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04 décembre 2025 ~ 0 Commentaire

Enfants  (NPA)

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« Accepter de perdre ses enfants » ?

Le 18 novembre, le chef d’état-major Fabien Mandon affirmait devant des milliers d’éluEs locaux que la France devait « accepter de perdre ses enfants ». Ce discours a précédé d’une semaine l’annonce par Emmanuel Macron du rétablissement d’un service militaire dès 2026 et de la transformation de la « journée Défense et citoyenneté » en « journée de mobilisation ».

Ces annonces s’inscrivent dans une offensive plus large, celle d’un pouvoir qui souhaite réaffirmer la position guerrière et impérialiste de la France en sacrifiant les services publics et la jeunesse sur l’autel de ses guerres.

Partout dans le monde, la jeunesse fait face à la guerre. En Ukraine, la Russie mène une agression de plus en plus violente, laissant les populations sous les bombardements. À Gaza et en Cisjordanie, le génocide et la colonisation continuent.

Les capitalistes cherchent à mettre au pas une jeunesse révoltée, en lui apprenant loyauté, discipline et soumission, tout en se basant sur le sexisme, le racisme, le validisme et les LGBTQI-phobies.

Le Service national universel et la Journée Défense et citoyenneté ne sont que des instruments au service de l’impérialisme et du capital afin de nous préparer à accepter les logiques de guerre, la politique de colonisation de la France et les nombreuses coupes budgétaires au profit de la défense. Ils reproduisent des logiques oppressives et conservatrices qui touchent particulièrement les jeunesses racisées et précarisées.

Le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche chute, avec des conséquences désastreuses pour les universités, pour leurs chercheurEs et pour les étudiantEs. Quant au budget réservé à la défense et aux armées, il explose dans la continuité des lois de programmation militaire, au détriment de nos conditions de vie. Dans la rue et sur nos campus, il faut (encore et toujours) rappeler que nos vies valent mieux que leurs profits !

Les Jeunesses anticapitalistes du NPA
Hebdo L’Anticapitaliste – 778 (04/12/2025)

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04 décembre 2025 ~ 0 Commentaire

Surpêche (LO)

espece pro

Le maquereau, espèce menacée ?

Alors que les ministres de la Mer des pays européens doivent négocier les conditions de pêche pour l’année 2026, les scientifiques recommandent de réduire de 77 % les quotas autorisés pour celle du maquereau.

Cette espèce, endémique dans les mers européennes de Gibraltar à l’Écosse et qui a nourri des populations entières des siècles durant, a en effet été décimée par la surpêche dans les vingt dernières années.

Les maquereaux, poussés par le réchauffement de l’océan, ont migré vers le nord et se sont concentrés dans les eaux des îles Féroé, d’Islande, de la côte norvégienne. Ils sont tombés dans les filets des navires congélateurs, en dehors de tout quota limitant la pêche, faute d’accord ou de contrôle. La prise de maquereaux en Islande est ainsi passée de 53 tonnes en 2000 à 150 000 en 2011 et a été de 900 000 tonnes pour toute l’Europe en 2024.

Ainsi la quantité totale de maquereaux a été divisée par cinq en vingt ans et, l’an passé, un quart de ce qui restait de l’espèce a été détruit. Les navires congélateurs, dont le dernier lancé a été ironiquement baptisé Scombrus, le nom latin du maquereau, appartiennent souvent à deux compagnies européennes, Parlevliet & Van der Plas et Cornelis Vrolijk. Ils arrachent 120 tonnes de poissons à chaque coup de leur chalut de 350 mètres de long et 100 de large.

Leurs cales en contiennent des milliers de tonnes, congelées immédiatement. Ainsi le maquereau congelé peut être vendu bien moins d’un euro le kilo, pour l’exportation, la confection de surimi ou de farine. Le maquereau frais et sauvage sert donc d’aliment aux saumons d’élevage, gras, insipides et bourrés d’antibiotiques. L’entreprise est absurde, mais rentable et seul cela compte.

Les compagnies qui arment ces navires congélateurs possèdent des bâteaux immatriculés dans tous les pays concernés et peuvent truster les quotas de pêche. Elles disposent évidemment de la plus grande part des subventions européennes à la pêche, concernant le carburant comme la modernisation des méthodes de travail.

Elles ont des relais auprès des autorités nationales et internationales et, lorsque cela ne suffit pas, elles passent outre aux règlementations. Les lois nationales et les directives européennes, dans le domaine de la pêche comme dans d’autres, favorisent la concentration du capital, l’expropriation des artisans, l’exploitation des travailleurs, le pillage des fonds publics et la destruction des ressources naturelles.

De leur côté, les artisans pêcheurs ne peuvent que constater qu’ils n’ont plus de poisson à prendre et espérer que les plus anciens bénéficieront d’un plan de sortie de flotte, qui leur permette de prendre leur retraite. Les marins salariés, les travailleurs à terre des pêcheries et de toute la filière, les amateurs de poisson frais pas trop cher n’ont pas leur mot à dire.

Quant aux maquereaux, il n’en restera plus bientôt qu’une image, décorant les boîtes de conserves exposées dans les écomusées de Bretagne, des Flandres ou d’ailleurs.

Paul Galois 03/12/2025

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04 décembre 2025 ~ 0 Commentaire

LFI et PS (Politis)

debat

Municipales : entre LFI et le PS, la guerre totale est lancée

Les socialistes accusent les mélenchonistes de vouloir ravir les grandes villes qu’ils dirigent. Les insoumis leur rétorquent que la gauche ne leur appartient pas. Derrière 2026, la guerre du leadership en vue de 2027 a commencé.

Qu’il semble loin ce temps où socialistes et insoumis faisaient campagne main dans la main. Aujourd’hui, le Nouveau Front populaire (NFP) est mort et enterré. Et si certains peuvent encore en douter, les municipales de 2026 devraient normalement les convaincre. Car, entre les socialistes et les insoumis, la bataille semble avoir repris de plus belle. D’un côté, les insoumis ambitionnent de s’ancrer dans tout le pays en vue de la prochaine présidentielle. De l’autre, les socialistes revendiquent être la première force territoriale à gauche et ne comptent pas céder cette place.

Depuis des semaines, les attaques fusent. Les stratèges des deux camps égrènent les villes dans lesquelles les insoumis font pression sur un maire rose. La liste est longue.

À Rennes, la députée Marie Mesmeur compte faire tomber Nathalie Appéré. À Villeurbanne, l’adjoint au maire Mathieu Garabedian veut détrôner Cédric van Styvendael. À Montpellier, la députée Nathalie Oziol a lancé sa campagne depuis plusieurs semaines contre Michaël Delafosse.

