Archive | A gauche du PS

08 mars 2021 ~ 0 Commentaire

édito (a et r)

feminisme

Le 8 mars et tous les autres jours de l’année, vive la lutte des femmes pour leur émancipation !

Il est toujours utile de le rappeler, le 8 mars ce n’est pas la « journée de La Femme », mais la journée internationale de lutte pour les droits des femmes.

Cette journée existe depuis 1910, son origine s’ancre dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes, dès la fin du 19ème siècle.

Elle est aujourd’hui l’occasion de rappeler que les combats pour l’égalité sont toujours indispensables et que la lutte pour les droits des femmes et leur émancipation, c’est toute l’année ! 

En 2021, la lutte contre les inégalités hommes-femmes et pour les droits des femmes toujours nécessaire

Les violences sexistes et sexuelles, les stéréotypes de genre, les inégalités professionnelles – notamment salariales – sont toujours à combattre et concernent toute la so­ciété, tous les milieux et tous les âges.

Parce que dans le monde : une femme sur trois subit du harcèlement sexuel au travail, que chaque jour, 137 femmes sont tuées par un membre de leur famille, que les femmes et les filles constituent 72% des victimes de trafic d’être humain, que la violence scolaire basée sur le genre est un obstacle majeur à la scolarisation universelle et à la réalisation du droit à l’éducation des filles.

Petit à petit, les femmes s’affranchissent du silence pesant sur les violences sexistes et sexuelles. Aujourd’hui partout dans le monde des milliers de femmes et d’hommes dénoncent ces violences ! Le silence se brise, des milieux du cinéma aux bancs des grandes écoles, en passant par les entreprises, les partis politiques et les syndicats, on balance les porcs !

L‘accès à l’IVG reste un combat permanent et un élément du rapport de force pour l’égalité des droits, pour le libre choix, pour le droit et l’accès à la santé. Ces derniers mois, la Pologne a occupé une large part de l’actualité par les manifestations d’ampleur en défense de l’IVG.

C’est l’Argentine qui a donné à ce combat toute sa dimension actuelle et a fait souffler un vent de confiance retrouvée. Après des décennies de combats idéologiques et de rue sur un continent maintes fois sous le joug de dictatures et de régimes autoritaires, les militantes argentines ont fait plier l’État et son alliée, l’Église catholique, en imposant une loi rendant légal l’avortement sans condition jusqu’à la quatorzième semaine de grossesse

Pour lutter contre les inégalités dans le monde du travail, les femmes se sont empa­rées à maintes reprises de l’arme par excel­lence des travailleuses : la grève !

A travail égal, salaire non égal ! En moyenne, tous postes, secteurs et temps de travail confondus, il existe une différence de salaire net de 24 % entre les femmes et les hommes ; cet écart est de 18% sur l’ensemble des contrats à temps plein. Il s’agit de discrimination pure.

Les femmes subissent particulièrement la précarité, les temps partiels imposés, les petits boulots précaires. Et par ces temps de licenciement, les premiers à pâtir sont les femmes car le plus souvent précaires, intérimaires.

La pandémie et les confinements ont mis en lumière que les femmes sont indispensables au fonctionnement de la société et invisibilisées en permanence : les femmes, et toujours plus les femmes migrantes, sont majoritaires dans les emplois du soin, de la santé, de l’éducation, du nettoyage, du commerce.

Elles sont sous-payées, peu ou pas reconnues … malgré les belles promesses et les applaudissements, rien n’a bougé ni revalorisation des salaires, ni embauches statutaires !

Pour les femmes comme pour l’ensemble de notre camp social, c’est pour toutes et tous et toute la journée que le 8 mars devrait redevenir un jour de grève générale.

Car c’est le moyen qui nous permettrait à la fois de nous retrouver massivement dans la rue et de bloquer la machine économique au service du patronat et d’une société patriarcale devenue tellement insupportable !

https://anticapitalisme-et-revolution.blogspot.com/

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04 mars 2021 ~ 0 Commentaire

insoumis (fr3)

dvd-maree-noire-colere-rouge

Régionales. Et si les candidats de La France Insoumise battaient la campagne pour mieux l’attendrir

Alexis Corbière et les candidats bretons de la France Insoumise sont venus rencontrer l’association « Halte aux Marées Vertes »

En venant ce mardi 2 mars au-devant de l’association « Haltes aux marées vertes », les candidats de la  France Insoumise aux prochaines élections régionales ont sans doute voulu rappeler que les questions environnementales seront plus que jamais au centre de leur campagne…

Dans le sillage d’Alexis Corbière, député LFI, Pierre-Yves Cadalen et Marie-Madeleine Doré-Lucas sont en embuscade.

Après deux tentatives aux élections législatives et municipales à Brest, le duo breton rêve de renverser la table à l’occasion des prochaines élections régionales. « Il est temps de refaire de la politique, de construire des projets communs, de démocratiser le Conseil régional », martèle le jeune insoumis brestois en pointant une majorité actuelle coupable à ses yeux de bien des errances :

« Quand on voit le centre-Bretagne, on comprend rapidement qu’il n’y a eu aucune volonté de mettre en place une politique de développement rural. Par contre, la Région ne voit aucun problème à soutenir des systèmes agro-industriels avec de l’argent public ».

