Archive | A gauche du PS

19 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

assa traoré (bastamag + npa)

traore

« La France a besoin d’une belle révolution »

Il y a un an, le 19 juillet 2016, Adama Traoré décédait lors de son interpellation par la gendarmerie.

Depuis, sa famille, ses amis et leurs soutiens se mobilisent pour établir la vérité et obtenir justice, malgré la violence des attaques dont ils font l’objet. Leur combat rassemble bien au delà de Beaumont-sur-Oise (Val d’Oise), devenant un symbole de la lutte contre les violences policières et, au delà, contre un ordre social inégalitaire et oppressif. Rencontrée par Basta !, Assa Traoré, l’une des soeurs d’Adama, revient sur cette lutte, sur la nécessité d’organisation des quartiers populaires, ou encore sur les rapports entre l’État et la jeunesse du pays. Entretien.

Thomas Clerget 19 juillet 2017

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Lire aussi:

Adama ne repose pas en paix (NPA)

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19 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

édito (alternative libertaire)

cgt macron-edouard-philippe

Le vernis craque déjà

L’élection avait été une vaste campagne de communication: de la mise en scène monarchique aux sourires « Colgate » du nouveau président ; des promesses de vertu républicaine à celles du renouvellement. Tout avait la couleur d’une publicité de téléréalité et le goût d’une bière tiède.

Mille promesses auxquelles personne ne croyaient. Et le vernis n’a pas tardé à craquer. Revoilà les petites affaires et la bonne vieille corruption républicaine. Revoilà l’odeur fétide du lepénisme sortant de la bouche du ministre de l’Intérieur.

Revoilà les anciennes allégeances internationales et la complaisance des impérialistes.

Rien n’a changé dans les salons de la bourgeoisie  : l’élection n’avait été qu’un divertissement nécessaire, l’important étant que rien ne bouge vraiment. La nouvelle communication n’avait pour but que de détourner le regard des vraies questions : la destruction du Code du travail, la fin des cotisations sociales ou des 35 heures. Elle enduisait de vernis vertueux et moraliste les vieilles recettes capitalistes.

Mais c’était peine perdue car jamais une élection n’avait soulevé une telle vague de défiance dans la population.

Le gouvernement est marqué par une forte illégitimité renforcée par son autoritarisme annoncé  : les ordonnances et l’état d’urgence. C’est sur celle-ci que peuvent compter les embryons de mobilisations et de résistances pour se développer.

Alternative libertaire, 18 juillet 2017

http://alternativelibertaire.org/

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19 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

das kapital (médiapart)

manga cpa

« Le capital » en manga : actualité du marxisme

 Vous pensez que c’est une blague ? Eh bien, non ! « Le capital » de Karl Marx a été adapté en manga au Japon, et vient d’être édité en français par Soleil Manga. Et ce n’est pas un pensum mais une illustration prenante du fonctionnement du capitalisme, à l’aide du cas banal d’un petit fromager qui veut faire fortune.

Si le tome un est exclusivement centré sur cette illustration, le tome deux, tout en gardant l’aspect attractif du manga, est le plus explicatif, puisque Friedrich Engels vient de temps en temps nous donner quelques notions économiques éclairantes.

La théorie marxiste est régulièrement décriée, ridiculisée, ou assimilée aux régimes qui s’en sont servis comme totem pour asservir un peuple qu’elles étaient censées libérer.

Du coup, on a tendance à oublier que l’exploitation de l’homme par l’homme est une tentation de l’humanité, que cet asservissement peut prendre plusieurs aspects, et que le servage moderne peut prendre la forme de la division du travail, de la restriction des coûts, de la réduction de la « masse salariale », du chômage entretenu et de la promotion du crédit.

Et, surtout, on comprend comment un système basé sur l’enrichissement exponentiel de quelques-uns aux dépends de la force de travail du plus grand nombre, ne peut fonctionner que par le pouvoir absolu ou par le pouvoir sur les consciences. Ce pouvoir poussant chacun à consommer plus qu’il n’est nécessaire, quitte à s’aliéner lui-même, pour que la machine à profit enrichisse ceux qui ont le pouvoir et la capacité d’investissement. Cette course en avant à la production de richesses ne pouvant qu’aboutir à des crises régulières dues à la limite de la surconsommation.

