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17 mai 2019 ~ 0 Commentaire

europe (psl rp)

bourge fille

 

Combattre la crise de l’UE et la croissance de l’extrême droite avec une alternative internationaliste et socialiste

Les élections du nouveau Parlement européen à la fin du mois de mai sont caractérisées par le manque d’enthousiasme, la méfiance et même une hostilité ouverte envers l’Union européenne. La saga autour du Brexit n’en est qu’une illustration.

Dans la plupart des pays, la participation sera très faible. En outre, toutes sortes de partis populistes de droite et d’extrême droite vont marquer des points. Il est difficile d’encore trouver de l’optimisme pour le progrès et une plus grande unité du projet européen. Dans toute l’Europe, l’establishment est confronté à un profond discrédit politique.

L’Europe du capital sous pression

Ces dernières décennies, l’establishment a fait tout son possible pour rendre l’UE synonyme de paix, de prospérité et de coopération. On parle encore aujourd’hui souvent des ‘‘valeurs euro-péennes’’ de démocratie et de tolérance, mais toute cette hypocrisie tombe en miettes.

L’UE est une machine d’austérité néolibérale qui ne tolère aucune contradiction. Le peuple grec en a durement fait l’expérience en 2015 lorsqu’il a démocratiquement choisi un gouvernement qui avait promis de rompre avec l’austérité. L’UE a alors agi en véritable tyran pour empêcher que cela n’arrive et forcer le gouvernement Syriza à rentrer dans le rang.

Les promesses de prospérité liées à la coopération européenne n’ont été concrétisées que pour les ultra-riches.

Les multinationales ont bénéficié de l’élargissement du marché intérieur et d’une meilleure position concurrentielle face à d’autres blocs comme les États-Unis, le Japon et, de plus en plus, la Chine. Depuis ses origines, la raison d’être de l’UE est la défense des intérêts des grandes entreprises.

L’UE est donc utilisée pour imposer privatisations, libéralisations et mesures antisociales. Tout cela est présenté comme nécessaire pour la ‘‘compétitivité’’ des entreprises. Ces politiques néolibérales jouent un rôle de premier plan dans l’aversion croissante que suscite l’UE. Le déclin d’enthousiasme est évident au vu du taux de participation aux élections. Lors des toutes premiè-res élections du Parlement européen en 1979, deux tiers des électeurs s’étaient rendus aux urnes ; contre 40% aux élections européennes de 2014.

Les gouvernements nationaux se cachent souvent derrière les diktats de l’UE en déplorant n’avoir d’autre choix que de mener une politique néolibérale.

Ils oublient de préciser que ces mêmes partis sont également au pouvoir à l’UE. Les gouverne-ments nationaux composent d’ailleurs la Commission européenne, l’organe non élu qui prend les décisions les plus importantes.

Le Parlement européen a une fonction plus propagandiste mais, là aussi, ce sont les mêmes familles politiques forment la majorité. Depuis 1979, il y a toujours eu une large majorité en faveur de la ‘‘grande coalition’’ composée des sociaux-démocrates (le groupe Socialistes & Démocrates) et des démocrates chrétiens (le groupe du Parti Populaire Européen). Les élections de cette année menacent de bouleverser les choses pour la première fois. (…)

L’establishment des différents États membres, et donc aussi de l’UE, n’est pas du tout en mesure de répondre à ce que les citoyens considèrent comme des défis majeurs : l’avenir de l’humanité et de la planète. Des centaines de milliers de personnes manifestent pour le climat, mais l’UE n’est pas en mesure de lutter contre la fraude des logiciels automobile…

L’UE n’a-t-elle rien à offrir ?

Qu’en est-il du processus d’unification ? C’est vrai, nous nous n’avons plus besoin de nous arrêter à la frontière pour nous rendre en France ou aux Pays-Bas. Nous n’avons plus besoin de changer d’argent. Parallèlement, la libéralisation du transport ferroviaire international rend les trains à destination d’autres pays, même limitrophes, particulièrement onéreux.

L’envoi d’une lettre ou d’un colis dans un pays voisin est également plus cher en raison de la libéralisation des services postaux. Et même l’unité européenne est sous pression. Le cas du Brexit est bien connu. Mais il existe d’autres sources de tension. La Russie tente d’accroître son influence par l’intermédiaire des pays d’Europe centrale et orientale ; la Chine est également en train d’explorer ses possibilités dans cette région.

Des tensions existent aussi entre pays européens. La France soutient, par exemple, la dictature au Tchad et le chef de guerre libyen Khalifa Haftar qui contrôle le sud de la Libye. Début février, la France a participé à une opération militaire de ces forces et elle a également soutenu de récentes attaques, bien qu’elles visaient des alliés de l’Italie et d’autres pays européens. Il est évident que l’UE n’est pas si unie.

Une Europe en lutte

Nous n’entretenons aucune illusion ni aucun espoir envers le projet capitaliste européen. Mais notre réponse ne réside pas dans le retour à l’État-nation. Nous soutenons la lutte pour l’autodétermination en Écosse et en Catalogne, dans le cadre de la lutte contre l’austérité.

Nous combinons ce soutien à la nécessité de rompre avec le capitalisme pour bâtir des fédérations socialistes dans ces régions et dans l’ensemble de l’Europe. Depuis 2007, dans toute l’Europe, des mobilisations prennent place sous la forme de manifestations, de grèves et même de grèves générales contre l’austérité.

Ces dernières années, les manifestations contre le racisme et le sexisme se sont également multipliées. Plus récemment, une nouvelle génération de jeunes s’est mobilisée autour de la question du réchauffement climatique, ce qui a donné lieu à de grandes mobilisations le 15 mars en reprenant une méthode typique de la classe ouvrière : la grève.

Nous défendons les droits sociaux et démocratiques des travailleurs. Cela signifie que nous exigeons plus de moyens pour le secteur de la santé et de l’éducation ; la réduction collective du temps de travail et, en même temps, une augmentation des salaires.

Il faut aller chercher l’argent dans les poches des riches pour répondre aux besoins de la classe des travailleurs et de la jeunesse. Comme le dit le slogan, nous ne nous battons pas seulement pour une plus grande part du gâteau, nous voulons toute la boulangerie ! Nous exigeons que nos droits démocratiques ne se limitent pas à aller voter à quelques années d’intervalle : nous voulons disposer d’un pouvoir réel sur les richesses de la société et la manière de les produire.

L’UE, ses partis et ses institutions ne sont pas des outils visant à mettre fin au racisme et à la croissance de l’extrême droite. L’UE fait partie du problème et non de la solution. Nous luttons contre l’Europe des patrons, contre les coupes budgétaires, contre le racisme et contre l’extrême droite.

Cela signifie de mettre fin à cette UE, à ses institutions et à sa politique d’austérité. Nous exigeons l’égalité des droits pour toutes les personnes vivant en Europe, la fin de l’Europe-Forteresse et que les richesses des super-riches soient saisies pour permettre à chacun de connaitre une vie décente.

