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18 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

euskadi 1936 (pùblico)

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Gudaris galiciens dans la guerre civile

Lorsque, début octobre 1936, les miliciens du bataillon Bakounine de la CNT s’installent à Amurrio pour occuper des positions sur le front de l’Alava, ils ne passent pas inaperçus auprès de la population locale, notamment avec l’accent galicien de nombreux soldats. Ils arrivent de Trintxerpe (Pasaia, Guipúzcoa) et viennent combattre les rebelles dans les montagnes et les villages de Guipúzcoa.

La présence de miliciens de Galice au sein de l’Euskadiko Gudarostea, ou armée d’Euskadi, n’est pas anecdotique.

Bien que nous ne puissions pas en préciser le nombre, ce chiffre dépasse probablement 2 000 soldats. En plus du bataillon Bakounine, la présence de galiciens dans certains des 75 bataillons des forces basques est notoire.

Le plus caractéristique, le bataillon Celte CNT n ° 6. Composé majoritairement de miliciens originaires de Galice, d’unités d’Alava et de Navarre qui se sont échappées du territoire ennemi au complet.
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Le 3 décembre 1936, le journal communiste Euzkadi Roja a présenté une demande de drapeau « portant quelque chose qui symbolise la région galicienne », une demande présentée par le capitaine Manuel Lampón Ríos (A Pobra do Caramiñal) et du lieutenant José Paz Davila (galicien, mais sans son lieu d’origine).
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Le bataillon disciplinaire d’Euzkadi accueille dans sa 1ère compagnie de nombreux galiciens. Il deviendra une compagnie de choc et donnera tout dans la bataille da Saibigain (7-15 avril 1937). La plupart sont des prisonniers de guerre et des déserteurs des forces fascistes, bien qu’il existe également des miliciens condamnés pour indiscipline d’autres bataillons de l’Euskadiko Gudarostea.
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Et il ne faut pas oublier la marine auxiliaire d’Euzkadi
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Une sorte de force navale de circonstance composée de bateaux de pêche armés d’artillerie. Environ 10% des hommes inscrits dans cette unité navale viennent de Galice. Leur travail est loin d’être simple, car ils doivent s’opposer à des navires de guerre supérieurs à tous les égards.
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Cependant, la valeur de ces hommes à la mer réduit le déséquilibre. Ainsi, devant Matxitxako (Bizkaia), Bou Nabarra s’impose le 5 mars 1937. Pendant plus d’une heure, il s’opposera courageusement au croiseur « Canarias » jusqu’à la fin. Le bateau est coulé et les membres d’équipage survivants sont faits prisonniers. Le Nabarra servira de cercueil au Pontevedres Antonio Álvarez Domínguez et au Mugardés Francisco Fernández García O Cubano.
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La Galice étant un territoire contrôlé par les fascistes depuis les premières phases du conflit, les combattants galiciens qui alimenteront les forces basques sont originaires de différentes zones industrielles d’Euskadi, où des galiciens se sont installés depuis le début du 20è siècle, attirés par la demande de main d’oeuvre.
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La nombreuse colonie galicienne dans le quartier de Trintxerpe (Guipúzcoa) est particulièrement remarquable. La pêche industrielle à la morue, initiée par la PYSBE (poissonneries et sécheries de morue espagnole) en 1927, fait appel à des centaines de marins des rias galiciennes, en raison de leur connaissance des techniques de pêche de cette espèce.
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Ils intéressent aussi les employeurs car ils n’ont pas d’organisation associative ou syndicale pouvant créer des conflits du travail. La situation va changer pour eux avec la proclamation de la Deuxième République en 1931. Les temps nouveaux invitent à participer à la lutte populaire pour obtenir les anciennes aspirations sociales ouvrières.
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Ainsi, au début de 1933, est né le Syndicat de l’Industrie de la Pêche et de ses Dérivés (FNIP), «Avance Marino» de la CNT. Dans ce syndicat, de nombreux travailleurs de la mer galiciens sont encartés et gagneront bientôt la réputation méritée d’éléments combatifs.
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Ce n’est donc pas un hasard si, dans les milieux réactionnaires de la bonne société de Saint-Sébastien, Trintxerpe était connue comme « La Mecque du soviet rouge ». De même, nous trouvons également des militants galiciens dans les syndicats contrôlés par l’UGT: l’Alliance Maritime et La Polar. Tous ces éléments combatifs constitueront en juillet 1936 des contingents de volontaires pour combattre, d’abord dans les affrontements à Donosti / San-Sébastian puis dans les montagnes.
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Le bassin minier de Biscaye est une autre zone d’attraction pour les galiciens, avec la rive gauche du Nervión: l’industrie lourde basque et le mouvement ouvrier y jouit d’une profonde implantation parmi les travailleurs.
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Des localités telles que Barakaldo, Sestao ou Muskiz, formeront de nombreux bataillons de l’UGT ou du Parti Communiste, où nous trouverons également des miliciens d’origine galicienne.
Enfin, une autre pépinière se trouve parmi les déserteurs et les civils qui ont fui la Galicie par la mer, sont passés par l’Armée franquiste et des prisonniers de guerre.
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La question des désertions crée de véritables maux de tête fascistes. La fréquence des évasions sur le front d’Alava amène le chef militaire de la province, à envoyer une lettre au quartier général de Burgos pour dénoncer ce qui l’inquiète énormément.
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Les désertions touchent principalement les soldats galiciens et catalans. L’armée se plaint « de la grande propagande cachée sur l’arrière ». La presse basque recueille quotidiennement les passages venant des lignes adverses, plaçant la Galice au premier rang des régions d’origine des évadés.Le 7 octobre 1936 naît le gouvernement d’Euskadi, présidé par le nationaliste José Antonio Aguirre et le 27 octobre 1936, au Journal officiel du Pays Basque, la militarisation des milices de volontaire fut  décrétée. Le 7 novembre 1936, l’armée d’Euskadi était officiellement née.
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Euskadiko Gudarostea commence à apparaître. Le gouvernement autonome naissant contrôle la province de Vizcaya dans toute son étendue, une petite bande de Guipúzcoa et le nord de la province d’Alava. Sur ce territoire, 40 000 hommes se lèvent, encadrés dans 75 bataillons d’infanterie, la marine auxiliaire, sans oublier l’artillerie, les chauffeurs …De nombreuses troupes du Guipuzcoa viennent de Galice et font partie du premier bataillon  CNT, Bakounine, placé sous le commandement d’Isaac Olmos, un anarchiste charismatique originaire de Valladolid. Leur première destination est le front d’Álava, où ils arrivent en octobre 1936.
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Le bataillon aura son baptême du feu le 5 décembre 1936, à l’occasion de l’offensive lancée le 30 novembre par le corps d’armée Euskadi sur la ville de Villarreal (Legutio, Álava).
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La troisième colonne dans laquelle le Bakounine est intégré, reçoit l’ordre de prendre le village d’Uzkiano. Sa conquête permettra la progression républicaine sur Izarra et Murgia. Une fois pris Murgia ouvre la route vers Vitoria. (…)
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16 Octubre, 2019 Sergio Balchada
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17 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