Un livre salutaire, donc, une introduction à l’œuvre de Karl Marx pour ceux qui le souhaitent, mais aussi une base pour les jeunes qui, soumis à la propagande consumériste, n’entendent plus la voix de ceux qui savaient que le capitalisme portait en lui, dès l’origine, les graines du malheur du peuple. Et que seul un état freinant les appétits des investisseurs, défendant le pouvoir d’achat des salariés et l’emploi, institutionnalisant la redistribution et la protection sociale pour tous, peut permettre au régime capitaliste de garder un visage humain.

Nous nous en éloignons chaque jour un peu plus, non ?

26 févr. 2011 Liliane Baie

« Le capital » Karl Marx, éditions Soleil Manga, 2011, deux tomes

https://blogs.mediapart.fr/

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18 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

argentine (npa)

« Il faut que toutes les traditions de la gauche anticapitaliste argentine convergent »

FG : Où en est la gauche ?

CK : La réapparition de Cristina Kirchner (Péroniste) amène deux types de réactions. Certain-es pensent que c’est la seule en capacité de battre Macri (Droite). D’autres voient en elle une posture compatible avec le pouvoir en place. Ils me semblent que les deux sont erronées.

EL : Totalement d’accord. La première oublie que la dissolution dans le kirchnerisme amènerait à laisser de côté une grande part de tout “progressisme”. Cette option accepte le fonctionnement vertical de Kirchner, la répression de Berni, la désignation de Milani ou le paiement de la dette à Repsol, la Banque mondiale ou le Club de Paris. La deuxième posture fait l’erreur inverse. Elle n’analyse pas les virages du kirchnerisme et les conflits réels entre ce courant politique et le pouvoir.

CK : En ce moment, le message de Cristina est un message de protestation et d’indignation nationale. Elle ne reprend pas l’esthétique marketing du PRO, ni le message dépolitisant des républicains. Il faut voir le fossé qui existe entre elle et Macri et aussi comprendre que cette différenciation n’est pas une simple construction médiatique artificielle le tout dans un contexte social différent de celui de 2015.

Vous avez tous les deux voté, lors des élections précédentes, pour le Front de la gauche et des travailleur-ses (FIT)1. Vous continuerez ? 

EL : Le FIT a poursuivi une tradition de gauche très présente dans l’espace politique argentin, lui a donné une audience nationale en se présentant dans 22 provinces sur 24 et dans 100 districts de la province de Buenos Aires. C’est une première. Que ce soit dans les assemblées, les médias ou la rue, ces militants affirment un profil anticapitaliste explicite. Ils rendent ainsi audible un discours socialiste qui politise à échelle de masse.

CK : J’ajouterai qu’ils ont renforcé numériquement des secteurs militants par un grand investissement dans les luttes. C’est un débouché organisationnel pour les secteurs combatifs du syndicalisme. Mais l’argument principal qui justifie le vote pour eux est des plus simples : leurs élu-es sont en première ligne dans les luttes sociales et contre l’austérité. A l’inverse, chez les kirchneristes, c’est la désertion, en particulier ces dernières années. Malgré tout ces éléments et cette reconnaissance, j’ai de nombreuses objections vis-à-vis du FIT.

Lesquelles ?

CK : Au fil des ans, ils ont créé un véritable «plafond de verre» qui empêche tout saut qualitatif de la gauche. Ils ont refusé d’intégrer des forces proches comme le MST (Mouvement socialiste des travailleur-ses) et le Nuevo Mas (Mouvement vers le Socialisme) qui se sont résolus à fonder un autre front avec les mêmes visées en termes de base électorale. Il n’y a, derrière ce choix, aucun arguments politiques, encore moins idéologiques qui justifierai ce refus. Ce sont trois partis trotskystes qui repoussent les autres partis de même filiation. La seule explication est un calcul d’appareil. Ils font le pari que ce front ne passera pas les primaires et appellera finalement à voter pour eux. Ce sont les mêmes logiques qui régissent la vie interne du FIT. Il n’y a pas de discussion sur le fond. Le FIT s’est fermé aux autres traditions de la gauche et ne veut pas provoquer d’élections internes pour se dépasser.

