Archive | A gauche du PS

08 avril 2020 ~ 0 Commentaire

wall street (à l’encontre)

secu

Ce que Wall Street ne veut pas que vous sachiez 

Un premier médecin, le docteur Ming Lin, urgentiste, a été licencié pour avoir dit ouvertement son inquiétude quant à la sécurité défaillante dans les services d’urgence, et au manque de fournitures médicales, au manque de protections pour le personnel hospitalier. Il ne sera pas le dernier.

A l’instar de nombreux hôpitaux aux Etats-Unis, le Centre médical «PeaceHealth St. Joseph Medical Center», de Bellingham (Etat de Washington), où Ming Lin a travaillé 17 ans comme médecin urgentiste, a externalisé la gestion et le personnel de ses urgences.

Le Dr Ming Lin a poursuivi son travail aux urgences de l’hôpital, mais son employeur était désormais une firme de travail intérimaire plaçant des médecins, firme «spécialisée» pour les services d’urgence.

Ces sociétés de travail intérimaire sont souvent à l’origine des factures médicales surprises pour les services d’urgence, factures que les patients reçoivent après que leur compagnie d’assuran-ces a payé l’hôpital et les médecins. A cela peuvent s’ajouter des frais prohibitifs supplémentai-res pour des consultations que les assurances n’ont pas pris en charge.

Environ un tiers des services d’urgence des hôpitaux sont occupées par des médecins payés par deux sociétés de recrutement de médecins – TeamHealth et Envision Health – appartenant à des fonds d’investissement de Wall Street. Envision Healthcare emploie 69 000 travailleurs de la santé dans tout le pays, tandis que TeamHealth en emploie 20 000. Le fonds d’investissement Blackstone Group [1] est propriétaire de TeamHealth. Kravis Kohlberg Roberts (KKR) contrôle Envision.

Mission: Profit

La prise en charge des malades n’est pas leur mission. Leur but? Réaliser d’énormes profits à l’avantage de fonds d’investissement privé et de leurs actionnaires. Il est lamentable qu’elles surtaxent patients et compagnies d’assurances pour des soins médicaux urgents et désespéré-ment nécessaires. Mais il est encore plus inadmissible qu’elles musellent des médecins pour avoir pris la défense de leurs patients et de leurs collègues à l’heure même où la pandémie ravage les Etats-Unis tout entiers.

Et c’est bien ce que vient de faire TeamHealth, propriété de Blackstone. Mais pourquoi donc licencier un médecin urgentiste expérimenté au milieu d’une pandémie? Fréquentant la garde rapprochée du président Trump, le PDG de Blackstone, Stephen A. Schwarzman, craindrait-il pour cette relation si des médecins de TeamHealth informent le public que Washington a mal géré l’attribution des fournitures et des équipements de protection?

Qu’arriverait-il à Schwarzman si Trump estimait n’être pas assez apprécié des médecins de TeamHealth?

Le «PeaceHealth St. Joseph Medical Center» est peut-être le premier hôpital à avoir éjecté un médecin placé par une boîte de placement temporaire pour avoir dit la vérité au public. Peut-être ne sera-t-il pas le dernier. Maintenant, les hôpitaux préviennent les médecins traitant des patients COVID-19 qu’ils seront licenciés s’ils parlent à la presse.

L’«American Academy of Emergency Medicine» (l’Académie américaine de médecin d’urgence) a protesté contre l’éviction du Dr Ming Lin. Elle veut savoir comment TeamHealth a pu être autorisé à fournir des services hospitaliers alors que la loi exige des cabinets médicaux qu’ils appartiennent à un médecin agréé.

TeamHealth contourne la loi. En acquérant des cabinets de médecins, elle s’approprie tous leurs actifs: l’immobilier, les bureaux, l’équipement, les fournitures, l’inventaire et même les comptes débiteurs.

Sur le papier, ces cabinets médicaux appartiennent à une organisation que dirigent des médecins. TeamHealth l’a créée pour se conformer à la loi. Mais que signifie pour un médecin posséder un cabinet si ce dernier est dépourvu de moyens et de toute possibilité d’exister par lui-même?

La fureur des patients qui ont eu la surprise de recevoir ces factures médicales abusives a montré que TeamHealth contrôle la facturation des médecins qu’il fournit aux services urgences des hôpitaux.

Le licenciement du docteur Ming Lin lève le rideau sur un autre scandale: TeamHealth contrôle également les médecins.

(Cet article a été produit par Economy for All, un projet de Independent Media Institute, 7 avril 2020; traduction rédaction A l’Encontre)

Eileen Appelbaum est codirectrice du Center for Economic and Policy Research. Rosemary Batt est professeure à l’institut Alice Hanson Cook of Women and Work de Cornell University.

[1] Blackstone Group a été mise sur les rangs par la Macronie pour tirer profit de sa réforme des retraites.