Une alliance avortée

Le discours de La France Insoumise dans cette campagne semblait taillé sur mesure pour une affiche partagée avec Europe Ecologie Les Verts (EELV). Mais les écologistes ont décliné l’invitation, et chacun fera finalement sa route en plaidant, avec les mêmes arguments, pour une autre agriculture, plus respectueuse de son milieu, plus respectueuse de ses paysans.

Parler de la dette paysanne…

Pas question pour La France Insoumise de stigmatiser le monde agricole. Alexis Corbière était d’ailleurs à Hillion pour le rappeler, le temps du dialogue et de l’échange est venu « pas question d’opposer les camps… la solution sera collective ».

Chez les Insoumis, on veut prendre la problématique à bras le corps, en se défendant d’une forme d’opportunisme dictée par la montée des écologistes lors des dernières municipales :

« La planification écologique était déjà au cœur de la campagne pour la présidentielle de Jean-Luc Mélenchon » en soulignant avec force : « Il faudra un jour parler de la dette paysanne… remettre les choses à plat et bien comprendre que les premières victimes du modèle agricole intensif, ce sont les agriculteurs eux-mêmes ».

En quête d’alliance en Bretagne, La France Insoumise se tourne aujourd’hui vers le jeune mouvement lancé fin 2017 par Benoit Hamon : « Génération.s ». Un accord pourrait être trouvé dans les prochaines semaines pour tenter d’imposer « un vrai débat de fond en tournant le dos aux postures inconsistantes de l’actuelle majorité régionale ».

03/03/2021

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Commentaire:

La France Insoumise a écrit, notamment au NPA, qui a répondu (voir liens)

Pour une réplique unie contre la police de la pensée et la dérive autoritaire du régime macroniste

Réponse du NPA à la proposition de La France insoumise

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04 mars 2021 ~ 0 Commentaire

rennes (lutte ouvrière)

greve-poste-privatisation

Rennes Plateforme du courrier : ce n’est qu’un début ?

À la plateforme du courrier de Rennes, plusieurs postiers de nuit avaient déjà interpellé leur direction sur le problème de la gestion des repos et des congés.

Alors que le logiciel censé tenir les comptes dysfonctionne de plus en plus, les postiers craignent de perdre des jours de repos, et jusqu’ici la direction semble peu s’en soucier.

Le 22 février au soir, plus d’une trentaine de postiers avaient donc décidé de se donner rendez-vous sur le parking une demi-heure avant l’embauche pour manifester. Deux jours après, les deux équipes du matin ont manifesté à leur tour avant l’embauche, pour dénoncer de leur côté l’arrêt de recrutement de titulaires et le manque d’effectifs

Plusieurs postiers ont profité de ces rassemblements pour dire tout ce qui n’allait pas, et des encadrants ont été invités à prendre des notes pour la direction.

La liste des griefs s’allonge. En matin comme en nuit, les travailleurs ont dénoncé une direction qui se permet maintenant de téléphoner, pour de soi-disant raisons administratives, au domicile de qui est en grève.

Dernièrement, lors des épisodes neigeux, alors que les routes étaient glissantes, des postiers d’après-midi ont dû poser des heures pour pouvoir rentrer chez eux un peu plus tôt, la direction ne voulant pas dépenser un centime.

Enfin la décision de supprimer pour la première fois la prime d’intéressement, de 300 à 400 euros annuels, alors que La Poste affiche un bénéfice de plus de 2 milliards, reste en travers de la gorge de beaucoup.

Les postiers ayant participé à ces actions étaient eux-mêmes surpris par leur nombre. Ils savent aussi que cela ne suffira pas pour obtenir gain de cause, et qu’il faudra envisager une suite.

Correspondant LO 03 Mars 2021

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04 mars 2021 ~ 0 Commentaire

hauts de france (jdd)

union

Régionales dans les Hauts-de-France 

Mélenchon rebat les cartes, la gauche cherche l’union

Le communiste Fabien Roussel qui envisageait d’être tête de liste PCF-PS-LFI aux régionales dans les Hauts-de-France a été court-circuité. Malgré tout, les trois forces politiques ainsi que les écologistes plaident pour une union dès le premier tour.

Mardi soir, le bureau national du Parti socialiste devait entériner l’union avec les communistes et les insoumis pour les régionales dans les Hauts-de-France. Avec comme tête de liste, le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel. Mais les choses ne se sont pas déroulées comme prévu.

« Ce projet a été annihilé par Jean-Luc Mélenchon. La France Insoumise met à poil Fabien Roussel », décrypte l’une des parties prenantes au JDD. « Un coup de Jarnac incroyable », dit un autre. La raison? Les velléités du communiste d’être candidat à la présidentielle, comme le raconte Playbook ce matin. La conséquence? Le candidat insoumis Ugo Bernalicis annonçait, quelques heures avant le bureau national du PS, son rapprochement avec… la liste écologiste emmenée par Karima Delli.

Une réunion prévue ce vendredi

Les cartes rebattues, l’union de toute la gauche dès le premier tour n’est pas pour autant inenvisageable. Joint par le JDD, le sénateur et candidat socialiste Patrick Kanner se dit favorable à « un accord à quatre dès le premier tour pour le plus grand rassemblement possible, dans le respect de chaque force et de son poids politique effectif ».

Les discussions ont repris ces dernières heures, et une réunion est prévue ce vendredi entre l’ancienne ministre PS, Karima Delli et Fabien Roussel.

« Dans ma région des Hauts-de-France, je ferai tout ce que je peux pour qu’il y ait une seule liste rassemblant l’ensemble des forces de gauche et écologistes », a d’ailleurs déclaré le communiste sur BFMTV ce jeudi matin.