À Nantes, le conseiller régional William Aucant veut prendre la place de Johanna Rolland. À Saint-Denis, Bally Bagayoko compte faire tomber Mathieu Hanotin. À Rouen, Maxime Da Silva veut battre Nicolas Mayer-Rossignol. À Nancy, Sarah Farghaly veut détrôner Mathieu Klein. À Brest, la suppléante du député Pierre-Yves Cadalen, Cécile Beaudouin, se verrait bien à la place de François Cuillandre. À Clermont, la députée Marianne Maximi vise le poste occupé par Olivier Bianchi. À cette liste s’ajoutent aussi les cas de Cergy, Reims, ­Marseille, Avignon ou Pantin.

Un socle insoumis potentiellement important

Partout, les insoumis se délectent de ces sondages qui les placent en situation de déstabiliser les majorités sortantes ou, en cas de surprise, d’arracher quelques villes. Ils le savent : une dynamique est là. « Les gens ont confiance en nous. Quand on est dans les quartiers populaires, tout le monde sait qu’on tiendra bon. Malgré les insultes et les caricatures, tout le monde sait que les insoumis font ce qu’ils disent et disent ce qu’ils font », assure Séverine Véziès, candidate à Besançon et responsable des élections pour le mouvement mélenchoniste.

Malgré les insultes et les caricatures, tout le monde sait que les insoumis font ce qu’ils disent et disent ce qu’ils font.

Dans de très nombreuses moyennes et grandes villes, les candidats de La France insoumise (LFI) pourraient obtenir au moins 10 % des suffrages, selon les enquêtes d’opinion. « Partout, ils ont un socle haut », observe une élue locale écologiste. « Les insoumis ont la capacité d’accéder à tous les types de communes, les grandes métropoles comme les petites villes, et dans n’importe quel département de France. Nous ne sommes pas là pour faire de la figuration », prévient le député insoumis Hadrien Clouet.

Au regard de cette situation, les émissaires du Parti socialiste (PS) accusent les insoumis de vouloir surtout faire tomber les édiles du parti au poing et à la rose. « Les insoumis sont dans leur stratégie de conflit pour faire exploser la gauche, pour que Jean-Luc Mélenchon soit le seul pôle de stabilité et nous refaire le coup de 2022 », grince Jonathan Kienzlen, membre de la direction du PS.

« Les insoumis n’ont aucune chance de victoire. Ils n’ont qu’un pouvoir de nuisance. On les entend parler de Montpellier ou d’Aubervilliers, mais on les entend moins sur Nice ou Boulogne-­Billancourt », attaque Luc Broussy, président du conseil national du PS et proche d’Olivier Faure. Réponse d’Hadrien Clouet : « Notre sujet, ce n’est pas le récit du PS. C’est la question du fond. S’ils veulent juste exister dans les médias en nous attaquant, c’est leur problème. Nous, nous parlons du fond. »

Œil pour œil…

Le duel entre insoumis et socialistes est de plus en plus assumé. Le premier des roses, Olivier Faure, se retrouve obligé de hausser le ton. « Quel est leur objectif dans la vie ? Être les idiots utiles de la droite ? Ou sont-ils prêts, au contraire, à être les renforts de la gauche ? », lâche-t-il sur Franceinfo le 25 novembre. Changement de braquet. Car lors du congrès de sa réélection au mois de juin, Faure reléguait au second plan la question du rapport avec les insoumis pour 2026. « Est-ce qu’avoir un adjoint à l’urbanisme ou aux espaces verts insoumis est vraiment un sujet ? », demandait-il en privé pour disqualifier ses oppositions internes qui faisaient du rapport aux insoumis leur obsession.

Quel est leur objectif dans la vie  ? Être les idiots utiles de la droite  ? Ou sont-ils prêts, au contraire, à être les renforts de la gauche ?

Aujourd’hui, Manuel Bompard, coordinateur du mouvement mélenchoniste, est déterminé à rendre les coups : « Certains nous reprochent de présenter des listes, après avoir dit sur tous les tons qu’ils voulaient ne rien avoir à faire avec La France insoumise. Les diviseurs regrettent la division. Quelle hypocrisie ! » Œil pour œil, dent pour dent. « On mettra en difficulté des socialistes, mais pas le socialisme. Ceux qui prennent la responsabilité de diviser la gauche, comme Emmanuel Grégoire à Paris, prennent la responsabilité de faire perdre le socialisme », menace un député insoumis parisien.

Sous pression, les socialistes accusent déjà les insoumis d’être ambigus sur leur stratégie d’entre-deux-tours entre le 15 et le 22 mars prochain. « Leur attitude n’est pas très claire. Ils veulent se positionner au premier tour, d’accord. Et s’ils font perdre des villes de gauche, ce sera leur responsabilité, soutient Amin Mbarki, chargé des fédérations PS. Les électeurs se rendront compte qu’il existe un vote utile, celui du rassemblement de la gauche. »

Paul Vannier, le « Monsieur élections » de LFI, l’affirme pourtant : « Partout où nous serons en tête au soir du premier tour, nous proposerons aux autres listes de gauche prêtes à défendre avec nous un programme de rupture de nous retrouver pour battre la droite, pour battre l’extrême droite, pour changer la vie vraiment. »

Tour d’échauffement pour le « club de Bagneux »

Les mélenchonistes ne veulent pas se laisser faire et tiennent à rappeler que des candidats PS se présentent aussi dans des villes détenues par d’autres forces de gauche. À Poitiers, Besançon et Strasbourg, les candidats socialistes – François Blanchard, Jean-Sébastien Leuba et Catherine Trautmann – veulent ravir la mairie aux trois édiles écolos, Léonore Moncond’huy, Anne Vignot et Jeanne Barseghian. À La Courneuve, le premier adjoint Oumarou Doucouré porte une liste contre la candidate adoubée par le maire communiste, Gilles Poux.

« L’hypocrisie des socialistes est hilarante. Ça fait des mois qu’ils disent ne pas vouloir faire de liste avec nous. Nous, nous faisons ­simplement le BA-BA de la politique : écrire un programme, faire campagne et se présenter aux élections », estime Maxime Da Silva, candidat à Rouen et coordinateur national des élus insoumis. « Ce ne sont pas des législatives. Mais, dans la grande majorité des villes, nous partons ensemble, relativise le socialiste Amin Mbarki. Il y a et il y aura toujours des exceptions. »

Chez les socialistes, les objectifs sont clairs : conserver Paris, Lille et Marseille, maintenir les villes dirigées par la gauche et se rassembler dans les autres villes « avec deux ou trois forces », selon un cadre PS. Mais ils ne sont pas non plus sans ambitions, et espèrent rafler des communes dans des zones périurbaines et des sous-préfectures. Dans leur viseur, Amiens, Saint-Étienne, Limoges, Metz, Toulouse. Néanmoins, les socialistes ne décorrèlent pas totalement les municipales de la prochaine présidentielle.

Il faut que ces municipales permettent de consolider l’axe de la gauche non-mélenchoniste.

Ils espèrent que le scrutin de 2026 permettra de donner une existence politique au périmètre unitaire qu’ils souhaitent pour la prochaine présidentielle. Le « club de Bagneux », cette alliance entre socialistes, écologistes et ex-insoumis officiellement baptisée « Front populaire 2027 », se frotterait pour la première fois aux urnes. « Il faut que ces municipales permettent de consolider l’axe de la gauche non-mélenchoniste », annonce le socialiste Luc Broussy.