extinction rebellion (npa)

ext rebel

Que faire avec Extinction Rebellion ?

À l’issue de cette semaine d’action, on ne pourra être qu’impression-né par le niveau d’organisation et d’engagement des militants.

En termes de désobéissance civile, les « Rebelles » disposent d’une palette de savoir-faire : installation de campements sauvages sur des carrefours, occupation de centre commerciaux, ralentissement du trafic par des escouades de vélos, etc.

Par ailleurs, les militants d’XR ont aussi fait preuve, d’une part, d’une belle capacité d’improvisa-tion en lançant de nouvelles actions quand ils jugeaient trop tranquilles celles déjà en cours ou lorsque le délogement des bloqueurs par les forces de police ne permettait plus d’atteindre le niveau de blocage suffisant.

Ils et elles ont aussi fait preuve d’une belle ténacité en occupant 24/24h, pendant une semaine entière et sous la pluie, la place du Châtelet. Bravo à elles et eux.

Ne pas rester en extériorité

Durant cette semaine, de nombreuses critiques du mouvement issues de la gauche radicale ont mis en avant qu’Extinction Rebellion n’est pas clairement anticapitaliste, que la stratégie de non-violence fait prendre des risques disproportionnés aux militantEs par rapport à ce qui sortira de cette lutte, que le contenu politique est flou voire contradictoire, que les liens avec les autres composantes de la lutte sociale sont faibles voire inexistants, etc.

Ces critiques, qui ont toutes une part de vérité, permettent à leurs auteurs d’affirmer plus ou moins directement que ce mouvement est à regarder de loin voire à éviter.

Or, d’un certain point de vue, Il en va d’Extinction Rebellion comme des Gilets jaunes.

Ce mouvement fait rentrer dans la lutte des gens qui n’y étaient pas, qui n’ont pas d’expérience d’engagement militant et donc des gens qui, dans leur grande majorité, ne sont effectivement pas anticapitalistes, qui ne se déclarent pas révolutionnaire et qui ont intériorisé les subjectivités de la classe dominante.

Cependant, ces nouveaux et nouvelles militantEs investissent une grande partie de leur temps pour faire changer les choses, sont prêts à faire de la garde à vue, à bloquer pendant des jours un carrefour, allongés à même le sol et attachés entre eux. Il y a là un potentiel radical que l’on trouve rarement, même chez les anticapitalistes.

Un potentiel qui peut remporter des victoires et permettre, par les différentes expériences de lutte aux militants d’XR de se radicaliser.

Mais, pour ce faire, il faut s’investir dans Extinction Rebellion, participer aux actions, au travail politique, permettre que des passerelles se créent avec les autres composantes du mouvement social, pour que le début de convergence avec le comité Adama, avec les Gilets jaunes, les gilets noirs continue, s’amplifie et entraîne d’autres secteurs.

Faisons en sorte que notre présence dans la lutte climatique permette de transformer des gens en colère en camarades révolutionnaires !

Paul Vadori  Mardi 15 octobre 2019

https://www.anti-k.org/

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17 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

turquie (lutte ouvrière)

erdogan

Turquie : en perte de vitesse

Erdogan a besoin d’une guerre

L’intervention de l’armée turque en Syrie, décidée par le président Erdogan, n’est pas une surprise. En effet l’usure considérable de sa clique, au pouvoir depuis dix-sept ans, se manifeste depuis plus d’un an et c’est pour lui une habitude de tenter de sortir de ses difficultés en déclenchant une guerre.

Le pays s’enfonce de plus en plus dans la crise, et les scandales liés à la corruption ne passent plus.

