Archive | A gauche du PS

24 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

L’URGENCE : CONSTRUIRE UNE MOBILISATION UNITAIRE CONTRE LA CASSE SOCIALE

Depuis l’élection de Macron, une vaste offensive a été lancée contre les droits sociaux, les libertés démocratiques. Le 12 septembre et le 21 nous étions des centaines de milliers dans la rue contre les ordonnances de démantèlement du Code du Travail, premier volet d’un ensemble devant s’attaquer, notamment, à la protection sociale et notamment aux retraites, à l’indemnisation du chômage, au statut et aux rémunérations des fonctionnaires, toutes mesures frappant les classes populaires et, au premier chef, les femmes et les jeunes.

Dans ce combat, le  NPA a proposé depuis mai dernier que se construise nationale- ment et dans les villes du pays, des cadres unitaires de mobilisation rassemblant syndicats, associations, partis, toutes et tous les militantEs ayant la volonté de mener ce combat.

Nous souhaitons qu’ils contribuent à construire une grève de masse contre le gouvernement. Ces cadres, dans diverses formes, nous avons, avec beaucoup d’autres, commencé à les construire et ils sont très actifs dans la réalisation des mobilisations depuis les élections.

Nous avons besoin de cette unité pour gagner.

Au début de l’été, Jean Luc Mélenchon a décidé d’organiser seul, au nom de la France insoumise, une Marche nationale à Paris le 23 septembre contre les ordonnances. Toute initiative de mobilisation contre les ordonnances et la politique de casse sociale de ce gouvernement doit aider pour construire ce front unitaire dont nous avons besoin.

Aussi, très rapidement, les porte-parole du NPA ont proposé à Jean Luc Mélenchon de construire ensemble un cadre unitaire national dans la durée, et y compris de faire du 23 septembre une manifestation unitaire, première étape d’une action commune contre les politiques d’austérité et d’atteinte aux droits démocratiques. Le PCF, et d’autres mouvements, ont fait des propositions allant dans le même sens.

Malheureusement, Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise ont refusé ces propositions, voulant maintenir le 23 septembre comme une initiative dirigée et organisée par la seule France Insoumise. C’est regrettable et cela fait apparaitre cette manifestation comme concurrente avec la grève du 21 auprès de nombreux secteurs.

Le NPA, Olivier Besancenot, Philippe Poutou et Christine Poupin ses portes paroles, ont été présents le 23 septembre sur un point fixe angle Boulevard Beaumarchais / Chemin Vert en solidarité avec les nombreux/ses manifestantEs dans les rue de Paris ce jour-là.

Pour réaffirmer que la réalisation de l’unité dans la mobilisation politique et sociale ne peut se faire que par la construction de cadres unitaires pour construire des grèves et des mobilisations de rues capables de bloquer l’économie pour faire céder le gouvernement.

C’est pour toutes les organisations engagées dans la lutte contre les attaques de Macron une nécessité incontournable.

Lire la suite

24 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

respect (regards)

portada43

Respect du « droit de décider » pour le peuple catalan

En basculant dans la répression du mouvement indépendantiste catalan, l’Espagne d’un PP réactionnaire et d’un PSOE pusillanime entre dans une grave de régime.

L’État espagnol a peu de choses à voir avec l’État français. La question nationale y est bien présente et depuis bien longtemps.( Heu: et en Bretagne, Corse, Euskadi et Catalogne Nord note du Blog)

 La Catalogne, le Pays Basque, la Galice ont une langue, une culture, le franquisme a bien essayé d’interdire et d’éradiquer leur langue, de les « espagnoliser », mais sans y parvenir. La transition, à la suite de la mort du dictateur Franco, a établi un régime des autonomies, mais n’a pas réglé la question. C’est d’ailleurs ce régime issu de la transition qui est en crise dans l’Espagne d’aujourd’hui.

Du catalanisme culturel à l’indépendantisme

En 2006, la Catalogne se dote d’un nouveau statut d’autonomie. Ce statut sera adopté après négociation aux parlements espagnol et catalan, il sera même validé par un referendum catalan. Malgré cette double approbation, le Parti populaire (droite) engage un recours juridique au Tribunal constitutionnel. Pour celui-ci, le nouveau statut est non conforme à la constitution espagnole en raison de la référence à une nation, à une justice autonome et à la fiscalité. Le nouveau statut est, en conséquence, vidé de son contenu et de son sens.

Le 10 Juillet 2010, une manifestation d’un million de personnes défile avec pour mot d’ordre: « Nous sommes une nation, nous décidons » C’est le début d’un nouveau cycle de mobilisation. C’est aussi une rupture avec le parti de l’époque de la bourgeoisie catalane, Convergencia i Unio. Ce parti, tout comme le PNV basque, a servi de supplétif, depuis la Transition, aux gouvernements du PP ou du PSOE. Pour quelques avantages, il permettait le passage de certaines lois ou du budget. Il en va de même avec ERC, parti historique, qui est une sorte de formation social-démocratie catalane.