EL : Ce sectarisme que -et j’insiste là dessus- l’on ne retrouve pas que chez le FIT mais aussi dans les autres forces de la gauche, a deux origines. D’une part, une logique d’auto-construction, ce que Gramsci appelle « le patriotisme de parti » qui se termine toujours par des controverses et luttes d’appareils. D’autre part, ce type d’organisation a une lecture du champ politique «classe contre classe» qui limite de fait les alliances et amène même à confondre fronts électoraux et alliances stratégiques. Il me semble que ces conceptions sont à l’origine de leur incompréhension de la complexité des processus latino-américains.(…)

FG : On pourrait donc déduire de ce que vous dîtes qu’il existe des opportunités mais que le chemin reste complexe pour la gauche radicale…

CK : C’est ça. Les possibilités découlent de l’énorme capacité de résistance des classes populaires, de l’accumulation d’expérience et de la force militante qui existe dans le pays. Les difficultés viennent quant à elles de la difficulté à interpréter correctement les changements à venir, tout en dépassant le sectarisme. C’est un défi commun dont personne ne peut préjuger du résultat à ce stade.

EL : La situation est complexe et contradictoire mais représente une vraie opportunité pour les forces anticapitalistes. Il existe désormais une nouvelle possibilité pour démontrer que les obstacles à surmonter pour résoudre les problèmes que cause le capitalisme dans notre société, et qu’aucune fraction de la bourgeoisie au gouvernement n’a résolu, se trouvent dans le capitalisme lui-même. Et j’abonde en ce sens avec ce que dit Claudio quand il affirme que d’ici à 2019, c’est l’affaire de touTEs que de vaincre le sectarisme. Pour ces élections, le FIT a trouvé un accord avec un courant guévariste «pouvoir populaire» qui aura des candidat-es sur ses listes. C’est une avancée, petite certes, mais avancée quand même. Je garde encore espoir, sûrement des restes de « l’optimisme de la volonté », que tôt ou tard la pression sociale obligera le FIT, ou n’importe quel autre front à gauche d’ailleurs, à se transformer en un mouvement qui permettra la convergence de toutes les expériences de la gauche anticapitaliste.

Entretien avec Claudio Katz et Eduardo Lucita, par Franck Gaudichaud. Publié par Rebelion.org, traduit par Antoine Bouyou. Discussion sur la gauche argentine à l’approche des élections. 

Dans un contexte politique et social tendu, la campagne électorale argentine s’annonce comme très conflictuelle, tout en étant d’une importance capitale pour toute la région latino-américaine. Aujourd’hui, avec le gouvernement Mauricio Macri, l’Argentine s’affirme comme un des bastions de la droite néo-libérale après 12 année de gouvernement kirchneriste (2003-2015). Les élections à venir représentent un défi central pour les trois forces qui structurent, de manière inégale et hétérogène, le paysage politique argentin : la droite et les forces autour de Macri, le péronisme et les forces autour du kichnerisme (Cristina), qui joue le rôle de la gauche-libérale ici, et enfin les trotskistes et les mouvements anticapitalistes. C’est dans ce contexte et pour analyser le rôle des forces de gauche que nous avons interviewé Claudio Katz et Eduardo Lucita, deux militants et penseurs reconnus de ce courant, membres du collectif des Economistes de Gauche (EDI).

Juillet 2017

  •  1 / Le FIT est un regroupement de parti trotskystes : le PO (parti ouvrier), le PTS (Parti Socialiste des travailleur-ses, « Révolution Permanente » en France) et IS (Gauche Socialiste). Il a obtenu 5,32% des voix lors des élections de 2013. Le FIS lui est formé de MAS et MST

https://npa2009.org/

Nos camarades argentins

Pour une histoire de l’extrême gauche argentine

Site du MST

Site du MAS

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18 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

nddl (npa)

npa

Notre-Dame-des-Landes : sous le soleil d’un autre monde possible

Ces 8 et 9 juillet 2017, près de 20 000 personnes venues de toute la France se sont rassem- blées à Notre-Dame-des-Landes. Cette dix-septième édition du rassemblement estival a vu converger toutes les luttes pour un autre monde.