Sur 82 millions d’habitants, plus de vingt millions ont du mal à joindre les deux bouts et 3,4 millions ont été traînés devant les tribunaux pour non-remboursement de dette. Les chômeurs sont plus de huit millions, parmi lesquels 25 % de jeunes.

L’AKP, le parti d’Erdogan, n’est plus que l’ombre de lui-même. Un sondage de septembre estime à 60 % le nombre de ceux qui refusent le système d’hyper-présidence taillé spécialement par et pour Erdogan.

Autre mesure de l’usure du pouvoir : lors des élections municipales de mars dernier, l’AKP a perdu quasiment toutes les villes importantes, notamment Istanbul, centre économique du pays avec ses 16 millions d’habitants, et la capitale Ankara.

Ces résultats indiquaient clairement que la population urbaine, qui jusqu’à une date récente soutenait le régime d’Erdogan, ne vote plus pour lui. Au sein du parti AKP même la crise s’aggrave : un certain nombre de ténors, comme l’ancien président de la République Gül, l’ancien Premier ministre Davutoglu ou l’ancien ministre des Finances Babacan, ont non seulement démissionné mais déclaré qu’ils allaient se constituer en opposition.

Pour tenter de durer, Erdogan et sa clique ont une fois de plus tenté de jouer sur un sentiment nationaliste et antikurde en lançant une opération militaire.

La ficelle n’est pas neuve. Avant les élections municipales de mars, Erdogan avait déjà à deux reprises préparé une intervention des forces armées turques à la frontière syrienne. À chaque fois, l’état-major s’était heurté au veto des États-Unis. Cette fois également, Erdogan a dû différer d’un jour ou deux l’intervention militaire, dans l’attente du feu vert du commandement aérien américain.

Pour l’instant, la manœu­vre présidentielle a fait derrière elle l’unité des partis politiques.

À part le parti prokurde HDP, les partis d’opposition tels que le Parti social-démocrate CHP (très nationaliste blog) ou le Bon parti, qui critiquent Erdogan, ont approuvé l’intervention lors d’un vote au Parlement. Mais la population ne semble pas totalement dupe du procédé, alors qu’elle est soumise au battage nationaliste par des médias presque entièrement aux ordres, assourdie en permanence de marches militaires ottomanes, et abreuvée de dénonciations des prétendus terroristes kurdes.

La preuve en est que le pouvoir, qui craint la diffusion de messages hostiles à sa politique, a décidé de contrôler ou même bloquer les réseaux sociaux, une source comme Wikipedia étant depuis longtemps hors d’accès. Au demeurant, Erdogan se vante d’avoir déjà fait mettre en garde à vue au moins 129 personnes ayant diffusé un avis négatif sur l’intervention.

Erdogan et son gouvernement abattent peut-être un de leurs derniers atouts, mais rien ne dit que la population, lasse de l’inflation, des retombées de la crise économique et des coups de menton de l’hyperprésident, marchera longtemps dans son jeu.

Julien SILVA 16 Octobre 2019
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16 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

solidarité kurdes (a et r)

YPG

Solidarité avec le peuple kurde !

Troupes impérialistes, troupes turques, hors du Kurdistan !

Le 9 octobre, la Turquie a lancé une offensive contre le Kurdistan syrien. Cette offensive est sans précédent par sa brutalité et sa massivité. Depuis mercredi, plus de 160 000 civils ont été déplacés ou ont fui les zones de combat.

Selon l’OSDH, près de 200 kurdes, dont 69 civils, seraient morts dans les bombardements turcs. Dans les combats, des centaines de prisonniers de Daesh auraient réussi à s’enfuir, ce qui laisse craindre une réapparition de cette organisation islamiste dans la région. Face à l’offensive turque, les forces kurdes des YPG (Unités de Protection du Peuple) ont annoncé avoir conclu une nouvelle alliance avec l’armée syrienne de Bashar El-Assad.

Aucune confiance dans les impérialistes !

L’offensive turque fait suite à la décision de Donald Trump de retirer les troupes américaines qui se trouvaient sur le territoire du Kurdistan syrien. Cette décision est immédiatement apparue aux yeux de tous comme un feu vert laissé à Tayip Erdogan pour lancer son offensive contre les forces kurdes.

En effet, les YPG s’étaient dans les faits alliés aux forces américaines pour lutter contre Daesh et pour pouvoir établir leur autonomie. La décision de Donald Trump montre bien une chose : on ne peut aucunement faire confiance aux impérialistes !

Macron, lui, verse des larmes de crocodile sur le peuple kurde.

Mais c’est pourtant bien la France qui, jusqu’à il y a 3 jours, vendait des armes à la Turquie d’Erdogan! La France d’ailleurs, depuis 2011, a signé avec la Turquie un « accord de coopération en matière de sécurité intérieure », au nom duquel les services de renseignement français collaborent avec le MIT, le renseignement turc, responsable de la répression contre les kurdes, notamment le meurtre de trois militantes kurdes à Paris.

Quant aux autres pays européens, ils font mine de s’inquiéter du sort du peuple kurde, alors qu’ils maintiennent le PKK, la principale organisation kurde, sur la liste des organisations terroristes.

Quoi d’étonnant d’ailleurs que ces Etats entretiennent de si bonnes relations avec le régime turc, puisque les capitalistes européens, et notamment français, font de belles affaires en Turquie. Ainsi, ce sont plus de 400 entreprises françaises, dont Renault, Sanofi, Groupama ou Axa, qui sont présentes dans ce pays !