Ces deux partis de masse et de gouvernement comprennent alors que le PP ferme définitivement la porte à toute évolution.

D’un catalanisme culturel et autonomiste, ils passent à l’indépendantisme. Cela s’accompagne aussi d’un discours sur les mesures d’austérité – mises en place en Catalogne comme imposées par Madrid à la Generalitat (gouvernement catalan).

Trois camps constitués

Le 1er octobre 2017, un nouveau référendum est convoqué. La question posée est celle-ci : « Voulez-vous que la Catalogne soit un État indépendant sous la forme d’une République ? » 80% des Catalans sont favorables à un referendum sur le « droit à décider », ce qui ne veut pas dire que 80% sont pour l’indépendance.

Dès l’annonce du référendum, du côté des partis trois camps se constituent :

- Les indépendantistes du gouvernement catalan (PDCat et ERC) et la CUP (Anticapitaliste note du blog)

- Les défenseurs du référendum négocié et avec des garanties comme en Écosse – nous trouvons là Podemos et le parti ( En Comù Podem) d’Ada Colau, maire de Barcelone

-Les défenseurs de l’Espagne avec le PP, Ciudadanos et le PSOE.

Les deux premiers vont se retrouver à différents moments. Ainsi, au Parlement catalan, les partis indépendantistes voteront la motion soutenant le referendum négocié. Mais les deux acteurs principaux de l’affrontement à venir vont être le gouvernement du Parti Populaire et les partis indépendantistes.

Le Parti Populaire a refusé totalement d’entendre le peuple catalan. Il a déclaré le referendum illégal et porté au Tribunal constitutionnel toutes les décisions du Parlement ou du gouvernement catalan. Si, pour le PP, il y a en héritage l’Espagne indivisible de Franco, nous ne devons pas oublier le roi parmi les puissants pouvoirs locaux. La revendication catalane est républicaine, c’est à dire sans le roi ! La royauté est un des piliers de la transition et perdre la Catalogne est impensable pour elle.

Marginalisation des solutions de compromis

Pourtant, des possibilités de discussion et d’évolution de la constitution peuvent exister, tout en sachant qu’elles constitueront une rupture avec le transition et la royauté. Dans un pays comme l’Espagne, où cohabitent plusieurs pays et plusieurs langues, pourquoi ne pas envisa- ger un État fédéral ou une confédération ?

Pourquoi tout simplement ne pas accorder aux Catalans les mêmes droits qu’aux Basques ? Le gouvernement basque prélève l’impôt et ensuite reverse un quota à Madrid ; en Catalogne, c’est l’État espagnol qui prélève et reverse ensuite à la Generalitat.

Par exemple aussi, Catalunya en Comù, le parti d’Ada Colau se prononce pour « une répu- blique catalane dans une confédération espagnole ». Le choix du gouvernement du PP est tout autre, c’est celui de l’immobilisme et de la répression.

Les partis mobilisés pour un referendum négocié ou un changement de la Constitu- tion sont marginalisés. Comment avancer sur un référendum négocié avec garanties quand le PP, Ciudadanos et le PSOE ne veulent pas en entendre parler ? Ces trois partis repré- sentent 70% du Parlement espagnol. De l’autre côté, les partis indépendantistes sont dans la rupture avec l’Espagne. Le PP soutenu par Ciudadanos et le PSOE a fait le choix de l’escalade répressive.

Le droit à décider ou droit à l’autodétermination est un droit démocratique. Il est même reconnu par les Nations unies, il s’est appliqué en différents endroits du globe, comme en Écosse dernièrement.

Un saut dans la politique répressive

Les signes de soutien au référendum, malgré toutes les décisions du gouvernement espagnol, ne faiblissent pas. Le 11 septembre 2017, un million de personnes manifestent à nouveau dans Barcelone pour soutenir le référendum. 700 Maires sur les 900 organisent la consultation malgré les menaces judiciaires. Alors que la répression a commencé, le 18 septembre El Diario publié une enquête indiquant que 60% des Catalans avaient décidé d’aller voter malgré l’interdiction.

Au moment où nous écrivons cet article, le PP vient de franchir un saut qualitatif dans sa politique répressive.

À travers une sorte de coup d’État, il a établi un régime d’exception en Catalogne. La Guardia civil, corps de l’État espagnol dépendant du ministère des Armées, est entrée dans les bâtiments publics à la recherche du matériel électoral. Elle est restée une journée entière devant ces bâtiments, le local de la CUP a été encerclé.