Mais pour celui qui en a profité pour faire acte de candidature pour la présidentielle (les militants PCF se prononceront sur la stratégie le 9 mai), la tête de liste n’est plus d’actualité aux régionales. « Celle qui tient le fil, c’est Karima Delli », confie aujourd’hui un socialiste. Sur Twitter, l’eurodéputée EELV a réitéré mercredi son « appel à toutes les forces de gauche ».

Un accord la semaine prochaine?

Pour battre le sortant Xavier Bertrand (DVD) et combattre la liste du Rassemblement national de Sébastien Chenu, les quatre forces politiques parviendront-elles à se rassembler?

« Nous tendons la main à nos camarades communistes (…) et au vu de la situation dans la région, si le PS voulait participer à une liste de large rassemblement, nous n’y serons pas opposés », a indiqué mercredi Ugo Bernalicis (LFI) sur France 3. Les prochaines heures seront décisives. « Ce rassemblement qui semblait impossible pourrait le devenir », veut croire un socialiste qui espère « un bon accord affichable dès la semaine prochaine ».

Il y a six ans, Pierre de Saintignon (PS), Fabien Roussel (PCF) et Sandrine Rousseau (EELV) étaient chacun partis de leur côté au premier tour. Pour faire barrage à Marine Le Pen, le socialiste s’était finalement retiré au second tour et depuis 2015, aucun élu de gauche ne siège au Conseil régional.

4 mars 2021 Anne-Charlotte Dusseaulx

https://www.lejdd.fr/

Lire aussi:

Valérie Pécresse, la présidente sortante de la Région Île-de-France fait largement la course en tête. Créditée de 33% des intentions de vote au premier tour, la candidate de la droite (soutenue par LR et l’UDI) obtient un score plus de deux fois supérieur à celui de Jordan Bardella (15%), le représentant du Rassemblement national. Celui-ci est suivi de près par Audrey Pulvar (13%), à la tête d’une liste PS-PRG, et par Laurent Saint-Martin (13% également) candidat LREM, épaulé par le MoDem et Agir. Puis Julien Bayou (11%), pour EELV et Génération.s, et Clémentine Autain (10%), pour LFI et le PCF. Une liste Debout la France récolterait 4% des suffrages.

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03 mars 2021 ~ 0 Commentaire

commune (l’anticapitaliste)

com

1871-2021 : La Commune de Paris et nous

Mardi 16 mars sur les pages de la Gauche anticapitaliste, la Formation Léon Lesoil, Contretemps et l’Anticapitaliste.

Il y a 150 ans, les classes populaires de Paris se soulevaient contre l’oppression et l’exploitation.
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Dans un contexte social et politique très tendu, Paris bouillonne. L’Empire de Louis-Napoléon Bonaparte s’effondre en 1870 dans la défaite militaire face à la Prusse, et la Troisième République est sur le point de naître.
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Alors que la guerre se termine, après avoir transféré le siège de l’Assemblée nationale à Versailles, le 18 mars 1871, le gouvernement d’Adolphe Thiers tente de désarmer de force la Garde Nationale, composée en majeure partie des ouvriers et artisans de Paris.
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Ce jour-là, les soldats chargés de prendre les canons refusent de tirer sur le peuple de Paris et fraternisent avec la Garde Nationale. Dans tout Paris, des barricades se dressent et le pouvoir passe entre les mains du Comité Central de la Garde Nationale, composé d’officiers élus et révocables.
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Ceux-ci décident d’organiser les élections le 26 mars, et, le 28 mars, la Commune de Paris est proclamée.
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La Commune interdit le cumul des mandats, pose les bases d’un enseignement gratuit, laïc et obligatoire, reporte l’échéance des loyers, crée des boucheries municipales subventionnées, supprime le travail de nuit des ouvriers boulangers, permet la réquisition des ateliers par la collectivité ouvrière, etc.
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Furieux, le gouvernement Versaillais revanchard va massacrer les Communards lors de la Semaine Sanglante du 21 au 28 mai 1871. Des communards s’exilent en Belgique où, suite à la célébration du quinzième anniversaire de la Commune à Liège, les grandes révoltes ouvrières de 1886 se déclenchent.
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La Commune a aussi un impact important sur les débats de l’Association internationale des travailleurs (AIT) et en particulier sur les écrits de Marx sur l’Etat et la démocratie. Les échos de cette révolution ouvrière ont résonné à travers l’histoire et inspiré tant la gauche que les mouvements sociaux aspirant à une démocratie radicale et populaire et à l’auto-organisation des travailleur.se.s.
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150 ans après, la Gauche anticapitaliste, la Formation Léon Lesoil, la revue Contretemps et l’Anticapitaliste se joignent pour célébrer l’apport historique de la Commune de Paris et ses vies ultérieures.
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Que reste-t-il de la Commune et que nous-dit elle sur le monde d’aujourd’hui ? Nous en discuterons avec :
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Ludivine Bantigny, historienne à l’université de Rouen-Normandie et autrice de « La Commune au Présent » (La Découverte, 2021)
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Isabelle Garo, philosophe, autrice de plusieurs ouvrages dont « Communisme et stratégie » (éd. Amsterdam 2019) et « Marx et l’invention historique » (Syllepse, 2012)
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Julien Dohet, historien, administrateur de l’IHOES, syndicaliste et l’un des coordinateurs dans la région liégeoise des évènements du 150ème anniversaire de la Commune
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Sixtine d’Ydewalle, doctorante en théorie politique sur la question du communalisme et de la démocratie directe et co-organisatrice de l’exposition itinérante Vive la Commune, soutenue par de nombreuses associations dont la Formation Léon Lesoil
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Un évènement organisé par la Formation Léon Lesoil en collaboration avec la Gauche anticapitaliste, Contretemps – revue de critique communiste, et le journal l’Anticapitaliste
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Note:
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GA et Fondation Léon Lesoil sont des camarades belges

