Archive | A gauche du PS

21 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

traverse la rue (révolution permanente)

macronic

Ce que #TraverseLaRueCommeManu, dit du monde du travail et de son refus de l’ultra-précarité

Le phénomène #TraverseLaRueCommeManu ne désenfle pas, bien au contraire.

Loin d’être seulement un « mass joke », il exprime la colère du monde du travail et de la jeunesse contre le modèle néo-libéral prôné par Macron, tout en pointant l’épuisement du projet tant vanté par « le président des riches ».

Le phénomène est devenu rapidement viral sur les réseaux sociaux, et force est de constater qu’il perdure.

Ce qui semblait n’être qu’une « petite phrase » de Macron expliquant à un horticulteur qu’il lui suffit de « traverser la rue » pour trouver du travail, s’inscrit en réalité dans une forme de tradi-tion du « président des riches ». Celle d’un mépris de classe affiché et assumé depuis le début du quinquennat. Au-delà de l’incroyable créativité de détournement et de réaction à la phrase d’Emmanuel Macron que l’on peut constater sur les réseaux sociaux, ce qui mérite d’être souli-gné c’est le caractère viral et massif de la réaction. Plusieurs jours après, l’avalanche de tweet et post facebook se poursuit. Et cela va en augmentant.

Au premier coup d’œil, ce phénomène en dit long sur l’épuisement du discours macronien, promettant un « nouveau monde » et une politique axée sur la fiche de paye.

La base sociale du « président des riches », déjà étroite, ne cesse de s’effriter tandis que les tensions et fissures au sein du dispositif macronien, et en premier lieu de La République En Marche, se font de plus en plus visibles. Des démissions au gouvernement, à la bataille pour le perchoir de l’Assemblée Nationale en passant par les départs du mouvement LREM lui-même, il est aujourd’hui clair que la crise qui touche la « macronie » n’est en rien conjoncturelle.

Dans cette situation, la popularité de Macron est en chute libre, pire que Hollande après un an de pouvoir.

En ce sens, le #TraverseLaRueCommeManu, son ampleur et son ancrage dans le temps, est un miroir déformé de ce que la jeunesse, les travailleurs et les classes populaires pensent du pouvoir macronien.

Mais la petite phrase de Macron n’est pas qu’une punchline méprisante.

Elle est aussi la synthèse idéologique, sous sa forme la plus brutale, du modèle néo-libéral anglo-saxon. Celui de l’ultra-précarité, des contrats « zéro heure » et de la flexibilité absolue. Rien de très surprenant, puisque Macron se rêve en « Thatcher français », bien qu’il ne bénéficie ni d’un contexte international propice, ni d’une assise sociale suffisamment solide pour incarner une telle posture politique.

Et c’est bien la que le bas blesse pour Macron. Ce qu’exprime fondamentalement le phéno-mène #TraverseLaRueCommeManu, c’est un rejet massif de ce modèle de société, ou règne l’ultra-précarité.

Mais si Macron se révèle aujourd’hui être profondément affaibli, et qu’il suscite une profonde colère dans nos rangs, il n’existe pour le moment pas de plan de bataille qui soit à la hauteur pour transformer la brèche en une véritable offensive pour le monde du travail et la jeunesse.

Les principales organisations qui se revendiquent du mouvement social, qu’elles soient syndi-cales ou politiques, continuent à entretenir l’idée selon laquelle il serait possible de négocier avec celui qui a d’ores et déjà orchestré la destruction du statut cheminot ou de l’accès à l’université, et qui promet de ne pas s’arrêter là.

D’un côté, la France Insoumise opère un recentrage de la rue vers les institutions, depuis la fin de l‘été, et promet de mettre le paquet pour les européennes comme s’il s’agissait du véritable terrain d’affrontement. De l’autre, la CGT fait des élections professionnelles sa priorité et ne propose qu’une journée de grève interprofessionnelle le 9 octobre, qui apparait d’ores et déjà comme une politique insuffisante. Au lieu de proposer un programme offensif pour notre classe, ces organisations maintiennent leur stratégie de « dialogue social », comme s’il était possible de « dialoguer » avec le président des riches !

Non, la régression sociale ne se négocie pas.

En lieu et place de cette politique, nous devons exiger un plan de bataille d’ensemble qui impo-se un rapport de force qui aille jusqu’à la grève générale et qui soit capable de dégager Macron et d’approfondir la crise que traverse actuellement la macronie.

Contre la précarité comme seule perspective que nous promet Macron, exiger un vrai CDI pour tous, car personne n’a envie de passer sa vie dans l’angoisse de se retrouver au chômage, n’en déplaise au patron-coiffeur Franck Provost. Et pour en finir avec le chômage de masse, qui touche plus de 6 millions de personnes en France, il ne suffira certainement pas de traver-ser la rue, mais bien de la prendre pour imposer la baisse et le partage du temps de travail sans baisse de salaire.