Quatorze représentants de la Generalitat ont été arrêtés, les amendes de milliers d’euros tombent, des blogs et des sites Internet sont fermés… Les finances de la Catalogne sont mises sous tutelle, il s’agit là de fait d’une suspension de l’autonomie ! Une première vague de quarante maires organisateurs ont été trainés devant les tribunaux. Des meetings ont été interdits sur tout le territoire espagnol…

Le PP héritier du franquisme, le PSOE prisonnier de ses lâchetés

L’héritage franquiste du PP est bien réel. Ce parti, après la transition, a recyclé tous les militants franquistes et leurs familles. Nous sommes maintenant entrés, d’ici au 1er octobre, dans une situation très imprévisible. La politique de répression policière et juridique du PP est en train d’enterrer toute possibilité de troisième voie comme celle de la fédération ou d’une confédération. Le PP vient de le démontrer à grande échelle : l’alternative est soit « la grande Espagne », soit la république catalane indépendante. Ce choix est plus que jamais une réalité.

Si, du PP, nous connaissons bien l’histoire et la loyauté au franquisme, la lâcheté du PSOE est terrible.

Podemos, pas très à l’aise avec le référendum catalan, a proposé une motion de censure pour faire tomber le gouvernement de Rajoy. Effectivement, l’addition des voix des députés de Unidos Podemos, du PSOE et de ERC serait majoritaire au Parlement. Mais le PSOE reste aux abonnés absents et refuse de s’engager sur une motion de censure. Souvenons-nous que le PP est au gouvernement grâce à l’abstention des députés du PSOE…

Une question se pose sérieusement : ce qui peut apparaître comme une victoire policière ne va-t-il pas se transformer en défaite politique ? Nous ne pouvons que le souhaiter. Une vague de solidarité commence à se construire à travers de nombreuses manifestations dans tout l’État espagnol, la mobilisation de la jeunesse catalane en est un signe.

Nous ne pouvons que renforcer notre soutien au droit à décider et au rejet de la politique répressive et judiciaire du gouvernement Rajoy. La tenue d’un referendum massif serait une victoire contre le gouvernement et le PP. Les jours qui viennent vont compter et nous entrons dans une zone de tous les dangers. Une crise majeure est ouverte dans un des pays clés de l’UE, il serait irresponsable de rester spectateurs.

Francis Viguié | 22 septembre 2017

http://www.regards.fr/

Commentaire: « Regards » est proche de la mouvance « PCF-France Insoumise » et leurs correspondants espagnols ne sont pas brillants! C’est IU (Izquierda Unida) qui siège avec Podemos (Unidos Podemos) au parlement espagnol, mais qui défend le même « unionisme » que le PSOE.

Lire la suite

24 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

reconductible (regards + rp + tc)

cadre fo

Stéphane Sirot : «Les syndicats devraient reconsidérer les vertus des grèves reconductibles»

Regards. Après 1936 et 1968, la France est le pays de la grève générale, mais en pratique, depuis 1995, on évalue le rapport de forces dans la rue, en comptant le nombre de manifestants… La manifestation a-t-elle remplacé la grève comme forme de mobilisation principale ?

Stéphane Sirot. Dans une certaine mesure seulement. À l’échelle locale, la grève reste une pratique répandue pour exprimer un mécontentement dans une entreprise, pour protester contre des mauvaises conditions de travail ou contre une fermeture de site. On en voit même dans la nouvelle économie numérique, voire dans l’économie ubérisée, avec la grève des livreurs de Deliveroo par exemple. C’est quelque chose que les statistiques administratives, qui indiquent un effondrement du nombre de jours de grève en France depuis le dernier quart de siècle en particulier, ne reflètent pas, puisque l’arrêt de travail prend de plus en plus la forme de débrayages de courte durée.

«Le recentrage de la CGT sous Viannet puis, surtout, Thibault, est allé de pair avec une dépolitisation.»

En revanche, au plan national, la grève a perdu de son impact ?

Il est vrai qu’à l’échelle nationale, sur les questions interprofessionnelles et politiques plus larges, les manifestations sont devenues l’outil de contestation privilégié au détriment de la grève. D’abord parce que pour les salariés, il peut être plus facile et moins coûteux de prendre une RTT ou un jour de congé pour aller manifester plutôt que de s’engager dans une journée de grève. Et pour les intérimaires et les autoentrepreneurs – de plus en plus nombreux mais peu organisés, voire isolés – la grève est une pratique plus complexe à investir.

D’autres facteurs expliquent-ils ce déclin ?

L’instauration par Sarkozy du service minimum a notamment réduit les capacités de nuisance des grèves dans les transports publics. Mais le déclin de la grève traditionnelle s’explique aussi par l’évolution des stratégies des directions syndicales, qui ont plutôt tendance, depuis trente ans, à délaisser les pratiques radicales de grèves reconductibles au profit de « journées d’action saute-mouton ».

Mais elles sont forcément moins efficaces !