Les Écologistes, arbitres du match ?

Toutefois, les roses regrettent les hésitations des écolos, tiraillés entre les deux pôles de la gauche. « Marine Tondelier est consciente qu’elle ne peut pas s’engager sur Bagneux et nier les situations locales », garantit pourtant un député socialiste. Les insoumis ne sont pas de cet avis. « Il faut qu’ils aillent au bout de leur démarche et qu’ils ne participent pas à la division du camp de la rupture », espère Nathalie Oziol, députée et candidate insoumise à Montpellier.

Dans cette ville dirigée par Michaël Delafosse, une partie des verts a décidé de rejoindre la liste LFI, comme à Toulouse. À Perpignan, les écolos ont également rejoint la liste mélenchoniste. « On a des discussions. Ils partagent nos diagnostics. Il y a des villes où l’on pourrait partir ensemble, croit une députée LFI de Seine-Saint-Denis. Pour eux, ce serait une opportunité de s’émanciper du PS. » Mais les Écologistes préfèrent mettre leur énergie à déjouer le match des deux gauches irréconciliables.

Tout scrutin municipal sera un scrutin national.

À travers 2026, les insoumis jouent surtout la présidentielle. Les troupes de Jean-Luc Mélenchon comptent politiser ce scrutin pour lancer le plan qui conduirait le triple candidat à la présidentielle à l’Élysée. L’insoumis Hadrien Clouet en est convaincu : « Tout scrutin municipal sera un scrutin national : est-ce que les gens veulent l’eau publique ? Est-ce qu’ils veulent une police de proximité ? Est-ce qu’ils veulent plus de transports publics ? Ce sont des grands débats français. On est là pour appliquer “l’Avenir en commun” dès demain. »

Le socialiste Luc Broussy le prédit : « S’ils avaient envie de gérer des municipalités, ça se saurait. Ces municipales vont être le terrain de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. On aura droit au “Mélenchon tour” de janvier à mars financé par les budgets des campagnes. » « Toutes les formations politiques vont utiliser les municipales comme tremplin. Et ça tombe bien, il paraît qu’on a un candidat », confiait un député insoumis parisien il y a quelques semaines. La course de chevaux élyséenne commence déjà.

Lucas Sarafian  • 3 décembre 2025

https://www.politis.fr/

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A Quimper le NPA ira avec la France Insoumise

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04 décembre 2025 ~ 0 Commentaire

PFAS (L’Humanité)

baleines

PFAS : 92 % des prélèvements d’eau potable en France contaminés par des polluants éternels

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a analysé plus de 600 prélèvements d’eau potable à travers le pays : 92 % contiennent des traces d’acide trifluoroacétique (TFA), le plus petit des Pfas, soupçonné d’être toxique pour la santé. Des chiffres qui confirment les inquiétudes des associations environnementales.

Au total, 600 prélèvements d’eau potable ont été réalisés à travers le pays lors de cette étude de l’Anses. 

La dernière campagne nationale de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) mesurant la présence de Pfas, ces polluants dits éternels couramment utilisés dans l’industrie, dans l’eau potable confirme les alertes des associations environnementales et des chercheurs : ils sont présents partout ! Et en quantité importante.

Le TFA détecté dans 92 % des échantillons

Rendues publiques mercredi 3 novembre, ces mesures ont été faites sur la base de 647 échantillons d’eau brute (cours d’eau, mares, lacs, eaux souterraines, puits, etc.) et 627 d’eau du robinet, sur tout le territoire, en métropole et dans l’outremer. Selon l’Anses, ces échantillons représentent « 20 % de l’eau distribuée en France ».

Résultat : 92 % contiennent des traces d’acide trifluoroacétique (TFA), le plus petit des PFAS, soupçonné d’être toxique pour la santé. De manière plus globale, 20 Pfas ont été détectés dans des échantillons d’eau brute et 19 dans ceux d’eau du robinet. Ils sont présents dans un tiers des prélèvements.

Le Pfos (acide perfluorooctanesulfonique), interdit depuis 2009, est quant à lui présent dans 19 % des échantillons. L’étude a aussi permis d’identifier pour la première fois en France « la présence significative » d’un nouveau type de Pfas, le TFMSA (acide trifluorométhanesulfonique), dans 13 % des échantillons.

« Les résultats de cette étude indiquent que les ressources fournissant les plus gros débits sont relativement exposées aux diverses voies de dissémination des Pfas », conclut l’Anses, qui conforte les résultats déjà alarmants obtenus par des chercheurs ou des associations environnementales.

Elle préconise notamment une extension de la liste européenne de 20 Pfas qui seront contrôlés en France dans l’eau du robinet à partir du 1er janvier, avec l’ajout de cinq Pfas supplémen-taires, dont l’acide trifluoroacétique (le TFA).

Des interdictions de boire de l’eau du robinet qui se multiplient

Cette année, l’eau du robinet a été déclarée impropre à la consommation dans plusieurs communes en raison d’une concentration élevée de polluants éternels. Si elles restent encore marginales, ces restrictions se sont multipliées. C’est notamment le cas dans le Grand-Est, où environ 60 000 habitants sont concernés, selon le ministère de la Santé.

Pollution de l’eau : « La situation est si grave que les autorités sont obligées de truquer les chiffres », dénonce Fabrice Nicolino

Dans les Ardennes, 13 communes sont privées d’eau potable depuis l’été. Des analyses de l’eau du robinet ont montré des taux de Pfas anormalement élevés, jusqu’à 27 fois la norme. Dans les Vosges, département lui aussi particulièrement concerné, plusieurs associations appellent la population à se mobiliser. Elles organisent une réunion publique le 5 décembre pour discuter de la création d’un collectif citoyen et des suites à donner.

3 décembre 2025 Nadège Dubessay

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03 décembre 2025 ~ 0 Commentaire

Sophie Binet (Le Huff’)

super cgt

La gauche vole au secours de Sophie Binet après sa mise en examen pour injure publique

La secrétaire générale de la CGT a reçu le soutien de nombreux responsables de gauche après avoir qualifié les patrons de « rats qui quittent le navire ».

Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, est soutenue par la gauche après sa mise en examen pour avoir qualifié les patrons de « rats qui quittent le navire ».
La plainte pour injure publique a été déposée par l’association patronale Ethic, dirigée par Sophie de Menthon.
La mise en examen est une procédure quasi automatique en cas de plainte pour injure publique.

Les fermetures d’usine se multiplient, les licenciements ont rarement été aussi hauts, et la secrétaire générale de la CGT est mise en examen pour avoir qualifié les patrons de « rats qui quittent le navire ». Ces propos, Sophie Binet les a tenus au mois de janvier 2025 lors d’une interview sur RTL. Elle réagissait aux menaces de délocalisations que brandissait le patronat pour refuser toute hausse d’impôt.