Eileen Appelbaum Rosemary Batt 8 avril 2020

https://alencontre.org/

Commentaire:

On voit partout que les USA dépensent plus que la France en santé: un bémol: il versent encore plus au privé!

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08 avril 2020 ~ 0 Commentaire

labour ou socialisme? (socialist worker)

La stratégie de «rester et se battre» au sein du parti n’est pas un moyen pour un véritable changement socialiste

Les militants de gauche du parti travaillistent se demandent maintenant s’il faut quitter le parti ou «rester et se battre».

Beaucoup de ceux qui veulent rester citent Tony Benn, le député travailliste qui a autrefois mené un mouvement pour contrôler le parti. « Il n’y a pas de victoire finale, pas de défaite finale », selon la citation. «Il y a toujours la même bataille à mener. Alors endurcissez-vous! ». L’idée qu’il s’agit d’une guerre sans fin est une perspective assez sombre.

Toute l’histoire du parti travailliste a impliqué une lutte constante entre la gauche et la droite. Cela prenait généralement la forme de tensions entre ses membres, en majorité à gauche et ses députés pour la plupart à droite.

C’est le résultat d’une contradiction fondamentale au sein du parti travailliste.

Le Labour reflète les aspirations des travailleurs pour une amélioration réelle de leur vie. Mais il essaie de canaliser cela à travers le fonctionnement du Parlement, de l’État britannique et du système capitaliste, ces espoirs sont limités, retenus et méprisés. Il y a donc une tension permanente entre les militants du parti et les députés.

Socialisme

Les militants considèrent le Labour comme un vecteur de changement et même de socialisme. Les députés au Parlement, sont plus soucieux de se montrer suffisamment «responsables» pour pouvoir gouverner.

Dès 1907 – sept ans seulement après la fondation du parti – les députés travaillistes se sont donné le droit d’ignorer les décisions des membres. ( En 1905 la CGT adoptait la « Charte d’Amiens » en défiance envers le PS français blog)

Et chaque fois que la gauche s’approche de la direction, la droite utilise les pressions pour «l’unité» et de «l’électorabilité» pour les mettre au pas. Benn lui-même a été vaincu par cela. Après avoir presque remporté l’élection pour devenir chef adjoint, il a été convaincu par la droite de cesser de faire campagne dans l’intérêt de l’unité.

Son conseiller – qui a ensuite fondé Momentum ( association proche de Corbyn blog) – a pensé que c’était une bonne idée. Une longue dérive vers la droite et une purge des militants de gauche a suivi. Il semble maintenant que cela va se reproduire.

Benn avait raison – la gauche travailliste est condamnée à faire continuellement la guerre à la droite au sein du parti. C’est une guerre dans laquelle la droite a d’énormes avantages. Et même si la gauche gagne un contrôle temporaire, elle est limitée par le système.

Le moyen de l’éviter c’est de refuser d’être prisonnier de la droite – en construisant un parti axé sur l’activité par le bas et respectant les principes socialistes.

https://socialistworker.co.uk/

scotland

Scottish Labour barre à droite

L’aile droite de Jackie Ballie a remporté l’élection du chef adjoint du Parti Travailliste écossais. Sa victoire montre non seulement un mouvement vers la droite comme avec Keir Starmer, mais annonce un autre  désastre pour le parti en Écosse. Tout comme Starmer, Baillie prétend représenter le «changement».

Elle veut dire par là que les travaillistes auraient dû faire campagne encore plus ardemment contre le Brexit et contre un deuxième référendum sur l’indépendance.

Scottish labour s’oppose farouchement à un deuxième référendum sur l’indépendance.

Elle a été directrice de la campagne  « Better Together » qui a réuni le Parti Travailliste et la coalition Tory-LibDem lors du référendum de 2014. Baillie a battu le candidat de gauche, Matt Kerr, par 10 300 voix contre 7 500 voix.

Les socialistes d’Écosse qui veulent mener la lutte contre les conservateurs et condamner le Parti National écossais, co-responsable de l’austérité doivent regarder à l’extérieur du Parti Travailliste.

Hector Sierra

https://socialistworker.co.uk

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08 avril 2020 ~ 0 Commentaire

labour (socialist worker)

sir keir

Le nouveau leader travailliste est un « Sir »: un chevalier du royaume

Le Labour vire à droite

Keir Starmer nomme son cabinet fantôme

Le nouveau chef travailliste Keir Starmer a commencé à déplacer son parti vers la droite. Sa victoire est un signe que de nombreux membres ont été gagnés par l’argument selon lequel le Parti Travailliste a perdu les élections générales de 2019 parce qu’il était trop à gauche.

Starmer a gagné dans toutes les catégories de membres et a battu la candidate de gauche Rebecca Long-Bailey à environ deux contre un parmi les membres individuels et les syndicats.
Le candidat  gauche Richard Burgon est arrivé troisième dans la course à la vice-présidence.

