Archive | A gauche du PS

24 avril 2017 ~ 0 Commentaire

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 19,3% “un résultat historique” de Jean-Luc Mélenchon en Bretagne

Jean-Luc Mélenchon, le candidat de la France Insoumise, est arrivé deuxième dans trois des quatre départements bretons lors du premier tour de l’élection présidentielle avec près de 20% des voix.

Lors du premier tour de l’élection présidentielle,les Bretons ont majoritairement voté pour Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. Contrairement au niveau national où Marine Le Pen est qualifiée pour le second tour, c’est le candidat de la France Insoumise qui a recueilli plus de voix dans la région, juste derrière le candidat d’En Marche!.

Jean-Luc Mélenchon est arrivé second dans trois des quatre départements bretons à savoir le Finistère (19.7%), l’Ille-et-Vilaine (19.7%) et les Côtes-d’Armor (20.3%) où il obtient près de 20% des suffrages. Il n’y a que dans le Morbihan, traditionnellement à droite, qu’il arrive quatrième (17,5%), derrière Marine Le Pen (17,7%), François Fillon (20,9%) et Emmanuel Macron (27,9%).

Les communes bretonnes où Jean-Luc mélenchon a obtenu plus de 30% des voix:

22

  • Trébédan (Côtes-d’Armor) : 30,77%
  • Tréduder (Côtes-d’Armor) : 36,13%
  • Saint-Adrien (Côtes-d’Armor) : 32,13%
  • Loc-Envel (Côtes-d’Armor) : 35,48%
  • Trémargat (Côtes-d’Armor) : 61,54%
  • Mellionnec (Côtes-d’Armor) : 38,49%
  • Plourac’h (Côtes-d’Armor) : 30,77%
  • Bolazec (Côtes-d’Armor) : 35,38%

29

  • Locmaria-Berrien (Finistère) : 40%
  • Berrien (Finistère) : 40,14%
  • Le-Cloître-Saint-Thégonnec (Finistère) : 35,17%
  • La Feuillée (Finistère) : 33,33%
  • Botmeur (Finistère) : 33,07
  • Saint-Rivoal (Finistère) : 42,98%

35

  • Saint-Germain-sur-Ille (Ille-et-Vilaine) : 37%

« Le score de Jean-Luc Mélenchon en Bretagne est assez proche de celui qu’il obtient au niveau national. Ce qui explique sa seconde place, c’est aussi le tassement du vote frontiste dans la région » tempère Thomas Frinault, politologue.

« Un résultat historique »

C’est « un résultat historique, qui annonce une gauche renouvelée, combative, porteuse de progrès social, écologique, de paix et démocratie« , a salué le Parti communiste d’Ille-et-Vilaine.
Par rapport à l’élection présidentielle de 2012, le candidat de la France Insoumise a gagné plus de 8%. Mais cependant, un sentiment de déception est aussi présent chez les soutiens de Jean-Luc Mélenchon par rapport aux résultats nationaux. « Nous, on visait le deuxième tour. On n’a jamais eu d’autres objectifs que celui-là. On n’y est pas. On est déçu évidemment » détaille Cécile Beaudouin, soutien du candidat de la France insoumise.

 Lucas Hobé 24/04/2017
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24 avril 2017 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (npa)

poutou-fillon

« Au soir de ce premier tour, l’avenir reste bien à la contestation de ce système, toutes et tous ensemble »

Déclaration de Philippe Poutou le soir du 1er tour

Nous tenons évidemment d’abord à remercier les électeurs et électrices qui ont choisi de voter pour nous. Par ce vote, ils et elles ont voulu exprimer le rejet d’un système de politiciens professionnels qui sont souvent corrompus et qui permettent que, dans ce pays, continue, de fait, à s’exercer le pouvoir des capitalistes et des banquiers. Ils et elles ont voulu affirmer que le changement se fera par les mobilisations et la rupture avec ce système.

Cette campagne a témoigné du gouffre qui sépare de plus en plus la population d’un système politique qui ne nous représente pas et qui, fondamentalement, ne prend pas en compte nos conditions de vie, pire qui les aggrave année après année… Tous ces politiciens représentent de moins en moins d’électeurs, notamment dans les quartiers populaires.

L’élément inédit de ce premier tour est l’absence au second tour des candidats du PS et et des Républicains.

C’est le signe d’une grande crise politique que les deux partis qui ont gouverné le pays depuis 60 ans soient ainsi éliminés. Mais la présence au second tour de Marine Le Pen et d’Emmanuel Macron n’est pas une bonne nouvelle, et encore moins une rupture avec tout ce que nous subissons depuis des décennies.