Une plainte avait alors été déposée par l’association patronale Ethic, dirigée par Sophie de Menthon. Elle reproche à Sophie Binet d’avoir porté « un jugement de valeur négatif qui entache l’honneur et la réputation » des chefs d’entreprise. « J’ai découvert que j’étais mise en examen suite à ces propos. J’étais extrêmement choquée parce qu’en disant cela, je n’ai fait que mon travail de syndicaliste », a réagi ce mardi 2 décembre Sophie Binet sur France Inter. La mise en examen est une procédure quasi automatique en cas de plainte pour injure publique.

La numéro 1 de la CGT ne regrette toutefois pas la comparaison, expliquant qu’il s’agit d’une « image populaire » et qu’elle a dit à ce moment-là « tout haut ce que tout le monde pense tout bas ». « C’est important qu’on puisse parler sans langue de bois dans le débat public », a-t-elle défendu sur France Inter.

« C’est quoi ce délire ? »

Pour mieux appuyer son propos, la successeure de Philippe Martinez à la tête de la puissante centrale syndicale cite l’exemple de Renault et de Stellantis qui « licencient à tour de bras ». « Ils ne se sentent pas responsables de l’emploi en France et passent leur temps à faire du chantage à l’emploi, exprime-t-elle. C’est grave qu’on ne puisse plus tenir ces propos dans les médias sans être attaqué en justice. »

Être comparés à des rats ? Les patrons n’ont pas du tout apprécié, et jugent l’expression « particulièrement injurieuse ». Mais ils oublient de rappeler que l’expression date du Moyen-Âge et aurait été popularisée au XVe siècle. « C’est quoi ce délire ? », s’insurge le député ex-LFI François Ruffin. L’ancien reporter n’hésite pas à reprendre la comparaison à son compte et estime, lui aussi, que les grands patrons sont « des rats, des rapaces, des vautours » qui « passent par les paradis fiscaux pour échapper à l’impôt ». Il demande à « être poursuivi » à son tour « par solidarité » avec Sophie Binet. Si un procès se tient alors, François Ruffin compte bien « dévoiler les vices et les tricheries de cette oligarchie pourrie ».

Jean-Luc Mélenchon apporte également son soutien à la secrétaire générale de la CGT, dénonçant « un obscurantisme » et « un abus du droit ». L’ex-candidat à la présidentielle voit dans sa mise en examen le signe d’un « trumpisme » qui gagne du terrain en France.

Une plainte-bâillon ?

« Dénoncer les délocalisations et les inégalités de richesses n’est pas un crime ! », s’alarme le patron du PCF Fabien Roussel, qui y voit « une tentative d’intimidation du mouvement syndical » dans un moment où « le besoin d’une forte mobilisation populaire se fait sentir dans tout le pays ». « Quelle honte », s’indigne aussi le sénateur communiste Ian Brossat, remonté contre ceux qui « cherchent à bâillonner la CGT quand elle ose tenir tête au patronat ». Pour la députée ex-LFI Danielle Simonnet, le problème est que « le patronat n’assume ni ses licenciements, ni ses délocalisations, ni son optimisation fiscale ».

Il n’est pas anodin de relever que Sophie de Menthon, à l’origine de la plainte contre Sophie Binet, est parfois présentée comme « une entremetteuse » chargée de faire le lien entre l’extrême droite et les milieux d’affaire. « J’assume », avait-elle répondu dans une tribune à L’Humanité en septembre 2025. Récemment, Sophie de Menthon expliquait dans La Tribune dimanche que le RN « n’est plus extrême » et qu’il est même « républicain ». Pour la représenter au tribunal, elle s’est rapprochée de l’avocat Gilles-William Goldnadel, figure ultraconservatrice et habitué des plateaux de CNews. La boucle est bouclée.

Marceau Taburet

https://www.huffingtonpost.fr/

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02 décembre 2025 ~ 0 Commentaire

Your Party (ACR)

 