Starmer a fait campagne sur la promesse de défendre l’héritage de Corbyn tout en faisant appel à la droite et en appelant à «l’unité». Pourtant, dans un communiqué faisant suite à sa victoire, Starmer montrait déjà des signes d’entrainement du Labour vers la droite.

Il a déclaré que les travaillistes auraient «le courage de soutenir» le gouvernement conservateur pendant la crise des coronavirus «dans l’intérêt national». « Pas d’opposition pour le plaisir de l’opposition », a-t-il dit. «Ne pas défendre la politique du parti et faire des revendications impossibles.»

À chaque étape, la réponse des conservateurs à l’épidémie a été de faire passer les intérêts des patrons avant la vie et la sécurité des gens ordinaires. Mais Starmer a déclaré que l’objectif du Labour pendant l’épidémie était «le même que celui du gouvernement».

Radical

Il a promis que le Parti travailliste resterait un parti anti-austérité – mais a refusé de dire s’il maintiendrait les politiques radicales du manifeste de 2019. Sa victoire a été célébrée par des députés de droite et les journaux comme un retour à un leadership «sensé», comme son soutien à la politique conservatrice.

Starmer a également retiré des députés de l’aile gauche du cabinet fantôme et les a remplacés par de nouveaux membres de l’aile droite, relativement inconnus. Il s’agit notamment de Rachel Reeves qui a précédemment laissé entendre que l’immigration pouvait causer des émeutes raciales et qui a déclaré que le Parti travailliste n’était «pas le parti des bénéficiaires de prestations».

L’ex chef discrédité du Parti travailliste, Ed Miliband, a été repêché dans le « Cabinet frantôme » en tant que secrétaire adjoint aux affaires et à l’énergie. Diane Abbott a été remplacée par Nick Thomas-Symonds qui s’est joint à la tentative de renverser Jeremy Corbyn en 2016. Starmer est va sûrement lancer une chasse aux sorcières contre la gauche sous prétexte de construire l’unité.

Dans sa déclaration, il a déclaré que l’antisémitisme avait été une « tache pour notre parti ». C’était une référence à la campagne visant la politique de Corbyn -  son soutien à la Palestine – qui se voulait une preuve que l’antisémitisme était encouragé ou toléré.

Sa victoire devrait être le dernier clou dans le cercueil pour l’idée que la place de la gauche est à l’intérieur du Parti travailliste. La résistance aux Tories se fera en dehors du parlement.

Nick Clark 7 Mars 2020

https://socialistworker.co.uk/

Commentaire:

Le  » Cabinet fantôme » est le gouvernement de rechange des travaillistes

 

 

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08 avril 2020 ~ 0 Commentaire

jeau paul sénéchal (l’anticapitaliste)

jp s

https://npa2009.org/

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07 avril 2020 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (l’anti-k)

olivier b

Pour Olivier Besancenot, « une réappropriation collective et publique est à inventer »

En quoi la crise que nous traversons démontre la nécessité de rompre avec le système actuel ?

Olivier Besancenot. C’est désormais une question de survie. On pressentait déjà à quel point la phase de mondialisation libérale des 30 dernières années – promesse de stabilité pour les marchés financiers – avait atteint ses limites.

Mondialisé, le capitalisme a fini par faire le tour de la planète. Ce n’est pas un puits sans fond. On l’a vu avec la crise financière de 2008, avec la crise climatique et maintenant avec la crise sanitaire. Le système est confronté de manière dramatique à ses propres contradictions. Mais, pour reprendre la formule de Walter Benjamin, le capitalisme ne mourra jamais de mort natu-relle. Tout l’enjeu est de l’y aider. Car le jour d’après peut, si on les laisse faire, être pire que le jour d’avant.

Comment éviter que la facture de la crise économique qui s’annonce ne soit présentée aux citoyens ?

O B. La question, c’est qui aura la main sur le modèle de production dans le monde d’après ? Une réappropriation collective et publique est à inventer, notamment pour que l’industrie réponde aux besoins sociaux.

Il ne s’agit pas simplement de revenir sur les privatisations de services publics, mais d’exproprier des intérêts privés de certains secteurs trop importants pour les laisser à la logique folle de l’éco-nomie de marché. Cette logique consiste aujourd’hui à obliger des salariés d’Airbus à fabriquer des hélicoptères de guerre, tout en étant incapable de réquisitionner une entreprise, Luxfer, seule à même de fabriquer des bouteilles d’oxygène.

À défaut, les travailleurs, les opprimés, les exploités paieront à coup sûr une facture socialement dramatique. C’est ce qui s’amorce déjà avec les congés payés, la durée hebdomadaire du temps de travail.