Le FN se prétend un parti hors système,  prétend aussi défendre les travailleurs, alors que c’est un parti capitaliste comme les autres, qui a autant de casseroles que les autres, qui ne se bat jamais contre les licenciements et les projets patronaux, qui protège les riches et frappe les exploitéEs. De plus, ce parti est un grave danger car, par le racisme, il attise la haine contre les populations immigrées et d’origine immigrée, et la division, visant à détourner les salariéEs de vrais responsables du chômage et de la misère.

L’autre candidat sera donc Emmanuel Macron, imposteur à plusieurs titres.

Il n’est pas un nouveau candidat hors système mais un rejeton des banques et de François Hollande, tout autant responsable que celui-ci de la politique que nous avons subie depuis cinq ans.

Et il nous promet d’aggraver encore l’austérité et les inégalités.

Le score de Le Pen et la crise politique nous montrent l’urgence de reprendre nos affaires en main, de nous mobiliser. Bien plus encore qu’en 2002, ces prochains jours, ce n’est pas un « Front Républicain » mais une large mobilisation contre le Front National et les politiques libérales, en particulier de la jeunesse, qui est indispensable. Nous devons nous battre dans les entreprises et les quartiers, sans attendre le résultat du second tour.

Dimanche 7 mai, beaucoup voudront faire barrage au FN en votant Macron.

Nous comprenons la volonté de rejeter le danger mortel pour tout progrès social et pour l’en- semble des droits, tout particulièrement pour les populations immigrées et d’origine immigrée, que représenterait l’arrivée au pouvoir de Marine Le Pen. Mais nous voulons rappeler que ce sont bien les politiques d’austérité et sécuritaires, en particulier quand c’est la prétendue gauche de gouvernement qui les a portées, qui restent la cause de la montée du FN et de ses idées nauséabondes.

Macron n’est pas un rempart contre le FN, et pour faire reculer durablement ce péril, il n’y a pas d’autre solution que de reprendre la rue, contre l’extrême droite, mais aussi contre toutes celles et ceux qui, comme Macron, ont mis en place ou veulent imposer des mesures anti- sociales. Le NPA et ses militants se joindront aux manifestations contre le FN.

À toutes celles et tous ceux qui ont refusé de voter ou à qui on refuse le droit de vote, à celles et ceux qui ont voté Mélenchon en pensant faire un vote de rupture, à celles et ceux qui ont voté LO, nous tenons à dire ce soir que plus que jamais, nous avons besoin d’une nouvelle force pour nous représenter : un parti qui représente nos intérêts, un outil pour nos luttes quotidiennes, pour en finir avec le système capitaliste, pour porter le projet d’une société débarrassée de l’exploitation et de toutes les oppressions.

Dans les semaines qui viennent, nous serons d’abord présents dans la rue le 1er Mai.

Pour témoigner de la solidarité internationale à l’heure où la France perpétue des interventions néocoloniales et où le boucher Assad continue de semer la mort.

Pour défendre nos libertés démocratiques et nos droits sociaux.

Au-delà, le NPA veut continuer à porter dans les villes et les quartiers populaires, dans les entreprises, dans les mobilisations, dans l’action quotidienne, la campagne que j’ai menée avec mes camarades depuis plusieurs mois. Car au soir de ce premier tour, l’avenir reste bien à la contestation de ce système, toutes et tous ensemble.

Philippe Poutou, Paris le 23/04/2017

http://www.europe-solidaire.org/

Lire aussi:

Philippe Poutou : « Dimanche, nous n’irons pas voter […] nous ferons le choix de la rue » (NPA)

Présidentielle : Préparer la résistance dès maintenant (AL)

Le 7 mai, pour nous, ce ne sera ni la peste, ni le choléra (RP)

Boycott du second tour et place à la lutte de classe ! (TC)

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24 avril 2017 ~ 0 Commentaire

on n’en veut pas (cgt)

pas

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22 avril 2017 ~ 0 Commentaire

émile masson (le peuple breton)

emile masson

Souscription : Réédition d’Émile MASSON

Rééditer Émile Masson

Pourquoi rééditer Émile Masson aux Presses populaires de Bretagne? Né à la fin du 19è siècle, il précède après tout largement la naissance de l’Union Démocratique Bretonne, en 1964. Pourtant, la gauche bretonne (en général) se revendique allègrement de cet auteur qui, seul contre tous, veut croire en l’émancipation du peuple breton.

Il faut dire que les références progressistes à cette époque sont rares.

Participer à la popularisation de cet « anachronisme », de cet homme si en avance sur son temps et pourtant si peu connu du grand public, nous paraissait salutaire. C’est d’autant plus vrai que cet ouvrage, à l’exception de la réimpression de la Bibliothèque nationale, est rare et souvent chère, donc inaccessible au grand public.