Nous luttons pour une Europe socialiste gérée démocratiquement et constituée sur une base volontaire. Cela signifie que notre solution aux problèmes en Europe ne réside pas dans les États-nations, mais dans la capacité des travailleurs à diriger et contrôler l’économie et la société pour qu’elle réponde aux besoins de tous, et non à la soif de profits de l’élite.

On ne combat pas efficacement l’extrême droite en se limitant à faire appel aux ‘‘valeurs européennes’’. L’attitude des syndicats vis-à-vis de l’UE et de la manière de lutter pour les intérêts des travailleurs doit fondamentalement changer.

Ce combat exige des organisations et des partis de gauche socialistes qu’ils ne tombent pas dans le piège de la défense du ‘‘moindre mal’’ européen face à l’extrême droite, mais qu’ils adoptent une position d’indépendance de classe. Cela nécessite des forces socialistes qui lient la lutte contre l’extrême droite à la lutte contre le capitalisme et pour des États socialistes volontaires, démocratiques et unis d’Europe. (Résumé voir lien)

16 mai 2019

https://fr.socialisme.be/

Lire aussi:

Européennes. Pourquoi Révolution Permanente ne soutient pas La France Insoumise (RP)

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16 mai 2019 ~ 0 Commentaire

nathalie lemel (langue bretonne)

commune

Nathalie Lemel : le roman graphique d’une oubliée de l’histoire

On ne dira pas que Nathalie Lemel est une inconnue tout à fait :

Des rues ou des places portent son nom à Brest (où est née Nathalie Duval en 1826) et Quimper (où elle a vécu), à Rennes et Nantes, à Nanterre, Évry, et même à Paris (dans le 3e arrondissement, depuis peu).

Mais 146 ans après les événements de la Commune de Paris, sa notoriété est loin d’égaler celle de sa copine et camarade de luttes, Louise Michel, dont 190 écoles portent le nom dans toute la France. Une fresque monumentale à son effigie a cependant été réalisée l’an dernier au pignon d’un immeuble de la rue Sisley à Brest, dans le quartier populaire de Pontanézen, par deux artistes, Guy Denning et Shoff, l’un d’origine britannique et l’autre tunisienne, tous deux installés en France.

Les écrits sur cette féministe libertaire ne sont pas non plus si nombreux.

Le fait qu’une BD lui soit consacrée avec le titre « Des graines sous la neige » est en soi un événement éditorial : cela la sort d’un  certain anonymat historique. Les détenteurs des droits du journal d’Anne Frank ont effectué la même démarche à une tout autre échelle, forcément : avec l’adaptation qu’Ari Folman et David Polonsky en publient ces jours-ci sous forme de roman graphique, ils cherchent délibérément à le rendre plus accessible au public jeune du temps présent.

Un titre dont la dimension poétique intrigue

La BD qu’ont imaginée Roland Michon et Laëtitia Rouxel autour de la vie et du parcours de Nathalie Lemel se présente aussi comme un roman graphique, de 124 planches s’il vous plaît. Roland Michon m’a avoué avoir travaillé deux journées entières par planche, soit l’équivalent de plus d’une année. Si « Des graines sous la neige » est son premier scénario de BD, il était déjà connu comme universitaire et comme réalisateur de télévision, ayant signé nombre de documentaires pour les émissions en langue bretonne de France 3 Bretagne en particulier.

Quant à la graphiste et illustratrice Laëtitia Rouxel, elle ne travaille, nous dit-on, que sur des logiciels libres et a déjà plusieurs albums à son palmarès et explique qu’elle s’intéresse elle-même beaucoup aux causes féministes et sociales, à celles d’aujourd’hui comme à celles du passé. Mais c’est la première fois qu’elle met en scène des personnages historiques.

Mais d’où provient donc le titre de ce roman graphique ? Les auteurs l’ont repris d’un ouvrage de l’universitaire américaine Kristin Ross, sur « L’imaginaire de la Commune », dont les acteurs, « ces vagabonds socialistes, sans sou ni maille, enfuis vers la Suisse, Genève ou Lausanne, ont conservé leurs idéaux, comme ‘les graines sous la neige’ prêtes à germer à nouveau. »

La dessinatrice préfère à juste raison ce titre dont la dimension poétique lui paraît plus forte que « Nathalie Lemel, féministe et communarde », qui aurait été bien banal en effet. On retrouve toutes les informations essentielles sur la couverture, conçue d’après la maquette du « Cri du peuple », le quotidien publié sous la Commune à l’initiative de Jules Vallès et de Pierre Denis et qui reparaîtra à compter de 1883 avec des tirages énormes pour l’époque de plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires.

L’empathie des auteurs

Je ne vais pas écrire ici le récit de la vie et des engagements de Nathalie Lemel. Il faut juste savoir qu’elle a été ouvrière dans la reliure après avoir quitté l’école à 12 ans, qu’elle et son mari s’installent ensuite à Quimper comme libraires et relieurs, puis à Paris.

C’est là qu’elle découvre le socialisme, adhère à l’Internationale, participe à des grèves, prend part avec le relieur Varlin et d’autres à l’ouverture de « La Marmite », un restaurant ouvrier. Quand éclate la Commune de Paris en mars 1871, elle s’investit dans les clubs de femmes, avant de se battre sur les barricades pour contrer l’avancée des Versaillais. Elle est condamnée au bagne de Nouvelle-Calédonie, où elle est déportée en même temps que Louise Michel. À sa libération, elle revient en métropole et, presque centenaire, décède dans la misère en 1921 à l’hospice d’Ivry-sur-Seine.

Il y avait là, de fait, matière à un beau roman graphique. Celui de Roland Michon et Laëtitia Rouxel est de ce point de vue une réussite. Ce n’est ni une biographie ni un livre d’histoire. Il relate bien les traits saillants du parcours de Nathalie Lemel. Mais le récit n’est absolument pas linéaire, il y a du suspense dans cette restitution et elle s’inscrit bien dans le contexte des différentes époques concernées. Les variations de graphisme soulignent les ruptures de l’une à l’autre, renforcées de flash-back de temps à autre. Chaque fois, la dessinatrice a choisi des tonalités de trait et de couleur différentes en fonction du lieu, de la période, de l’intensité des événements.

L’originalité de cette BD est également de faire écho à la multiplicité des langues en usage dans  la France du 19è siècle. On a un peu l’impression de se retrouver dans le monde de Jean-Marie Déguignet, ébahi de découvrir la variation diatopique à l’armée, c’est-à-dire les différentes façons qu’avaient les soldats de s’exprimer en français, voire en d’autres langues, en fonction de leur origine.