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03 mars 2021 ~ 0 Commentaire

flambée (presse gauche)

accaparement

Flambée des matières premières agricoles : la crise qui monte dans l’ombre de la pandémie

La FAO alerte sur une « pandémie de la faim » liée aux conséquences du Covid-19.

Blé, soja, maïs, colza… les prix des matières premières agricoles ont flambé en 2020 et la hausse se poursuit cette année.

Si l’appétit de la Chine, qui reconstitue ses stocks à prix fort, explique en partie cette envolée, la pandémie de Covid-19 déstabilise le système alimentaire mondial au détriment des pays dépendants des importations qui ne peuvent supporter cette hausse des prix.

La question de la souveraineté alimentaire et celle de la crise de la faim reviennent plus que jamais sur le devant de la scène.

C’est une véritable flambée. + 20 % pour le blé, 30 % pour le maïs, 50 % pour le soja… l’année 2020 a vu exploser le prix des matières premières agricoles. Les cours agricoles ont progressé de 14 à 19 % en 2020, calcule UBS dans une récente étude citée par l’AFP.

« Il y a une vraie surchauffe », remarque Sebastien Abbs, directeur du Club Demeter et chercheur associé à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris). Cette envolée est multifactorielle mais pour bien comprendre, il faut se tourner vers la Chine.

Le pays est en train de constituer d’énormes stocks de matières premières agricoles après de mauvaises récoltes. Le but est de reconstituer ses cheptels, notamment de porc, qui ont été décimés par la peste porcine.

La Chine a ainsi importé plus de 100 millions de tonnes de soja et 11,3 millions de tonnes de maïs, soit une explosion de 57 % en un an seulement. Elle cherche à sécuriser son alimentation en cas de résurgences épidémiques, et pour cela, elle achète au prix fort.

« Il y a un effet d’emballement. Certains pays importateurs craignent l’enlisement de la pandé-mie ou le protectionnisme des pays exportateurs. Ils anticipent en surstockant, comme les consommateurs ont suracheté pendant le premier confinement », explique Sébastien Abis.

Les pays dépendants en première ligne

Pour les pays déjà en difficulté avec la crise économique, la flambée des prix n’est pas supportable. Les spécialistes notent une baisse des achats de l’Algérie et du Maroc, pourtant très dépendants.

« L’Égypte, premier importateur de blé tendre dans le monde est également touché », remarque Quentin Mathieu économiste aux Chambres d’agriculture. Le Liban, l’Irak, le Yémen… ces pays où l’insécurité alimentaire est importante ne peuvent suivre le rythme.

En Syrie, le Programme alimentaire mondial (PAM) tire la sonnette d’alarme. 60 % de la population, soit 12,4 millions de personnes ne mangent pas à leur faim. L’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) affirme que 45 pays ont désormais besoin d’une aide alimentaire extérieure.

Du côté de la France et de l’Europe, l’impact est moins visible.

« La zone a développé des politiques agricoles pour atténuer la dépendance », explique Sébastien Abis. « En France on produit beaucoup et de manière très diversifiée », ajoute-t-il. Reste que l’Hexagone importe de plus en plus.

Au total, selon Quentin Mathieu, la part des importations en valeur, en France, est de 15 % pour le secteur agricole et de 20 % pour les industries alimentaires. « Ces taux étaient respectivement de 10 % et 13 % au début des années 2000 », compare-t-il.

Sans surprise, la hausse des prix se ressent dans les box des négociations commerciales entre distributeurs, industriels et agriculteurs. « La flambée des prix ajoute des tensions », explique-t-il. Les producteurs demandent en effet de faire répercuter la hausse des tarifs des matières premières sur les prix de vente.

L’impact du changement climatique à long terme

À long terme, les tensions pourraient être encore plus vives. En cause : le réchauffement climatique. Ce dernier rend les phénomènes météorologiques extrêmes comme les sécheresses, les canicules, ou les pluies, plus intenses et fréquents.

Or ces évènements ont un impact sur les récoltes. « On peut s’attendre à un emballement des prix, une volatilité, plus intense », note le chercheur associé à l’IRIS, Sébastien Abis. On voit par exemple que le prix du blé à Chicago est reparti à la hausse à cause du froid polaire aux États-Unis qui pourrait conduire à des gels mortels sur les plants.

En 2017, une étude publiée dans les comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS) évaluait qu’avec une augmentation d’un degré Celsius de la température moyenne mondiale, les rendements de maïs pouvaient baisser de 7,4 %, ceux du blé de 6 % et ceux du riz de 3,2 %.

En janvier, le Forum économique mondial, a d’ailleurs appelé à transformer nos systèmes alimentaires aujourd’hui défaillants pour parvenir à nourrir 10 milliards d’humains.

mardi 2 mars 2021  Marina Fabre Anti-K/Novethic

https://www.pressegauche.org/

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02 mars 2021 ~ 0 Commentaire

édito (a et r)

anticap

Si la connerie était d’or, ce gouvernement au service des millionnaires deviendrait milliardaire !