Malgré un style très lyrique, ce long poème qu’est Antée (paru en 1912) a pourtant réussi à traverser le temps.

À défaut d’être actuel, il donne quelques leçons historiques à tous ces « socialistes » qui ont échoué à faire partager leur idéal, par mépris ou défiance du peuple. Au-delà du seul cas de la langue bretonne, Émile Masson faisait corps avec le peuple breton, ce que ne font plus nos politiques, qui se retranchent derrière leur mandat pour parler en son nom, en le consultant assez rarement. Relire Masson est une façon de comprendre (et donc de combler) le fossé grandissant entre la « base » et le « sommet ». Masson a foi en l’humanité, il lui fait confiance et refuse, de ce fait, l’autoritarisme qui prétend guider le peuple pour son bien.

Nous plaçant parmi les derniers héritiers des fédéralistes, il nous semblait important que chacun puisse connaître ce beau texte d’un auteur qui, bien que se sachant minoritaire, n’a jamais abandonné ses convictions. Émile Masson est, pour notre courant de pensée, celui qui fait le lien entre l’identité et la gauche, ce qui n’est pas anodin à l’heure où la droite s’empare de la question identitaire, où le brouillage politique sème la confusion idéologique.

Nous avons demandé à Alan Le Cloarec d’écrire la préface de cette réédition. Diplômé en sciences politiques de l’université Rennes-2, Alan a récemment publié un ouvrage important que nous avons recensé en livre du mois en janvier 2017 : « Aux origines des mouvements bretons » (Coop Breizh, 2016). Ce jeune auteur s’est spécialisé dans l’étude des mouvements politiques bretons avant la Première Guerre mondiale et durant l’entre-deux- guerres. Il donne des conférences régulièrement.

Afin d’éditer ce livre, nous faisons encore une fois appel à la souscription et à votre générosité. Après notre appel réussi pour Morvan Lebesque (près de 150 personnes avaient précommandé l’ouvrage), nous estimons la collecte nécessaire à 1 500 €, correspondant au prix de la composition, de la relecture-correction, de la mise en page, de la conception de la couverture, de l’impression (environ 700 exemplaires) et d’une contribution forfaitaire pour notre préfacier. Nous espérons pouvoir éditer cet ouvrage d’ici cet été. Cela dépendra beaucoup de la somme récoltée…

Le livre sera vendu au prix de 8 € (+ 2 € de frais de port). Vous pouvez donc en commander autant qu’il vous plaira soit en ligne soit en envoyant un chèque à : Le Peuple breton, 9 rue Pinot-Duclos, 22000 SAINT BRIEUC (ordre : Le Peuple breton).

La rédaction

http://lepeuplebreton.bzh/

masson_bretons

Lire aussi:

Eun dra bennag a zo da jeñch er bed… Ar re baour a labour a-hed o buhez evid pinvidikaad ar re a zo re binvidig dija… Al labourerien eo nerz ar vro, ar gwir bobl… N’eus nemed an dud pinvidig-braz hag o-deus eur Vamm-Vro… Er lezenneu a ve groeit aveid er re beur ne dint nemed hanter-lezenneu…

Il y a quelque chose à changer dans le monde…Les pauvres travaillent toute leur vie pour enrichir ceux qui sont déjà riches…Les travailleurs sont la force du pays, le vrai peuple…les détenteurs de grandes fortunes n’ont pas de patrie…les lois qui sont faites pour les pauvres ne sont que des demi mesures…

Note du blog: Le texte breton dit « Seuls les riches ont une patrie »… Mais le texte français dit le contraire! Vieux débat!

Les pauvres seuls ont-ils une patrie?…(leur seule richesse selon Jaurès et JLM) et les riches malgré leur patriotisme affiché, sont-ils si liés aux autres riches du monde, qu’ils sont « a-patrides »? Ou alors doit on laisser le patriotisme aux riches et dire comme Marx que « les prolétaires n’ont pas de patrie? » (même s’ils ont une nationalité!) et « Prolétaires de tous tous les pays unissez-vous » (contre vos bourgeoisies et leurs patriotismes).

Émile Masson (Wikipedia)

Emil Masson (Wikipedia e Brezoneg)

Emile Masson (Fañch Broudig)

Eun dra bennag a zo da jeñch er bed

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22 avril 2017 ~ 0 Commentaire

censure (lutte ouvrière)

censure

Censure sur un clip

Comme tous les candidats à la présidentielle, Nathalie Arthaud a droit à 43 minutes sur les médias publics dans le cadre des clips de la campagne officielle. C’est peu, et injuste, comparé aux centaines d’heures d’antenne que monopolisent depuis des mois les candidats que l’on dit grands.