Nathalie Lemel savait-elle le breton ? Le scénario de Roland Michon fait comme si, bien que rien ne semble l’attester, mais ça reste plausible, vu l’époque. Aurait-elle pu avoir lu le Barzaz Breiz ? Rien ne permet davantage de l’assurer en l’absence d’archive, mais ce n’est malgré tout pas impossible, étant donné la profession de relieur et de libraire de l’intéressée.

La scolarisation de l’héroïne, son itinéraire professionnel, son installation dans la capitale, son engagement social et politique avant, pendant et après la Commune sont en tout cas la marque de sa maîtrise du français. Je note en passant que les renvois en bas de page pour les traductions (tout comme pour les références de citations) sont un peu mal commodes.

Roland Michon et Laëtitia Rouxel n’auraient pas pu concevoir « Des graines sous la neige » sans une réelle empathie à l’égard de cette oubliée de l’histoire qu’a été Nathalie Lemel. Les deux auteurs font d’ailleurs expressément écho aux mouvements sociaux du 19è siècle : le féminisme, le mutualisme, l’économie solidaire, voire les printemps qui se forment ici et là avec plus ou moins de succès à travers le monde… C’est également ce qui peut inciter les lecteurs d’aujourd’hui à découvrir le parcours d’une femme hors du commun.

Pour en savoir plus

  • Roland Michon, Laëitita Rouxel. Des graines sous la neige, Nathalie Lemel, communarde et visionnaire. Châteaulin, éd. Locus Solus, 2017, 144 p.

http://www.langue-bretonne.org/

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16 mai 2019 ~ 0 Commentaire

européennes état espagnol (rp)

elecciones

« Choisissez le représentant du CAC 40″

Elections européennes : quels enjeux dans l’Etat Espagnol ?

Les sondages indiquent un scénario similaire à celui des élections générales, avec un avantage donné aux sociaux-démocrates du PSOE, une accentuation de la chute du Partido Popular et l’entrée de l’extrême-droite de VOX pour la première fois au Parlement européen.

Le Centre de recherches sociologiques de Madrid (CIS) a récemment publié une enquête sur les intentions de vote aux élections du 26 mai dans l’Etat Espagnol. En plus des députés européens, le pays devra élire les représentants des municipalités et des autonomies.

Dans plusieurs pays, les Européennes s’annoncent comme un indicateur anticipant les tendances politiques nationales.

Au contraire, dans l’Etat espagnol, le match le plus important s’est déroulé le 28 avril, avec la victoire des sociaux-démocrates de Pedro Sánchez. La campagne pour le 26 mai apparait ainsi comme une continuation des élections générales, alors que le pays est toujours dans l’attente de la formation d’une coalition gouvernementale.

Bien que les « socialistes » néolibéraux du PSOE affirment qu’ils chercheront à gouverner seuls, Unidas Podemos persiste à faire pression pour un gouvernement de coalition.

Selon l’enquête du CIS, les socialistes devraient réunir 29 à 31% des voix, soit un total de 17 ou 18 sièges à Strasbourg, surpassant leurs 14 sièges actuels.

Le PP pourrait passer de 16 à 12 sièges, et Unidas Podemos pourrait se retrouver avec 8 députés, soit l’équivalent des sièges de Podemos et Izquierda Unida à l’heure actuelle.

La candidature de Lliures per Europa, dirigée par Carles Puigdemont, exilé en Belgique depuis l’automne catalan, concentre quant à elle l’attention internationale dans ces élections. Alors que plusieurs de ses anciens compagnons du Parlement catalan sont toujours en détention provisoire, Puigdemont a de fortes chances d’être élu au Parlement européen.

Il est accompagné sur sa liste de deux autres exilés poursuivis par la justice espagnole : Toni Comín et Clara Ponsatí. Dans une vidéo de campagne, les trois candidats demandent du soutien aux prochaines élections et déclarent : « A tous ceux qui veulent nous faire taire, qui nous veulent vaincus, emprisonnés et oubliés, disons clairement ce 26 mai en Catalogne et en Europe que nous ne nous rendrons pas et que nous gagnerons ».

La Commission électorale espagnole a tenté d’empêcher sa candidature, en réponse à une demande du PP et de Ciudadanos, avant que le Bureau du Procureur général ne réaffirme le droit des trois candidats à se présenter, position qui a également été ratifiée par le Tribunal Constitutionnel.

Puigdemont affirme que, s’il est élu au Parlement européen, il jouira de l’immunité et ne pourra être détenu en Espagne. Cela reste à voir, mais il s’agira sans aucun doute d’un élément de plus dans l’affaire complexe du conflit catalan.

Enfin, VOX entrera pour la première fois au Parlement européen avec environ 4 sièges, rejoignant le bloc des partis populistes d’extrême-droite et xénophobes, qui dans ces élections pourraient atteindre 20% à 25% des sièges, avec un discours de haine, de racisme et d’euroscepticisme.

Ni l’extrême droite, ni l’Europe du capital et des frontières

Les candidats du PSOE, du PP et des citoyens sont totalement alignés sur Bruxelles et l’Europe du capital. Le candidat socialiste, Josep Borrell, a déjà été président du Parlement européen entre 2004 et 2007. La défense des politiques austéritaires et liberticides de Bruxelles, la politi-que étrangère impérialiste comme celle menée à l’encontre du Venezuela et l’augmentation de la xénophobie institutionnelle sont des éléments partagés par l’ensemble du spectre politique espagnol, de la droite aux « progressistes » néolibéraux du PSOE.

Alors que des milliers de migrants continuent de mourir chaque année en Méditerranée, la gouvernance de l’UE et les gouvernements impérialistes renforcent les barrières, les murs et les forces de police pour empêcher le passage ou réprimer les millions de migrants qui vivent déjà dans l’UE, les « colonisés internes », avec la menace pesante de déportation. Les États encou-ragent ainsi les discours racistes et xénophobes sur lesquels l’extrême-droite s’élève.

De la Grèce au Portugal, le néo-réformisme ne passe pas le test

La candidature Unidas Podemos cambiar Europa regroupe Podemos, Izquierda Unida, Catalunya en Comú et Anticapitalistas. María Eugenia Rodríguez Palop, professeure d’univer-sité, a été nommé tête de liste en remplacement de Pablo Bustinduy, après que celui-ci ait quitté ses fonctions en raison de ses affinités avec Errejón, au milieu de la grave crise interne du parti de Pablo Iglesias.

Unidas Podemos se présente comme une alternative au « néolibéralisme et au néofascisme » dans l’Union européenne et dénonce les accords entre le groupe socialiste et le groupe des conservateurs au Parlement européen, qui ont permis d’appliquer les principales politiques néolibérales.

Cependant, en même temps qu’ils dénoncent le PSOE au Parlement européen, ils encouragent un gouvernement commun avec celui-ci dans l’État espagnol. Une situation à l’image de celle du Bloc de Gauche et du Parti Communiste au Portugal, qui soutiennent depuis quatre ans le gouvernement socialiste de Costa qui a maintenu les contre-réformes du code du travail et les privatisations.