Une intervention étrangère pour « protéger les Kurdes » ? 

L’annonce du carnage opéré par l’armée turque dans le Kurdistan syrien a soulevé une légitime indignation dans le pays, bien au-delà des seuls Kurdes. 20 000 personnes ont défilé samedi, à Paris, contre les bombardements turcs.

Devant cette légitime indignation, certains politiciens y sont allés de leurs déclarations. Manon Aubry, députée France Insoumise, a appelé à mettre en place des sanctions contre la Turquie, sanctions qui, inévitablement, retomberont sur la population turque.

Le PCF lui, a exigé de « placer les Kurdes sous protection internationale », ce qui revient à demander que les troupes françaises, américaines et autres qui se trouvaient déjà sur place… y restent.

Quant à Mélenchon, il a osé déclarer que l’annonce que l’armée syrienne interviendrait au Kurdistan contre la Turquie serait une « excellente nouvelle ». Comme si l’armée de Bashar El-Assad, qui massacre son peuple depuis des années, pouvait apporter une quelconque protection au peuple kurde !

Contre les ingérences étrangères, pour le droit à l’autodétermination du peuple kurde !

En réalité, le revirement américain montre que la solution pour les peuples de la région ne viendra certainement pas d’une intervention étrangère. Au contraire, pour les pays impérialistes, les peuples de cette région ne constituent que des pions sur lesquels s’appuyer ou pas pour pouvoir étendre leurs zones d’influence respectives.

Lutter pour l’arrêt contre l’offensive turque au Kurdistan, c’est participer aux manifestations et rassemblements de soutien au peuple kurde, pour l’arrêt immédiat des bombardements et de toutes les opérations militaires, contre la complicité du gouvernement français avec le régime turc. 

Contre les régimes oppresseurs, pour le droit des peuples à l’autodétermination, la solution ne pourra passer que par l’indépendance politique de notre camp social contre les capitalistes et les impérialistes de tout bord.

https://anticapitalisme-et-revolution

Commentaire:

A&R est un courant du NPA

Lire aussi:

Unités de protection du peuple (Wikipédia)

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14 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

portugal (pùblico essf)

Clip du PCP

Le PCP était fort là où il y a moins de chômage et plus de criminalité

Chega (« Basta » extrême droite) lui a volé des électeurs

L’abstention croissante, l’éparpillement partisan et le vieillissement de la population entraînent l’érosion de l’électorat communiste et écologiste.

Il est passé de 17 à 12 députés, mais où sont passés les 115 000 votes perdus par la CDU entre 2015 et la semaine dernière? Pour le PAN (animaliste), le PS et Chega (extrême droite)…

Et si cela peut paraître surprenant, il existe des points intéressants au sujet des villes où la CDU a obtenu ses meilleurs résultats: elles ont moins de chômeurs que la moyenne du pays, leur pouvoir d’achat est supérieur à la moyenne nationale, le taux de criminalité y est plus grand et il y a plus d’immigrants.

Et une confirmation à propos des personnes âgées: oui, là où la CDU détient le plus grand nombre de voix, le pourcentage de personnes de plus de 65 ans est supérieur à la moyenne nationale – mais le CDS et le PSD peuvent la dépasser.

En comparant les données du vote des différents partis et ceux d’il y a quatre ans, il est clair que c’est dans les municipalités où la CDU avait le meilleur vote en 2015, que le parti dirigé par André Ventura (Chega ext droite) recueillait également le plus grand nombre de votes.

En outre, la coalition entre la PCP, les verts du PEV et l’ ID était plus forte dans les municipalités où le taux de chômage est inférieur à la moyenne nationale mais où la criminalité est plus élevée.

La meilleure implantation de la CDU, à savoir le tiers des communes où il a obtenu son meilleur score, est essentiellement situé dans l’Alentejo, dans l’ouest de l’Algarve, ainsi que dans les districts de Lisbonne et de Santarém.

Les seules communes où elle est arrivée en tête sont Mora (Évora) et Avis (Portalegre), mais s’il regarde par-dessus son épaule, c’est le PS qui monte dans les deux cas. Entre les deux élections, la CDU n’a pas changé d’influence géographique, elle a seulement diminué.

Selon EyeData, les municipalités où Chega a obtenu le meilleur vote sont, pour la plupart, celles où, en 2015, la CDU a obtenu les meilleurs résultats et continue de le faire. (Résumé)

Maria Lopes 14 octobre 2019

https://www.publico.pt/

Commentaire:

CDU est le nom sous lequel le PCP se présente depuis la fin de la dictature, en coalition avec un parti vert. Il a vu ses votes divisés par 3 depuis 1975. Chega veut dire « Basta » c’est la nouvelle extrême droite comme Vox en Espagne.

Ce qui est étonnant c’est que nos camarades du Bloc de Gauche ne profitent pas de la chute du PCP à l’électorat plus âgé. Le BE mettrait plus en avant les femmes, les gays et d’autres sujets sociétaux qui ne « prennent pas » chez les anciens…

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Élections et crise d’hégémonie politique : le Portugal ne fait pas exception

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Algumas conclusões sobre as eleições legislativas após quatro anos de Governo da Geringonça (Em Luta)

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14 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

transparence (pùblico lvsl)

 podemos

 Critique gentille…

La transparence n’est plus une priorité pour la gauche radicale

La volonté de transparence économique était l’une des caractéristiques de Podemos à sa naissance.