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20 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

huma (lutte ouvrière)

gens 2

Fête de l’Humanité : quelles perspectives pour les communistes ?

Cette année encore, la fête de l’Humanité a rassemblé des centaines de milliers de participants, du 14 au 16 septembre.

Si certain(e)s sont avant tout venus faire la fête et assister aux concerts, l’affluence aux débats, les discussions dans les allées ou le simple fait de pouvoir faire fonctionner les stands, témoignent de l’existence d’un milieu militant bien vivant, malgré l’affaiblissement du Parti communiste. Mais, s’il y a de quoi se réjouir de croiser dans les allées des dizaines de milliers de personnes révoltées par cette société et expliquant, comme cette militante du PC : « La fête est un coup de boost pour repartir dans les luttes », reste à savoir avec quels objectifs.

Dans son discours de clôture, le directeur de l’Humanité, Patrick Le Hyaric, a dénoncé le « capitalisme destructeur » et les dangers de la montée de l’extrême droite « qui sert en fait de béquille au capital financier ». Il a ensuite dénoncé la confusion entretenue par le consensus gauche-droite.

À la fête, comme dans le texte soumis aux militants du parti en vue du prochain congrès, la direction du PCF a beaucoup parlé de la nature révolutionnaire du projet communiste, de la nécessité de dépasser le capitalisme. « Ce n’est pas au Palais-Bourbon que va se faire la révolution, ce qui est décisif c’est qu’émergent dans la société des mouvements populaires », a même asséné le député Pierre Dharréville, pour appuyer un « gouvernement des luttes ».

Tout cela peut sembler radical.

Certains militants peuvent même penser que cela garantit d’éviter les trahisons des précédentes combinaisons « de gauche » qui, une fois au pouvoir, avec le soutien ou la participation du PCF, ont trahi les travailleurs, les conduisant à renier leurs propres idéaux.

Mais tous ces discours sur le dépassement du capitalisme escamotent le fonds du problème : comment s’y prendre ?

La réponse ne peut être dans la sélection d’une « vraie gauche », que le PCF opposerait au consensus gauche-droite qu’il dénonce. Car, au-delà des hommes, plus ou moins détestables, et de leurs étiquettes politiques, c’est la classe capitaliste qui dicte sa politique à un Macron ici, comme elle l’a fait à un Tsipras en Grèce, ou à un Mitterrand hier.

Il est impossible de « dépasser le capitalisme » sans contester la direction de la société à la bourgeoisie.

Dans ce capitalisme en crise, la bourgeoisie montre tous les jours, aux quatre coins de la planète, qu’il n’y a pas de place pour la moindre réforme allant dans le sens des intérêts des travailleurs. Elle mène au contraire une guerre féroce pour leur arracher ses profits.

Être communiste, c’est œuvrer pour que les travailleurs défendent leurs intérêts, y compris quotidiens, dans la perspective de la révolution sociale. Dire clairement qu’il faut renverser le pouvoir économique de la bourgeoisie, détruire son pouvoir politique et son pouvoir d’État à l’échelle internationale : c’est la seule façon de faire de l’idéal communiste une perspective pour l’humanité.

Nadia CANTALE 19 Septembre 2018
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19 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

suède (npa)

sweden

Jeunes du Parti de Gauche

Suède : l’extrême droite creuse son sillon

Jusqu’en octobre 2015, il y avait un large consensus sur le fait que les Suédois étaient prêts à « ouvrir leur cœur » [aux migrantEs], pour citer l’ancien chef du parti conservateur Fredrik Reinfeldt. Au départ, seuls les Démocrates de Suède [extrême droite] ont critiqué l’immigration massive.

Adaptation à l’extrême droite

Lorsque le parti a commencé à se développer et que les lacunes dans l’organisation de l’accueil des réfugiéEs sont devenues évidentes, la plupart des principaux partis, y compris la social-démocratie, ont accepté de mettre un point d’arrêt à cette pratique et d’adapter la politique suédoise d’immigration aux critères minimums de l’UE.

Ce changement n’était pas seulement une adaptation formelle, il s’accompagnait d’une montée des sentiments anti-immigrés, d’une agitation antimusulmane et d’exigences pour une législa-tion plus sévère dirigée contre ce qui était prétendu être des crimes liés aux immigrants, y compris de la part des partis traditionnels, dont les sociaux-démocrates au gouvernement.

Il est évident que l’une des raisons de cette évolution réside dans la manière dont ont réagi les sociaux-démocrates et les conservateurs face aux Démocrates de Suède.

Comme on pouvait s’y attendre de l’expérience d’autres pays, leur revirement de tactique n’a pas fonctionné. Les Démocrates de Suède ont continué à se développer aux dépens de ces deux partis, en particulier.

Le résultat de l’élection de septembre 2018 confirme cette conclusion.