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Votre Parti existe !
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Le plus dur commence maintenant…
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La conférence fondatrice de Votre Parti a été un véritable champ de bataille entre des bureaucrates non élus et la gauche, mais elle a finalement donné naissance à un nouveau parti socialiste et ouvrier. (Anti Capitalist Resistance)
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Le chemin menant à la conférence fondatrice a été un véritable calvaire, révélant les pires aspects de certains membres de la gauche. Querelles stériles autour des données et de leur contrôle, disputes et attaques publiques, actions impulsives contrastant avec la prudence conservatrice profondément ancrée. L’enthousiasme du début août, lorsque 800 000 personnes s’étaient inscrites comme sympathisants, s’était certainement dissipé avec toutes ces querelles publiques sur le contrôle des données et le financement.
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L’enjeu de cette conférence était de savoir si le parti survivrait et, pourquoi pas, s’il redresserait la barre. Votre Parti a tenu sa conférence fondatrice à Liverpool les 29 et 30 novembre. Malgré les difficultés, un nouveau parti de gauche, socialiste et ouvrier a vu le jour, et il répond à un besoin criant.
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Les événements de la conférence ont connu un succès mitigé. L’ACR reste néanmoins déterminée à construire un parti écosocialiste, et Votre Parti représente toujours une voie possible pour y parvenir. La montée en puissance des Verts de Zack Polanski a également réduit l’espace pour un autre parti de gauche. Dès lors, une question cruciale se pose : comment Votre Parti peut-il se distinguer clairement comme un parti socialiste qui ne se limite pas à une stratégie électoraliste ?
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Entre les lancements initiaux, peu de choses se sont passées jusqu’en novembre. De ce fait, les personnes n’ont été invitées à se rendre à Liverpool qu’à la dernière minute, suite à un proces-sus de tirage au sort opaque et antidémocratique, excluant ainsi de nombreuses personnes aux revenus modestes, ayant des responsabilités familiales, des besoins d’accessibilité, etc.
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Le déroulement de la conférence est également resté flou jusqu’à l’événement. L’ordre du jour, diffusé à la presse avant l’ouverture aux membres, était dominé par les intervenants et n’a été disponible qu’au dernier moment. Ni la conférence ni les membres n’ont eu la possibilité de modifier l’ordre du jour ou de promouvoir des motions particulières. On peut voir quelles motions ont obtenu combien de soutiens, mais pas pourquoi certaines ont été inscrites à l’ordre du jour et d’autres non. Personne ne savait.
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Comment les présidents ont été choisis ni quelles étaient leurs relations avec le mystérieux comité du règlement intérieur, qui n’a jamais rendu de rapport. Des changements positifs ont été apportés avant la conférence, grâce aux retours des assemblées régionales qui ont permis d’améliorer les documents fondateurs. L’accent a été davantage mis sur l’urgence climatique, la définition des critères d’adhésion a été élargie pour inclure les citoyens non britanniques et le comité du règlement intérieur peut être amendé à la majorité simple lors de la conférence suivante, avant de relever le seuil à une supermajorité des deux tiers.
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Malgré tout, la conférence a été globalement un succès et a démontré l’existence d’une aile gauche sérieuse au sein de votre parti, qui a su tenir tête aux bureaucrates non élus qui tirent les ficelles en coulisses sur plusieurs questions clés.
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Un débat approfondi doit avoir lieu au sein des groupes locaux et autres instances afin de consolider les acquis et de remédier aux faiblesses.
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Chasse aux sorcières
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Une atmosphère pesante régnait la veille du congrès, des rumeurs circulant selon lesquelles des dirigeants du SWP auraient été exclus pour appartenance à un parti politique national. Cette condition figurait parmi les règles de la « constitution provisoire » imposée aux candidats. Interrogé à ce sujet par John Rees de Counterfire, Jeremy Corbyn répondit que cela ne concer-nait probablement que les partis politiques enregistrés (donc potentiellement rivaux). .
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Néanmoins, à la veille du congrès, les dirigeants du SWP furent exclus en bloc, y compris Alex Callinicos, qui n’était même pas membre de Your Party. Le samedi matin, Michael Lavalette, de Counterfire, élu conseiller indépendant à Preston, fut lui aussi exclu du congrès, tout comme James Giles, conseiller indépendant de Kingston qui avait présidé le rassemblement de Sultana le vendredi.
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Il était clair que l’on craignait que le SWP et Counterfire – membres de la Plateforme d’unité socialiste – ne déposent une motion d’urgence demandant l’élection d’une direction collégiale lors du congrès. Une rumeur avait circulé selon laquelle des gens pourraient « envahir la scène » – ce qui n’était pas le cas, mais a servi de prétexte pour interdire l’accès à certains. À cause de ces manœuvres, le meeting de Zarah Sultana la veille de la conférence a été un véritable succès.
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La salle était comble et les orateurs ont porté un message fort sur la lutte des classes. En comparaison, le meeting de Corbyn a été relégué au rang d’« événement culturel » avec de la poésie, et a attiré beaucoup moins de monde.
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Début de la conférence Le premier jour de la conférence était une mise en scène. Toute tentative de contester le règlement intérieur a été étouffée (la retransmission en direct a été coupée, renforçant l’atmosphère orwellienne. Les débats sur la « feuille de route » étaient à la fois exhaustifs – « le nouveau parti doit-il être fondé sur la classe ouvrière ? » – et superficiels. Comment débattre sérieusement de la nature des classes sociales lors d’une conférence avec si peu de temps ? Le simple fait que le parti soit socialiste et ouvrier a même fait l’objet d’un débat…
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Que le caractère socialiste et ouvrier du parti n’ait même pas fait l’objet d’un débat était absurde. La répartition entre les orateurs et les membres ordinaires penchait largement en faveur des premiers. L’impossibilité de modifier la déclaration politique en dehors des débats prédéterminés de la « feuille de route » était regrettable et manifestement motivée par des considérations politiques. De même, l’impossibilité de débattre ou de modifier le règlement intérieur de la conférence était antidémocratique et manquait de vision.
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En particulier, le soutien à une direction collégiale a été perçu comme une vision d’avenir plutôt que comme une attitude nostalgique, et le vote contre l’interdiction de la double carte d’électeur a été considéré comme une victoire contre la chasse aux sorcières. Nombreux étaient ceux qui s’étaient indignés du refus de Zarah de prendre la parole avant l’après-midi du dimanche, mais en pratique, ce timing s’est avéré idéal. Cela lui a permis, d’une part, de célébrer le succès mentionné précédemment, et d’autre part, d’intervenir dans un débat en direct.
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À ce stade, les membres ont été invités à voter sur la déclaration politique et la constitution, telles qu’amendées la veille. En cas de rejet de ces votes, il n’y aurait pas de base commune pour aller de l’avant. Malgré cela, plusieurs groupes ont plaidé pour le rejet de la constitution. Une rumeur circulait selon laquelle le camp Corbyn en discutait, mais nous n’en avons vu aucune preuve – bien qu’une personne que l’on pourrait qualifier de fidèle de Corbyn ait défendu cette position avant de se rétracter lorsqu’on l’a interpellée.
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Nous fûmes  d’une certaine manière, soulagés que l’argument selon lequel Votre Parti devrait s’organiser en Irlande du Nord n’ait pas été présenté : lui donner la priorité aurait été une mauvaise nouvelle, et l’accepter aurait constitué un désastre colonial. En revanche, le fait que les droits des personnes transgenres aient été débattus et aient reçu un soutien massif était excellent. Bien que mentionnées par plusieurs intervenants de haut niveau, les personnes handicapées ont été de facto exclues d’un processus qui les a instrumentalisées en leur demandant si elles avaient des besoins d’accessibilité sans préciser si ces besoins pouvaient être satisfaits.
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Avoir des interprètes en langue des signes est une bonne chose, mais ne pas rappeler aux délégués de ne pas crier, car cela bloque le sous-titrage, ne l’est pas. L’absence de débat sur la manière dont Votre Parti peut répondre aux besoins des personnes handicapées est inaccep-table. L’autre sujet majeur exclu du débat l’a été d’une manière encore plus grotesque : le salaire d’un travailleur. Ce sujet avait été sélectionné pour approbation en début de week-end, puis retiré soudainement pour des raisons apparemment obscures, laissant supposer que les objections provenaient de ceux qui seraient les plus touchés. ( Note: Ce serait le fait qu’élus et permanents ne touchent pas plus qu’un « ouvrier » , dans les 2 ou 3 mille euros? Dans les assos et les syndicats c’est déjà dans les 5 voire 10 000…)
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(…)
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Aucun rapport transparent n’a été publié sur les exclusions et leurs raisons. Nombreux étaient ceux qui estimaient que le nom n’était pas la question la plus cruciale, malgré un taux de participation de plus de 10 000 personnes à ce sondage. Ce vote, ainsi que celui visant à définir explicitement le parti comme socialiste et à y intégrer le soutien à la libération transgenre, figurait parmi les trois votes ayant enregistré le plus de participation. Sur le portail des membres, un graphique à barres présente le pourcentage de votants pour chaque option, ainsi que le nombre absolu de votes pour l’option gagnante.
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Premier constat : le taux de participation est faible. Le portail consacré à la constitution, par exemple, indique : « Seuls les membres actifs à part entière dont l’identité a été vérifiée pouvaient voter. Au total, 22 266 membres répondaient à ces critères.» Ainsi, sur plus de 55 000 membres inscrits, moins de la moitié sont « vérifiés ». Impossible de savoir quelle proportion de ce faible taux est due à une démotivation causée par les luttes intestines, à des difficultés techniques ou à d’autres facteurs.
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Les résultats des votes de lundi, suite aux débats de dimanche, étaient plus mitigés pour la gauche et reflétaient la confusion qui régnait lors des discussions. Le résultat positif, après l’intervention remarquée de Liz Wheatley (UNISON Camden) et du SWP, concernait l’intégration des principes anti-oppression – compris notamment comme la libération des personnes trans, du moins par toutes les personnes présentes dans la salle et celles suivant la retransmission en direct.
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Le droit de révocation des responsables de section a également reçu un bon soutien, tout comme la proposition d’une position explicitement, quoique vague, anti-austérité de la part des candidats aux élections de mai. Cependant, le vote en ligne a finalement entériné l’instauration du vote électronique au niveau des sections et du congrès. Nul doute que certains ont voté ainsi par souci d’inclusion. Le vote en ligne est cloisonné et effectué par des personnes qui n’ont peut-être pas suivi les débats du congrès.
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Il est également susceptible d’être manipulé, des personnalités influentes des réseaux sociaux incitant à voter d’une certaine manière, sans tenir compte de l’opinion des délégués. Le vote électronique sur les décisions du congrès remet également en cause le bien-fondé de la participation à celui-ci. Pour nous, l’inclusion signifie que les réunions doivent être hybrides et se tenir dans des lieux accessibles.
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De grandes perspectives s’offrent à nous, mais aussi d’immenses responsabilités. Le succès ou l’échec de votre parti dépendra de son image auprès du monde et de sa capacité à devenir un acteur efficace dans la lutte des classes. Il doit proposer des alternatives à l’austérité, à toutes les formes de discrimination et à l’impérialisme, et plaider pour une société socialiste. S’il s’enlise dans des luttes intestines, il dépérira et deviendra une organisation croupion.
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Simon Hannah est socialiste, militant syndical et auteur de *A Party with Socialists in it: a history of the Labour Left*, *Can’t Pay, Won’t Pay: the fight to stop the poll tax* et *System Crash: an activist guide to making revolution*.