Mais même ces 43 minutes ne sont pas libres. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a censuré des images que Nathalie Arthaud avait choisies pour dénoncer la politique impérialiste du gouvernement français. On y voyait Sarkozy accueillir à bras ouverts Assad et Kadhafi, et Hollande décerner la Légion d’honneur au roi d’Arabie saoudite.

Et ils osent parler de liberté d’expression !

19 Avril 2017

http://journal.lutte-ouvriere.org/

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22 avril 2017 ~ 0 Commentaire

afrique du sud (rfi)

numsa

La Saftu, un syndicat opposé à l’ANC, voir le jour en Afrique du Sud

Cette nouvelle fédération syndicale a été lancée le 21 avril. Elle est farouchement opposée à l’ANC, le parti au pouvoir et à son allié historique, la confédération syndicale Cosatu.

L’Afrique du Sud voit le début d’une nouvelle ère syndicale. Baptisée Saftu pour « South African Federation of Trade Unions » ( Fédération de syndicats sud-africains ), une nouvelle fédération lancée le 21 avril rassemble une vingtaine de syndicats et démarre avec près de 700 000 membres. Ce lancement représente une véritable claque pour sa rivale, la Cosatu. Cette confédération syndicale historique a joué un rôle majeur dans la lutte contre l’apartheid mais qui est aujourd’hui jugée trop proche du pouvoir.

Ferme opposition à Jacob Zuma

Les deux plus gros syndicats de cette nouvelle fédération ont d’ailleurs quitté la Cosatu, dont celui de la métallurgie, Numsa, expulsé pour avoir critiqué le chef de l’Etat Jacob Zuma et son gouvernement.

Pour Irvin Jim, du syndicat de la métallurgie, il faut recréer un syndicat au service des travailleurs. « Pour nous, les travailleurs de la métallurgie, cela a été un long voyage que nous avons été forcés de prendre, raconte-t-il. Je dois vous dire qu’aujourd’hui, nous sommes très heureux qu’une nouvelle fédération soit créée. C’est le début d’un travail difficile pour reconstruire des syndicats qui seront indépendants et qui ne répondront qu’aux travailleurs. »

Parmi les grandes figures de Saftu, on compte d’importants leaders syndicaux et d’autres activistes anti-apartheid autrefois proches de l’ANC, le Congrès national africain.

Cette nouvelle fédération promet d’être un adversaire coriace pour le gouvernement, en train d’être lâché par ses alliés traditionnels que sont le Parti communiste et la Cosatu.

RFI  22-04-2017

http://www.rfi.fr/

Lire aussi :

Le bateau Zuma prend l’eau (Sur le SACP/ PC d’Afrique du Sud)

La puissante confédération syndicale Cosatu lâche Zuma

Le syndicat Numsa crée son propre parti politique

National Union of Metalworkers of South Africa (Wikipedia)

Amandla (Revue de gauche)

Amandla Facebook

Commentaire: Le gouvernement du parti de Mandela (ANC) s’est largement servi dans les caisses du pays le plus riche d’Afrique,  laissant une minorté des blancs s’enrichir, sans que l’immense majorité noire (et quelques blancs et métis) en aient des miettes. Ses alliés du COSATU (syndicat) et du PC (SACP) commencent à le lâcher mais tard, très tard. Parallèlement des militants reconstruisent un syndicat et un parti ouvrier.

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20 avril 2017 ~ 0 Commentaire

brest militants (le télégramme)

  • Présidentielle.  Paroles de militants

Serge Da Silva, NPA BREST

Présidentielle. Paroles de militants

Après les débats, place au choix. Avant le premier tour de l’élection présidentielle, dimanche prochain, nous avons souhaité donner la parole à des militants du Pays de Brest qui représentent les onze candidats en lice. Ils nous donnent, chacun, les raisons de leur engagement.

Serge Da Silva, enseignant, 37 ans, de Brest, soutient Philippe Poutou (Nouveau Parti Anticapitaliste). « Je suis investi depuis le début du parti en 2009. Au NPA, il y a l’idée d’un fonctionnement collectif, en opposition à tous ces candidats qui semblent nous dire : « Dormez tranquille, votez pour moi », ou à cette idée du chef charismatique qui aurait toutes les solutions.