Cependant, le parti mauve et les formations issues du même espace de changement y accordent de moins en moins d’importance au fil des années et, à l’heure actuelle, il n’existe quasiment aucun lieu de transparence ou les comptes ou salaires des dirigeants sont  mis à jour.

Pablo Iglesias et Íñigo Errejón sont montés au créneau il y a quelques jours pour limiter les salaires. Le secrétaire général de Podemos a accusé son ex-partenaire de ne pas limiter les salaires et d’accepter les dons privés. Errejón a répondu qu’à Más País, ils avaient une limite de trois SMIC et qu’ils ont publié le règlement et le code d’éthique de la formation. Les dirigeants du nouveau parti sont passés par les réseaux pour reprocher à Podemos de ne pas respecter de limite depuis longtemps.

La vérité c’est que les lois des deux partis limitent les salaires à trois salaires minimaux, mais des compléments permettent d’augmenter considérablement le salaire final. Cependant, le salaire actuel des responsables ne peut être vérifié: les portails de transparence sont quasi inexistants et les salaires ne sont pas mis à jour. Barcelone en Comù est le seul espace où les comptes ont été mis à jour.

Pour Podemos, cette affaire est importante car c’est le parti qui est là depuis le plus longtemps. La formation a publié l’ensemble de ses comptes pour 2014, 2015 et 2016, mais elle n’a pas mis à jour le portail de transparence dans son intégralité depuis décembre 2017. En ce qui concerne l’exercice de 2018 dans les sections dépenses, revenus et passation de contrats, il est indiqué que « le contenu sera disponible bientôt ». Bien disent qu’ils vont les mettre à jour prochainement, ce sont des données qui devraient déjà apparaître.

Ce qui ne peut être vérifié, c’est si tous les dirigeants respectent les limitations de salaires. Le nouveau média numérique The Online Policy a publié qu’Iglesias n’appliquait pas la limitation depuis plus de deux ans et qu’il pourrait gagner jusqu’à 6 000 euros par mois. La direction du parti assure ces données sont mensongères et des sources consultées de Podemos affirment qu’Iglesias pourrait gagner trois SMI mais que son salaire ne s’approche pas de ce montant.

« Nous sommes le seul parti à limiter les salaires. Et tous les élus reversent au parti une partie de leur salaire. Ce qui est nouveau, c’est qu’il existe des suppléments pour enfants ou membres de la famille à charge, pour invalidité etc. Mais même ainsi, ils ont un plafond, ils sont limités « , disent-ils.

Selon les règles générales, la moitié d’un SMIC est rajoutée pour chaque responsable « jusqu’à deux autres SMIC ». C’est-à-dire un plafond de cinq SMIC. Outre ces suppléments, « Une indemnité temporaire pour des situations extraordinaires de nature personnelle ou dues au mandat pour les porte-paroles est également prévue. La direction note également que les salaires n’ont pas été actualisés à la dernière hausse du SMIC.

Les différents partis n’ont pas mis à jour leurs données ces dernières années. C’est le cas de  Mas Madrid. La coalition n’a pas mis à jour les salaires des conseillers municipaux de la capitale en  2018.

Ni Mas Madrid, ni Mas Pais ne disposent de portails de transparence actifs. Ils signalent leur intention de publier les données économiques fin 2019 mais il n’existe toujours rien qui puisse être consulté .

Il en va de même pour Adelante Andalucía et son site web. Ils n’ont pas d’espace spécifique pour la transparence. Comme En Comú Podem. Galicia en Comú ne possède pas de site Web, comme En Marea qui ne met pas à jour ses comptes depuis 2017.

Barcelone en Comú est la seule coalition qui a mis à jour ses comptes en 2018. Sur le Web, vous avez accès au rapport économique, aux comptes annuels et au solde de l’année écoulée ainsi qu’aux revenus et aux dépenses.

Ce serait le seul espace alternatif qui tienne son engagement en matière de transparence, ce n’est qu’ici que vous pourrez accéder à toutes les données économiques importantes. Le reste des formations, pour diverses raisons, a cessé de donner la priorité à la transparence. S’il est nécessaire de faciliter l’accès à l’information de tous les citoyens, ce n’est actuellement pas possible.

13/10/2019 Beatriz Asuar Gallego

https://www.publico.es/

Commentaire:

L’achat d’un « chalet avec piscine » par le couple Iglesias avait beaucoup choqué.

La gauche radicale comprend Podemos et ses « satellites »: Izquierda Unida (PCE), En Marea en Galice, « Compromis » à Valence, En Comù en Catalogne. Adelante en Andalousie. Mas Pais et Mas Madrid ont quitté cette mouvance (pour le PSOE?)

Lire aussi:

Le programme social-démocrate de Podemos (Le Vent Se Lève)

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14 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

verdict pour la catalogne (la-vanguardia anticapitalistas courrier-inter)

erc

Pour avoir organisé une élection!

Oriol Junqueras (Wikipedia)

catal

Les prisonniers politiques indépendantistes catalans condamnés à des peines de 9 à 13 ans de prison

Aujourd’hui nous avons appris les peines prises contre les prisonniers politiques indépendan-tistes catalans. Après deux années en prison, Jordi Cuixart, Carme Forcadell, Dolors Bassa, Oriol Junqueras, Jordi Sanchez, Joaquim Forn, Raul Romeva, Jordi Turull et Josep Rull ont été condamnés à diverses peines, entre 9 et 13 ans pour sédition et malversation.