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02 décembre 2025 ~ 0 Commentaire

Propagande antimusulmans (LO)

islam

Ceux qui répandent le poison

Un sondage réalisé par l’institut Ipsos sur l’influence de l’islam en France, a été publié le 18 novembre. LR a sauté sur l’occasion pour mettre en avant son « plan de réarmement contre l’offensive islamique ».

Au nom de la « cohésion nationale » et même des droits des femmes, cette brochette de sénateurs de droite préconise, entre autres, l’interdiction du jeûne et celle du port du voile dans l’espace public pour les moins de 16 ans. Cela fait également l’objet d’une proposition de loi déposée par Laurent Wauquiez, chef de file des députés LR, à l’Assemblée nationale.

Le problème de ces politiciens de droite n’est évidemment pas de lutter contre les conceptions religieuses rétrogrades ni contre l’oppression et l’enfermement des femmes, dont le port du voile est une expression. Les mêmes ne voient d’ailleurs aucun « obstacle à la cohésion nationale » dans le fait que des bonnes sœurs catholiques se promènent voilées dans l’espace public ou dans celui de revendiquer « les racines chrétiennes » de la France pour installer des crèches de Noël dans le hall des mairies.

Alors que la situation des classes populaires ne cesse de se dégrader, il s’agit pour les responsables politiques de détourner la colère. Il s’agit de faire oublier aux travailleurs que ce qui leur pourrit la vie, quelles que soient leurs convictions religieuses, est le niveau des prix, les bas salaires et le chômage et toutes leurs conséquences.

Les élus LR ne sont pas les premiers à vouloir surfer sur le terrain du racisme, dans sa version antimusulmans, chère à l’extrême droite. En mai, Macron avait même convoqué un conseil de défense sur « l’entrisme et le séparatisme islamique », dans lequel Retailleau lui avait volé la vedette. Au nom du parti macroniste Renaissance, Gabriel Attal avait alors déjà parlé d’interdire le voile dans l’espace public aux filles de moins de 15 ans.

Cela fait longtemps que la confusion entretenue par l’extrême droite entre terrorisme et immigration ou religion musulmane et volonté séparatiste s’étale dans les médias et les propos de dirigeants politiques. Le sondage réalisé par Ipsos en est un exemple révélateur. Le sous-titre de l’étude, « entre réislamisation et tentation islamiste », met un signe d’égalité entre le regain de la pratique religieuse observée chez les jeunes musulmans et une « tentation islamiste », comme si tous les jeunes faisant le ramadan étaient des djihadistes en puissance.

Cette campagne de stigmatisation des musulmans est une arme contre les travailleurs. Elle les affaiblit en les divisant selon leur origine, leur nationalité et leur religion supposée. Elle encourage la méfiance et le racisme d’un côté, et le repli communautaire de l’autre. Tous ceux qui veulent faire croire aux exploités qu’ils auraient plus de choses en commun avec un capitaliste priant le même dieu qu’avec un camarade de travail n’y croyant pas ou ne priant pas dans la même langue cherchent à les désarmer.

Ce qui unit les travailleurs, c’est le fait d’être tous exploités par le système capitaliste. C’est là que se situe la vraie séparation, entre les travailleurs, qui font tourner toute la société, et ceux qui la dirigent, à commencer par les capitalistes, qui tirent profit de leur travail.

Nadia Cantale  26/11/2025

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02 décembre 2025 ~ 0 Commentaire

Municipales 2026 (OF)

erreurs

Multiplier les listes et labourer le terrain LFI en conquête

À 105 jours des municipales un impératif : multiplier les listes, occuper le terrain, en vue des sénatoriales 2026 et de la présidentielle 2027.

« On part avec rien »

La France insoumise prépare  activement ces rendez-vous électoraux, avec des listes dans plus de 500 communes. Le parti aura ainsi des candidats et candidates dans toutes les métropoles de plus de 100 000 habitants, ainsi que dans la plupart des villes de plus de 30 000 administrés. Les communes rurales ne seront pas, non plus, oubliées, prévient LFI.

« Nous ne sommes pas là pour faire de la figuration », martèle le député Paul Vannier (Val-d’Oise). « On part avec rien, on ne peut que progresser », ajoute Manuel Bompard (Bouches-du-Rhône). À ce jour, les bastions insoumis sont rares. Faches-Thumesnil (18 000 habitants, Nord) est la figure de proue du parti. Lequel, pour l’an prochain, dit avoir des vues sur Paris, Marseille, Roubaix (Nord)… Il ne cache pas, non plus, sa volonté de créer « un rapport de force » avec les socialistes.

Une stratégie

La France insoumise a une  tactique : multiplier les listes et labourer le terrain. Avec deux objectifs : avoir une meilleure visibilité locale en vue de la présidentielle 2027 (et des parrainages) ; et, à plus brève échéance, obtenir un maximum d’élus locaux – donc grands électeurs – aptes à faire élire des sénatrices et sénateurs de leur camp en septembre 2026. Une chambre haute désertée – ou quasiment – par LFI en ce moment.

Yves-Marie ROBIN.   02/12/2025 

https://www.ouest-france.fr/

Note: Pour la partie RN voir le lien

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01 décembre 2025 ~ 0 Commentaire

Bruits de bottes (UCL)

chine

Quand « la grande muette » l’ouvre, on entend le bruit des bottes

Dans un contexte de montée militariste, l’UCL réaffirme son soutien aux résistances anti-impérialistes, et son rejet de toutes les formes de militarisation de la société.