Les sociaux-démocrates sont tombés à 28,4 % [– 2,8 %], leur résultat le plus bas depuis leur victoire électorale obtenue en 1921. Les conservateurs ont perdu encore plus, soit 3,5 %. Et les Démocrates de Suède ont gagné près de 5 %, atteignant les 17,5 %. Un autre élément intéressant de ces élections réside dans le résultat obtenu par le Parti de Gauche qui a gagné 2,2 % pour obtenir 7,9 %. Ce parti a fait une bonne campagne et a réussi à mobiliser un nombre impressionnant de jeunes.

L’extrême droite en position d’arbitre ? 

Dans une perspective européenne, le résultat des élections n’est peut-être pas étonnant. La Suède s’adapte à une tendance internationale. Mais, dans le contexte suédois, il s’agit d’une situation nouvelle, et le résultat est un sérieux revers à plusieurs égards. Deux d’entre eux méritent d’être mentionnés ici.

Le premier réside dans la menace d’une réelle influence des Démocrates de Suède sur la politique quotidienne du gouvernement. Il y a actuellement une impasse entre les deux blocs politiques traditionnels et les Démocrates de Suède pourraient décider qui sera le prochain Premier ministre.

La ligne de démarcation qui existait jusqu’à présent entre les partis politiques traditionnels et le populisme xénophobe de droite extrême n’existe plus. Il est évident que les conservateurs sont prêts à entamer des négociations formelles ou informelles avec les Démocrates de Suède afin de pouvoir former un gouvernement de droite. L’expérience danoise démontre à quel point les conséquences peuvent être désastreuses dès lors que de telles formations peuvent fixer l’agenda politique.

Le second est lié à la gauche et à la classe ouvrière.

Il est vrai que le Parti de gauche – les anciens communistes (PC) – a obtenu des gains substantiels – de 5,7 à 7,9 % – et surtout a pu mener une campagne électorale étonnante auprès des jeunes. Cependant, la gauche n’a jamais été aussi faible qu’aujourd’hui, en réunis-sant 35 % environ de l’électorat. Et la majorité de la classe ouvrière ne vote plus à gauche. Il y a 30 ans, 80 % de la classe ouvrière votait pour les sociaux-démocrates (et 10 % pour les communistes).

En 2014, 50 % des membres de LO [Confédération syndicale des ouvriers ] ont encore voté pour les sociaux-démocrates. En 2018, seuls 37 % d’entre eux ont voté pour ces derniers (et 10 % pour le Parti de gauche).

Il est évident que la principale raison pour laquelle les sociaux-démocrates ont perdu leur forte position au sein de la classe ouvrière est qu’ils ont abdiqué face à ce qui était autrefois leur principale force : la défense d’un État-providence fondé sur l’égalité et la solidarité.

Rien n’indique qu’ils ont tiré un enseignement quelconque de cette leçon.

La principale ambition de la direction du parti pour résoudre la conjoncture politique présente est d’essayer de former une coalition avec les partis bourgeois, ce qui supposerait un nouvel affaiblissement de l’État-providence et des attaques renouvelées contre les droits de la classe ouvrière.

Retour sur les élections législatives en Suède, qui se sont déroulées le 9 septembre, avec des extraits d’un article publié sur le site À l’encontre, sous le titre « Suède : deux revers d’importance ».

Kjell Östberg  Mercredi 19 septembre 2018

https://npa2009.org/

 

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19 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

dans la rue! (npa)

downton-abbey-road

Traverser la rue ou prendre la rue

« Je traverse la rue, je vous trouve un travail ».

C’est ainsi qu’Emmanuel Macron s’est adressé à un jeune diplômé actuellement au chômage, lors des journées européennes du patrimoine, le 15 septembre. Nombreux sont celles et ceux qui se sont, à juste titre, élevés contre cette énième déclaration arrogante, après celles sur les « illettrées » de Gad, les « gens qui ne sont rien », les « fainéants », ceux qui « foutent le bordel », etc.

Il va de soi que cette nouvelle saillie du président des riches méritait d’être relevée… et critiquée.

Mais alors que les spécialistes de la communication politique s’interrogent une fois de plus sur la « stratégie » de Macron, cette nouvelle injure, cette fois contre les chômeurEs, doit  être prise pour ce qu’elle est fondamentalement : l’expression d’un mépris de classe assumé de la part d’un président qui, s’il s’inscrit dans une continuité politique avec ses prédécesseurs, n’en est pas moins l’incarnation d’une « nouvelle génération » pour laquelle on fait de la politique comme on monte une start-up, ce qui témoigne d’une singulière vision du monde…

Les « dérapages » de Macron n’en sont pas, et l’intérêt de savoir à quel point ce type de déclaration est le produit d’une stratégie délibérée de communication est pour le moins limité. Ce qui compte est bel et bien ce que donne à voir la Macronie, dans ses calculs comme dans sa spontanéité : un mépris pour les pauvres, les chômeurEs, les fonctionnaires, les syndica-listes, les salariéEs en général, doublé d’une éthique qui rend comptable chaque individu de la situation dans laquelle il se trouve, indépendamment des rapports sociaux de domination et d’exploitation.