Depuis l’échec retentissant de Syriza, devenu l’un des principaux agents des politiques de la Troïka en Europe, la crise des projets néo-réformistes s’est aggravée. Il faut mettre de côté la rhétorique et parler clairement : du PSOE, il ne faut attendre aucune alternative aux politiques néolibérales, les partis sociaux-démocrates étant les principaux garants de l’ordre capitaliste de l’Europe du capital.

Face à la croissance de l’extrême-droite et aux néolibéraux pro-européens défenseurs des grandes multinationales, la seule issue possible est la lutte pour une alternative indépendante, qui contribue à construire une gauche internationaliste, révolutionnaire et de classe, avec un programme anticapitaliste et défendant la perspective stratégique des Etats-Unis socialistes d’Europe.

15 mai 2019

https://www.revolutionpermanente.fr

Commentaire:

Pas un mot de l’autre liste catalane, celle de ERC (qui a gagné en Catalogne) alliés avec Eh Bildu (Basque « radicaux ») et BNG (galiciens) . RP est un courant du NPA

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16 mai 2019 ~ 0 Commentaire

congrès cgt (lo npa al rp )

cgt

Congrès CGT : proposer ou lutter ?

Ouvert lundi 13 mai, le 52e congrès de la CGT devait se tenir toute la semaine, réunissant près d’un millier de délégués.

La presse a beaucoup glosé sur l’affaiblissement de la CGT, qui aurait perdu 40 000 adhérents en trois ans et serait passée derrière la CFDT lors des élections professionnelles.

Mais, alors que le capitalisme en crise généralise la misère et la précarité, les militants ouvriers ne peuvent baser leur perspective sur des succès électoraux et des calculs d’appareil. Ils doivent viser à renverser le rapport de force avec le patronat et le gouvernement. Et, malgré son recul, la CGT reste, et de très loin, le principal syndicat en termes d’influence et de nombre de militants capables de jouer un rôle décisif lors de luttes ouvrières.

C’est pourtant cette nécessité que Philippe Martinez, son secrétaire général, a esquivée, mêlant tout au long de son discours des références aussi bien à la lutte qu’à la négociation. « La contestation ne peut se conjuguer qu’avec propositions », a-t-il répété dans son discours d’ouverture du congrès.

Le vocabulaire a un sens.

Alors, à qui sont destinées ces propositions ? Pas aux travailleurs, car on parle alors de revendications, mais évidemment à ceux qui ont le pouvoir : aux patrons et aux gouvernants. Mais la bourgeoisie se moque bien des propositions et autres plans industriels des syndicalistes.

Dans le même registre, dans une interview au Monde précédant l’ouverture du congrès, Martinez affirmait : « Aujourd’hui, comme hier, le rôle d’un syndicat est de négocier à tous les niveaux où cela est possible. Et quand la négociation bloque, il faut créer un rapport de force, dans les entreprises ou dans la rue. Cela a toujours été comme ça.

Ce qui change aujourd’hui, c’est que le gouvernement considère que la négociation interprofessionnelle ne sert plus à rien, et renvoie tout dans les entreprises. Il n’y a aucune raison de changer de ligne. “On ne lâche rien !” sera mon mot d’ordre à ce congrès. »

On le voit, même en en étant privé au niveau national, Martinez veut encore maintenir la fiction de la négociation comme moyen de défense des travailleurs.

Mais la parenthèse d’après-guerre est largement révolue, où le patronat pouvait concéder aux syndicats le fameux grain à moudre, les profits issus de la production étant alors en expansion. Le marasme de l’économie a rendu les profits de la classe capitaliste incompatibles avec l’amé-lioration ou même le simple maintien du niveau de vie des travailleurs. La devise des capitalistes est maintenant : On ne lâche rien et on reprend tout ce qu’on peut.

Face à cette guerre sociale, menée avec la complicité des gouvernements de droite et de gauche depuis quarante ans, la lutte n’est pas une option. Il faut au contraire être persuadé que seule une mobilisation déterminée de l’ensemble du monde du travail peut changer le rapport de force et offrir une issue.

Martinez a pu objecter lors de son discours : « On peut crier haut et fort “grève générale”, mais posons-nous d’abord et surtout la question de l’absence, dans les actions professionnelles ou interprofessionnelles, d’une partie importante de nos syndiqués. »

Évidemment, un tel mouvement ne peut se déclencher sur un claquement de doigts. Les défaites successives pèsent lourd dans la conscience des travailleurs, comme pèsent aussi les trahisons des directions politiques et syndicales du mouvement ouvrier.

Mais le rôle des militants est d’affirmer la nécessité de la lutte de classe et de s’y préparer. Car la brutalité des attaques des capitalistes ne laissera pas d’autre choix et provoquera tôt ou tard la radicalisation des masses populaires. Le mouvement des gilets jaunes en donne un avant-goût.

La classe ouvrière devra se placer à la tête de ces révoltes, leur donner le contenu d’une contestation de la domination du capital sur la société. C’était la perspective des militants qui ont fondé et animé la CGT avant 1914. Elle est d’autant plus valable aujourd’hui.

Christian BERNAC 15 Mai 2019
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Lire aussi:

52e congrès de la CGT : un bilan et une orientation largement contestés (NPA)

Benjamin Amar, le prof du 9-4 qui monte à la CGT (JDD)

Revers pour Philippe Martinez, au troisième jour du congrès de la CGT (Le Monde)

En direct du congrès CGT : l’ombre des gilets jaunes plane sur les débats (AL)

En direct du congrès CGT : Philippe Martinez ne veut froisser personne( AL)

Un Congrès de la CGT qui s’ouvre en pleine crise des Gilets Jaune (RP)

Intervention de Marie (SFA) au 52e congrès de la CGT (TC)

Commentaire du lien ci-dessus:

On comprend que la présence de Berger (CFDT) à la tête de la CES à laquelle la CGT est affiliée ainsi qu’à la CSI dérange. Mais de là aller à la FSM que Le Monde qualifie « d’internationale communiste » sans guillemets? Elle regroupe certains « syndicats officiels » , des nostalgiques des pays « socialistes » et des syndicats du « tiers monde ».

CES

CSI

FSM

Syndicalisme international : Un panorama pour y voir clair (AL)

 

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15 mai 2019 ~ 0 Commentaire

chassé croisé (clarté à gauche)

kotarac

Méchant chassé croisé LFI/ RN/ PS…

Un élu LFI appelle à voter RN aux Européennes alors que Mélenchon lorgne vers une « fédéra-tion populaire » qui pourrait inclure ces socialistes dont il rejetait, il y a peu, qu’ils puissent jamais devenir des alliés … Méchant contrepied aux Gilets Jaunes qui, secouant les vieilles routines politiciennes, spécialement l’électoralisme, sont un puissant révélateur de qui est qui et qui fait quoi.