Invité à s’exprimer devant le congrès des maires de France, le général Mandon, chef d’état-major des armées, a lâché quelques phrases choc, dont celle sur la nécessité pour le peuple français « d’accepter l’idée de perdre ses enfants » dans un proche conflit.

La classe politique dans une grande majorité s’en est réjouie ; tous les courants ne manquent pas une occasion d’en appeler à une « unité nationale », et nient la lutte de classe et l’opposition entre exploiteurs et exploité⸳es. De la gauche parlementaire, quelques voix se sont élevées pour protester. Mais sur quelles bases ? Les un⸳es pour se limiter à dire que tel n’est pas le rôle du chef d’état-major ou que ce n’était pas le lieu pour aborder ce sujet ; les autres, en niant toute menace impérialiste en Europe.

Elle s’inscrit dans un processus de militarisation accentuée de la société, de renforcement des dépenses militaires au détriment des besoins sociaux.

Surfant sur le bruit des bottes, Macron a annoncé vouloir ré-instaurer le service militaire sous une forme volontaire. Là encore nos dirigeant.es politiques acquiescent ou amendent légè-rement en « service civique obligatoire ». L’embrigadement de la jeunesse, et sa mise au pas derrière les drapeaux, est au coeur du projet politique actuel de fascisation de la société.

La guerre en Ukraine est le prétexte parfait pour ces déclarations : à l’heure de l’impopularité croissante des dirigeants politiques, des attaques toujours plus fortes contre notre classe et de la détérioration de nos conditions de vie, il est facile d’en appeler à l’union nationale pour défendre le drapeau. La pression idéologique et médiatique banalise le poids de l’armée dans la société, au service des puissants. Ne nous leurrons pas : ce n’est pas la France, l’Ukraine ou la Russie qui perdent leurs enfants dans un conflit armé mais bien les classes populaires.

Face au bruit des bottes, nous réaffirmons notre soutien aux résistances populaires anti-impérialistes, en Palestine, en Ukraine, en Kanaky et dans le reste des colonies françaises, ainsi que la lutte contre toutes les formes de militarisation de la société.

Dans cette dernière perspective, Guerre à la guerre apparaît aujourd’hui comme la coalition la plus pertinente pour désarmer le militarisme. Son échec ou son succès dépendra des forces que nous saurons collectivement y investir.

Pas de guerre entre les peuples ! Pas de paix entre les classes !

Union communiste libertaire, 28 novembre 2025 

https://unioncommunistelibertaire.org/

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01 décembre 2025 ~ 0 Commentaire

Your Party (L’OLJ, AJ)