122 décès ont été enregistrés à l’hôpital ces dernières 24 heures ce qui monte à 86 454 le nombre de morts depuis le début de l’épidémie. 19 952 nouveaux cas ont été recensés en 24 heures en France. 3 492 personnes sont actuellement en service de réanimation. La pandémie a fait au moins 2 526 075 morts dans le monde.

Voici donc le bilan d’un an de « gestion » de crise sanitaire quand elle est entre les mains des
capitalistes. C’est une histoire de vaccins et de la Saint-glinglin.

Le jeudi 21 janvier, Olivier Véran le ministre de la santé annonçait le matin que 15 millions de personnes seraient vaccinées en juin 2021 pour finalement tripler la mise le soir-même en parlant de 43 millions de vaccinés. Et oui, comme un jeu de poker mais en parlant de nos vies.

Or, au 1er mars 2021 en France, seulement moins de 3 millions de personnes – 2 967 937 précisément – avaient reçu une SEULE dose de vaccin.

Une semaine = une idée, c’est ça la com’ Castex-Macron !

La semaine dernière, les départements au fort taux d’incidence ont été sommés par le gouvernement de reconfiner le week-end. Et de faire durer le suspens sur vingt autres dont de nombreux départements d’Île-de-France. Bien sûr, rien de vraiment neuf dans ces décisions qui continuent de faire porter aux individus le poids de la contamination et de sa transmission.

Mais néanmoins, on sent dans ces mesures la tension entre la propagation à vitesse grand V du virus dont le variant anglais et la nécessité de maintenir à un niveau élevé l’exploitation afin de garantir aux patrons leurs dividendes et autres intérêts.

Cette semaine, et alors que la zone C (notamment l’Ile-de-France ) amorce sa rentrée, une étude bien opportune a été publiée dans le British medical Journal par le professeur
Arnaud Fontanet, épidémiologiste à l’Institut Pasteur et membre du conseil scientifique.

Et bien… figurez-vous que les écoles ne joueraient pas ce rôle d’amplificateur de l’épidémie comme ne cessent de le répéter les esprits chagrins dont les enseignant.e.s ! Ce rapport est contradictoire avec celui du rapport de début janvier du groupe d’experts scientifiques qui conseille le gouvernement britannique et qui alertait sur le fait que les adolescents de 12 à 16 ans étaient sept fois plus à risque d’introduire le coronavirus au sein d’un foyer que les plus de 17 ans.

Et que le rôle des moins de douze ans tout en étant plus faible, restait important, et c’est bien à l’école que se déroulent les contaminations. Mais s’il est bien opportun c’est qu’il permet à Blanquer de se rattraper aux branches après l’annonce de trop qui annonçait que les équipes enseignantes prendraient en charge les tests salivaires qui allaient soi-disant déferler sur les écoles !

Mais la réaction des profs ne s’est pas faite attendre : hors de question de pallier aux pénuries médicales et de prendre le risque d’être contaminé. A tel point que ce lundi, le ministre de l’éducation nationale a assuré que les tests salivaires seraient évidemment réalisés par des       « personnels de santé » et non par des enseignants !

Et il a même enfoncé le clou en affirmant que la France avait « tout à fait les moyens en termes de tests et de moyens logistiques » d’arriver « vers la mi-mars à l’objectif de 300 000 tests par semaine » pour l’ensemble de la France… des mensonges à faire pâlir Pinocchio!

A tout point de vue, virons les patrons et les actionnaires ! Le comique de répétition de ce gouvernement semble sans fin. Mais au fil des mois, il sème sur son chemin la mort, l’augmentation de la misère, de la précarité.

Des suicides d’étudiants aux charrettes de licenciements, des lits toujours supprimés à l’hôpital aux prévisions de fermeture de classes à l’école, rien n’est épargné aux travailleurs et aux jeunes.

Nous sommes de plus en plus nombreux à faire le constat que tout ce qui passe entre les mains des capitalistes est broyé et que notre santé n’est pas épargnée.

De mois en mois, le nombre des équipes militantes qui luttent pour leurs droits ne cessent
d’augmenter et de créer des liens entre elles. Il devient urgent, nécessaire, fondamental que tous ces noyaux combatifs déploient de manière conjointe leurs efforts pour construire un mouvement d’ensemble contre l’ensemble de la politique de ce gouvernement qui balaye sa politique dans la rue, dans les entreprises, dans les lieux d’études, dans les hôpitaux, dans les quartiers.

Partout, c’est nous qui travaillons, c’est nous qui décidons !

https://anticapitalisme-et-revolution.blogspot.com/

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02 mars 2021 ~ 0 Commentaire

édito (révolution)

picsou

« Après nous, le déluge ! »

Un an après le développement fulgurant de la pandémie, les confinements, couvre-feux et restrictions diverses continuent de rythmer le quotidien des peuples du monde entier. Chaque jour, le Covid fait des milliers de victimes directes ou indirectes. Chaque jour, les dégâts économiques et sociaux s’aggravent.

Quand tout ceci prendra-t-il fin ? Nul ne peut le dire, pour cette raison simple que la pandémie échappe totalement – et n’a jamais cessé d’échapper – au contrôle des classes dirigeantes. Il y a bien quelques exceptions (à ce stade), dont la Chine, la Nouvelle-Zélande et l’Australie.