Les conséquences écologiques seront elles aussi catastrophiques car la course à la croissance reprendra de plus belle. Au niveau politique, les gouvernements libéraux envisagent déjà la stratégie du choc pour imposer des recettes impopulaires. L’autoritarisme n’est que le revers de la médaille capitaliste. Il faut y opposer un choc de solidarité.

Ce choc de solidarité, par quelles mesures passe-t-il concrètement ?

O B. L’après commence dès maintenant. La priorité, financière notamment, doit être donnée à la solidarité. À commencer par les services de santé. Il faut obtenir sans délai les ouvertures de lits, les milliers d’embauches nécessaires, le matériel de protection. Le décalage entre les effets d’annonce et la nécessité vitale est intolérable.

Ne serait-ce que pour les Ehpad, il faudrait 2 millions de masques par jour. Sans compter, outre les soignants, tous ceux dont le travail demeure indispensable. L’enjeu immédiat est de faire en sorte que les milliards d’euros publics – l’argent des contribuables, donc le nôtre – reviennent à l’urgence sanitaire. Si on les laisse filer vers les grandes entreprises et les banques, ils seront définitivement perdus pour le monde d’après.

Le gouvernement ne prend pas la mesure de la colère sourde et grave qui monte. Imaginer une seule seconde qu’on puisse fonctionner comme avant avec le démantèlement des services publics de la santé, du transport, de l’éducation, la couverture sociale, etc., est inconcevable.

Le pouvoir reconnaît lui-même que le système économique sera confronté à une crise systémique. C’est avouer ses failles pour un gouvernement qui, il y a quelques semaines encore, invitait avec sa réforme des retraites le monde des assureurs à prendre la place de notre système de solidarité.

Cette crise donne à voir la concentration du pouvoir. Quelles ruptures démocratiques sont nécessaires ?

O B. Cela commence par lever ici et maintenant la loi d’urgence qui permet à l’exécutif de gouverner par ordonnances et décrets et de concentrer un peu plus encore le pouvoir. Au plan politique, nous arrivons à la croisée des chemins : soit la tentation de la main de fer de la part des classes dominantes, soit, au contraire, l’invention d’une société qui fonctionne du bas vers le haut.

Cela implique d’en finir entre autres avec la 5è République et de remettre à plat, dans un proces-sus constituant, toutes les règles démocratiques. Mais aussi d’ouvrir ce chantier dans le milieu de l’entreprise. Les salariés du public comme du privé ne disposent de pratiquement aucun droit de regard. Or la crise sanitaire montre, par exemple, comment ils sont les mieux placés pour savoir de quelles protections ils ont besoin.

Après le mouvement social historique de cet hiver, comment construire le rapport de forces nécessaire à un « jour d’après » qui aille dans le sens du progrès ?

O B. Si on espère des politiques qui imposent un choc de solidarité, des politiques émancipa-trices, égalitaires, écologiques, il faut au préalable être capable de stopper le rouleau compres-seur des politiques libérales et autoritaires. Donc, que toutes les forces sociales, politiques et syndicales soient unies pour de bon.

Publié par l’Humanité, propos recueillis par Julia Hamlaoui. Toute la semaine, l’Humanité interroge les responsables de gauche sur leur vision du « Jour d’après ». Entretien avec le porte-parole du NPA, qui plaide pour un « choc de solidarité ».

Lundi 6 avril 2020 L’Humanité

https://www.anti-k.org/

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07 avril 2020 ~ 0 Commentaire

l’état du nhs (socialist worker)

boris

Commentaire:

Le « pauvre » Boris est hospitalisé et le choeur des médias s’apitoie. Une petite contribution sur la situation créé par son parti, les « Tories »

Dix ans d’austérité et la réalité brutale du régime conservateur

Une décennie de gouvernement conservateur a réduit les services clés, saccagé la santé sauvages et plongé davantage de personnes dans la pauvreté. S’ils restent, la vie des gens de la classe ouvrière va empirer, rapportent.

La nouvelle que les temps d’attente à la NHS (le système de santé) ont atteint leur plus haut niveau est une condamnation accablante pour les conservateurs. Le mois dernier, quelque 80 000 personnes ont attendu quatre heures un lit. Une personne sur dix suspectée de cancer n’avait pas été vue depuis deux semaines.

Et il y a 43 000 postes d’infirmières vacants dans le NHS.

Les conservateurs ont passé une décennie à taper sur  le service de santé.  Maintenant ils essaient de faire croire qu’ils investiront dans les soins aux patients.

Pour réellement améliorer les services, le budget du NHS en Angleterre devrait augmenter d’au moins 4% par an. Pourtant, la promesse des conservateurs de 20,5 milliards de livres sterling d’ici 2023-24 ne représente que 3,4%. Cela n’annulera même pas les dégâts qu’ils ont causés. Personne ne peut faire confiance à leurs promesses.