labour

Le nouveau parti politique cofondé par Jeremy Corbyn baptisé Your Party

Un nouveau parti politique britannique, auquel participe le socialiste chevronné Jeremy Corbyn, ouvre samedi sa conférence inaugurale, cherchant à tourner la page après un lancement chaotique et à devenir un challenger de gauche viable face au Parti travailliste.
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Le nouveau parti politique cofondé par Jeremy Corbyn, l’ex-chef du Labour, s’est définitivement baptisé Your Party et s’est doté d’une direction collective lors de son congrès inaugural dimanche, un choix vu comme un désaveu pour le vétéran de la gauche britannique.
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Le choix d’une direction composée d’un collectif de ses membres a été adopté à une courte majorité (51,6%) par les milliers de militants réunis à Liverpool, dans le nord-ouest de l’Angleterre. Auparavant, Jeremy Corbyn avait affirmé qu’il privilégiait l’option d’un seul chef.
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Il n’a pas commenté le vote des militants dimanche, dans son discours de clôture, durant lequel il a renouvelé son ambition de bâtir un parti « socialiste », défendant la « justice sociale » et la cause palestinienne. Il y a annoncé que le nom définitif retenu par les militants pour cette nouvelle formation est Your Party.
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La décision sur une gouvernance collective a été saluée plus tôt par sa co-fondatrice Zarah Sultana, députée indépendante de 32 ans, qui a affirmé avoir toujours défendu « un maximum de démocratie » dans les structures du parti. « Certains diront que cette décision (…) est une victoire pour moi, mais ce n’est pas le cas. C’est votre victoire », a-t-elle lancée devant les militants.
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Dimanche, ces derniers ont également voté pour autoriser des personnes membres d’autres partis politiques à rejoindre Your Party. La veille, un porte-parole de Zarah Sultana avait dénoncé une « purge », après que des membres du parti socialiste des travailleurs (SWP proche du NPA) et des proches de la députée avaient été interdits d’accès au congrès. Zarah Sultana avait alors décidé de boycotter l’évènement samedi, relançant les tensions qui agitent les débuts chaotiques du parti depuis son lancement en juillet.
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Dans son discours dimanche, elle a encore jugé les expulsions « inacceptables » et « antidémocratiques ». Elle a aussi rendu hommage à Jeremy Corbyn pour qui elle a « énormément d’admiration et de respect ». Même s’il parvient à surmonter ses dissensions internes, Your Party a un défi compliqué qui l’attend, lui qui espère devenir un parti « de masse » à la gauche du parti travailliste de Keir Starmer, dont le gouvernement est actuellement en difficulté.
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Il va devoir faire avec la concurrence du Green Party, qui grimpe dans les sondages d’intentions de vote depuis l’arrivée en septembre de son nouveau chef, Zack Polanski, trentenaire omniprésent sur les réseaux sociaux.
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30 novembre 2025
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Le nouveau parti socialiste britannique Your Party, en proie à des luttes intestines ? (Al Jazeera)
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Le nouveau parti politique de gauche du Royaume-Uni, Your Party, cofondé par l’ancien chef du Parti travailliste Jeremy Corbyn, s’est embourbé dans une amère division entre ses dirigeants. Samedi, la cofondatrice de Votre parti, Zarah Sultana, a déclaré qu’elle sauterait le premier jour de la conférence inaugurale de deux jours du groupe nouvellement formé, à la suite d’un sérieux désaccord sur les personnes pouvant y assister.
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Après les dernières élections générales au Royaume-Uni en 2024, que le Parti travailliste a remportées de manière écrasante après 14 ans de règne du Parti conservateur, Corbyn et quatre autres indépendants de gauche – Shockat Adam, Adnan Hussain, Ayoub Khan et Iqbal Mohamed – ont formé l’Alliance indépendante, qui s’est fortement concentrée sur la prise de position pro-palestinienne sur la guerre génocidaire d’Israël contre Gaza.
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Corbyn, 76 ans, a démissionné de son poste de chef du Parti travailliste après une nouvelle défaite électorale face aux conservateurs en 2019. Entre autres problèmes, Corbyn a longtemps résisté aux accusations d’antisémitisme lorsqu’il était à la tête du parti travailliste, ce que beaucoup ont décrit comme une « chasse aux sorcières » contre lui et ses partisans. En 2020, la Commission pour l’égalité et les droits de l’homme a publié ses conclusions selon lesquelles les travaillistes avaient enfreint la loi sur le racisme anti-juif. Il a en partie pointé du doigt de « graves échecs » sous la direction du parti par Corbyn.
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En réponse, Corbyn a déclaré que l’antisémitisme était « absolument odieux », mais a ajouté : « L’ampleur du problème a également été considérablement exagérée pour des raisons politiques par nos opposants à l’intérieur et à l’extérieur du parti, ainsi que par une grande partie des médias. » En conséquence, il a été immédiatement suspendu du parti. Il a été réadmis en 2020, mais a finalement quitté complètement le Parti travailliste en 2024 – après près de 60 ans d’adhésion – pour devenir député indépendant.
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 Fin juillet de cette année, il a annoncé qu’il cofonderait un nouveau parti socialiste avec sa collègue députée indépendante Zarah Sultana, 32 ans, qui est également devenue indépendante après avoir quitté le parti travailliste le 3 juillet. D’autres membres de l’Alliance indépendante l’ont également rejoint. L’objectif était de présenter le nouveau parti comme une alternative crédible de gauche au Parti travailliste au pouvoir.
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Dans une déclaration à l’époque, Corbyn et Sultana avaient déclaré : « Le système est truqué lorsque le gouvernement dit qu’il n’y a pas d’argent pour les pauvres, mais des milliards pour la guerre. » Le communiqué ajoute qu’ils envisagent un parti « enraciné dans nos communautés, nos syndicats et nos mouvements sociaux ». « En tant que parti, nous devons nous rassembler et être unis parce que la division et la désunion ne serviront pas les intérêts des gens que nous voulons représenter », a déclaré Corbyn lors de la conférence inaugurale, qui a eu lieu à Liverpool, dans le nord-ouest de l’Angleterre, et s’est terminée par une interprétation entraînante de Bella Ciao – une chanson folklorique antifasciste italienne – par les participants.
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Pourquoi Sultana a-t-elle refusé d’assister au premier jour ? Sultana a annoncé samedi qu’elle ne participerait pas à l’événement pour protester contre le refus opposé à un de ses partisans d’entrer à l’événement et contre l’expulsion de plusieurs autres du parti parce qu’ils seraient également membres du Parti socialiste des travailleurs, d’extrême gauche. Sultana a déclaré à l’agence de presse Press Association : « Je suis déçue de voir le matin de notre conférence fondatrice des gens qui ont voyagé et ont dépensé beaucoup d’argent pour payer leur billet de train, leurs hôtels, pour pouvoir participer à cette conférence, en se faisant dire qu’ils avaient été expulsés.»
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Elle a ajouté : « C’est une culture qui n’est pas sans rappeler celle du Parti travailliste, la façon dont il y avait une chasse aux sorcières à la veille de la conférence, dont les membres étaient traités avec mépris. » Cependant, un porte-parole anonyme de Votre parti a défendu la décision d’exclure les membres du Parti socialiste des travailleurs. Le porte-parole a déclaré aux médias britanniques : « Des membres d’un autre parti politique national se sont inscrits à Votre Parti en violation de règles d’adhésion clairement énoncées – et ces règles ont été appliquées. »
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Sultana a assisté dimanche à la deuxième journée de la conférence, où elle s’est excusée pour ce qu’elle a décrit comme un « hoquet » lors du lancement de la fête. Cependant, elle a ajouté : « Les expulsions, les interdictions et la censure dans les salles de conférence sont inaccep-tables. C’est antidémocratique. C’est une attaque contre les membres et contre ce mouvement. .
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Sur quoi d’autre les dirigeants sont-ils en désaccord ? Le nouveau parti a été en proie à des désaccords sur plusieurs questions.
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Financement
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En novembre, de hauts responsables, dont Corbyn, Iqbal Mohamed et Adnan Hussain, ont accusé Sultana d’avoir retenu plus de 800 000 livres (1,06 million de dollars) de dons faits au parti lors de sa première annonce en juillet. Comme le parti était encore en train d’être officiel- lement enregistré en tant qu’entité juridique, les fonds ont été temporairement collectés par une société privée appelée MoU Operations Ltd, contrôlée par Sultana. La BBC a rapporté le 8 novembre qu’un porte-parole anonyme de Sultana a déclaré qu’elle « était en train de transférer tous les fonds et toutes les données », mais qu’elle effectuait « une diligence raisonnable essentielle dans le cadre de ce processus ».
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À la mi-novembre, le parti avait reçu une « petite partie » des fonds, selon une déclaration des dirigeants de votre parti. Il n’y a pas eu de mise à jour plus récente sur l’état des fonds restants.
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Modèle de leadership
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Il y a eu un désaccord sur la manière dont le parti nouvellement formé devrait être dirigé. Alors que Sultana faisait pression pour qu’un collectif de dirigeants reflète la représentation de la base – ce qu’elle appelle « une démocratie de membres maximum » – Corbyn a déclaré qu’un seul chef traditionnel serait plus efficace. En fin de compte, le parti a voté pour un collectif de dirigeants avec une faible marge de 51,6 pour cent contre 48,4 pour cent. Cela signifie que le parti sera désormais dirigé par un collectif de dirigeants, qui sera supervisé par un membre du parti qui n’est pas membre du Parlement. En fin de compte, nombreux sont ceux qui considèrent que les problèmes qui assaillent le parti sont dus à une lutte pour le contrôle entre Corbyn et Sultana.
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Les médias britanniques ont rapporté que les partisans de Corbyn étaient irrités par la décision de Sultana d’organiser un rassemblement préalable à la conférence la veille du début de la conférence. Alors qu’elle l’appelait un événement Your Party, ils ont affirmé qu’il avait été organisé uniquement par elle. Plusieurs membres du nouveau parti, dont certains députés actifs, ont déjà démissionné, les partisans de Corbyn accusant Sultana de tenter de le saper et vice versa. Le 14 novembre, le député de Blackburn, Adnan Hussain, a annoncé dans un post X qu’il avait décidé de partir.
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« La culture entourant le parti est désormais dominée par des luttes intestines persistantes, une compétition entre factions et une lutte pour le pouvoir, la position et l’influence plutôt que par un engagement partagé en faveur du bien commun », a écrit Hussain dans un communiqué. « Au lieu d’une ouverture, d’une coopération et d’une ouverture vers l’extérieur, l’environnement s’est trop souvent révélé toxique, exclusif et profondément décourageant », a-t-il ajouté.
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Une semaine plus tard, le député de Dewsbury et Batley, Iqbal Mohamed, a également annoncé son départ. Dans une déclaration publiée sur X le 21 novembre, Mohamed a déclaré : « Les nombreuses fausses allégations et calomnies portées contre moi et d’autres, et présentées comme des faits sans preuve, ont été surprenantes et décevantes. Cependant, je suis convaincu que mes collègues et moi avons agi avec professionnalisme, patience et bonne foi tout au long du processus. »
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1 décembre 20251 décembre 2025

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BBC New party founded by Corbyn and Sultana adopts Your Party as name

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