Loin de la pression de l’année 2016, quand le Premier ministre Valls promettait une expulsion à l’automne… Le contexte politique s’est modifié. Le PS et la droite traditionnelle ont été évincés du pouvoir, laissant la place à un gouvernement qui n’entend pas payer les errements des précédents. Un optimisme dubitatif s’est installé : la nomination de « médiateurs » par le gouvernement laisse espérer la nouvelle étude du projet d’aéroport que les opposantEs réclament depuis tant d’années.

Comme un parfum de victoire

C’est pourquoi cette édition s’interrogeait déjà sur l’avenir : que faire de la Zad après l’abandon possible du projet d’aéroport? «Travailler avec les jeunes à construire de nouveaux modèles pour une agriculture différente», répond Sylvain Fresneau, agriculteur militant. C’est que, depuis 2009, la rencontre improbable de jeunes révoltéEs et de paysanEs militants s’est faite. Les projets d’installation agricole et l’expérimentation d’un mode de vie différent, aussi à l’abri que possible du monde capitaliste, ne sont pas qu’une utopie. Des solidarités concrètes sont à l’œuvre.

Des solidarités qui ravivent la mémoire locale. Car en Loire–Atlantique, l’alliance des militantEs ouvriers et des paysans est un héritage historique : de 1968 au mouvement des paysans-travailleurs ou à la lutte contre la centrale nucléaire du Pellerin, cette alliance a été porteuses de victoires ancrées dans les mémoires. Des victoires qui ont permis les solidarités avec celles de Plogoff ou du Larzac, des victoires réciproques en somme. À NDDL, la conver- gence des luttes traverse le temps. C’est sur ce terroir qu’a mûri la lutte contre le projet d’aéroport à NDDL, comme un bon vin aux arôme riches et complexes. Jusqu’à faire converger toutes les luttes actuelles.

Une cité politique

D’année en année, les débats à NDDL se font plus politiques. Non seulement parce que les demandes d’intervention sont si nombreuses qu’il faut bien que les organisateurs les regrou- pent dans des thèmes plus généraux, mais surtout parce que la solidarité est contagieuse. Des projets miniers à Europacity, les luttes locales se répondent. De la répression à la solidarité avec les migrantEs et au racisme policier, les luttes globales se discutent. NDDL est devenue une véritable cité politique.

C’est pourquoi le NPA s’est efforcé d’associer autant que possible les syndicalistes aux débats de cette année. Presque absents les années précédentes, ceux de Solidaires et de la CGT (sur les transports, l’emploi, l’écologie ou l’exploitation des marins) ont répondu présents. Il y a quelques années, nombre d’habitantEs de la Zad, d’inspiration « autonome », ne voulaient même pas entendre parler des syndicats ouvriers, assimilés à l’institution étatique. Depuis, les solidarités de la lutte contre la loi travail ont porté leurs fruits.

Le débat sur la loi travail et les ordonnances Macron, avec notre camarade Simon, a rassem- blé près de 450 personnes sous le grand chapiteau. Celui sur les transports gratuits associait notre camarade Patrick Le Moal et un cheminot de Sud-Rail ; un syndicaliste du groupe Vinci (constructeur possible de l’aéroport) et un postier de Solidaires ont débattu du lien entre luttes écologiques, luttes sociales et capitalisme avec notre porte-parole Christine Poupin…

Si la lutte de Notre-Dame-des-Landes n’a pas encore gagné l’abandon du projet d’aéroport, elle a déjà gagné, par les convergences qu’elle a permises, la certitude que l’unité des luttes est possible.

Bertrand Achel et Sandra Cormier Jeudi 13 juillet 2017

https://npa2009.org/ 

http://www.anti-k.org/

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18 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

vichy jlm (jdd)

jean luc

(…) Jean-Luc Mélenchon : « Vichy ce n’est pas la France »

Lundi, sur son blog, l’ancien candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a lui aussi affirmé que « Vichy ce n’est pas la France ». « Déclarer que la France est responsable de la rafle du Vel d’Hiv est là encore un franchissement de seuil d’une intensité maximale », estime le leader de la France insoumise.