Paul est un agent de santé qui gère un service de réadaptation externalisé qui fait partie du NHS. Il nous a déclaré qu’à cause des coupes des conservateurs et de la privatisation  «le personnel fond en larmes, tombe malade de stress ou quitte le travail».

«J’avais l’habitude d’avoir 40 dossiers à voir plus souvent». « J’en ai maintenant 70 à 80 après qu’ils aient dit qu’il devrait y avoir un  » plafond  » de 65 il y a quelques années. « Vous n’avez plus de temps dans une journée, vous ne pouvez pas faire votre travail aussi bien que vous le souhaiteriez. »

Les services de santé ne consistent pas seulement à administrer des médicaments. Les économies des conservateurs ont miné la capacité des travailleurs à veiller au bien-être général des patients. «Normalement, vous alliez les voir pour avoir un entretien approprié, mais vous n’avez plus le temps de le faire. Je fini le travail à 18h30, mais à 19h30 j’ai dû revenir voir le patient à mon propre rythme. »

Ce n’est pas étonnant que le NHS soit un tel gâchis. Depuis que les conservateurs sont arrivés au gouvernement en 2010, les budgets annuels de dépenses du NHS ont été les plus faibles de l’histoire du service.

Sous David Cameron, les augmentations annuelles étaient de 1,4%, contre 6% dans les années 2000. C’est même inférieur aux 2,7% de l’ancienne premier ministre conservateur Margaret Thatcher lorsqu’elle a conduit le NHS au point de rupture dans les années 1980. Et le NHS a besoin de plus d’argent pour répondre aux besoins de santé d’une population vieillissante.

Ce que les conservateurs ont donné d’une main, ils l’ont repris de l’autre.

Ils avaient promis 8 milliards de livres sterling, mais en échange de l’économie de 20 milliards de livres sterling par les patrons d’ici 2020-2021. De nombreux travailleurs du NHS ont salué le «plan de sauvetage» du Parti Travailliste (Labour) de 26 milliards de livres sterling. Les agents de santé voulaient « un changement de gouvernement ».

Leur plan verrait les dépenses annuelles augmenter à 3,9%. Cela comprendrait 24 000 infirmier-e-s supplémentaires, 5 000 places de formation en médecine générale et des médicaments gratuits. Il y aurait 5 milliards de livres pour l’amélioration des bâtiments et plus de 2 milliards pour les services de santé mentale.

Ce serait un coup de pouce bien nécessaire, mais des augmentations annuelles plus importantes seront nécessaires pour réellement améliorer les services. Le Labour doit également revenir sur les privatisations. Jeremy Corbyn a parlé de «renationaliser» le NHS.

«Tout devrait aller au service et au patient.» Pour sauver le NHS, nous devons virer les conservateurs et tous les privatisateurs.

Des chiffres

130 000 «décès évitables» au cours des sept dernières années en raison des baisses des conservateurs dans la santé publique

40 000 postes infirmiers non pourvus en Angleterre.
68 500 le nombre de ces manques d’ici 2024 suite à la décision des conservateurs de supprimer les bourses pour les étudiant-e-s-infirmier-e-s du NHS
10 000 postes de médecins non pourvus en Angleterre
Un mois avant de voir votre médecin généraliste en moyenne
Sarah Bates et Tomáš Tengely-Evans / Sunday 17 Nov 2019
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06 avril 2020 ~ 0 Commentaire

nancy (a et r)

aetr

CHRU de Nancy : une provocation et un avertissement

Lors de son point presse du vendredi 3 avril, le directeur de l’Agence régionale de la santé du Grand Est – une des régions du pays les plus touchées par la pandemie – a déclaré qu’il n’y a « pas de raison de remettre en cause le Copermo [Comité interministériel de performance et de la modernisation de l'offre de soins] pour le CHRU ».
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Pour les non-initiés, cela veut dire qu’il n’est pour lui pas question de revenir sur les 598 suppressions de postes et 174 fermetures de lits prévus d’ici 2025.
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Une declaration qui en dit long sur le mépris à l’égard des soignants et soignantes qui jour et nuit prennent en charge les malades dans des conditions déplorables et sont contraints de s’exposer eux et elles-mêmes au virus pour sauver des vies.
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Ce dont témoigne les communications quotidiennes du syndicat CGT du CHRU, qui rend publique la nature des échanges entre les organisations syndicales et la direction du CHRU :
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Matériel de protection défectueux ou de mauvaise qualité, comme les lunettes et les surblouses, quand il ne manque pas tout simplement, charge de travail insupportable, nombre de patients qui seront transférés vers d’autres régions ou pays etc.
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Alors à juste titre, la declaration du représentant du gouvernement dans la région en matière de santé a été prise pour ce qu’elle est : une véritable provocation.
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Une provocation tellement évidente que la direction du CHRU elle-même a réagi par une lettre du président de son conseil de surveillance, Laurent Henart le maire pas franchement progressiste de Nancy, et le président de sa commission médicale d’établissement.
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Comme dans beaucoup d’hôpitaux, la direction en connait pourtant un rayon en terme de provocation puisque fin mars, dans un message aux personnels le directeur général Bertrand Dupont écrivait que les réorganisations de ces dernières années avaient « permis d’être préparés à la vague qui arrive »... Au moment même où il utilisait des étudiants et des étudiantes pour combler les manques d’effectifs, c’est-à-dire les postes supprimés.
Devant le tollé suscité, Olivier Veran le ministre de la Santé, a répondu aujourdhui sur Twitter :   « L’heure viendra de tirer les enseignements de cette crise sans précédent et de refonder notre hôpital. Tous les plans de réorganisation sont évidemment suspendus à la grande consultation qui suivra », a-t-il assuré.
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Si la grande consultation est à limage du grand débat pour répondre au mouvement des Gilets jaunes, cela n’augure évidemment rien de bon.