Mais ce que donnent aussi à voir Macron et les siens, c’est à quel point cette petite clique de startup-eurs est coupée des réalités économiques et sociales, y compris celles à propos des-quelles ils donnent d’arrogantes leçons : nombre de journalistes ont ainsi pris au mot le prési-dent et ont « traversé la rue », pour finalement constater qu’aucun des bars et restaurants du quartier dans lequel Macron faisait le beau n’était disposé à recruter qui que ce soit…

Cette anecdote sonne comme un rappel 

La politique du gouvernement est destructrice, et ne porte en elle aucun espoir, pas même le moindre signe d’une amélioration même très partielle de la situation économique et sociale. Gageons que le pouvoir l’apprendra assez vite à ses dépens : traverser la rue ne servira à rien aux millions d’oppriméEs et d’exploitéEs du pays mais, pour se débarrasser de Macron et de ses politiques, prendre la rue demeure l’objectif, et la clé.

Julien Salingue Mercredi 19 septembre 2018

https://npa2009.org/

Lire aussi:

La restauration peine à recruter : normal. Humilié, exploité… Vis ma vie de serveur (L’Obs)

Chômage : trouver du travail en traversant la rue ? (Lutte Ouvrière)

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19 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

décolonisation (npa)

GRS guad

« On veut faire croire aujourd’hui que la décolonisation française est définitivement achevée »

Le premier atelier a abordé la lutte contre la politique française dans les années entourant Mai 1968, en revenant sur les luttes populaires et anticoloniales, de 1958 à 1974, en Guadeloupe, Guyane et Martinique.

Dans ces trois territoires et aussi à la Réunion, les luttes furent confrontées à une politique systématique de répression, avec entre autres des interventions meurtrières de l’armée, à plusieurs reprises, dans chacun de ces quatre pays.

On doit rappeler Fort-de-France en décembre 1959 (3 morts), le Lamentin en mars 1961 (3 morts), les nuits de Cayenne en juin 1962, les émeutes à la Réunion en 1962, les paysans de Danjoie en Guadeloupe en 1965, le terrible massacre de mai 1967 à Pointe-à-Pitre et les 2 morts de Chalvet, en Martinique, en 1974.

Ces pays étaient des terres d’arbitraire, reposant sur des lois d’exception, dont l’ordonnance du 15 octobre 1960 sur la déportation des opposants et l’interdiction de séjour de militants.

On y pratiqua la criminalisation de la revendication d’autonomie et d’indépendance, en multi-pliant, contre les activistes politiques et syndicalistes, les procès devant la Cour de sûreté de l’État. L’État colonial s’opposait à la lutte pour la langue créole, pratiquait la mise à l’écart de l’histoire des pays et de leurs littératures. Pour ces territoires, la volonté décolonisatrice s’est affirmée dans le souffle des années 1960 et du mouvement mondial de Mai 1968.

Guerres coloniales

Le deuxième atelier est revenu sur l’anticolonialisme contemporain, avec un rappel historique sur les 70 dernières années. Aujourd’hui, on veut faire croire que la décolonisation française est définitivement achevée. Et certains utilisent malicieusement le terme universitaire de post-colonialisme pour répandre l’idée qu’une page civilisationnelle aurait été tournée.

Or, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, alors que s’élargit le phénomène de la décoloni-sation,  la France et ses gouvernements issus de la Résistance refusent celle-ci à la plupart des colonies qui avaient aidé à la défaite du nazisme et du fascisme, sauf dans le cas des pays sous mandat comme le Liban et la Syrie. Les constituants de 1946 créent l’Union française avec la fiction de départements d’outre-mer (DOM) et de territoires d’outre-mer (TOM).

La Quatrième République engage les terribles guerres coloniales d’Indochine, puis d’Algérie.

Elle tente la timide et restrictive loi Defferre de 1956 pour les ensembles d’Afrique noire. Elle ne peut éviter l’incontournable engagement international de la liberté des protectorats du Maroc et de la Tunisie. Par contre, elle participe à la méprisable affaire du blocus du canal de Suez.

En 1958, De Gaulle promeut l’idée d’une communauté française, et punit la Guinée pour son « non » à cette communauté lors du référendum de 1958. Or, nous sommes, notamment depuis 1955, avec la conférence de Bandoeng, dans un moment d’extension des mouvements d’émancipation décolonisatrice, avec le défi cubain de 1959 dans une Caraïbe en révolte, avec le surgissement des non-alignés, et la grande année de l’Afrique en 1960, qui fait voler en éclat la « communauté française ». La tragédie, en 1961, de l’assassinat de Lumumba, avec l’indépendance du Congo, soulève la solidarité anticolonialiste mondiale.