Mais pour le reste, les gouvernements naviguent à vue, titubent d’une décision à l’autre, multiplient les mesures contradictoires – et, au fond, croisent les doigts en espérant un miracle. En France, Jean Castex organise régulièrement des conférences de presse pour nous dire qu’il n’a rien à nous dire.

Chaos vaccinal

La raison fondamentale de cette débâcle est parfaitement claire : le système capitaliste est incapable de prendre les mesures nécessaires pour en finir rapidement avec cette pandémie.

La propriété privée des grands moyens de production et d’échange, la production pour le profit, la lutte féroce pour des parts de marché, les rivalités entre les différentes bourgeoisies nationales – toutes ces merveilles du capitalisme entrent en contradiction directe avec les énormes investissements et la planification mondiale qui, seuls, permettraient de résoudre la crise sanitaire de façon rapide et efficace.

Par exemple, on sait que le rythme et l’extension géographique de la campagne vaccinale sont des facteurs décisifs, notamment face au risque de voir émerger des variants qui résistent aux vaccins.

Les scientifiques parlent d’une « course contre la montre » ; mais les capitalistes, eux, sont engagés dans un autre genre de course, la course aux profits, qui n’obéit pas du tout aux mêmes règles.

Ils ne veulent pas réaliser les investissements nécessaires pour accroître massivement la production de vaccins, car ils redoutent que les infrastructures créées leur restent sur les bras une fois terminée la campagne vaccinale.

Leurs marges de profits risqueraient d’en prendre un coup. Or rien n’est plus sacré, à leurs yeux. Périssent le monde et l’univers plutôt que de sacrifier une belle marge de profits ! Comme Marx le soulignait déjà, la bourgeoisie a toujours et partout pour devise : « Après nous, le déluge ! »

C’est pour les mêmes raisons, bien sûr, que les grandes multinationales de l’industrie pharma-ceutique marchandent la production de « leur » vaccin par des entreprises concurrentes, ce qui permettrait pourtant de multiplier le nombre de doses disponibles.

Les milliers de personnes qui meurent du Covid, chaque jour, peuvent partir le cœur léger : la « propriété intellectuelle » – qui, sous le capitalisme, s’applique aux œuvres d’art comme aux vaccins – est saine et sauve.

Impérialisme sanitaire

Pendant que les puissances impérialistes se débattent dans cet énorme chaos vaccinal, les pays les plus pauvres sont priés d’attendre sagement leur tour. Mi-février, l’ONU signalait que dix pays, seulement, totalisaient 75 % des doses injectées.

Dans 130 pays, aucune injection n’avait été délivrée. Sur les 175 millions de doses injectées, 8 millions l’avaient été en Amérique latine (430 millions d’habitants) et 2 millions en Afrique (1,3 milliard d’habitants).

Certes, l’OMS a lancé le programme Covax, qui annonce vouloir fournir 2,3 milliards de doses à 91 pays pauvres d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. Mais d’une part, compte tenu des deux doses requises pour une vaccination complète, cela ne représente qu’un cinquième de la population ciblée.

D’autre part, les responsables de Covax soulignaient eux-mêmes, fin décembre, que ce programme est « très fortement menacé » par le « manque de financements » et les « difficultés contractuelles » (des histoires de gros sous).

Dans une majorité de pays, les campagnes de vaccination sont programmées pour 2022 et 2023.

Les tous derniers servis risquent d’attendre jusqu’en 2025. Voilà ce que disent des responsables de l’OMS et d’autres institutions internationales. Ils soulignent le risque de voir émerger des variants qui résistent aux vaccins – et donc le risque de devoir courir derrière les virus pendant de longues années, y compris dans les pays riches, qui ne pourront pas vivre terrés derrière des frontières nationales hermétiquement closes. Tout le monde le sait. Les classes dirigeantes le savent. Mais elles s’accrochent à leurs profits et à leur devise : « Après nous, le déluge ! ».

Nous ne sommes pas confrontés à une maladie qui dépasserait les compétences scientifiques, technologiques et industrielles de l’humanité.

Les moyens de résoudre la crise sanitaire existent. Mais les rapports de production capitalistes constituent un énorme obstacle à la mobilisation de ces moyens. Il en va exactement de même pour tous les autres maux qui accablent des milliards de personnes à travers le monde.

Par exemple, les moyens de nourrir correctement toute l’humanité existent depuis des décennies. Personne ne le conteste. Pourtant, plus de 800 millions de personnes souffrent de la faim, et plus de 20 000 en meurent chaque jour, en moyenne. On pourrait faire le même constat à propos de la crise climatique, de la crise du logement et, en fait, de toutes les formes de pauvreté et de précarité.

Nationaliser Big Pharma !

En France comme ailleurs, la gauche et le mouvement syndical doivent prendre acte de la complète faillite du capitalisme, qui entraîne l’humanité dans la barbarie. Ils doivent renouer avec l’objectif de renverser ce système et de le remplacer par une société socialiste, dans laquelle les grands leviers de l’économie seront la propriété collective des travailleurs.

A gauche, des esprits chagrins et sceptiques nous répondent que la classe ouvrière « n’est pas prête » à accepter un changement de société aussi radical. Mais comment le savent-ils ? Pour savoir ce que notre classe pense d’un programme révolutionnaire, il faut commencer par le populariser – ce que, précisément, ne font pas les dirigeants officiels du mouvement ouvrier, qui ont pourtant une audience de masse.