Cette provocation de l’ARS est aussi un avertissement :

Pour nos dirigeants, seuls comptent les profits et leurs plans d’économies sur notre dos, quelles qu’en soient les conséquences.

Ils ne tireront aucune leçon de la crise sanitaire actuelle. Ils mettront en oeuvres après les politiques qu’ils mettaient en œuvre avant, celles-là mêmes qui ont mené à la catastrophe actuelle. À moins que par notre mobilisation nous les en empêchions.

A&R 5 avril 2020

https://anticapitalisme-et-revolution.blogspot.com/

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06 avril 2020 ~ 0 Commentaire

retrait général! (a et r)

ouvrier

Tu vas aller bosser?

Rouvrir les entreprises est criminel. Retrait général !

Il aura fallu trois mois à ce gouvernement tellement plus préoccupé de faire rentrer de l’argent
dans les caisses du patronat qu’à épargner des vies pour reconnaître à demi-mots que le port
généralisé du masque était nécessaire pour endiguer la propagation de l’épidémie.

Sauf que des masques, déjà pour les soignants il n’y en a pas… alors pour tous les autres, on repassera !

Scandales et mensonges d’Etat s’accumulent

Et s’il n’y a ni masques, ni tests de dépistage, ni surblouses pour les soignants, ni respirateurs
en nombre suffisant, ni assez de personnel dans les hôpitaux dans un pays qui est la sixième
puissance économique mondiale ce n’est pas la faute à « pas de chance »!

C’est le résultat d’une politique délibérée et assumée par tous les gouvernements qui se sont succédé depuis une bonne décennie.

Ils ont tous préféré déverser des milliards aux actionnaires du CAC 40 plutôt que de financer le service public de santé et de garantir le droit le plus élémentaire de la population à ne pas être frappée par une maladie, qui est certes nouvelle et méconnue par bien des aspects mais qui n’est pas la première de ce genre.

Ils ont tous laissé à l’abandon de manière cynique les établissements d’accueil des personnes âgées, les EHPAD, dont les personnels ont pourtant largement crié au secours…

Et leur cynisme a été jusqu’à cacher jusqu’à la semaine dernière le nombre de morts du Covid-19 dans ces EHPAD durement frappés par l’épidémie. Macron, Philippe, Buzyn, et toute la clique, vous devrez payer pour tout çà !

Réquisition sous contrôle ouvrier de toutes les entreprises nécessaires à notre santé et les 45 milliards prévus pour les entreprises versées immédiatement à l’hôpital public !

Leurs drones surveillent nos sorties mais ils veulent qu’on retourne au boulot! Alors que la triste litanie des malades et des morts du Covid-19 rythme désormais chaque jour nos vies, le gouver-nement et les patrons cherchent à faire reprendre le plus vite possible le chemin du travail à des millions de travailleurs et de travailleuses.

Ce sont déjà pourtant six salariés sur dix qui n’ont jamais été confinés et qui ont continué à travailler depuis le 16 mars, et ce, dans l’extrême majorité des cas dans des conditions mettant en danger leur vie et celles des autres. Mais ce n’est pas encore assez pour ce gouvernement et ces patrons criminels.

Que ce soit dans le BTP, dans l’industrie, dans les transports, dans le commerce, les salariés sont sous la pression de la reprise. Le patronat, encouragé par les ordonnances « d’état d’urgen-ce sanitaire » s’en donne à cœur joie pour s’attaquer aux salariés et au droit du travail : ruptures de contrats, faux chômage partiel, congés obligatoires, et même incitation à prendre de la chloroquine…

Partout, quel que soit le secteur, les patrons ne respectent pas les règles.

L’occasion est bonne, ces gens-là sont des tueurs en série ! Sauvons-nous nous-mêmes, refusons d’aller mourir pour les profits. Face à ce crime organisé, notre réponse immédiate doit être la généralisation du droit de retrait à tous les secteurs non-essentiels de l’économie.