« La France n’est rien d’autre que sa République. À cette époque, la République avait été abolie par la révolution nationale du maréchal Pétain.[...] Par sa résistance, ses combats contre l’envahisseur et par le rétablissement de la République dès que celui-ci a été chassé du territoire, le peuple français a prouvé de quel côté il était réellement. Il n’est pas au pouvoir de Monsieur Macron d’assigner tous les Français à une identité de bourreau qui n’est pas la leur! »

Une déclaration qui semble en contradiction avec ce que disait Jean-Luc Mélenchon durant la campagne.

Réagissant aux propos de Marine Le Pen, il avait estimé que ce qu’elle avait dit « déclench[ait] des polémiques absolument inutiles. L’Histoire de France a fait que les présidents successifs ont fait évoluer la question et le regard que l’on portait dessus. »  »Pourquoi rallume-t-elle cette querelle? Pour blesser? », se demandait alors Jean-Luc Mélenchon. « Le président Chirac a dit une fois une chose. Tâchons de nous tenir à une continuité dans notre regard sur l’histoire. »"La République française n’est pas coupable mais la France l’est », notait-il.

http://www.lejdd.fr/

Lire aussi:

Mélenchon soutient le général de Villiers contre Macron (Anti-k)

Avec les perles de JLM, faîtes-vous un collier (Anti-k)

Jean-Luc Mélenchon appelle à un « rassemblement populaire » contre la réforme du travail le 23 septembre à Paris (Le Huff’)

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17 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

wallonie (lecho.be)

Wallonie (Belgique): le PTB (gauche antilibérale) s’envole à 25%

Les socialistes, empêtrés dans leurs affaires de gouvernance, sont en déroute. L’extrême gauche en profite, en Wallonie et à Bruxelles.

Waterloo rouge. Si la politique belge, et singulièrement la francophone, est un champ de bataille, alors, ne cherchez pas qui va endosser le costume du grand perdant. Un sondage réalisé par l’institut Dedicated Research, avec des conditions identiques à celles d’autres baromètres (La Libre, RTBF), sur la période 23-27 juin, fait apparaître un véritable séisme politique: le PTB devient le premier parti en Wallonie et le Parti Socialiste coule très profondément.

Ce sondage a été commandité et payé par le Mouvement Réformateur (MR) au vu de l’absence des sondages habituels dans les médias. Le MR n’est bien entendu intervenu en rien dans les résultats bruts de ce sondage que nous vous livrons. Fait particulièrement intéressant, le coup de sonde a été réalisé la semaine dernière, soit une semaine après que le président du CDH Benoît Lutgen a débranché la prise des gouvernements régionaux. Les sondés ont donc également baigné dans les affaires de mauvaise gouvernance qui tournent en boucle dans les médias.

Avec l’affaire du Samusocial à Bruxelles et de Publifin à Liège, les casseroles de la mauvaise gouvernance ont été traînées trop longtemps par un Parti socialiste aujourd’hui exsangue et proprement ratissé par le PTB.

Quels sont les constats?

En Wallonie, c’est un séisme. Le PTB, si on devait voter aujourd’hui, serait ni plus ni moins le premier parti wallon avec 24,9% d’intentions de vote. C’est un bond de 19,4 points par rapport aux élections législatives de 2014. L’extrême gauche, portée par un médiatique Raoul Hede- bouw, n’a jamais atteint de tels sommets en Belgique. À noter qu’en un seul trimestre, depuis mars dernier, le PTB a encore enregistré une ascension de 4,5%.

Le MR est le second parti wallon et se place avec 23,2% dans la roue de l’extrême gauche. Les libéraux ont légèrement profité du dernier trimestre (+ 0,5%) et affichent un recul de 2,6 points par rapport au scrutin de 2014.

