credi « Le Média », destiné à renouveler le traitement de l’information. Et se défendent de toute propagande.

« Il ne s’agit pas de faire mieux, mais de faire différemment. » Tel est le leitmotiv du nouveau « média citoyen » que s’apprêtent à présenter, mercredi soir, une poignée de personnalités étiquetées à gauche. Le principe est simple : un journal d’information, tous les soirs, tous les jours de la semaine, diffusé sur Internet à partir du 15 janvier prochain. Le nom aussi : « Le Média », tout naturellement.

Là où les choses se corsent, c’est lorsqu’il est question de la ligne éditoriale.

Car la présence aux manettes de Sophia Chikirou, conseillère communication de Jean-Luc Mélenchon, et Gérard Miller, psychanalyste et ancien chroniqueur chez Ruquier qui n’a jamais caché sa sympathie pour la France Insoumise, laissent planer le doute sur la finalité du Média. Serait-ce le lancement de la chaîne de télévision de Jean-Luc Mélenchon ?

Quelques insoumis aux Insoumis.

Les porteurs du projet s’en défendent énergiquement. D’abord, en invoquant le fait que leur « manifeste » en faveur de ce média citoyen, publié dans Le Monde le 25 septembre dernier, a été signé bien au-delà des rangs de la France Insoumise. « Des gens comme Philippe Poutou, Aurélie Filippetti ou Arnaud Montebourg, il est difficile de dire qu’ils sont soumis aux Insoumis », souligne auprès d’Europe1.fr Gérard Miller, qui a lui-même décroché son téléphone pour contacter plusieurs signataires illustres.

Si Thomas Guénolé, politologue qui a fait son coming-out pro-Mélenchon fin août, ou François Ruffin, Adrien Quatennens et Raquel Garrido, tous trois de la France Insoumise, ont bien soutenu le manifeste, ils côtoient de fait des journalistes (Cécile Amar ou Jack Dion), des artistes (Jean-Pierre Darroussin ou Robert Guédiguian) et des personnalités politiques d’autres courants de gauche (PCF, PS et écologistes). Bien évidemment, ce média espère s’appuyer sur l’énergie, l’intelligence, la détermination des gens de la France Insoumise. Mais tous ceux qui adhèrent aux valeurs sont les bienvenus.

« Du journalisme engagé ».

Pas question, donc, de servir de support pour les idées de Jean-Luc Mélenchon. D’autant que l’ancien candidat à la présidentielle veut lui-même transformer sa chaîne YouTube en chaîne d’information. En revanche, Le Média fera bel et bien « du journalisme engagé qui ne se cache pas derrière son petit doigt », précise Gérard Miller. Le manifeste du 25 septembre avait claire- ment posé les bases : « humaniste », « antiraciste », « féministe », « défenseur des droits LGBTI », « écologiste », la webtélé se devra d’être aussi « progressiste ». « Bien évidemment, ce média espère s’appuyer sur l’énergie, l’intelligence, la détermination des gens de la France Insou- mise, ou des gens qui ont voté pour ce mouvement », explique Gérard Miller. « Mais tous ceux qui adhèrent aux valeurs sont les bienvenus. »

« Pluralisme » et « indépendance de la rédaction ».

De son côté, Aude Rossigneux, qui prendra la direction de la rédaction, assure que l’antenne sera « pluraliste ». « Je ne suis pas militante à la France Insoumise », rappelle sur Europe 1 cette diplômée du Centre de formation des journalistes, ancienne de France Télévisions et passée par Le Parisien Magazine, qui assume des convictions de gauche. Contactée directement par Sophia Chikirou dans le courant de l’été, elle lui avait fait part de ses exigences. « Et l’une des premières, c’était l’indépendance de la rédaction », raconte la conseillère communication de Jean-Luc Mélenchon sur le plateau de Quotidien. Un exemple concret à l’appui : celui des batailles de chiffres lors des manifestations. « On fera comme tout le monde », confirme Aude Rossigneux. « On donnera ceux des organisateurs et ceux de la police. »

« Subjectivité honnête ».

Ce que revendique Le Média, c’est une « subjectivité honnête ». « Aujourd’hui, on demande aux journalistes, et c’est une erreur, de faire comme s’ils n’avaient pas d’avis sur un sujet », développe Aude Rossigneux au micro d’Europe 1. « Or, ce n’est pas vrai. On a tous un prisme d’analyse qui nous appartient. » La future directrice de la rédaction n’a pas peur de dire que « cette injonction d’objectivité [la] gonfle ». « Ça m’a pesé dans ma vie professionnelle. Je pense que les journalistes sont bridés par l’endroit où ils travaillent. » Quid des médias engagés à gauche déjà existants, comme L’Obs, Les Inrockuptibles ou L’Humanité ? « Ils font ça sur format papier », balaie Sophia Chikirou dans Quotidien. Avant de rappeler que Le Média n’a vocation à « remplacer » aucun autre canal d’information.

Pour l’instant, les détails du projet restent flous. Les journalistes qui participeront à l’aventure n’ont pas encore été recrutés, même si Aude Rossigneux assure recevoir « beaucoup de CV », y compris de gens « qui ne sont pas exactement de gauche ». Ceux qui ont signé le manifeste n’ont, jusqu’ici en tous cas, pas postulé. « Le fait qu’ils aient signé ne signifie absolu- ment pas qu’ils viendront », confirme Gérard Miller. « Il n’y a jamais eu aucune ambiguïté là-dessus. »

Un modèle économique à inventer.

Les recrutements dépendent en réalité de la levée de fonds qui s’amorcera mercredi. Et du modèle économique finalement choisi pour Le Media. Gérard Miller reconnaît volontiers avan- cer à tâtons : « On est en train de l’inventer. » La seule chose certaine, c’est que les porteurs du projet rejettent en bloc le financement d’un canal d’information par un groupe industriel, comme c’est le cas de la vaste majorité des médias aujourd’hui. La publicité non plus ne devrait pas être utilisée, du moins pas au début.

Leur modèle est plutôt à chercher du côté des coopératives biologiques qui émer- gent dans le secteur agricole. « Cette forme de coopérative, ou de Scop, me paraît la plus adaptée. L’idée forte, c’est que l’argent vienne du public. » Chaque cotisant serait donc déten- teur d’une part du Média, qui devra être gratuit pour être accessible au plus grand nombre. « Une folie de plus », s’amuse Gérard Miller. Si Sophia Chikirou évoque aussi une forme de « mécénat » possible pour des entreprises, ce sont sur ces dons que compte principalement reposer Le Média. Le manifeste annonçait déjà la couleur le 25 septembre : « Rien, absolument rien, ne se fera sans vous. »

11 octobre 2017

http://www.europe1.fr/

Lire aussi:
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09 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

dossier catalunya

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“Un nouveau projet pour les classes populaires ne sera possible qu’en avançant des processus constituants” (Anticapitalistas)

« Les classes populaires doivent intervenir avec leurs propres outils de mobilisation » (Anticapitalistas)

Appel pour la Catalogne : Soutenons la lutte du peuple catalan (4è Internationale)

Cette maison est en ruine. Ce roi est un danger. Ce président un obstacle (Viento Sur)

Le maillon faible de l’Europe du capital: Une rébellion démocratique et nationale aux conséquences profondes (Révolution Permanente)

Le jour qui ébranla la Catalogne et l’État espagnol (Josep Maria Antentas)

Catalunya : Le jour d’après (A Manca)

La composition sociale de la mobilisation se modifie lentement (NPA)

Une sorte de « manif pour tous » contre l’indépendance (NPA)

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