Il y avait des signes annonciateurs

Soutien du poutinisme contre les  Syriens, « biaisage » sur le droit de circulation et d’installation des migrant-es…)…  Cela pouvait (devait ?) arriver, mais non, c’est le déni.

Dans cette gauche « radicale » mène une politique qui en conduit certains loin, loin des premiers points d’ancrage (qu’il faudrait cependant interroger, non ?)… en dérapage contrôlé !

Mais il ne faut pas oublier que pendant ce temps Mélenchon poursuit l’envoi de signaux d’ouverture vers ceux qu’il vilipendait il y a peu et qui ont ouvert la voie au FN/RN (et à Macron).

Vous vous souvenez : à propos des socialistes et même des communistes

« Le retour de la tambouille, jamais! » (septembre 2017).  Aujourd’hui le même Mélenchon s’adresse aux socialistes: «Que finisse cette longue solitude pour moi d’avoir été séparé de ma famille» (septembre 2018) … Ma famille, ça ne s’invente pas.

Alors ça invoque un « Front Populaire nouvelle manière » (toujours 2018) et aujourd’hui une « Fédération populaire » (Libé, avril 2019), pour nous faire accepter que le PS pourrait (ce sera dur) échapper au syndrome de la tambouille ! Maurel et Liennemann sont déjà là au chaud dans la mélenchonie.

Bref, pendant que l’un file vers les rivages du RN, l’autre aborde ceux d’une prochaine Union de la Gauche …

Et c’est avec ça, nous dit-on, que l’on fera barrage à Macron (qui a plumé la volaille socialiste) ? Et comme il y a déjà une brèche ouverte du côté de Le Pen puisqu’elle a pécho un poulet insoumis… le barrage antifachos renforcé par les débris du PS, on repassera…

L’un des dénominateurs communs de Kotarac et de JLM c’est l’électoralisme ! Alors moi, je préfère voir ce qui va émerger des Gilets Jaunes, je ne parle pas des quelques uns qui versent aussi dans l’électoralisme!

Ah, sûr, vous allez voter ?

15 mai 2019 Antoine (Montpellier)

https://blogs.mediapart.fr/

Commentaire:

A deux reprises, il y a un an, nous avons « crié dans le désert » à propos de la ligne poutinienne-national-populiste, contraire à tout internationalisme, illustrée notamment par l’élu régional LFI Rhône-Alpe Andrea Kotarac.

Ce mardi 14 mai celui-ci vient d’appeler à voter RN en basant sa position sur les rapports qu’ils souhaite établir entre les Etats français et russe.

Nous appelons tous les militants internationalistes ainsi que les militants, y compris « insoumis », attachés aux exigences démocratiques, à tirer le bilan de cette décision politique, dont nous pouvons dire en toute tranquilité qu’elle n’a pas Andrea Kotarac pour auteur, mais les « organes » avec lesquels il est lié depuis un certain temps, c’est une évidence.

Son alliance avec l’extrême-droite française reproduit celle qu’il avait déjà établie avec les occu-pants du Donbass, également d’extrême-droite. Kotarac était en Crimée récemment, aux côtés de Marion-Maréchal Le Pen.

Beaucoup, d’insoumis, mais aussi militants d’autre courants, avaient alors tenté de justifier la chose au nom de la « diplomatie », et devant le tollé qui montait peu à peu, il avait reçu le soutien de Sophia Chikirou. C’était il y a trois semaines. Maintenant les leçons doivent être tirées !

APLutSoc – Arguments Pour la Lutte Sociale

Lire aussi:

La présidente géorgienne répond à Jean-Luc Mélenchon sur l’Otan : « De quoi je me mêle? » (JDD)

Kotarac : comment la France Insoumise a laissé faire le rapprochement avec Le Pen (Lyon Mag)

France Insoumise : faites que la farce Kotarac soit la dernière (Regards)

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14 mai 2019 ~ 0 Commentaire

benoît (rp)

benoit

Benoît Hamon, l’itinéraire opportuniste d’une “nouvelle gauche” libérale

Aujourd’hui à 3% d’intentions de votes pour les Européennes, Benoît Hamon, homme politique apparatchik du PS, compte déjà derrière lui une longue carrière faite de renoncements et de revirements.

Parti prenant du vaste mouvement étudiant contre le projet de loi Devaquet en 1986 destiné à renforcer la concurrence et la sélection au sein des universités, Benoit Hamon se rapproche néanmoins du courant de Michel Rocard au sein du parti socialiste.

Premier marqueur politique de Benoît Hamon. Michel Rocard défendait alors cette “nouvelle gauche” enthousiaste à l’égard des marchés, adepte de la « nationalisation au compte-goutte », une gauche se voulant de gouvernement et « réaliste”.

A l’initiative d’un véritable tournant vers la droite, Rocard participera à traduire des ouvrages de Friedrich Hayek, maître-penseur du néolibéralisme. Un homme dont les prises de position résument à elles seule la trajectoire de cette « gauche de droite », qui, durant la deuxième moitié des années 1980, a été le 1er ministre qui a le plus usé du « 49-3 », avant de déclarer à l’orée de sa mort, qu’il considérait la loi travail comme « une chance pour la France ». Bref, un « homme de gauche » auprès duquel Hamon fera ses armes.

Ainsi, Hamon fera campagne avec sa section de Brest en faveur du traité de Maastricht lors du référendum de 1992. Acte de naissance de l’Union Européenne dans sa forme la plus aboutie, machine de guerre au service du capital, où prévalait l’intégration monétaire et le règne du marché.

Progressivement, Hamon parvient à la tête du Mouvement des Jeunes Socialistes  (MJS) et obtient son autonomie. Parvenu à grossir ses rangs de 500 à près de 3000 adhérents, Hamon accepte en 1995 un poste de conseiller de la jeunesse auprès de Lionel Jospin.

Alors candidat à la présidentielle, Jospin exprime une gauche qui lorgne toujours plus à droite, concédant que “l’Etat ne peut pas tout” et entérinant par là une longue série de renoncements qui feront la marque de fabrique de cette « gauche » qui porte la responsabilité du discrédit de la gauche auprès des classes populaires à l’heure actuelle.

En 1997, l’ancien président du MJS rejoint le cabinet de Martine Aubry au Ministère de l’emploi et contribue à la réforme des 35 heures. Mais à la primaire de 2007, il prend position pour Laurent Fabius contre Ségolène Royal.

Si Fabius était un partisan du non en 2005, tout comme Benoît Hamon, il a à son « crédit » la privatisation de 49% du capital des autoroutes du Sud de la France. Et le 16 mai 2012, Hamon accepte le poste de ministre délégué à l’Économie sociale et solidaire aux côtés de Pierre Moscovici.