Dans ce contexte, l’armée française ne peut empêcher l’indépendance de l’Algérie en 1962.

Dans les DOM (Antilles, Guyane et La Réunion), les mobilisations se maintinrent sous les gouvernements gaullistes, contre les répressions de luttes populaires et anticoloniales, contre le règne de l’arbitraire et des lois d’exception, contre la Cour de sureté de l’État… On y crimi-nalisait la revendication d’autonomie, d’indépendance, et la lutte culturelle.

On procéda sous Giscard, en 1974-1975, à la division du petit archipel des Comores et à l’organisation du drame tant de Mayotte que du reste des Comores. Après bien des tergiver-sations, on arriva à l’indépendance de Djibouti en 1977.

Plus tard, en 1981, avec la victoire de la gauche en France, le mépris des revendications des peuples colonisés fut plus voilé et plus habile, quand bien même la violence des années précédentes s’atténua et fut décriée officiellement. Il y eut tout de même la Kanaky, avec le rôle de Mitterrand dans la disparition de Machoro. Il y eut Rocard et les nocifs accords de Matignon après le drame d’Ouvéa sous la responsabilité de Chirac (Premier ministre de cohabitation).

Actualités de l’anticolonialisme

Pour ce qui restait au début du 21è siècle de colonies françaises, la tactique des gouvernants tant de droite que de gauche a été d’assouplir leur approche. Dans les vieilles colonies, en prenant en compte l’implantation électorale de partis autonomistes et indépendantistes et le fameux accord de Basse-Terre de 1998 (entre présidents de région soit indépendantiste, soit autonomiste, soit intégrationniste), Chirac, réélu président en 2002, fit une ouverture avec proposition de modification institutionnelle et promesse de statuts différenciés. Cela donnera les fameux référendums de 2003 et 2010 aux Antilles et en Guyane.

On n’y parle pas de décolonisation mais de décentralisation, de collectivités territoriales nouvelles se référant aux articles 73 ou 74 de la Constitution française, avec la possibilité de procédures d’expérimentation (énergie, transports, coopérations avec les pays de la région).

On ne parle plus que de territoires français rattachés à leur métropole.

Le risque est de faire croire que le droit des peuples à se diriger eux-mêmes n’existe pas pour ces territoires, que l’on voudrait présenter comme des prolongements de France sur d’autres continents. C’est le danger qui ne doit pas atteindre les militantEs du courant révolutionnaire français et du mouvement ouvrier. Leur devoir est de s’impliquer dans la lutte anticolonialiste, non seulement pour le soutien actif, mais aussi et surtout pour l’intégrer aux luttes contre la Françafrique, contre les engagements militaires, pour la solidarité avec les migrantEs et pour dénoncer les restes de l’empire colonial français.

P.S : Dans les ateliers, il y eut une éclairante contribution sur la lutte du peuple kanak à la veille du référendum manipulé qui aura lieu dans quelques semaines, ainsi qu’une longue interven-tion sur le problème de la « Montagne d’or » en Guyane. Quelques questions ont abordé les crimes d’État coloniaux impunis aux Antilles-Guyane, le Franc CFA, les arrangements militaires…

Lors de la dernière université d’été du NPA, deux ateliers animés par le militant anticapitaliste et anticolonial martiniquais Gilbert Pago ont traité de la question coloniale française à travers le prisme de la situation en Guadeloupe, Guyane et Martinique. Gilbert Pago nous a fait parvenir un texte résumant ces interventions, et nous l’en remercions.

Mardi 18 septembre 2018 Gilbert Pago

https://npa2009.org/

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19 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

profs (le huffington post + révolution permanente + cgt)

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1800 postes en moins pour 2019 : Blanquer lance sa saignée ! (RP)

Avec le gouvernement, plus d’élèves = moins d’enseignants (CGT)

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18 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

plan pauvreté (révolution permanente + npa)

just

Après le « pognon de dingue », trouver un emploi « en traversant la rue » ?

Macron prépare les esprits au néo-libéralisme anglo-saxon

« Je traverse la rue, je vous en trouve [du travail] » a lancé Macron à un jeune horticulteur dimanche 16 septembre. Si la scène a ouvert une polémique telle que la majorité présidentielle a dû le défendre en bloc, les propos du président de la République ne sont pas anodins et entrent dans une stratégie consciente pour préparer l’opinion publique à sa vision d’une évolu-tion du marché du travail qu’il compte mettre en application.

Comme au Royaume-Uni ou en Allemagne le gouvernement compte généraliser la surexploitation pour les plus précaires.