En troisième position wallonne arrive le Parti socialiste. C’est sans précédent: le PS est pointé à 16% d’intentions de vote, une chute de 16% par rapport aux élections législatives de 2014 où les socialistes avaient enregistré un score de 32%. En Wallonie, c’est donc une dérou- te qui attendrait le PS si l’on devait se rendre aux urnes, puisque la moitié de ses électeurs se détournerait purement et simplement de lui. Les affaires de mauvaise gouvernance, l’indécision au sommet du parti, les tergiversations en matière d’éthique ont donc rattrapé le PS dans les sondages. Et de la manière la plus violente qui soit.

Ecolo est virtuellement 4e parti wallon. Les verts ont légèrement grimpé au cours du dernier semestre (+ 0,2) et depuis le dernier scrutin (+ 3,2%) et pointent désormais à 11,4%. Il est en revanche très important de noter qu’Ecolo dispose de la plus importante réserve de voix chez les indécis. 30% des indécis/électeurs flottants indiquent qu’il est « très probable » ou « possible » qu’ils votent pour Ecolo lors des prochaines élections – ce qui doperait considé- rablement les verts en Wallonie. Pareil pour les libéraux: 23% d’opinions favorables parmi les indécis et 21% pour le PTB.

A noter, côté wallon toujours, que le CDH pointe à 9,8% d’intentions de vote, stable sur le dernier trimestre, mais que la perte de 4,2% est sèche par rapport à 2014 où le parti scorait à 14%. Fait historique, encore une fois, le Parti socialiste, parti de l’ex-bourgmestre de Bruxelles Yvan Mayeur et de sa collègue Pascale Peraïta, n’est désormais plus que le 5e parti bruxellois!

À Bruxelles, le MR a grimpé de 2% lors du dernier trimestre et est la première formation politique bruxelloise (20,7%), même si en recul (-1,2%) par rapport aux élections fédérales de 2014. Lors d’une période secouée par l’explosion des affaires de mauvaise gouvernance liée au CPAS de la Ville de Bruxelles et au Samusocial, outre le MR, c’est Défi qui tire son épingle du jeu. Le parti d’Olivier Maingain campe désormais comme deuxième parti bruxellois (15,7% d’intentions de vote) et a enregistré un bond de 4,9% par rapport aux élections de 2014.

Fait historique, encore une fois, le Parti socialiste, parti de l’ex-bourgmestre de Bruxelles Yvan Mayeur et de sa collègue Pascale Peraïta, n’est désormais plus que le 5e parti bruxellois! Le PS pointe à 10,9% alors qu’Ecolo (12,5%) et le PTB (14,1%) sont respectivement en 4e et 3e place en Région bruxelloise. Ainsi le PS a-t-il perdu 14,7% d’inten- tions de vote puisqu’en 2014, il avait enregistré un score de 25,6% aux élections.

Si on votait aujourd’hui, il y aurait au Parlement fédéral 20 députés PTB et seulement 11 socialistes.

Le paysage politique belge, si ce sondage devait se vérifier, serait profondément bouleversé. La N-VA demeure de loin le premier parti flamand et compterait 26 députés au Parlement fédéral, mais le PTB (20 députés) associé à son parti frère PvdA (6 députés) se hisserait au rang de la N-VA sur la première marche du podium.

Les libéraux francophones avec 18 députés seraient le troisième parti en Belgi- que. Reste à voir l’impact d’un tel sondage sur le Parti socialiste. Visiblement, la voie du durcissement à gauche n’est pas payante puisque le PTB rafle la mise. Un dilemme qui animera peut-être les discussions en marge du congrès que le PS consacre à la gouvernance ce week-end.

http://www.lecho.be/

http://tendanceclaire.org/

Lire aussi:

Le PTB, parti marxiste, bouscule les gauches belges (Médiapart)

ptb

Commentaires:

Le PTB, est un ex-parti « maoiste »  comme le PS des Pays Bas. Il se trouve plutôt du côté des Insoumis ici. Il a mis en oeuvre une politique pour aller vers les masses: dispensaires gratuits, « fête de l’Huma », la « Manifiesta » et n’arrête pas de croître.