Alors ministre de l’Economie et des Finances, Moscovici, proche de Strauss-Kahn et Rocard, mènera une « politique de l’offre », autrement dit des cadeaux aux patrons à travers le “Pacte de responsabilité” et le “CICE”, allégeant de 50 milliards les grandes entreprises. Pour rappel, ce dernier sera récompensé de ses loyaux services par une nomination au poste de Commissaire européen aux affaires économiques.

Début avril 2014, Benoît Hamon se voit nommé ministre de l’Education nationale par Manuel Valls. Mais, paralysé devant la possibilité d’une grève des enseignants à l’approche de la rentrée, il démissionne le 25 août.

De nouveau député, frondeur de la majorité, il profit de la droitisation accélérée du gouvernement Hollande pour s’offrir à moindre frais une image « d’homme de gauche ». Il s’oppose par exemple à la déchéance de nationalité, dénonce la position ambiguë du gouvernement sur le port du voile et bataille pour la reconnaissance du symptôme de “burn-out”.

Néanmoins, Benoît Hamon s’avère être “favorable à l’examen du texte” de la Loi Travail de 2016 portée par la ministre Myriam El Khomri, facilitant les licenciements et précarisant le statut de salarié. À la présidentielle de 2017, Hamon candidat continuera de tracer son sillon à gauche en militant notamment pour un revenu universel ou encore pour « une autre loi Travail », affirmant conserver le droit à la déconnexion ou encore le CPA, véritable cadeau empoisonné made in PS .

Derrière ce qui a été décrit comme un « sac à dos » des droits, se cache.en réalité une logique de précarisation et d’individusalition des droits sociaux, puisqu’il s’agit à terme d’intégrer dans le CPA « l’ensemble des droits sociaux et de la protection sociale » (retraite, chômage, assurance-maladie). Il fait entrer par la fenêtre la perspective de la protection sociale par capitalisation.

Totalement individualisés, les droits pourront être transférés d’un « compte » à l’autre et on pourrait imaginer que dans quelques années un salarié puisse être mis face au choix de puiser dans sa retraite pour se payer une formation, par exemple. Il s’agit d’un énorme coup porté contre quelque chose qui constitue une racine de toute l’histoire du mouvement ouvrier qui est le principe de mutualisation.

Ce qui est en jeu c’est la disparition de l’attachement des droits des travailleurs aux statuts collectifs au profit d’une individualisation et d’une réduction des charges patronales. Une mesure dans la lignée de cette « gauche » rocardienne résolument néolibérales

Aujourd’hui, si Benoît Hamon dénonçait il y a peu l’austérité économique prônée par Bruxelles, son itinéraire, jalonné de participations et de soutiens à des gouvernements et figures politiques influencées (ou revendiquant ouvertement) le néolibéralisme, a de quoi rendre confuses ses prises de positions pour une Europe « plus sociale », reprenant le rhétorique éculée de la « démocratisation » de l’Europe et des traités.

Une vision « sociale » quelque peu élargie si l’on prend note de la proposition de Benoît Hamon de créer une… armée européenne. Une position d’autant plus opportuniste, et marquée de maints revirements au sujet de l’Europe, ce dernier fustigeant désormais, après pourtant s’être prononcé en faveur du Traité de Maastricht, une Europe régie par la concurrence.

Un revirement à l’image d’un parcours scandé par les soubresauts et virages opportunistes d’une « gauche » dans la pure tradition du libéralisme à la Rocard.

Jules Fevre lundi 13 mai

https://www.revolutionpermanente.fr/

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14 mai 2019 ~ 0 Commentaire

manifeste (cadtm)

manifeste (cadtm) dans A gauche du PS
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Rencontre-discussion : Quelle stratégie internationaliste en Europe ?

Rencontre-discussion autour du Manifeste pour un nouvel internationalisme des peuples en Europe

L’Union européenne continue de se construire de manière antidémocratique et au service des plus riches. La crise écologique, les violentes politiques d’austérité, le danger représenté par la montée d’une extrême droite raciste et xénophobe ne rendent que plus urgente la définition d’une stratégie associant auto-organisation populaire, mouvements sociaux et organisations politiques, afin de mettre la politique au service du plus grand nombre. Ces dernières années, plusieurs occasions ont été manquées, notamment en 2015 en Grèce.

Ce Manifeste a été élaboré par un collectif de militantes et de militants, de chercheuses et chercheurs, provenant d’une douzaine de pays d’Europe qui ont souhaité proposer un plan appelé à être mis en œuvre par des forces de gauche populaire.

Il s’inscrit dans le cadre du projet « ReCommonsEurope » initié par deux réseaux internationaux, le CADTM et EReNSEP, ainsi que par le syndicat basque ELA, afin de contribuer aux débats stratégiques qui traversent la gauche populaire en Europe aujourd’hui.

Nous avons rédigé une proposition cohérente concernant les engagements, les initiatives et les mesures que devraient prendre les forces de gauche populaire en Europe. Les propositions portent sur les principaux problèmes auxquels un gouvernement populaire devra faire face de manière urgente dès son arrivée au pouvoir.

Le Manifeste s’adresse tant aux organisations politiques qu’aux mouvements sociaux (syndicaux, associatifs, citoyens) qui luttent aux niveaux local, national et international pour les droits humains fondamentaux et l’égalité de toutes et tous, pour l’émancipation sociale et la démocratie, et contre la destruction des écosystèmes.

Pour initier la discussion, les intervenant-e-s, qui ont directement participé à la rédaction du Manifeste, présenteront le Manifeste et plus particulièrement ses chapitres consacrés aux premières mesures d’un gouvernement populaire, aux banques, aux relations internationales ainsi qu’à la stratégie des luttes sociales et des confrontations politiques.

Une brochure papier de la version courte du Manifeste sera distribuée gratuitement.

Organisée par le CADTM et EReNSEP

Avec:

  • Alexis Cukier (philosophe, EReNSEP France)
  • Stathis Kouvélakis (philosophe, EReNSEP, Grèce et Royaume-Uni)
  • Nathan Legrand (CADTM Belgique)
  • Catherine Samary (économiste, Attac France, NPA)
  • Patrick Saurin (CADTM, France)

europe

Samedi 25 mai 2019 à 16h
6, rue Sorbier, 75020 Paris -
01 40 33 26 29 – contact@lelieudit.com

Accès :

Métro Ménilmontant (ligne 2) ou Gambetta (ligne 3) bus : n° 96

Voir la version longue du Manifeste, en ligne

http://www.cadtm.org/

http://www.cadtm.org/Rencontre-discussion

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13 mai 2019 ~ 0 Commentaire

élections (red flag)

 maire

Que disent les marxistes sur les élections?

Pendant le chaos de la guerre entre la France et la Prusse entre 1870 et 1871, des travailleurs français s’emparèrent de Paris pour diriger la ville de manière radicalement démocratique. La Commune de Paris a prouvé que le socialisme pouvait être construit par l’auto-organisation directe de la classe ouvrière.