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Quand Poutou se retourne durant le débat télé pour parler aux collègues, il montre justement qu’au NPA, les idées sont réfléchies collectivement. On n’attend pas la personne hyper brillante qui pourrait résoudre tous les problèmes. Poutou est là pour faire exister un camp social qui n’a pas le droit à la parole et diffuser des idées qui vont à l’encontre du discours dominant, à l’image de la question de la dette.
Le vrai pouvoir n’est pas entre les mains de l’État mais des banques, des grandes entreprises. Il faut nationaliser tout ce monde-là, pas pour le punir, mais pour le soulager de la question de la rentabilité à tout prix qui fait trinquer les salariés et la nature. Pour crocher dans ce pouvoir- là, il n’y a que la lutte collective, et c’est ce que le NPA propose ».
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Et aussi Lutte Ouvrière:
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André Cherblanc, 67 ans, de Brest, retraité de la fonction publique, soutient Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière). « J’ai rejoint Lutte ouvrière au sortir des événements de 1968, et je n’ai pas eu de raison d’en changer depuis, car le modèle capitaliste n’a eu de cesse de prospérer encore plus sur le dos des travailleurs.
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Je soutiens Nathalie Arthaud pour faire entendre la voix des exploités. On sait bien que cette élection est une escroquerie. On nous explique qu’en choisissant un président, les choses vont changer, or l’expérience montre que le pouvoir reste toujours entre les mains des capitalistes. La société n’a jamais été aussi riche, mais cette richesse est accaparée par quelques-uns qui sèment le chômage, la misère et la guerre sur leur chemin. Seules les luttes collectives et le rapport de force parviendront à mettre à terre ce modèle vorace qui marche sur la tête »
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La France Insoumise
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Leila El Mahdi, 40 ans, étudiante à Brest, soutient Jean-Luc Mélenchon (La France Insoumise). « J’ai été commerçante mais aussi aide-soignante avant de reprendre mes études. J’ai donc connu plusieurs statuts, et je crois que Jean-Luc Mélenchon est celui qui comprend le mieux la diversité des situations auxquelles nous sommes confrontés dans nos vies.
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En rejoignant La France Insoumise, j’ai avant tout rejoint un mouvement qui brasse toutes les générations. Ce programme, on l’a tous bâti, ensemble. Il y a une générosité chez Mélenchon qui pousse les gens à communiquer, à interagir. Il ravive l’espoir d’un avenir commun. Il veut aboutir à une révolution pacifiste. Il est aussi le seul à reconnaître la précarité de vie des étudiants et à proposer une allocation d’autonomie de 800 € par mois pour leur permettre réellement de réussir leurs études ».
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Le Parti Socialiste
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Ewen Huet, 22 ans, de Brest, étudiant à Sciences Po, soutient Benoît Hamon (Parti socialiste). « Avec Benoît Hamon, ce n’est pas une affaire d’ego. C’est le seul qui a une réflexion à quinze- vingt ans, et qui pose l’avenir. C’est le candidat des idées, celui qui a remué la gauche avec tous les intellectuels que l’on avait perdus en route tout au long du quinquennat qui s’achève.
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C’est aussi le seul candidat qui parle de l’avenir, qui a une réelle projection lucide sur l’écologie ou la manière de percevoir l’évolution du travail. Il pose des sujets qui vont être sur la table dans les années qui viennent. Enfin, c’est le candidat qui a un vrai rapport avec la démocratie. Il ne prétend pas être l’homme providentiel ni détenir la vérité, mais est plus dans des logiques de participation. Même si cela ne fonctionne pas suffisamment lors de cette élection, dans les années qui viennent, on entendra parler de Benoît Hamon ».
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20 avril 2017
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Pour les autres candidats:

/www.letelegramme.fr/

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20 avril 2017 ~ 0 Commentaire

bure stop (la conf’)

Bure_proces_JPSimon

Bure : Stop ! Nos campagnes ne sont pas des poubelles !

Tous au procès de Jean-Pierre Simon le 2 mai à Bar-le-Duc !

Le 2 mai à Bar-le-Duc, Jean-Pierre Simon sera jugé pour avoir aidé les opposants au projet d’enfouissement des déchets radioactifs à Bure. Son crime ? Il aurait mis à disposition des opposants son tracteur et sa remorque, ce qui aurait favorisé l’occupation du Bois Lejuc, illégalement accaparé et défriché par l’ANDRA .

Jean-Pierre avait déjà été durement touché par le projet de Bure, qui avait grandement mis en péril sa ferme. Il a malgré les difficultés sorti la tête de l’eau et continué la lutte ! En séques- trant son tracteur depuis presque un an comme « pièce à conviction », la justice veut museler la lutte et empêche Jean-Pierre de travailler.

Les conséquences de la logique court-termiste de la politique énergétique et la production de déchets nucléaires ne doivent pas retomber systématiquement sur les paysans et les territoires ruraux. Jean-Pierre Simon et tous les paysans meusiens doivent pouvoir faire leur métier !