En premier lieu, nous voulons adresser une forte accolade aux prisonniers et à leurs familles. Une condamnation si manifestement injuste cherche à briser le moral de ceux qui ont voulu appliquer leurs convictions. Nous sommes certains qu’ils ne ressentiront pas le poids de la solitude : nous essaierons, pour notre part, que notre solidarité se voie et serve à contrecarrer la dureté de la situation actuelle.

En second lieu, nous attirons l’attention sur le fait que le débat juridique sur la caractérisation des condamnations, tout en étant important en termes de stratégies de défense, ne doit pas masquer le fond politique du sujet. L’autodétermination d’un peuple est un droit.

La désobéissance civile pacifique est l’arme de lutte des classes populaires face à des situations injustes. Face à un système politique héritier du franquisme, bâti pour restreindre les droits collectifs au lieu de les amplifier. Nous Anticapitalistas, nous revendiquons le droit légitime d’appliquer les droits civiques au-delà des limites que leur impose l’Etat

En troisième lieu, nous sommes conscients du fait que la tentative d’écraser le mouvement indépendantiste catalan est un « à bon entendeur » : Quiconque désobéira pour exercer un droit sera poursuivi, que ce soit lors d’une grève, en s’opposant à une expulsion ou lors de n’importe quelle action de protestation sociale.

En ce sens la lutte commune est au dessus des sentiments nationaux : l’internationalisme conséquent est celui qui se solidarise avec l’autre et cherche à créer des liens au travers des droits partagés.

En quatrième lieu, nous appelons à la mobilisation et demandons amnistie, liberté et autodétermination. La seule solution possible est que le peuple catalan exerce son droit à décider en paix et en liberté.

Communiqué d’Anticapitalistas, section espagnole de la IVe Internationale.
  14/10/2019

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Blocages et heurts en Catalogne après le verdict contre les dirigeants séparatistes (CI)

Espagne : lourdes peines contre les dirigeants séparatistes catalans (La Vanguardia)

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13 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

enragé (journal d’un antifa)

revolution

Face à Robespierre, je suis un «enragé» 

Pour une nouvelle conjuration des Egaux

« La liberté n’est qu’un vain fantôme quand une classe d’hommes peut affamer l’autre impunément. L’égalité n’est qu’un vain fantôme quand le riche, par le monopole, exerce le droit de vie et de mort sur son semblable » (Jacques Roux, Manifeste des enragés, discours prononcé devant les députés de la convention nationale le 25 juin 1793)

Evoquons un mouvement peu connu de l’histoire de la révolution française, puisque  beaucoup s’y réfèrent volontiers à gauche, mais ne semblent pas le connaître, ou du moins très imprécisé-ment. Parmi les figures bien connues de cette période, la figure de Robespierre a ces  dernières années été portée symboliquement aux nues par la gauche radicale comme un étendard, Mélenchon en tête.

Je ne me reconnais pas dans cette figure révolutionnaire pour plusieurs raisons.Tout d’abord, c’est un membre de la bourgeoisie, avocat, et figure emblématique des Jacobins, dont la politique du Comité de Salut Public conduira à la dictature et à la Terreur, avec l’élimination des opposants (dantonistes, hébertistes) et les grands procès du printemps 1794.

Et je préfère mille fois m’identifier à ceux qu’on a cru bon autrefois d’affubler du titre méprisant d’enragés, un mouvement bien moins connu, et qui pourtant illustre bien davantage à mes yeux et selon mon positionnement personnel l’esprit de révolution. Par la grâce de cet extrait de Daniel Guérin que j’ai mis un peu de temps à retrouver, voici  pourquoi il me parle tant :

Extrait de « La révolution française et nous » de Daniel Guérin :

«Ceux que leurs adversaires affublèrent du nom d’ «enragés» : Jacques Roux, Théophile Leclerc, Jean Varlet, furent en 1793 les interprètes directs et authentiques du mouvement des masses; ils furent, comme n’hésita pas à l’écrire Karl Marx, «les représentants principaux du mouvement révolutionnaire».

A ces trois noms doit être attaché celui de Gracchus Babeuf.

Il ne s’associe certes que partiellement au mouvement des enragés. Il devait être davantage leur continuateur qu’il ne fut leur compagnon de lutte. Tous quatre étaient des révoltés. Tous quatre avaient partagé la grande misère des masses. Au nom de ce peuple qu’ils côtoyaient tous les jours, les enragés élevèrent une protestation qui va beaucoup plus loin que les doléances des délégations populaires.

Ils osèrent attaquer la bourgeoisie de front. Ils entrevirent que la guerre – la guerre bourgeoise, la guerre pour la suprématie commerciale – aggravait la condition des bras-nus ; ils aperçurent l’escroquerie de l’inflation, source de profit pour le riche, ruineuse pour le pauvre.