Bien sûr. C’est symptomatique du recentrage du syndicalisme depuis quarante ans. La CFDT s’est placée depuis 1977 sur les rails de la négociation collective avec Edmond Maire, mais à partir des années 1990 la direction de la CGT a elle aussi commencé à prendre des distances avec les pratiques de luttes pour leur préférer le « dialogue social » avec les « partenaires » du patronat et de l’État… Ce recentrage sous Viannet puis, surtout, Thibault, est allé de pair avec une dépolitisation. Celle-ci s’est traduite à la fois par une recherche d’autonomie de la CGT vis-à-vis du Parti Communiste et par une volonté de ne pas apparaître comme « idéologique », quitte donc, à ne plus penser la société et les alternatives.

« Pendant les Trente glorieuses, la grève était l’élément déclencheur de la négociation. Désormais, l’État mise sur le pourrissement et l’épuisement. »

Le syndicalisme, en se transformant, s’est-il éloigné de la rue et rapproché du pouvoir ?

Oui, car dans le même temps, on a logiquement observé une tendance à la professionnalisa- tion, le syndicalisme devenant une étape dans une carrière, comme l’illustre le parcours de Stéphane Lardy, ex-cadre de FO devenu directeur adjoint du cabinet de la ministre du Travail Muriel Pénicaud. Ce qui explique sans doute en partie la décision de la direction de FO de ne pas appeler à la grève…

Par le passé, les manifestations de droite comme de gauche ont eu raison, entre autres, de la loi Savary sur l’école publique en 1984, de la réforme des universités de Devaquet en 1986, de la réforme des retraites de Juppé en 1995, du CPE en 2006… Puis les mobilisations massives contre la réforme des retraites de Sarkozy en 2010 comme celles contre la loi El Khomri en 2016 échouent, de même que La manif pour Tous contre le mariage homosexuel. Que s’est-il passé ?

La rupture remonte à 2003 et la fameuse phrase du premier ministre Raffarin « Ce n’est pas la rue qui gouverne ». Les manifestations contre la réforme des retraites sont alors les plus importantes qu’on ait vues depuis 1995. Le fait qu’elles n’aient finalement pas débouché sur la réouverture des discussions est révélateur du dérèglement de ce que j’appelle la « régulation conflictuelle » des rapports sociaux : pendant les Trente glorieuses, la grève était l’élément déclencheur de la négociation. Désormais, l’État mise sur le pourrissement et l’épuisement. Sachant que l’opinion publique a toujours majoritairement soutenu les manifestations depuis 1995, le gouvernement cherche à déligitimer les mouvements, notamment en instrumentalisant les violences venues pour l’essentiel de l’extérieur de ces mouvements.

« Les syndicats ne doivent plus avoir peur de produire de l’utopie, sinon le patronat est le seul fournisseur d’utopie ! »

Macron a dit mardi que « La démocratie ce n’est pas la rue ». Une manière de s’affirmer comme seul détenteur de la légitimité, alors qu’il a été élu par 43,6% des électeurs inscrits, dont 16% seulement ont affirmé le choisir pour son programme…

Il cherche en effet à jouer sur la confusion entre légalité et légitimité. Il a certes légalement reçu son mandat présidentiel, mais chaque citoyen est légitime à chaque instant pour contester sa politique, c’est dans la Déclaration des droits de l’homme ! Le problème est qu’une partie des dirigeants syndicaux eux-mêmes ont fini par accepter cette idée de leur illégimité pour peser une fois l’élection passée ou la loi votée. Il y a vraiment une domestication du temps social par le temps politique.

D’où des formes de capitulation par avance ?

On l’a vu en 2010 : malgré les mobilisations massives, tous les leaders syndicaux ont dit que, une fois le processus parlementaire achevé, il fallait le respecter. C’est là encore le produit de leur distanciation avec les mouvements sociaux alors que, historiquement, ils avaient toujours tiré leur légitimité de leur capacité à mobiliser et à constituer ainsi une sorte de contre-démo- cratie opposable à la démocratie représentative libérale. La loi de 2008 sur la représentativité a au contraire contribué à ancrer l’idée que leur légitimité provenait uniquement des résultats des élections professionnelles.

Les syndicats ont ainsi abandonné de leur propre pouvoir ?

Vu le bilan quasi nul de ce syndicalisme de lobbying, incapable de résister aux offensives en cascade contre l’État social depuis 2003, les syndicats feraient bien de reconsidérer les vertus des grèves reconductibles et surtout de refaire de la politique… Le fait que des petites fédé- rations comme la CGT Info’com ou la CGT Goodyear rejoignent le collectif « Front social » [1], qui cherche à dissoudre cette césure entre lutte sociale et lutte politique contre Macron, va dans le bon sens, même si c’est encore marginal. Les syndicats ne doivent plus avoir peur de produire de l’utopie, sinon le patronat est le seul fournisseur d’utopie ! Qu’est-ce que la loi Macron, si ce n’est l’utopie des patrons d’il y a quarante ans ?