La Conf’ s’oppose, avec tous ceux qui luttent contre les expropriations et la destruction de foncier agricole, aux grands projets inutiles et à l’accaparement foncier qui bafouent les droits des paysans !

BAR LE DUC 9H00 2 MAI,

DEVANT LE TRIBUNAL 3 Place Saint-Pierre

http://www.confederationpaysanne.fr

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20 avril 2017 ~ 0 Commentaire

vote utile (daniel tanuro lcr.be)

Tintin_en_France

France : au nom du vote utile, haro sur Poutou ?

Je m’exprime ici à titre strictement personnel sur la situation politique française qui est à la fois pleine de dangers, d’espoirs, et extrêmement complexe. Prenons la question par le tout, tout petit bout de la lorgnette, puisque c’est ainsi qu’elle nous est posée sur les réseaux sociaux: le NPA ne devrait-il pas retirer son candidat à la présidentielle, Philippe Poutou ? Ne devrait-il pas appeler à voter Jean-Luc Mélenchon ? Celui-ci n’aurait-il pas alors plus de chances de passer le premier tour et de battre Le Pen au second, donc d’abroger la loi travail, d’augmenter le SMIC et d’ouvrir une brèche dans l’UE austéritaire ?

Pour beaucoup de gens de gauche qui voient la situation politique en France de loin, par le biais des médias et des sondages, la réponse semble évidente : puisque les quatre favoris sont dans un mouchoir de poche, les 2 à 2,5% de Poutou pourraient faire la différence. Poutou a fait une bonne campagne, il a bien taclé Fillon et Le Pen dans le grand débat, le NPA a eu l’impact médiatique qu’il voulait ; ça suffit maintenant : qu’il retire son candidat et appelle à voter pour Mélenchon, en maintenant ses critiques. Ne pas le faire serait du sectarisme, dit-on.

Ce raisonnement ne tient pas debout

En réalité, ce raisonnement ne tient tout simplement pas debout. Ni du point de vue humain, ni du point de vue pratique, ni du point de vue de l’arithmétique électorale. De plus, il passe à côté du problème politique clé : le projet populiste bleu-blanc-rouge du Leader Jean-Luc Mélenchon est un obstacle au rassemblement de la gauche face à la droite et à l’extrême-droite, tant sur le plan social que sur le plan politique. Mais n’anticipons pas, commençons par le concret.

Du point de vue humain, à une semaine du scrutin (trois jours à présent) il est impossible sans sérieuse contrepartie d’arrêter d’un claquement de doigts des milliers de partisans qui sont à fond dans la campagne pour leurs idées et leur projet de société, qui ont consenti de gros sacrifices (notamment pour obtenir les parrainages nécessaires) et qui en cueillent les fruits en termes d’existence médiatique, de sympathie, de présence dans les meetings et d’adhésions.

Du point de pratique, les bulletins sont imprimés et rien ne pourrait empêcher les électeurs et électrices qui le souhaitent de voter en faveur de Philippe Poutou. En outre, si le NPA déclarait publiquement qu’il retire son candidat en faveur de JL Mélenchon, il ne serait pas sûr d’être remboursé pour ses frais de campagne (chaque candidat peut dépenser jusqu’à 800.000 Euros qui sont couverts par le budget de l’Etat sur présentation de factures). Qui prendrait un risque pareil ? Les conseilleurs, c’est le cas de le dire ici, ne sont pas les payeurs!

Le calcul est faux

Du point de vue de l’arithmétique électorale, enfin, le calcul est faux. Il y a une masse d’indécis. De plus, la sympathie dont bénéficie Philippe Poutou (et, dans un moindre mesure,  Nathalie Arthaud) correspond à une radicalité bien présente dans la société française. Une radicalité qui, pour le dire simplement, ne se reconnaît absolument pas dans le drapeau bleu-blanc-rouge, la Marseillaise, le défilé militaire du 14 juillet, et les déclarations louches de JL Melen- chon sur quantité de sujets: les travailleurs détachés, l’emploi de la bombe atomique, le soutien aux bombardements russes en Syrie, « l’honneur de l’uniforme porté par les policiers de la République », etc, etc…

Il est probable que les sympathisant-e-s de Poutou et d’Arthaud sont plus nombreux qu’indiqué dans les sondages. Il y a en effet pas mal de gens de gauche qui ont décidé de soutenir Mélenchon pour voter « utile » malgré leurs réticences, qui sont parfois très grandes. Si Poutou se retirait, que feraient ses électeurs ? La plupart voteraient LO, ou iraient à la pêche. Ils ne voteraient pas Mélenchon. Parce qu’ils n’aiment ni son programme, ni son style – pour ne pas parler de celui des Insoumis. Le candidat utile, pour eux, c’est Philippe Poutou. Il est utile parce qu’il leur permet de voter pour leurs idées. Ils ont bien raison: pourquoi devraient-ils s’écraser dès le premier tour?! D’ailleurs, comment traiter d’ »inutile » un candidat ouvrier qui a envoyé Le Pen et Fillon au tapis devant six millions de téléspectateurs?