La Belgique est divisée en trois entités: la Flandre (autrefois opprimée par l’establishment francophone) ou le nationalisme éclipse la gauche, et Wallonie plus Bruxelles où le PS et la FGTB avaient un poids énorme. Il y a aussi une petite communauté allemande rattachée à la Wallonie.

Site du PTB

Wikipédia

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16 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

front social 29 (le télégramme)

front-social-saint-nazaire

Rendez-vous en septembre

Une trentaine de manifestants du Front Social finistérien contre « les guerres, les ordonnances et l’état d’urgence permanent ».
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Une trentaine de personnes appartenant au Front social finistérien ont manifesté, hier, à 10 h, place de la Liberté, peu avant le défilé militaire prévu sur le cours Dajot. Un symbole pour ces militants venus manifester «contre les guerres, les ordonnances et l’état d’urgence perma- nent». Un moyen aussi de prévenir que la lutte contre « la guerre sociale de Macron » ne faisait que débuter. Dans la soirée de jeudi, des militants sont également allés à la rencontre des Brestois, avant le feu d’artifice, pour distribuer des tracts. « Nous voulons rappeler à la population le contenu des ordonnances voulues par Emmanuel Macron. Les parlementaires fraîchement élus se  dénient eux-mêmes et se  moquent des électeurs et de la population, en votant l’habilitation à légiférer par ordonnance. De qui se sont moqués pendant des années les Richard Ferrand et Didier Le Gac, longtemps adhérents du Parti socialiste ! », soulignent Chris et Mathieu, du Front social finistérien.
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« Aller jusqu’au blocage de l’économie »

Ils annoncent une journée de mobilisation interprofessionnelle contre la « loi Travail 2.0 », le mardi 12 septembre, ainsi qu’un mouvement national le mercredi 20 septembre. « Nous allons monter en intensité d’ici-là. Nous sommes déjà sur les réseaux sociaux. Actuellement, nous construisons nos réseaux dans le Finistère, avec l’idée d’aller jusqu’au blocage de l’économie parce qu’il faudra un rapport de force.

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L’insurrection du peuple est incontournable : soit on plie le dos, soit on se rebelle. En atten- dant, il faut informer la population. Les ordonnances sont applicables dès leur publication et le Parlement n’est consulté que plusieurs mois après leur entrée en vigueur, pour les approuver. Nous avons prévu un rassemblement, cette semaine, avec les Insoumis ».

Pratique:
La prochaine réunion du Front social finistérien est prévue lundi, à 18 h, à la Maison du Peuple. Quatre groupes de travail seront constitués.

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16 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

ordonnances (anti-k)

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http://www.anti-k.org/

Brest: Réunion Lundi 17 Juillet, 18H, Maison du Peuple

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14 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

turquie (npa)

erdogan

Le CHP et la longue marche pour la justice

« La justice est le pain du peuple… / Aussi indispensable que le pain quotidien / Et comme le pain de tous les jours / le pain de la justice c’est le peuple qui doit le cuire. » (Bertold Brecht dans « Le Pain du peuple ») Le 15 juin dernier, le premier parti d’opposition turc, le CHP (nationaliste et social-démocrate), a entamé une marche de 450 km d’Ankara à Istanbul après l’incarcération de l’un de ses députés, Enis Berberoglu.

L’immunité levée

Ce député du CHP a été condamné à 25 ans de prison pour « divulgation de secrets d’État » et « espionnage » : il aurait fourni à la presse des photos datant de 2014 montrant des camions d’armes affrétés par les services secrets turcs à destination de la Syrie. On ne sait toujours pas à quel groupe ces livraisons étaient destinées (l’État islamique ou d’autres groupes djihadistes, les avis divergent). Le siège du journal qui a publié l’article et les photos a été perquisitionné par la police. Son rédacteur en chef a d’abord été arrêté puis a été visé par des tirs, il est aujourd’hui réfugié en Allemagne.