Par ailleurs, les marxistes n’ont jamais prétendu qu’il suffisait de lever le drapeau de la révolution socialiste pour que les masses s’y rallient en bloc. Si c’était aussi simple, le capitalisme aurait été renversé depuis longtemps. Mais ce n’est pas aussi simple.

La classe ouvrière est constituée de différentes couches dont le niveau de conscience évolue à des rythmes divers. La masse des travailleurs – sans laquelle aucune révolution n’est possible – développe sa conscience et sa combativité sur la base de sa propre expérience. Ce sont les grands événements historiques, les grands chocs économiques, politiques et sociaux, qui arrachent les masses à leur routine, leurs préjugés et leur passivité.

La crise actuelle constitue précisément l’un de ces chocs. Une fois passé le moment initial de stupeur et d’angoisse, de nombreux travailleurs ont enregistré, dans leur esprit, tous les échecs de la classe dirigeante : sur les masques, les tests, les capacités hospitalières – et maintenant les vaccins.

Au vu de ses résultats, la gabegie financière de la campagne vaccinale est un scandale qui suscite beaucoup d’interrogation et de colère. D’après les calculs de la Fondation Kenup, les entreprises qui ont développé les vaccins ont bénéficié, au total, de 100 milliards de dollars d’aide publique.

Dans ce contexte, le mouvement ouvrier international pourrait lancer une vaste campagne sur le thème : « Nationaliser Big Pharma ! » Nous ne doutons pas un instant de l’écho favorable que rencontrerait une telle campagne, dans la classe ouvrière mondiale, si elle était menée avec énergie par les grands syndicats et partis de gauche de nombreux pays.

Malheureusement, ce genre de campagne n’est mené ni au niveau international, ni même au niveau national. Au moment où le capitalisme craque de tous côtés, les dirigeants réformistes du mouvement ouvrier – y compris ceux de « l’aile gauche » – hésitent, paralysés, au seuil de la grande propriété capitaliste. Ils trouvent mille prétextes pour ne pas y toucher.

Il faudra faire plus qu’y toucher, pourtant, si nous voulons en finir avec l’exploitation et les oppressions. Dans l’immédiat, suivons l’excellent conseil de Marx : « Dans tous (l)es mouvements, les communistes mettent en avant la question de la propriété – à quelque degré d’évolution qu’elle ait pu arriver – comme la question fondamentale. »

1 mars 2021  Jérôme Métellus

https://www.marxiste.org/

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02 mars 2021 ~ 0 Commentaire

sarko (révolution permanente)

sarko maf

Prison ferme pour Sarkozy : sa peine pourrait être réalisée à domicile

Ce lundi, au terme de trois mois de délibérations, Nicolas Sarkozy a été condamné à trois ans de prison dont un ferme pour corruption et trafic d’influence.

Une peine inédite dans l’histoire de la justice française, dans le cadre de l’affaire « Bismuth » qui a révélé les pratiques de corruption de la classe politique française. Évidemment, Nicolas Sarkozy bénéficiera d’un traitement de faveur, qui permettrait d’effectuer sa peine à domicile. Une preuve que le système judiciaire reste au service des classes dominantes.

Ce lundi, après trois mois de délibérations, la justice a rendu son verdict :

Nicolas Sarkozy est condamné à trois ans de prison dont un ferme pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire « Paul Bismuth ». Le Parquet National Financier avait au départ requis une peine de quatre ans de prison dont deux fermes. L’avocat de l’ex-président, Thierry Herzog, ainsi que le magistrat Gilbert Azibert, eux aussi impliqués dans l’affaire des écoutes, ont également été condamnés à trois ans de prison dont un ferme.

L’ancien chef de l’État a donc été reconnu coupable d’avoir utilisé son avocat et Gilbert Azibert pour obtenir des informations illégales sur des enquêtes judiciaires en échange d’un poste de prestige à Monaco.

Une pratique pas isolée, lorsqu’on sait que Nicolas Sarkozy a été impliqué dans pas moins de 10 affaires de 1995 à 2012, allant de « l’affaire Karachi » aux « hélicoptères du Kazakhstan » en passant par les financements illégaux de ses campagnes de 2007 et de 2012.

Par ailleurs, le népotisme semblait être monnaie courante sous l’ère Sarkozy, et de nombreux amis de l’ex-président avaient alors été nommés à des postes clés dans la justice, la police ou encore la haute administration.

Nicolas Sarkozy est donc le deuxième ancien président, après Jacques Chirac, à être condamné par la justice. Ce dernier avait été condamné à deux ans de prison avec sursis dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, rappelant que la corruption est bien une affaire structurelle à la 5è République.

Mais, si la peine est inédite, l’impunité demeure.

Ainsi, celui qui est coupable de corruption et trafic d’influence devra réaliser sa peine… à domicile. En effet, la présidente du tribunal a affirmé que cette peine pouvait « nécessiter un aménagement à domicile, sous forme de bracelet électronique ».

Une promenade de santé pour l’ex-Président qui pourra donc effectuer sa peine dans une de ses nombreuses résidences secondaires. Une preuve une fois de plus de l’hypocrisie des condamnations pour les dirigeants de ce monde, qui bénéficient sans cesse de traitements de faveur. Une justice à deux vitesses, qui laisse croupir les plus précaires pendant que Sarkozy et ses semblables effectuent leurs peines dans des conditions luxueuses.