Oui, l’unité est la question clé!

Prenons maintenant la lorgnette à l’endroit. Que voyons-nous? Que l’unité du « peuple de gauche » contre la droite et l’extrême-droite après les élections sera la question clé dans tous les cas de figure. Ce sera évidemment la question clé si Macron ou Fillon l’emporte au second tour contre Le Pen car, dans les deux cas, une nouvelle offensive d’austérité très brutale sera lancée contre le monde du travail, la jeunesse, les femmes et les personnes d’origine étran- gère. Mais ce serait aussi la question clé si, ô miracle, Jean-Luc Mélenchon devenait président de la République. Car alors, pour que des mesures de gauche substantielles puissent être appliquées, il faudrait 1°) gagner une majorité de gauche lors des législatives un mois après la présidentielles ; 2°) construire la résistance sociale la plus large, la plus unitaire, pour faire face à la contre-offensive intérieure et internationale. Cela ne s’improvise pas.

Cela s’improvise d’autant moins que la gauche française est très profondément divi- sée, voire décomposée. Le Front de Gauche qui réunissait le PCF, le PG et Ensemble  a explosé. D’une part, le PCF voulait à tout prix maintenir sa vieille stratégie réformiste d’alliance avec le PS, parce que ses élus en dépendent. D’autre part, JL Mélenchon s’est inspiré de Podemos pour mettre sur pied un mouvement d’appui à sa candidature à la présidence, auquel on ne peut adhérer qu’individuellement, en acceptant les règles du jeu fixées par Mélenchon et ses fidèles, qui se présente comme un dépassement populiste de gauche des partis autour de la figure d’un leader charismatique de la Nation. Entre les deux, « Ensemble », la troisième composante, s’est retrouvée coincée, sans autre possibilité que l’appui à Mélenchon. Le PCF a fini par faire de même… mais Pierre Laurent a dû s’y reprendre à deux fois pour obtenir une majorité.(…)

JLM Illusion sociale, illusion politique

C’est une illusion en premier lieu pour une raison sociale : l’affrontement qui vient en France avec la droite et l’extrême-droite se jouera en dernière instance dans la rue. Il ne pourra être gagné qu’en unifiant tou-te-s les exploité-e-s et les opprimé-e-s. Avec et sans papiers. Pas seulement « les Françaises et les Français ». Son discours laïcard et cocardier sur la Nation « une et indivisible », « Je veux rendre la France aux Françaises et aux Français » !…, permet à Mélenchon de ratisser très large dans les urnes. Mais constitue un vrai problème du point de vue d’une stratégie d’unité dans les luttes sociales. L’internationalisme n’est pas un supplément d’âme en option: c’est une condition sine qua non pour une politique de gauche authentique.

C’est une illusion en deuxième lieu sur le plan politique. Mélenchon a phagocyté le Front de Gauche. Pour créer les Insoumis, il a même débranché le Parti de Gauche qu’il avait lui-même créé ! Sa pratique a semé et continue de semer une terrible division et beaucoup de ressentiments. La question est très concrète. Pour les législatives, la France Insoumise annon- ce dès maintenant qu’elle présentera des candidat-e-s contre des élus communistes sortants… Alors que le PCF soutient la campagne de Mélenchon! Le but des Insoumis est en fait assez clair : à l’instar de Mitterrand, et sous couvert de « dépassement des partis », ils veulent casser le PCF. Ce n’est pas un secret: bon nombre de communistes ne peuvent plus voir Mélenchon en peinture. Vous avez dit « unité »? (…)

Voilà le vrai débat, le débat stratégique crucial pour la gauche. Celles et ceux qui crient « Haro sur Poutou » contribuent à l’escamoter, consciemment ou non.

19 avril 2017  Daniel Tanuro LCR de Belgique

http://www.lcr-lagauche.org/

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20 avril 2017 ~ 0 Commentaire

voter philippe poutou (rp)

Manif 12 avril 2014 Paris

Quelqu’un comme moi, comme vous, comme toi… » Dans la dernière ligne gauche, voter et faire voter Philippe Poutou

Il y a des moments comme ça où, sur la dernière ligne droite, il faut donner un bon coup de volant à gauche. Collectif.Jusqu’au bout on aura eu droit au chantage, de tous les côtés : chantage au péril de l’extrême droite, chantage à la poignée de voix qu’il manquerait à certains, chantage au péril rouge lancé par Hollande, chantage à la sécurité et au terrorisme depuis l’arrestation spectaculaire de deux djihadistes présumés, mardi.