Les usines automobiles, les fours de la sidérurgie, les entrepôts d’Amazon, les plate-forme Colis de la Poste, les Drive de chez Mac Do n’ont pas à tourner et si les patrons et leurs larbins pensent qu’ils sont essentiels, qu’ils y aillent eux-mêmes !

Et pour tous les secteurs vitaux, pas de travail sans masques, tests de dépistage, respect des règles de sécurité, partage du travail entre toutes et tous, réduction du temps de travail à 32 H,  pas de prime de « mort » mais augmentation générale des salaires !

Exerçons collectivement un contrôle sur tout ce qui est produit et sur tout ce qui circule 

Nous savons, nous en tant que travailleuses et travailleuses ce qui est utile et urgent ! Il devient
urgent que l’ensemble des organisations syndicales, politiques, associatives, toutes les AG,
coordinations issues des grèves et des récentes mobilisations sociales proposent une journée
commune d’action qui combinerait droits de retrait, grèves, manifs aux fenêtres, banderoles…

Et il faudra descendre en masse dans la rue dès le premier samedi post-confinement, contre
Macron et sa politique criminelle.

https://anticapitalisme-et-revolution.blogspot.com/

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A&R (Anticapitalisme et Révolution) est un courant du NPA

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06 avril 2020 ~ 0 Commentaire

peine de mort (el diario)

 bourreau mort
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Lorsque Zaragosse a vaincu la peine de mort
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La bourgeoisie locale florissante et les mouvements ouvriers à forte composante libertaire ont uni leurs forces à plusieurs reprises pour empêcher l’exécution de prisonniers condamnés à la potence à la fin du 19è siècle à Zaragosse. Les échafauds que l’armée installait à proximité de l’actuel marché central ont été détruits à plusieurs reprises à la veille des exécutions.
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La bourgeoisie et les mouvements libertaires et ouvriers ont tissé à plusieurs reprises d’étranges alliances à Zaragosse à la fin du 19è siècle, démontrant avec succès leur rejet de la peine de mort. Sans les révoltes et le sabotage , plusieurs personnes reconnues coupables pour des délits de droit commun seraient mortes sur les échafauds que l’armée dressait à proximité de l’actuel marché central.
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Cette place, située à proximité de la rue Predicadores, où se trouvait la prison de Zaragosse pendant des décennies, porte le nom de Juan de Lanuza en mémoire du juge du même nom, décapité le 20 décembre 1591 par ordre de Felipe II après un conflit entre la noblesse locale et la couronne quelques semaines avant la prise de la ville par les troupes castillanes, qui n’ont rencontré aucune résistance.La milice aragonaise, de seulement 2 000 hommes, s’était dispersée en vérifiant que l’armée du roi les sextuplait en nombre, après quoi Lanuza se réfugia à Épila pendant un peu plus d’un mois avant de rentrer à Saragosse. Il fut été arrêté le jour même de son arrivée pour être décapité le lendemain.
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« Le commerce a fermé ses portes
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« Trois cents ans plus tard, le peuple de Zaragosse empêchait l’exécution des prisonniers, à un moment où l’opposition à la peine de mort est devenue un point de confluence entre la bourgeoisie locale et les mouvements ouvriers, deux groupes qui maintenaient des divergences évidentes et des confrontations difficiles dans ce qu’on appelait à l’époque « la question sociale ».
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Cette alliance a fonctionné à l’automne de 1892. Le 21 septembre, quatre personnes reconnues coupables du meurtre du chapelier Conesa, ont été fixées sur la date de leur exécution. Le directeur de l’atelier et l’épouse du propriétaire, qui entretenaient une relation , avaient embauché pour le tuer un tueur à gages et une quatrième personne. Cependant, le procès et les condamnations avaient laissé à la population le sentiment que quelqu’un avait disparu du banc des accusés et était protégé en raison de sa position sociale.
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La femme et l’un des complices avaient été graciés quelques mois plus tôt, alors que l’amant et le tueur à gages présumé étaient toujours dans le «  couloir de la mort  » lorsque, la veille de l’exécution, une manifestation pour demander sa grâce a  traversé Zaragosse. »
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Alors que la manifestation passait, les commerce a fermé leurs portes », raconte Víctor Lucea dans un ouvrage sur « Prisonniers, bourreaux et foules », dans lequel il décrit une marche en présence de conseillers, de députés et de représentants de l’université, de la chambre de commerce et de la chambre agraire et de différentes associations de commerçants et d’agriculteurs, avec les syndicats amenant la présence de « travailleurs et de femmes du peuple en grand nombre ».
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La légitimation des « classes populaires »
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Le gouverneur civil (préfet) a promis, après avoir rencontré une délégation de manifestants, de communiquer la demande de grâce au gouvernement, mais il ne l’a pas fait. « Le lendemain matin, le public s’est pressé devant la prison en attente du pardon, alors quand le drapeau noir qui confirmait l’exécution est apparu, une colère profonde s’est répandue dans la foule ».Le lendemain matin, les magasins sont restés fermés et la Cour a jugé impossible « d’embaucher un menuiser et cela quelque soit le salaire  » pour construire la potence, dans un mouvement de pression qui a fini par produire des résultats le même jour: non il n’y aurait pas d’exécution.
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« Il semble clair que, qu’il y avait un désir général pour l’amnistie, les protestations populaires dans l’affaire Conesa sont plutôt une exception à la règle », explique Lucea, qui note qu’à la fin de ce siècle il y avait un tel climat de mobilisation à Zaragosse grâce au mouvement ouvrier, que cela  favorisait la protestation, en plus d’un sentiment général penchant pour l’innocence des coupables.
« Ce qui s’est passé dans la rue avec l’affaire Conesa a confirmé les classes populaires dans leur légitimité à demander publiquement justice, comme on peut le déduire de certains commentaires ultérieurs », ajoute-t-il.
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Le bourreau de Barcelone remplace celui de Zaragosse
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Les mobilisations populaires n’obtiendront pas le même résultat en d’autres occasions, comme ce fut le cas l’année suivante avec l’exécution du soldat Juan Chinchaurreta, reconnu coupable d’avoir tué, avec deux autres soldats (graciés), un travailleur de la canne à sucre pour lui voler les cinquante pesetas qu’il apportait à sa famille à Anzánigo, ou en 1900, avec l’exécution des frères Mariano et Lorenzo Ara, reconnus coupables de la mort d’un marchand sur la Plaza del Justicia.
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Ni les émeutes tout au long de la journée, ni le fait que l’échafaud avait été détruit lors d’un sabotage la veille du jour fixé pour les exécutions n’ont pu les empêcher. Les frères Ara ont été les derniers exécutés en public à Zaragosse.Ils furent tués par Nicómedes Méndez, le bourreau de l’Audiencia de Barcelone, qui avait remplacé José González Irigoyen qui après une carrière affreuse de deux cents exécutions (c’est l’homme qui a versé le plus de sang en Espagne), le tribunal de Saragosse avait ordonné son retrait après la mort de Chinchaurreta.
Eduardo Bayona 04/05/2020
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Commentaire:
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Et si les bourgeois abolitionnistes n’avaient tout simplement pas envie « d’énerver » les anarchistes très puissants? Zaragosse et l’Aragon sont la région où le communisme libertaire est allé le plus loin en 1936, avant d’être « remis au pas » par les bourgeois du Front Populaire ».
On peut aussi réfléchir sur la « justice » que l’on nous sert comme « apolitique », « universelle » et qui s’avère être soumise, comme le reste, aux rapports de force de la lutte des classes!
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05 avril 2020 ~ 0 Commentaire