« La meilleure façon de se payer un costard c’est de travailler », on se rappelle de cette déclaration choc avant même l’élection présidentielle en 2016. Depuis, les ordonnances XXL ont parachevé la loi El Khomri pour généraliser la facilitation des licenciements. Deux ans plus tard, courant juin, Macron diffusait une vidéo devenue virale sur son compte twitter, où il fusti-geait le « pognon de dingue » que « coûtent » les aides sociales. Comme une façon pour Jupiter de préparer les esprits au profond big-bang qu’il allait opérer à la rentrée contre le système d’aides aux plus précaires.

Présenté comme un plan de subvention de 8 milliards d’euros, le « plan pauvreté » est en réalité un cheval de Troie.

En effet, via la mise en œuvre du « revenu universel d’activité », Macron ouvre ainsi la voie vers une remise en cause de l’universalité de l’aide sociale. Ainsi, le remplaçant du RSA, dépendant actuellement des revenus, sera conditionné à l’acceptation de deux offres d’emploi « raisonnables ». C’est non seulement tout une logique qui vise à culpabiliser ceux qui perçoi-vent une aide, ou encore une stigmatisation, mais aussi une individualisation.

Cependant, au-delà des aspects idéologiques visant à la fragmentation du monde du travail, derrière cette conditionnalité des aides se cache l’ouverture d’un nouveau marché du travail au service du patronat. C’est le marché du « travail forcé », existant déjà au Royaume-Uni ou en Allemagne, un marché où quiconque souhaiterait continuer à percevoir une aide déjà à peine suffisante pour survivre est condamné à se faire surexploiter. Loin d’être une passerelle vers l’emploi, c’est bien en réalité le maintien dans la pauvreté, mais une pauvreté utile à l’augmentation des profits du patronat.

Après avoir attaqué les travailleurs dit « protégés » en CDI, le « président des riches » compte ouvrir un nouveau volet en visant cette fois-ci les plus précaires.

Comme l’exprime L’historien Christian Delporte au journal Le Monde : « Ces petites phrases sont à la fois stratégiques et sincères, elles accompagnent et préparent l’opinion sur le conte-nu des grandes réformes à venir ». Il continue « sa vision du marché du travail, proche de celle des Anglais : au Royaume-Uni, quand vous avez refusé deux propositions d’emploi par exemple, vous ne touchez plus d’allocations. »

S’il est clair que Macron tente d’ouvrir une nouvelle séquence où il affirme se préoccuper désormais des « derniers de cordée » ou explique qu’il s’agit désormais d’« arrêtez d’emmer-der les retraités », cela exprime, en définitive, la nécessité pour Macron, dont l’impopularité est record, de reconquérir une base sociale plus large sur la gauche notamment, censée illustrer le « progressisme » de Macron.

Si la méthode est plus insidieuse, le fond des attaques reste identique.

Il suffit, en cela, de voir que malgré les efforts de « pédagogie », le plan pauvreté est loin d’avoir convaincu. Alors que Macron montre, jour après jour, qu’il n’est plus Jupiter, ce dont il s’agirait, ce serait de commencer à utiliser les brèches ouvertes par la macronie pour passer à la contre-offensive. Une contre-offensive qui ne peut pas passer par la négociation de la régression sociale mais par la préparation d’un plan de lutte sérieux à même de créer le rapport de force, par nos méthodes de luttes, celle du mouvement ouvrier, les grèves et les manifestations de rue.

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17 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

protectionnisme (libération)

protect

La gauche peut-elle être protectionniste ?

Un pan de la gauche n’hésite plus à plaider pour cette doctrine économique. Une forme d’opposition au libre-échange qui fait sens, mais aussi une décision qui remet en cause, selon certains, des fondamentaux.

Des «salutations internationalistes», adressées comme un reproche. Fin août, un tweet de Jean-Luc Mélenchon, critiquant «ceux qui organisent l’immigration par les traités de libre-échange et qui l’utilisent ensuite pour faire pression sur les salaires et les acquis sociaux», a fait tiquer Olivier Besancenot.

Mise au point de ce dernier : «Ce ne sont pas les immigrés qui font pression sur les salaires, mais le profit que les capitalistes extirpent du travail des salariés, français ou immigrés, en France comme dans le monde entier. Salutations internationalistes». Simple «trollage gauchis-te», pour un militant insoumis débarqué dans la joute, l’échange est pourtant révélateur d’un débat qui agite la gauche: peut-elle, doit-elle être protectionniste ?

Doctrine économique visant à protéger l’économie nationale de la concurrence étrangère par le biais de barrières douanières, le protectionnisme – sans qu’il ne soit encore théorisé comme tel – a longtemps été la norme en France. Alors que le Royaume-Uni renonce à la protection douanière et délègue la régulation de ses échanges aux forces divines du marché dès le début du 19è siècle, la France reste adepte du mercantilisme: ouvrir les vannes pour l’exportation, les fermer pour l’importation.