Sérieux ?

Dans tous les cas, et quelles que soient les nuances de ces discours, l’idée qui ressort est que, compte-tenue de la situation compliquée où se trouve le pays, il faudrait voter pour quelqu’un de sérieux, de responsable et d’efficace.

Si l’on retourne l’idée et que l’on part de la situation compliquée dans laquelle se trouve notre camp social, le monde du travail, les classes populaires et la jeunesse, après dix années de sarkozye puis de hollandie, en dépit de luttes très dures, en 2010, sur les retraites, puis en 2016, contre la Loi Travail, on pourrait plutôt imaginer que la façon la plus sérieuse, responsable et efficace, pour envisager ce qui vient, c’est, au premier tour, de voter pour l’un d’entre nous, un travailleur, et pour un programme anticapitaliste qui nous permette de nous regrouper et de nous compter.

Ces élections ne changeront pas nos vies…

Pour unifier notre camp social, pour lui tracer des perspectives à l’opposé du repli sur soi, il faut partager le travail entre tous et toutes et interdire les licenciements, et pas seulement limiter la précarité ; il faudra pour cela réquisitionner les banques et les grandes entreprises pour planifier l’économie, et pas seulement la relancer ; il faut combattre toutes les discriminations, le racisme et la répression ainsi que l’état d’urgence qui leur est fonctionnel, car la menace principale elle vient de l’impérialisme français et des monstres qu’il génère.

Pour commencer à appliquer ce programme, il faudra que le monde du travail se saisisse du pouvoir, et non que de nouveaux représentants changent la forme de la république. Pour commencer à le mettre en œuvre, il nous faudra un grand mouvement social, puissant, que nous devons préparer.

… si on ne s’organise pas en amont

Si plusieurs centaines de milliers de suffrages, voire même plus d’un million, se portent sur l’extrême gauche, à commencer par la candidature de Philippe Poutou, et bien le coup de semonce n’en sera que d’autant plus significatif et notre camp social n’en sera que plus renforcé pour se défendre ou exiger son dû, dès après les élections.

Plus le score des anticapitalistes sera élevé et plus nous serons en mesure de peser dans la situation à venir, sans faire de pari électoraux hasardeux sur le second tour car. En effet, quoi qu’il arrive, il faudra nos mobilisations pour construire un rapport de forces avec le capital bancaire et financier, aux patrons du CAC40, des grandes et moyennes entreprises.

Poutou changer

La droite file le train de l’extrême droite dans cette campagne alors que Macron essaye de ne plus bouger, de crainte que le château de cartes ne s’écroule. A gauche, Hamon est inaudible alors que Mélenchon devient ce candidat hyper-incarné qui se défend pourtant de vouloir rester trop longtemps président, candidat de la gauche tout en faisant chanter la Marseillaise et agiter le drapeau bleu-blanc-rouge dans les meetings, citant Mitterrand et De Gaulle en soulignant qu’il n’est ni communiste, ni d’extrême gauche.

Tout cela n’est pas secondaire : il s’agit d’un tout.

Ce n’aura donc pas été faute de modérer son programme par rapport à 2012 s’il rate la marche au premier tour. S’il devait passer le second, cependant, en ce qui nous concerne, pas une de nos voix ne viendrait à manquer car nous faisons la différence entre des candidats qui sont l’expression politique de la bourgeoisie et du patronat et ceux qui se situent, indépendamment de nos divergences politiques, dans le camp du monde du travail, de la jeunesse et des classes populaires, et vis-à-vis desquels, en toute indépendance, il est possible d’exiger qu’ils appliquent leurs promesses.

Tous les candidats qui recopient peu ou prou Marine Le Pen s’accordent avec elle pour dire que, ce qui se joue dans les élections, c’est choisir entre « une France qui renaît ou une France qui sombre ». Ce n’est pas de France mais de notre camp social qu’il s’agit. Pour défendre nos acquis et préparer l’affrontement face à un système qui nous menace tous les jours, il faut se mettre en ordre de bataille. Le Medef, les candidats de droite, sont très clairs sur la guerre qu’ils veulent nous livrer.

Pour porter la voix de la lutte collective et défendre l’espoir qu’un autre monde est possible, débarrassé du capitalisme, il faut voter et faire voter pour l’un d’entre nous, Philippe Poutou.

Corinne Rozenn mardi 18 avril

http://www.revolutionpermanente.fr/

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