Irena Mathilde lundi 1er mars

https://www.revolutionpermanente.fr/

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28 février 2021 ~ 0 Commentaire

vitoria 3 de marzo de 1976 (nueva-tribuna musique-basque)

Le 3 mars 1976 – el 3 de marzo 1976

Ce 3 mars 2017, le groupe de métal Soziedad Alkoholika sortait son dernier album sistema antisocial, date qui ne doit rien au hasard puisqu’elle est l’anniversaire des événements qui se déroulèrent à Vitoria Gasteiz le 3 mars 1976. Le troisième titre de cet opus qui s’intitule no olvidamos, el tres de marzo est un hommage aux victimes de cette journée.
.

Les événements du 3 mars 1976 à Vitoria Gasteiz.

Franco est mort depuis quelques semaines. La royauté est restaurée. Juan Carlos règne sur l’Espagne. Nous sommes en pleine transition démocratique espagnole. La société civile aspire à plus de libertés. Droits de grève et de réunion sont toujours interdits. Cependant, depuis le mois de janvier, grèves et manifestations se succèdent, à Vitoria-Gasteiz pour protester contre le plafonnement des salaires et obtenir de meilleures conditions de travail.

En ce 3 mars 1976, le mot d’ordre de grève générale est particulièrement suivi. Dès le matin et jusqu’en début d’après-midi, les affrontements avec la police sont violents. Aux environs de 17h00, la police encercle l’église Saint François d’Assises où siége une assemblée d’ouvrier.

Malgré la protection accordée par le Concordat et l’intervention du prêtre, les forces de l’ordre procèdent à l’expulsion de l’église. Des grenades lacrymogènes sont lancées dans la nef provoquant un mouvement de panique et une ruée vers les sorties.

Las ! A l’extérieur matraques et tirs à balle réelle accueillent les manifestants. Dès ce moment, les affrontements se font plus violents et la police perd pratiquement le contrôle de la ville jusque vers 21h00 et ne le retrouve que grâce à l’arrivée de renforts.

Au bilan, plusieurs centaines de blessés et cinq morts :

  • Pedro María Martínez, 27 ans, employé de Forjas Alavesas, mort sur le coup ;
  • Francisco Aznar Clemente 17 ans, étudiant et ouvrier boulanger, mort sur le coup ;
  • Romualdo Barroso Chaparro 19 ans, gravement blessé, mort de ses blessures peu de temps après ;
  • José Castillo, 32 ans, ouvrier de Basa, une société de Grupo Arregui, mort des suites de ses blessures ;
  • Bienvenido Pereda,30 ans, ouvrier, mort des suites de ses blessures.
  • François Lescoutte 5 mars 2017

http://www.musique-basque.fr/

Le 3 mars prochain, 45 ans se seront écoulés depuis l’une des tragédies qui ont marqué notre passé le plus récent. Il a fallu plus de quatre décennies pour qu’un ancien ministre franquiste se présente pour la première fois devant les tribunaux.

Réalisé uniquement à partir de documents d’archives, VITORIA, MARS 1976 est le témoignage choquant d’événements qui n’auraient jamais dû se produire.

Un crime impuni

La ville de Vitoria a été le protagoniste de l’un des moments les plus critiques de la transition. Le 3 mars 1976, après avoir assisté à une assemblée dans l’église de San Francisco, trois travailleurs ont été abattus par la police. Deux autres sont morts dans les jours suivants des suites de leurs blessures. Le 5 mars, un impressionnant cortège funèbre a défilé dans les rues de la capitale basque dans une atmosphère débordante.

Les événements ont teinté la ville de deuil, des balles jonchent les rues, des centaines de blessés. Deux jeunes hommes de Basauri et de Tarragone sont morts lors de manifestations de solidarité. La justice militaire a reconnu l’existence d’un crime d’homicide. Jugement provisoire en raison de l’absence des auteurs, finalement prescrit.

Ces événements ont précipité la chute du gouvernement d’Arias Navarro. Les événements de Vitoria sont parmi les plus dramatiques de ces années capitales.

Réalisé par Luis E. Herrero et produit par Hanoi Films et Aved Producciones, VITORIA, MARS 1976 est disponible en ligne sur FILMIN après son passage au festival. Avec la musique de Dimos Vryzas, Alfonso Arias Paputxi, Angelo Mancini et Pelo Mono.

Synopsis : Au début de 1976, l’Espagne est plongée dans une spirale de conflits. La situation politique délicate après la mort de Franco est aggravée par l’impact de la crise, mettant le gouvernement dans les cordes. À Vitoria, les assemblées des travailleurs ont appelé à la grève le 3 mars. Une tragédie se profilait qui allait marquer la transition vers la démocratie.

Franquisme et transition

Pour la première fois depuis la fin de la dictature, un ancien ministre franquiste a dû comparaître devant un tribunal. La déclaration de Rodolfo Martín Villa devant le juge Servini a marqué une étape importante en abordant certaines des pages les plus sombres de notre histoire la plus immédiate.

Des événements tels que ceux de Vitoria ou l’affaire Scala sont restés impunis et les principaux hommes politiques de l’époque, Fraga et Martín Villa, ont toujours fui leurs responsabilités.
Mais si un ministre de l’intérieur n’est pas responsable des forces de police sous son mandat, alors qui l’est ?

27 de febrero de 2021

https://www.nuevatribuna.es

Lire aussi:

Événements de Vitoria

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