Le discours de l’adversaire

Le débat sur les droits de douane émerge finalement avec l’essor du libéralisme, dans la deuxième partie du 19è siècle. En 1892, il se concentre autour de la loi Méline (du nom du député des Républicains progressistes Jules Méline, futur président du Conseil), qui renforce la protection douanière sur les importations agricoles.

Dès lors, la gauche est gênée.

D’un côté, le libre-échangisme est associé aux industriels, de l’autre, le protectionnisme «c’est le discours de l’adversaire, la droite tradi», rappelle l’historien Alain Garrigou. «La gauche est gênée aux entournures, d’autant qu’elle se réclame de valeurs universalistes.» Marx a indiqué la consigne en 1848, dans son Manifeste du parti communiste : «Prolétaires de tous les pays, unissez-vous.» Le protectionnisme, à l’inverse, ne propose aucune modification des rapports de production et d’exploitation. Le peuple «est conçu comme un tout cohérent et non comme une entité traversée de conflits», explique le sociologue Dominique Baillet. Plus de tensions à l’intérieur de la nation donc, seulement une menace venant de l’extérieur. Plus d’ouvriers et de patrons, seulement des Français et des étrangers.

«On parle surtout de la concurrence étrangère et on néglige les autres causes du mal, même celles sur lesquelles on pourrait agir; c’est que la question la plus facile à résoudre semble la question douanière. Et aussi c’est que, pour résoudre les autres problèmes, une meilleure distribution de l’impôt, une meilleure répartition de la propriété foncière, il faudrait demander des sacrifices à ceux qui possèdent, et qu’on aime mieux, en se bornant à des tarifs de doua-ne, en demander à ceux qui ne possèdent pas», explique ainsi Jean Jaurès lors des débats sur la loi Méline.

Et de poursuivre, sans choisir

«Le socialisme […] exclut, à la fois, et la protection qui ne peut guère profiter aujourd’hui qu’à la minorité des grands possédants, et le libre-échange, qui est la forme internationale de l’anarchie économique.» «On n’arrive pas vraiment à comprendre sa position sur le sujet. Au sein même de la gauche, il y a des nuances, des désaccords sur le sujet», explique Alain Garrigou.

Pour ajouter à la gêne, le protectionnisme est très vite associé au nationalis-me et à la xénophobie.

Bien avant la crise des années 30 qui, alliant repli économique et identitaire, mènera cette association à son paroxysme. L’historien David Todd rappelle ainsi qu’en 1846, le principal lobby protectionniste fait imprimer des affiches sur lesquelles on peut lire : «N’est-il pas vrai que c’est en travaillant qu’on gagne de quoi vivre, et que faire travailler l’Anglais pour habiller le Français, c’est donner le pain du Français à l’Anglais?»   

Impasse

Un discours toujours actuel, pour une partie de la droite, allant de Laurent Wauquiez à Marine Le Pen, qui revendique un droit de préemption sur l’alliage protectionnisme-souverainisme-patriotisme. Mais l’impasse de plus en plus évidente dans laquelle mène le système actuel – urgence écologique, inégalités croissantes, délocalisations – a changé la donne.

Première étape du chantier intellectuel

Faire le constat de l’association entre protectionnisme et nationalisme; et la déconstruire. François Ruffin, journaliste-essayiste et désormais député de la France insoumise, écrit ainsi dans Leur Grande Trouille, journal intime de mes pulsions protectionnistes : «Année après année, à force de répétition, une idée semble s’être imposée: s’opposer à la libre circulation des produits équivaut à s’opposer au métissage et à l’amitié entre les peuples.»

«Le problème du débat politique, c’est la polarité, juge Alain Garrigou. On écoute plus ceux qui veulent parler simplement que ceux qui veulent entrer dans des subtilités. Mais si on est protectionniste, on n’est pas forcément nationaliste. On peut de façon pragmatique se dire qu’on ne peut pas s’interdire des leviers politiques au nom de loi divine du marché à laquelle seuls quelques illuminés croient encore».

Et on pourrait même le faire en étant internationaliste. «Nous avons tellement intériorisé le cadre de la concurrence internationale que nous n’osons plus imaginer de véritables mécanismes coopératifs, au niveau commercial, mais aussi dans la sphère non marchande», assure ainsi l’essayiste de gauche Aurélien Bernier.

«Protectionnisme solidaire»

Ce travail de clarification permet aujourd’hui à Jean-Luc Mélenchon de plaider pour un «protectionnisme solidaire». «C’est un sujet qui, paraît-il, est délicat pour nous. Il ne l’est nullement», a-t-il ainsi averti à Marseille début septembre. «C’est indispensable pour avoir une réponse cohérente vis-à-vis de l’impératif environnemental, explique Manuel Bompard, directeur des campagnes de la France insoumise. Il faut conditionner l’entrée de produits à des condi-tions sociales et écologiques, c’est une harmonisation par le haut.»