Berberoglu, qui était également journaliste avant d’être élu député, serait celui qui aurait envoyé ces photos au journal. Normalement, les parlementaires bénéficient d’une immunité en Turquie mais, ironie de l’histoire, le CHP a approuvé en avril 2016 la proposition de loi de l’AKP – le parti d’Erdogan – de lever l’immunité parlementaire des députés dans le but de poursuivre les députés pro-kurdes du HDP. Et à l’époque, le président du CHP, Kemal Kiliçdaroglu, déclarait : « Cela va à l’encontre de la Constitution, mais nous voterons oui quand même. » Kiliçdaroglu pensait sans doute que seuls les députés du HDP seraient ciblés… mais, peu après, c’était au tour de ses propres députés de l’être !

Un nouvel espoir

Cette longue marche appelée « la Marche pour la justice » a duré 25 jours et l’intérêt et l’enthousiasme populaires qu’elle a suscités ont dépassé les attentes de Kemal Kiliçdaroglu lui-même.

À gauche, cette initiative a d’abord été accueillie avec scepticisme, un scepticisme justifié en raison de l’attitude passée de ce parti, de son soutien à la levée de l’immunité des députés du HDP ou de son retrait des manifestations après le référendum du 16 avril. Mais quelques jours seulement après le début de la marche, la majorité des groupes de gauche ont surmonté leurs réticences et rejoint le mouvement et la manifestation finale qui a eu lieu ce dimanche 9 juillet. De plus, les députés du HDP ont rejoint la longue marche et manifesté aux côtés de Kiliçdaroglu, le HDP décidant en tant que parti de se joindre à la manifestation finale.

Certains médias affirment qu’il y avait 1,5 million de manifestantEs, tandis que d’autres évoquent seulement 180 000 personnes (principalement des médias proches de l’AKP au pouvoir). Quoi qu’il en soit, il est clair que cette longue marche et cette manifestation, dont les trois principaux slogans étaient « Droits, Loi et Justice », ont redonné de l’espoir et de l’enthousiasme à des millions de personnes minées depuis longtemps par un sentiment de défaite.

Le pouvoir inquiet

La marche s’est déroulée dans un climat assez tendu. De nuit, une benne de fumier a été déversée sur un des points d’étape de la marche. Les responsables de l’AKP, et le président Erdogan lui-même, ont qualifié la marche de provocation et ses partisanEs de terroristes… Entre-temps, l’AKP a annoncé qu’il entendait organiser des meetings et des rassemblements de masse avec la participation d’Erdogan lui-même, entre les 11 et 15 juillet, la date anniver- saire de la tentative de coup d’État.

L’AKP, inquiet de cette marche et de ses résultats possibles, a décidé de mobiliser ses partisans au cas où la situation deviendrait « hors de contrôle ». Erdogan et le Premier ministre actuel, Binali Yildirim, ont réitéré leur souhait de voir cette marche se terminer au plus vite.

Le CHP, l’un des principaux piliers du « système politique établi », est le parti qui a fondé la république et qui a des liens très étroits avec une partie du capital en Turquie.

Ce qu’il tente de faire aujourd’hui, c’est de restaurer le système politique turc et de tourner la page des années AKP qu’il considère comme une anomalie. Son objectif principal est donc de « normaliser » la politique en Turquie et de rétablir l’ordre. C’est pourquoi il ne faut pas attendre trop de cette initiative du CHP, d’autant plus qu’il n’y a pas de réelles alternatives à gauche susceptible de l’inquiéter ou de l’obliger à aller plus loin. D’un autre côté, il va être plus difficile pour Kiliçdaroglu de contrôler ces millions de personnes qui ont repris confiance en eux-mêmes et renoué avec la rue. C’est aussi ce qui inquiète l’AKP.

L’un des devoirs les plus importants de la gauche en Turquie est de proposer à tous ceux qui ont participé à ces manifestations une véritable alternative politique transformatrice.

D’Istanbul, Eyup Ozer jeudi 13 juillet 2017

Hebdo L’Anticapitaliste – 392 (13/07/2017) :
https://npa2009.org/

http://www.europe-solidaire.org/

Les 4 principaux partis turcs Wikipédia:

Parti d’action nationaliste

Parti de la justice et du développement

Parti républicain du peuple

Parti démocratique des peuples

Nos camarades de Yeni Yol

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