Notes:

À la veille de la présentation des ordonnances, les syndicats opposés à la réforme du code du travail ont manifesté et appelé à la grève. Ces mobilisations traditionnelles sont-elles encore efficaces ? L’éclairage de Stéphane Sirot, historien du mouvement ouvrier.

Professeur d’histoire politique et sociale du 20è siècle à l’Université de Cergy- Pontoise, chercheur associé du Cevipof, Stéphane Sirot a notamment écrit Le syndicalisme, la politique et la grève. France et Europe, 19-21è siècles, Arbre bleu éditions, 2011.

[1] Cette coordination horizontale qui s’est constituée en février dernier après l’abandon de la lutte contre la loi Travail, réunit environ 70 organisations issues du syndicalisme protestataire, d’associations de défense des réfugiés ou de lutte contre les violences policières, parmi lesquelles la CGT info’com, la CGT Goodyear, la CGT énergie-Paris, la fédération Sud commerce, les associations Droit devant, Urgence notre police assassine ou encore certaines fédérations locales de l’Unef.

21 septembre 2017 Laura Raim

http://www.regards.fr/

Lire aussi:

12, 21, 23 et 28 Septembre, 10 Octobre… La grogne monte contre la stratégie des journées « saute-mouton » (Révolution Permanente)

Assez des journées d’action sans perspectives ! Grève generale, blocage de l’économie : mais que font les directions syndicales ? (Tendance Claire)

Lire la suite

24 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

paroles juives (ujfp)

.

Lire la suite

24 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

paris catalogne (anti-k)

cattaalogne

Rassemblement devant l’ambassade d’Espagne à Paris, le mercredi 27 septembre à 18 heures

Bonjour,
Sortir du colonialisme et l’Union syndicale Solidaires proposent cet appel à la signature des organisations associatives, syndicales et politiques qui le souhaitent.

En Catalogne comme ailleurs, pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes !

Manifestation devant l’Ambassade d’Espagne, 22 avenue Marceau, Paris 16ème, métro Alma Marceau Mercredi 27 septembre 18h

Les menaces puis la répression exercée par l’Etat espagnol en Catalogne sont des atteintes intolérables à la démocratie.

La police espagnole a envahi plusieurs bâtiments officiels de la Generalitat de Catalunya, arrêtant des responsables de l’administration et des ministres.

Plus largement, de vastes opérations de police ont été organisées contre les milieux autonomistes et indépendantistes.

C’est la Guardia Civil qui a été chargée de ces besognes ; elle n’a pourtant pas les compé-tences juridiques pour agir ainsi sur le territoire catalan ; le pouvoir central bafoue ses propres règles de fonctionnement.

C’est un choix politique ; celui de nier au peuple le droit de décider de son avenir.

Par tous les moyens, le pouvoir central veut empêcher le referendum prévu pour le 1er  Octobre. De nombreuses organisations de l‘Etat espagnol alertent : « Les évènements actuels montrent  à quel point le spectre du franquisme est encore présent. »

Referendum ou pas ? Indépendance ou non ?

C’est à la population qui vit en Catalogne de décider ! Pas à d’autres.

Les forces d’occupation de l’Etat espagnol doivent se retirer.

Ce n’est pas à nous non plus de décider. Nous pouvons avoir des avis sur ces sujets ; ils peuvent être différents. Mais notre responsabilité commune est d’appuyer celles et ceux qui défendent les libertés et les droits fondamentaux ; en l’occurrence, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Les organisations associatives, syndicales et politiques signataires combattent toute forme de colonialisme et défendent le droit à l’autodétermination des peuples : en Catalogne comme au Kurdistan, au Pays Basque comme en Kanaky…

Nous dénonçons la violence étatique exercée envers la population de Catalogne.

Nous appuyons celles et ceux qui luttent pour que le referendum du 1er octobre ait lieu.

Nous soutenons les mouvements sociaux qui organisent la résistance, à l’image des syndicats qui appellent à la grève dans les prochains jours.

Contre la violence d’Etat

Pour les libertés et la démocratie

Pour le droit à l’autodétermination des peuples

Des initiatives semblables auront lieu devant les consulats de plusieurs villes françaises

Premières organisation signataires :

Sortir du colonialisme Union syndicale Solidaires 

https://www.anti-k.org/2017/09/23/160427/

Lire la suite

24 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

champs élysées (jdd)

jean_luc_melenchon3

Après la République, Mélenchon veut déferler sur les Champs-Elysées

Démonstration de force réussie pour le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qui appelle à continuer le combat contre la réforme du Code du travail. Cette fois derrière les syndicats. Jean-Luc Mélenchon a réuni samedi des milliers de personnes entre les places de la Bastille et de la République à Paris.