Pour un pan de la gauche, il est donc désormais clair que le socle de la souveraineté populaire ne peut être – en tout cas pour l’instant – que la nation. «N’en déplaise à l’internationalisme abstrait, la souveraineté suppose la circonscription d’un territoire», écrit ainsi le chercheur Frédéric Lordon. Certains, à l’image du chef de file des insoumis, n’hésitent donc plus à opposer souverainistes et «mondialistes», bien que le mot soit associé aux Le Pen.

Mais le sujet est encore délicat, notamment car il implique celui des flux humains. Quand Jean-Luc Mélenchon n’hésite plus à dénoncer le libre-échange comme un moyen de faire baisser les salaires par le biais de l’immigration, Benoît Hamon critique la «tentation d’attribuer la précarité du travail aux migrants». Début septembre, en déplacement dans la vallée de la Roya, il a «tiré la sonnette d’alarme» face au risque de l’émergence d’une «gauche nationaliste». «Le nationa-lisme de gauche, je vous le dis, ça n’existe pas, ça finit en nationalisme tout court.»

«Un train en cache souvent un autre»

Interrogé par Libération, Olivier Besancenot abonde: «On nous dit qu’il ne s’agit que des flux commerciaux; et finalement, on en arrive à la question de l’immigration. J’entends qu’il faille un terrain national plus concret pour nos projets d’émancipation mais je dis attention, un train en cache souvent un autre. La question c’est: comment on se protège? Est-ce que les frontières sont la réponse?

Aujourd’hui, on supprime des emplois dans des secteurs non délocalisables comme la fonction publique. Ceux qui exploitent le font ici et ailleurs. J’ai plus de points communs avec un retraité grec ou un chômeur espagnol qu’avec un quelconque capitaliste français. L’illusion, c’est de penser que protectionnisme et libre-échange sont des alternatives alors que ce sont deux facettes d’un même système.» Le porte-parole du NPA appelle donc à «une discussion publi-que de la gauche radicale sur le sujet, plutôt qu’un changement de position qui s’opère à bas bruit».

«Le gros problème du débat public, c’est qu’on considère qu’il y a une contradiction entre la mondialisation et la souveraineté nationale, juge le sociologue Jean-François Bayart. La gauche est piégée par le néolibéralisme.» Selon le chercheur, un système, qu’il nomme le national-libéralisme, domine l’histoire depuis la fin du 18èsiècle. Il reposerait sur trois logiques: l’intégration du système international via le commerce, la technologie ou encore la religion, l’universalisation de l’Etat-nation et le particularisme identitaire.

«On dit que l’Etat perd ses prérogatives mais l’Etat-nation est un enfant de la mondialisation.

Il ne s’agit pas d’un recul, mais d’une délégation au privé», explique-t-il. De la même façon «l’identitarisme» n’est pas selon lui une résistance à l’immigration mais son produit. Incarnation de ce cocktail national-libéral selon lui, Macron : «Néolibéral par excellence, il va en même temps faire ses dévotions à Jeanne d’Arc.» «Mélenchon est intéressant, car on le voit se débattre dans cette contradiction. Si elle n’arrive pas à penser cette triangulation, la gauche n’aura aucune réponse à apporter. C’est la condition du renouvellement de la pensée de la gauche.»

Charlotte Belaich 14 septembre 2018

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16 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

attac (le huffington post + fr3)

Attac « célèbre » les 10 ans de la chute de Lehman Brothers sur les Champs-Élysées

L’association altermondialiste avait donné rendez-vous à ses militants dans le monde entier

« Pas avec notre argent », le mot d’ordre de la soixantaine de militants d’Attac s’adressait à la banque HSBC des Champs-Élysées devant laquelle ils étaient réunis, et à travers elle à tout le système bancaire. Aspergeant de peinture la devanture de l’établissement, étendus au sol ou haranguant la foule, ils ont célébré à leur manière les dix ans de la chute de la banque d’affaires Lehman Brothers, le 15 septembre 2008.

Un événement qui avait été le point de départ d’un vaste crise mondiale, provoquée par des actifs toxiques dont l’organisation juge qu’ils sont, encore aujourd’hui, au cœur de l’industrie bancaire. « Nassés » par la police après quelques minutes, les militants ont, comme vous pouvez le voir ans la vidéo en tête d’article, eu le temps de faire forte impression sur la foule des touristes venus se presser sur la plus grande avenue du monde.

La veille, cinq militants d’Attac et trois d’EELV avaient été interpellés, avant d’écoper un rappel à la loi: c’était cette fois une agence parisienne de la Société Générale qui faisait les frais d’une action destinée, une fois encore, à rappeler les dangers de la finance.

Matthieu Balu  15 09 2018

https://www.huffingtonpost.fr/

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14 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

joint français (iut lannion)

breton

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