rosa (npa)

mai 68

Encore et toujours, socialisme ou barbarie

En 1915, Rosa Luxemburg, emprisonnée pour son refus de la guerre, écrivait un texte (1) dont nous avons extrait ces lignes qui résonnent toujours en cette époque de pandémie.

« Souillée, déshonorée, pataugeant dans le sang, couverte de crasse ; voilà comment se présente la société bourgeoise, voilà ce qu’elle est.

Ce n’est pas lorsque, bien léchée et bien honnête, elle se donne les dehors de la culture et de la philosophie, de la morale et de l’ordre, de la paix et du droit, c’est quand elle ressemble à une bête fauve, quand elle danse le sabbat de l’anarchie, quand elle souffle la peste sur la civilisation et l’humanité qu’elle se montre toute nue, telle qu’elle est vraiment. […]

Friedrich Engels a dit un jour : « La société bourgeoise est placée devant un dilemme : ou bien passage au socialisme ou rechute dans la barbarie. »

Mais que signifie donc une « rechute dans la barbarie » au degré de civilisation que nous connaissons en Europe aujourd’hui ? Jusqu’ici nous avons lu ces paroles sans y réfléchir et nous les avons répétées sans en pressentir la terrible gravité.

Jetons un coup d’œil autour de nous en ce moment même, et nous comprendrons ce que signifie une rechute de la société bourgeoise dans la barbarie. […]

Nous sommes placés aujourd’hui devant ce choix : ou bien triomphe de l’impérialisme et décadence de toute civilisation, avec pour conséquences, comme dans la Rome antique, le dépeuplement, la désolation, la dégénérescence, un grand cimetière …

Ou bien victoire du socialisme, c’est-à-dire de la lutte consciente du prolétariat international contre l’impérialisme et contre sa méthode d’action : la guerre. C’est là un dilemme de l’histoire du monde, un ou bien – ou bien encore indécis dont les plateaux balancent… […] »

Mercredi 1 avril

https://npa2009.org/

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