Le ton est légèrement gaullien, avec ces mots qui parfois traînent. Jean-Luc Mélenchon a revêtu l’écharpe tricolore et dénonce « la chienlit libérale ». Et pour parfaire le tableau, il appelle à « déferler à un million sur les Champs-Elysées », cette fois derrière les syndicats. Pour un homme de gauche, il est particulier de faire appel au Général et à sa symbolique. Mais le fond du discours, lui, est bien rouge et les militants – 150.000 selon ses proches, 30.000 selon la police – ne s’y trompent pas. A la fin du meeting, lorsque l’Insoumis en chef terminera les derniers couplets de la Marseillaise, eux entonneront L’Internationale.

On en a déjà connu d’autres qui se disaient droits dans leurs bottes et à qui on a fini par les retirer.

Car comme prévu, lors de son discours place de la République, au pied de la statue, Mélen- chon s’en est pris au « coup d’Etat social » d’Emmanuel Macron et à ses ordonnances sur le travail. « Le contrat de travail ne serait plus une protection mais un chiffon de papier », alerte-t-il. Il dénonce un « dumping social terrifiant ». Alors que le Président a mis en scène la signature de sa réforme, celui qui s’est érigé en adversaire numéro un promet que le match n’est pas plié.

« On en a déjà connu d’autres qui se disaient droits dans leurs bottes et à qui on a fini par les retirer », lâche-t-il en référence à Alain Juppé et aux grèves de 1995. « La bataille n’est pas finie, elle commence », poursuit-il, rappelant que les ordonnances doivent encore passer par l’Assemblée.

S’installant dans un tête-à-tête avec le chef de l’Etat, il se pique de lui répondre point par point. ­Macron a déclaré que « la démocratie, ce n’est pas la rue »? « C’est la rue qui a abattu les rois, qui a abattu les nazis […], le plan Juppé ; c’est la rue qui a obtenu le retrait du CPE », ose-t-il. Des raccourcis historiques qui ont tôt fait d’ulcérer la majorité. Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a aussitôt tweeté une photo de Mélenchon avec son écharpe tricolore accompagnée de ses mots rageurs : « Indigne de porter ces couleurs quand on mêle démocrates et républicains à la fange nazie. » Manuel Valls aussi a dégainé : « Pas de complaisance à l’égard de Mélenchon, de sa violence de ses références historiques hasardeuses. »

Jean-Luc Mélenchon s’est installé comme le premier homme de l’opposition

Quand il a pris conscience du buzz, Eric Coquerel, l’un des proches du tribun, était consterné. Les mélenchonistes ne veulent retenir qu’une chose : cette marche vient confirmer la réussite de leur champion dans la séquence de l’après-présidentielle. Le quatrième homme de la der- nière élection s’est installé comme le premier, voire le seul – tant les autres lui laissent le champ libre –, opposant à Macron. Le Front National est occupé à se déchirer ; la droite aussi entre pro et anti-Wauquiez. A gauche, le PS aphone n’est pas près de se relever ; quant aux écologistes, ils ont disparu.

On ne peut pas jouer à qui m’aime me suive.

Là où Mélenchon s’est moins bien positionné, c’est quand, au lieu de faire front commun avec eux, il a paru être en compétition avec les syndicats, et d’abord avec le leader de la CGT, Philippe Martinez. En esquivant la Fête de L’Huma, il donnait l’impression de ne pas chercher l’unité. Cette attitude a agacé à gauche. « On ne peut pas jouer à qui m’aime me suive. On n’est pas là pour servir de marchepied », avertit Olivier Besancenot en marge du cortège.

Jean-Luc Mélenchon tend la main aux syndicats

Mélenchon aurait-il retenu la leçon? Ses proches proposent désormais que toute la gauche politique et syndicale se mette autour de la table. Manuel Bompard, l’un de ses lieutenants, précise qu’il n’y a pas tant de dates possibles pour le grand déferlement sur les Champs-Elysées. « Ce sera nécessairement le week-end, donc le 14-15 octobre ou le 21-22. » Lorsque, entre Bastille et République, Jean-Luc Mélenchon a croisé Philippe Poutou, le leader du NPA lui a demandé : « Lance un appel à tout le monde pour impulser la suite, toi, t’as plus les moyens que nous de lancer un truc. » Réponse de Mélenchon : « J’essaie de bien doser. Je ne vais pas vous envoyer tous dans le mur. »

Malgré leur passe d’armes ravivée le week-end dernier à l’occasion de la Fête de L’Huma, Pierre Laurent, qui ne devait pas être là, est venu en début de journée.