Et cela a convaincu Karl Marx que les travailleurs ne peuvent pas simplement prendre le contrôle de l’appareil d’État existant, mais doivent prendre le pouvoir par le biais de leurs propres institutions, qui sont bien plus démocratiques que «décider une fois en trois ou six ans quel membre de la classe dirigeante devait tromper le peuple au parlement « .

La Commune de Paris, de courte durée, a également secoué les parlements européens. En Prusse, des socialistes inspirés par Marx avaient été élus. Ils ont utilisé leur position pour dénoncer la guerre, même au plus fort de la ferveur nationaliste, et ont été brièvement emprisonnés pour cela. Libéré de prison et de retour au parlement, le socialiste allemand August Bebel a loué les ouvriers français révolutionnaires en répétant leur slogan: «La guerre dans les palais, la paix dans les maisons ».

Un peu plus tard, il fut reconnu coupable de trahison avec son camarade Wilhelm Liebknecht. Depuis leur cellule de prison, ils ont été réélus au Parlement après un vote socialiste qui avait plus que doublé. Ils ont utilisé leur place au parlement pour condamner l’État, pour construire la solidarité de la classe ouvrière internationale en temps de guerre et pour hisser la bannière des travailleurs français révolutionnaires à travers l’Europe. C’était une utilisation socialiste héroïque du système parlementaire.

Mais ce succès a aussi engendré un désastre. Les socialistes allemands étaient de brillants avocats parlementaires. Au cours des décennies suivantes, leur représentation au parlement augmenta et leur parti se concentra sur la participation et la victoire aux élections. Le mouvement socialiste s’est empêtré dans le royaume contre lequel il se battait.

Au début de la Première Guerre mondiale, en 1914, le mouvement socialiste allemand était transformé ainsi que son aile parlementaire. Le parti socialiste le plus important d’Europe occidentale était devenu pro-guerre et contre-révolutionnaire. De nombreux facteurs ont conduit à cette trahison, mais l’immersion dans le système parlementaire était important.

Pourtant, les anticapitalistes ne peuvent ignorer le Parlement.

C’est là que se passe la politique officielle, où les projets de loi deviennent lois et où sont définies les priorités sociales. En revanche, la prise de décision politique et démocratique est exclue. Le Parlement se veut un organe décisionnel ouvert à tous, sur un pied d’égalité: riches et pauvres, hommes et femmes, noirs et blancs, etc.

Chaque vote étant censé avoir le même poids, les inégalités sociales sont effacées lors d’une élection: le parlement est un modèle de société égalisé, dans lequel tous les principaux courants d’opinion sont représentés, dans lequel des décisions peuvent être prises qui représentent la volonté du peuple.

Bien sûr rien de tel. Les parlementaires deviennent membres des classes supérieures et la plupart sont issus des classes moyennes. Ils se déplacent dans les cercles des riches et des puissants. Leurs campagnes sont financées par les riches et les médias capitalistes fixent leurs limites dans les débats électoraux. Les politiciens loyaux reçoivent des retraites et des sinécures après avoir quitté le Parlement. Ce système de clientélisme pacifique est si bien enraciné que nous avons souvent du mal à imaginer ce qui se passerait si un politicien se révoltait.

La plupart des pouvoirs de la société sont en réalité extérieurs au Parlement – ils sont entre les mains des PDG et des présidents de sociétés qui contrôlent la plupart de l’économie.

Ainsi, les gouvernements rebelles peuvent être directement mis au pas par la classe dirigeante sans élection: les capitalistes peuvent utiliser leur pouvoir économique pour créer des ravages économiques, et ils le font systématiquement lorsque de véritables socialistes forment le gouvernement.

Des élections peu fréquentes aident à maintenir le système de cette façon. Nous ne les voyons qu’à à peine, et la plupart d’entre nous ne saurait nommer notre «représentant» parlementaire local. Mais les grands capitalistes les connaissent personnellement et peuvent interagir avec eux – et les aider de différentes manières à former les «bonnes» opinions – chaque fois qu’ils en ont besoin.

Si cela ne fonctionne pas, les structures non élues de l’État peuvent éliminer des gouvernements rebelles. Les tribunaux peuvent annuler leurs décisions. Les haut fonctionnaires peuvent saboter les parlements. Et, en fin de compte, les officiers de l’armée peuvent, au besoin, intervenir pour mettre en place un régime militaire.

Les parties élues de l’État constituent une partie relativement infime de la société, avec peu de pouvoir direct, et elles peuvent être restreintes ou dissoutes lorsque le système l’exige. Le vrai pouvoir est en dehors d’elles.

Daniel Taylor 07 mai 2019

https://redflag.org.au/

Commentaire:

Des camarades australien(ne)s

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13 mai 2019 ~ 0 Commentaire

manifestes (anti-k)

europe sd

Manifeste à l’occasion des prochaines élections européennes

L’Union Européenne est une machine de guerre contre la classe ouvrière et les peuples d’Europe

Il faut rompre avec l’UE et l’euro pour construire une Europe des travailleurs!

L’UE s’est révélée être une machine de guerre sociale, placée sous la domination du capitalisme impérialiste allemand en alliance avec le français. Ils disposent, avec l’euro et la BCE, d’armes puissantes, des instruments qui leur permettent de sceller leur hiérarchie par rapport aux autres capitalismes européens ; en l’absence de monnaie nationale, les pays les moins compétitifs doivent ajuster leurs salaires pour éviter les déséquilibres externes.

UE et Euro ne sont pas un organisme et une monnaie « neutres » dont les peuples peuvent se servir. Au contraire, ce sont des instruments du capital dont la classe ouvrière doit se débarrasser pour mettre fin à l’offensive du capital et obtenir un réel changement dans ses conditions de vie et de travail.

L’UE et l’euro ce sont des coupes budgétaires généralisées, privatisations et licenciements dans le secteur public (éducation, santé, etc.), contre-réformes du travail et des retraites, générali-sation du travail précaire, réductions salariales et augmentation insultante de l’inégalité sociale.

Alors que l’UE a été la grande protagoniste des pires plans d’ajustement et de contre-réformes du travail depuis la Seconde Guerre mondiale, ses défenseurs la présentent comme un rempart « démocratique » contre l’extrême droite.

Pourtant, la politique de l’UE à l’égard des réfugiés et des migrants est aussi xénophobe et raciste que celle actuellement appliquée par Salvini et Kurz à l’échelle de l’Italie et de l’Autriche. Une politique basée sur les centres d’internement, les expulsions et la sous-traitance du travail ingrat à des dictatures corrompues comme la Turquie ou à des mafias comme en Libye.

L’UE a également soutenu la répression scandaleuse de l’Etat espagnol contre le peuple de Catalogne qui veut exercer son droit légitime à l’autodétermination.