Le 25 juin 1793, Jacques Roux vint lire une pétition à la barre de la Convention: « La liberté n’est qu’un vain fantôme quand une classe d’hommes peut affamer l’autre impunément. La république n’est qu’un vain fantôme quand la contre-révolution s’opère de jour en jour par le prix des denrées auquel les trois quarts des citoyens ne peuvent atteindre sans verser des larmes. »

Les enragés eurent le mérite incontestable, face aux montagnards enfermés dans le légalisme parlementaire, de proclamer la nécessité de l’action directe. Ils eurent aussi le courage de s’attaquer aux réputations établies, à la plus haute, à celle à laquelle il était le plus dangereux de toucher. Ils osèrent s’en prendre à l’idole populaire qu’était Robespierre. Théophile Leclerc rangeait ce dernier parmi les «quelques despotes insolents de l’opinion publique».

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Claire Lacombe

Jacques Roux dénonçait prophétiquement «les hommes mielleux en apparence, mais sanguinaires en réalité». (…) La Société des Femmes Révolutionnaires de Claire Lacombe poussa la témérité jusqu’à appeler Robespierre: «Monsieur Robespierre», injure impardon- nable à l’époque. (Résumé)

http://journal d’un antifa/

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10 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

arctique (à l’encontre)

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Les empires (Russie, Chine, Usa)  contre-attaquent!

Fonte de l’Arctique

Donald Trump a fait les gros titres avec ses déclarations sur le Groenland, en août, ne vous y trompez pas. Ce n’était pas du trumpisme en action, mais ce que nous devrions tous commencer maintenant à appeler la Doctrine de Pompeo.

La plupart des commentateurs ont considéré cette décision comme un exemple supplémentaire du comportement de plus en plus erratique du président.

Cependant, un examen plus approfondi de cet incident et des mesures administratives connexes suggère une interprétation tout à fait différente de ce qui se passe, avec une immense importan-ce pour la planète et même la civilisation humaine.

Sous l’impulsion de Mike Pompeo, la Maison-Blanche considère de plus en plus l’Arctique comme une arène clé pour la concurrence future entre grandes puissances, dont le prix ultime est une extraordinaire mine de ressources précieuses, dont le pétrole, le gaz naturel, l’uranium, le zinc, le minerai de fer, l’or, les diamants et les terres rares.

Ajoutez un autre facteur: personne dans l’administration ne mentionne les termes interdits de «changement climatique» ou «crise climatique», mais ils comprennent tous parfaitement que le réchauffement climatique est ce qui rend possible une telle ruée vers ces ressources.

Les changements climatiques modifient déjà radicalement la situation: les températures augmentent plus vite dans l’Arctique que partout ailleurs sur la planète, faisant fondre certaines parties de la calotte glaciaire polaire et exposant des eaux et des îles autrefois inaccessibles à un développement commercial.

Craignant que d’autres pays, dont la Chine et la Russie, ne puissent récolter les fruits d’un tel changement climatique, l’administration Trump a déjà lancé une campagne globale pour assurer la domination états-unienne dans cette région, même au risque de confrontations et de conflits futurs.

Le secrétaire Mike Pompeo et ses subalternes ne mentionnent jamais le terme changement climatique, mais chaque aspect de sa nouvelle doctrine est le produit de ce phénomène.

Le Conseil de l’Arctique, une organisation intergouvernementale pour les États dont le territoire se trouve au-dessus du cercle arctique (dont les cinq pays arctiques, la Finlande, l’Islande et la Suède). Se réunissant tous les deux ans.

Un tel forum est marqué, habituellement, par des déclarations anodines sur la coopération internationale et la bonne gérance de l’environnement. Or, le couvercle a été levé lors de la dernière réunion du Conseil de l’Arctique en mai 2019 lorsque Pompeo a prononcé un discours provocateur et martial qui mérite bien plus d’attention qu’il n’a eu à l’époque.

«Au cours de ses deux premières décennies, le Conseil de l’Arctique a eu le luxe de se concentrer presque exclusivement sur la collaboration scientifique, sur les questions culturelles et sur la recherche environnementale». Mais nous n’avons plus ce luxe. Nous entrons dans une nouvelle ère d’engagement stratégique dans l’Arctique, avec de nouvelles menaces pour l’Arctique et ses ressources, et pour l’ensemble de nos intérêts dans cette région.»

Dans ce qui s’est avéré être un discours brutal, Pompeo a affirmé que nous étions maintenant dans une nouvelle ère dans l’Arctique. Parce que le changement climatique – une expression qui n’a jamais été prononcée par Pompeo, bien sûr – rend de plus en plus possible l’exploitation des vastes ressources naturelles de la région, une ruée pour en prendre le contrôle est mainte-nant officiellement en cours. Cette concurrence pour les ressources s’est instantanément empêtrée dans un affrontement géopolitique croissant entre les États-Unis, la Russie et la Chine, engendrant de nouveaux risques de conflit.

À mesure que l’humanité émet de plus en plus de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et que les températures mondiales continuent d’augmenter, la calotte glaciaire de l’Arctique va conti-nuer de se rétrécir.

L’exploitation des abondantes réserves de pétrole et de gaz naturel de la région en sera d’autant plus possible, ce qui entraînera une augmentation de la consommation de combustibles fossiles, un réchauffement accru et une fonte toujours plus rapide. En d’autres termes, la doctrine de Mike Pompeo est une conception pour une catastrophe.

Ajoutez à cette «exploitation» évidente de la planète la probabilité que la hausse des températures et l’augmentation des tempêtes rendent l’extraction de pétrole et de gaz dans certaines parties du monde de moins en moins viable.