« J’espère qu’à l’avenir nous serons capables de construire une riposte unitaire où tout le monde pourra parler à égalité », explique le patron des communistes. Benoît Hamon aussi a répondu présent, allant même jusqu’à s’afficher dans le carré de tête. « Quand les blés sont sous la grêle fou qui fait le délicat », lance l’ancien candidat socialiste en citant le poète Aragon. La signature des ordonnances? « Macron aurait fait un excellent comédien, mais je trouve ça obscène par rapport aux conséquences des ordonnances travail. » Lui aussi espère que « la mobilisation se poursuive ». « Face au rouleau compresseur Macron, il faut unir les forces », conclut l’eurodéputé PS Emmanuel Maurel. Il reste du travail à ce socialiste, l’un des seuls élus de sa famille à battre le pavé aujourd’hui.

24 septembre 2017

http://www.lejdd.fr/

Lire aussi:

« On a beau le critiquer, Mélenchon fait le boulot », reportage dans la manif des Insoumis (JDD)

Lire la suite

23 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

haine (tendance claire)

patron

« Arrêtez vos menaces! »

Macron dénonce les « discours haineux » des « gens d’extrême gauche »

Dans les manifestations, « il y a aussi des expressions de gens d’extrême gauche qui portent de la violence là où elle n’est pas nécessaire », dénonce l’exécutif.

Emmanuel Macron a dénoncé, ce vendredi 22 septembre, en conseil des ministres, les « discours haineux » des « gens d’extrême gauche » présents dans les manifestations contre la réforme du travail, qui viennent « alimenter » des « militants radicaux ».

L’exécutif est « extrêmement attentif à la mobilisation syndicale parce qu’elle est légitime ». Mais « dans ces mobilisations, il y a aussi aujourd’hui des expressions de gens d’extrême gauche qui portent de la violence là où elle n’est pas nécessaire », a déclaré Christophe Castaner lors du compte-rendu du conseil des ministres.(…)

Fermeté face aux violences

« Il faut avoir en tête que la radicalité portée par certains dans le discours politique peut aboutir à faire le lit de femmes et d’hommes, de militants radicaux, on les a vus encore cette semaine, qui ne veulent rien ‘pour’ mais veulent ‘contre’, et veulent détruire. »

« Le président de la République a souhaité être extrêmement ferme et a demandé au ministre de l’Intérieur et au Premier ministre de veiller aussi à renforcer la sécurité de nos concitoyens chaque fois qu’elle est menacée par des actes d’individus dont je vous dis qu’ils sont dangereux », a conclu le secrétaire d’Etat.

22 septembre 2017

https://tendanceclaire.org/

Lire la suite

23 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

23 septembre (alternative libertaire)

jean luc

Tou-te-s ensemble contre Macron

En cette démonstration de la France Insoumise du 23 septembre, nous voulons nous adresser aux militant-es réuni-es à Paris pour débattre de la construction du rapport de force indispensable pour gagner. Faire des propositions et souligner une erreur.

Leçons des défaites

Rien de pire que nier les difficultés. Le poids du chômage et de la précarité pèse sur la vitalité des syndicats dans chaque entreprise et freine l’extension des grèves. Le recul des traditions militantes combatives pèse aussi. Pour redonner confiance dans la force de la lutte collective nous devons tirer les leçons de nos échecs en 2010 et 2016. D’abord admettre ce constat : les grosses manifs, même massives, et les journées de grèves à répétition ne suffisent plus pour gagner.

L’enjeu est donc bien de construire une contestation permanente, reconduite au quotidien jusqu’à la victoire. Mais comment atteindre la grève générale dans les conditions d’aujourd’hui ?

Grève, blocage, sabotage

La journée de grève est trop souvent gaspillée à piétiner derrière les camions à sandwichs. Elle doit au contraire être utile à réfléchir aux suites, au renforcement et à l’accélération de la mobilisation, service par service, entreprise par entreprise, ville par ville.

Les AG dans les zones industrielles et dans les villes sont l’occasion pour rencontrer les salarié-es des autres secteurs, et d’autres syndicats. C’est aussi le moyen d’associer les précaires, les retraité-es, la jeunesse dans des actions complémentaires à la grève. Et quand le rapport de force est trop faible pour décréter la grève reconductible, les équipes les plus énergiques doivent imaginer d’autres modes d’action : blocages, filtrages, ralentissement et sabotage de l’activité économique. L’autogestion des luttes au plus près des gens pour permettre à toutes et tous de s’y retrouver.

Unité et indépendance syndicale

Souvent il s’agit aussi et d’abord de reconstruire les outils de nos luttes, syndicats, asso- ciations, collectifs… Cela suppose un effort constant pour faire respecter l’indépendance de ces outils. Car c’est cette indépendance qui est la condition du rassemblement le plus large, de l’unité du camp des travailleuses et des travailleurs par delà les inévitables divisions politiques, parfois les haines, forgées dans la compétition électorale.