Plus généralement, l’UE a été l’instrument des principales puissances impérialistes européennes pour développer leur politique étrangère, avec des accords économiques pour leurs multinatio-nales, des ventes d’armes à des régimes sanguinaires et corrompus comme l’Arabie saoudite ou l’Egypte, ou des interventions militaires colonialistes telles que celles de la France en Afrique ou celles menées dans le cadre de l’OTAN en solidarité avec les États-Unis.

L’UE traverse une crise profonde

Les attaques menées contre les droits et conquis sociaux des travailleurs n’ont pas permis aux capitalismes européens de sortir véritablement de la crise. L’Europe est depuis dix ans plongée dans une longue dépression économique.

En fait, l’exigence de restauration du taux profit implique de poursuivre et d’amplifier ces attaques. La « reprise économique » a été anémique et inégale, mais surtout, fondée non pas sur un nouveau cycle d’investissement, mais sur une augmentation de la dette. Une nouvelle récession se profile à l’horizon, et elle éclatera quand les profits baisseront sur un fond de bulle spéculative et de montée des taux d’intérêt.

C’est sur cet arrière-plan économique et social que se développe la plus grande crise de l’UE depuis sa création. Les projets visant à renforcer les compétences de l’UE au détriment de celles des États sont restés lettre morte. L’Allemagne est incapable de discipliner ses partenai-res, tout en mettant en danger sa propre stabilité politique. La France est perturbée par la mobilisation des Gilets jaunes qui accroît l’instabilité du régime Macron. La Grande-Bretagne, profondément déstabilisée, se prépare à quitter l’UE sans savoir ce qui se passera dans un avenir proche. Le gouvernement espagnol est incapable de résoudre le problème catalan.

Le nouveau réformisme

Au cours de ces années, le déclin accéléré des partis sociaux-libéraux européens a cédé le pas à l’apparition d’un nouveau réformisme qui s’est déclaré favorable à la «refondation de l’UE».  Son modèle a été, pendant toute une période, Syriza. Lors des élections européennes précé-dentes, Tsipras était la référence de Podemos, de Mélenchon, du Bloco portugais, de Rifondazione ou de Die Linke. Le problème est que, deux ans plus tard, Tsipras est devenu le nouvel homme de main de la Troïka en Grèce, afin de rester dans l’euro et dans l’UE. Actuellement, les anciens amis de Tsipras ne prennent plus de selfies avec lui. Ils continuent toutefois, dans les grandes lignes, de maintenir la même stratégie qu’en 2013.

Le 12 avril, Iglesias (Podemos), Catarina Martins (Bloco) et Mélenchon (La France insoumise) ont annoncé à Lisbonne une campagne commune lors des prochaines élections européennes et ont signé un manifeste commun, « Maintenant le peuple ».

Ce manifeste, qui pourrait être signé par n’importe quel social-démocrate, ne mentionne pas une seule fois les mots classe ouvrière, bourgeoisie, impérialisme ou socialisme. Pour ses signatai-res, il n’y a pas de classes sociales, mais uniquement « des élites et le peuple ». Leur objectif est limité à la récupération de l’État providence et à la promotion de politiques keynésiennes, ce qui non seulement est incompatible avec le cadre austéritaire de l’UE et de l’euro, mais représente aussi une impasse pour régler la crise du capitalisme.

Les nouveaux réformistes veulent refonder l’UE et ils excluent de sortir de l’euro. Ils parlent de modifier les traités de l’UE, d’une éventuelle désobéissance pour les plus « radicaux » d’entre eux (France insoumise qui a abandonné son plan B de sortie de l’UE), mais il n’y a pas de désobéissance possible à l’intérieur de l’UE.

C’est pourquoi nous sommes en désaccord avec les forces d’extrême gauche qui s’opposent à la rupture avec l’UE et l’euro en disant que ce serait une solution « nationaliste » qui « profite à l’extrême droite ». Cette argumentation amalgame le rejet populaire de l’UE, qui est bien justifié, avec le chauvinisme et la xénophobie de l’extrême-droite, déformant ainsi grossièrement la réalité et donnant une couverture de gauche aux néo-réformistes défenseurs de l’UE et de l’euro.

Un programme incompatible avec l’UE et l’euro

Un programme avec ces caractéristiques est impossible à mettre en œuvre sans annuler la dette publique, exproprier les banques et les grandes entreprises, socialiser l’investissement et établir le contrôle des travailleurs sur la production. Ces mesures ne peuvent être mises en œuvre qu’en s’appuyant sur une mobilisation générale et soutenue des masses et sont totalement incompatibles avec l’adhésion à l’UE et à l’euro.

La mise en œuvre de ces mesures nécessitera que le pouvoir passe entre les mains de Gouvernements des travailleurs, issus de nouvelles institutions soutenues par un réseau d’assemblées et de comités populaires constitués dans les lieux de travail et de vie du peuple sur la base de délégués révocables à tout moment.

Certains critiqueront le fait que ce programme n’est pas « réaliste ». Dans un sens, ils ont raison, car il ne peut pas être appliqué par des procédures « parlementaires », ni par le « dialogue social » manipulé par les bureaucrates syndicaux. Il s’agit d’un programme visant à changer véritablement la vie de la classe ouvrière, ce qui signifie qu’il exigera de grandes mobilisations et des affrontements de classes très durs. (Extraits)

Anti-K

https://tendanceclaire.org/

Lire aussi:

Les défis pour la gauche dans la zone euro (Cadtm)

Commentaire:

Deux manifestes proposés par des membres du NPA

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13 mai 2019 ~ 0 Commentaire

louisa hanoune (pst lo)

pst algerie

Communiqué sur l’arrestation de madame Louiza Hanoune

L’arrestation aujourd’hui de madame Louiza Hanoune, Secrétaire Générale du Parti des Travailleurs, intervient dans un contexte de répression et de velléités d’atteintes aux libertés démocratiques.

Le pouvoir militaire de fait actuel, incarné par le chef d’Etat Major M. Gaïd Salah, semble s’enliser dans une campagne de purges et de règlement de comptes dans une perspective de recomposition du pouvoir mais dans la continuité du régime.

L’opacité dans laquelle s’opèrent ces arrestations et l’instrumentalisation évidente de l’appareil judiciaire civil et militaire n’augurent rien de bon pour l’avenir de nos droits et nos libertés démocratiques.

Les millions d’Algériens et d’Algériennes qui occupent les rues de tout le pays depuis le 22 février, dénoncent notamment l’autoritarisme de 20 années de dérive monarchique du régime. Ils n’accepteront pas de nouveau l’autoritarisme et la répression quelques soient les motifs.

Pour le PST, nos divergences multiples et profondes avec le Parti des Travailleurs, ne nous détourneront pas en ces moments particuliers de l’impérative dénonciation de la répression et de la manifestation militante de notre solidarité.

Parti socialiste des Travailleurs (PST), le Secrétariat National.
Alger, le 09 mai 2019.

Lire aussi:

Libération de Louisa Hanoune!  (LO)

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