De nombreux scientifiques croient maintenant que les températures estivales diurnes dans les régions productrices de pétrole du Moyen-Orient, par exemple, devraient atteindre 120 degrés Fahrenheit [49 degrés Celsius] moyenne d’ici à 2050, ce qui rendrait mortels les divers travaux humains à l’extérieur.

En même temps, des ouragans plus violents et d’autres tempêtes tropicales passant au-dessus des eaux toujours plus chaudes de l’Atlantique et du golfe du Mexique pourraient mettre en péril l’exploitation continue des plates-formes offshore (et d’autres zones de forage exposées à des tempêtes similaires).

À moins que l’humanité ne se soit convertie aux carburants de remplacement d’ici là, l’Arctique pourrait être considéré comme la principale source mondiale de combustibles fossiles, ne faisant qu’intensifier la lutte pour contrôler ses ressources vitales.

Peut-être qu’aucun aspect de la réponse de l’humanité à la crise climatique n’est plus diabolique que celui-ci.

Plus nous consommons de combustibles fossiles, plus nous modifions rapidement l’Arctique, ce qui favorise l’extraction de ces combustibles et leur contribution au réchauffement planétaire.

D’autres régions étant de moins en moins en mesure de soutenir une économie d’extraction de combustibles fossiles, une dépendance continue à l’égard du pétrole assurera la désolation du Grand Nord, autrefois vierge, qui se transforme en une arène pour un conflit brûlant et une catastrophe civilisationnelle.(Résumé)

(Article publié sur le site TomDispatch le 12 septembre 2019; traduction rédaction A l’Encontre)

http://alencontre.org/

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10 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

équateur (lutte-ouvrière gr cetri lvsl ae rp reporterre)

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Les « indigènes » arrêtent la police

Équateur : révolte contre les attaques du gouvernement

En Équateur, l’état d’urgence décrété jeudi 3 octobre par le président Lenin Moreno, après des affrontements violents dans les principales villes du pays sur fond de grève générale des transports, n’a pas arrêté la mobilisation de la population.

Actions massives et blocages se multiplient dans tout le pays.

L’annonce par le président de mesures aux conséquences dramatiques pour les classes populaires a mis le feu aux poudres. Il y a d’abord l’arrêt des subventions publiques au prix de l’essence qui duraient depuis quarante ans, qui double les prix à la pompe.

En l’absence de réseau ferré, bus et taxis sont utilisés par la population. Confrontés à la hausse de l’essence, les transporteurs devraient augmenter leurs tarifs. Par ailleurs, les travailleurs du secteur public perdent un jour de salaire par mois et voient leurs congés réduits de 30 à 15 jours, tandis que les salaires des contractuels baissent de 20 %.

Lenin Moreno avait été élu en 2017 comme successeur de Rafael Correa. Ce dernier, allié de Hugo Chavez et Evo Morales, avait financé des programmes sociaux et des infrastructures dans toutes les régions, en particulier les Andes et l’Amazonie, sans toutefois s’en prendre aux intérêts de la bourgeoisie.

Comme au Venezuela, la chute des cours du pétrole a eu des conséquences catastrophiques.

La dette a explosé. Sous la pression des banquiers internationaux, Lenin Moreno mène désormais une politique de plus en plus antiouvrière qui le rend très impopulaire : mesures accentuant la précarité et la flexibilité des contrats de travail ; licenciements massifs de contrac-tuels du secteur public ; privatisation des entreprises d’État les plus rentables ; et innombrables concessions territoriales accordées aux géants mondiaux de l’industrie minière. Ces attaques, aujourd’hui contestées, ont été négociées avec le FMI en contrepartie d’un nouveau prêt de 4 milliards de dollars.

Le 3 octobre, les syndicats de transporteurs appelaient à la grève contre ce plan, rejoints par les syndicats ouvriers, les organisations étudiantes et la Confédération des nations indigènes. Tout le pays se retrouvait bloqué et les rues de Quito, Guayaquil ou Cuenca se remplissaient de manifestants.

Dans les trois plus grosses villes du pays, il y a eu des heurts violents avec la police. Le soir, Lenin Moreno décrétait soixante jours d’état d’urgence. Le lendemain, le président de la Fédération nationale des coopératives de transport appelait à la fin de la grève, tandis que le gouvernement faisait circuler des chars dans les rues de la capitale Quito.

Loin de s’arrêter, le mouvement a pris alors dans tout le pays une nouvelle dimension.

Dans toutes les provinces, les routes sont bloquées par des paysans ou des communautés indigènes. En Amazonie, des puits de pétrole sont occupés. Dans la province de Bolivar, le siège du gouvernement a été pris d’assaut par les manifestants.

En réponse à l’état d’urgence, la Confédération des nations indigènes a décrété son propre état d’exception, en annonçant que les policiers et les militaires se rendant sur les territoires ancestraux seraient arrêtés et jugés par la population.

Cela s’est effectivement produit les jours suivant dans plusieurs provinces. La même confédé-ration a lancé une marche sur Quito, pour se joindre à la grève nationale appelée par les syndi-cats ouvriers, le 9 octobre. Dès le 7, face à l’afflux de manifestants dans le centre historique de la capitale, le palais présidentiel a été évacué et le gouvernement transféré à Guayaquil.

Lenin Moreno a beau accuser les grévistes et manifestants d’être des putschistes manipulés par l’ancien président Correa ou le président vénézuélien Maduro, la protestation populaire contre lui et ses attaques ne cesse de grandir.

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