Nous avons trop souffert des comportements hégémoniques du PCF du temps de sa splendeur pour ne pas être vigilant-es au retour de telles visées. Les partis politiques et leurs élu-es peuvent certes apporter un soutien utile aux combats sociaux. Ils sont les bienvenus tant qu’ils ne cherchent pas à imposer leurs objectifs, leurs chefs et leurs calendriers.

Ainsi, pour ce 23 septembre, c’était aux syndicats de décider si, oui ou non, une manif un samedi contre les ordonnances Macron était une bonne idée à ce moment du calendrier de mobilisation. Mais imposer le 23 septembre de force ne pouvait qu’aggraver les divisions dans les syndicats avec les militant-es d’autres partis ; et nuire à la construction de la grève en y substituant la perspective, plus facile mais un peu vaine, d’une promenade un week-end à Paris.

23 septembre 2017

http://alternativelibertaire.org/

Lire aussi:

Le NPA tiendra un point fixe lors de la manifestation du 23 septembre

Leur unité et la nôtre (Révolution Permanente)

Y aller ou pas ? Révolution Permanente et la marche du 23 septembre (Révolution Permanente)

Commentaire: Un mauvais esprit dirait qu’il faut bien occuper les troupes en l’absence d’élection! Dommage que çà tombe en plein dans la lutte contre Macron!

 

Lire la suite

23 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

coup de force (politis)

ordonaznces

Macron met en scène son coup de force

La signature des ordonnances par le chef de l’État et leur promulgation n’est pas la fin du processus législatif. Le débat n’est pas clos et la mobilisation n’a pas de raison de cesser.

Emmanuel Macron aime décidément se mettre en scène.

La semaine dernière, le chef de l’État avait convoqué la presse dans son bureau à l’Elysée pour qu’elle assiste à la signature et à la promulgation des deux lois sur la confiance dans la vie politique. Une mise en scène à l’américaine, inhabituelle dans notre pays, assortie d’une courte allocution qu’il a renouvelée aujourd’hui. Il s’agissait, cette fois, de signer en direct à la télévision les ordonnances réformant le Code du travail contre lesquelles des dizaines de milliers de salariés ont encore manifesté hier.

Très calculé, ce show qui se voulait solennel avait deux objectifs.

D’abord assurer le service après-vente de cette réécriture contestée de notre droit du travail. Entouré de la ministre du Travail Muriel Pénicaud et du porte-parole du gouvernement Christo- phe Castaner, le chef de l’Etat a ainsi salué une réforme d’une « ampleur » sans précédent « depuis le début de la 5è République ». Ce faisant Emmanuel Macron l’a décrite comme « une transformation inédite de notre modèle social » quand, lors de la campagne des élections législatives, Edouard Philippe, son Premier ministre, et Muriel Pénicaud, promettaient plus modestement de le « rénover » ce qui, on en conviendra, n’est pas tout à fait la même chose.

Ensuite, et surtout, cette mise en scène élyséenne voulait faire croire, à la veille de la « marche contre le coup d’État social » organisée par la France insoumise, et des mobilisations syndi- cales d’ores et déjà prévues la semaine prochaine, que le processus d’adoption de cette réfor- me était achevé. Elle « rentrera en vigueur à compter de sa publication [qui pourrait intervenir dès ce week-end, NDLR]. Il y a une petite vingtaine de décrets qui sont prévus. Tous seront pris avant la fin de l’année. Ce qui veut dire que des premières réformes seront applicables dès les tout prochains jours », a assuré le chef de l’État.

La réalité institutionnelle est néanmoins un brin différente. Et plus subtile que la plupart des commentaires médiatiques qui ont suivi ce show télévisuel. Si les ordonnances sont, dans notre législation, applicables dès leur publication au Journal officiel, elles n’acquièrent force de loi qu’après leur ratification par l’Assemblée nationale et le Sénat. C’est ce que rappellent, à juste raison, les députés communistes Sébastien Jumel et Pierre Dharréville dans un communiqué : « Signer n’est pas ratifier. »

Jusqu’à l’adoption par les élus des deux chambres d’un projet de loi de ratification, le débat continue. Dans ces assemblées bien sûr. Mais aussi dans la rue, n’en déplaise à Emmanuel Macron dont la signature scénarisée constitue une nouvelle provocation adressée à tous ceux qui contestent sa réforme.

Lire la suite

23 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

perpinyà (cup npa)

66

Avec la participation de:

Joan Giner
Diputat de Podem al Parlement Català i militant d’anticapitalites
Député de Podem/Podemos au parlement Catalan militant d’Anticapitalistes)

Quim Arrufat
Exdiputat i membre dels Secretariat Nacional de la CUP
Ex-député et membre du Bureau National de la CUP

Facebook

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin