Djamel (LCE)
Malgré l’accumulation d’éléments accablants contre le conducteur accusé d’avoir percuté volontairement Djamel Bendjaballah près de Dunkerque, la justice écarte toujours la piste raciste dans la mort de l’éducateur.
Les preuves s’accumulent, de plus en plus flagrantes ? Qu’importe : la justice se refuse toujours à retenir la circonstance aggravante du racisme dans la mort, le 31 août 2024, près de Dunkerque, de Djamel Bendjaballah, percuté puis écrasé deux fois sous les yeux de sa propre fille par Jérôme D. La victime, un éducateur spécialisé, vivait avec l’ex-femme du chauffard.
L’enquête a établi que, les mois précédant le drame, ce dernier accablait son rival d’injures et de gestes disant sa haine des Arabes. Jérôme D. était dans le viseur de la police car il militait au sein de la Brigade française patriote (BFP), un groupuscule se préparant à la guerre contre les musulmans.
Comme l’a appris « Le Canard », la DGSI elle-même qualifie la BFP de « raciste, islamophobe, survivaliste » et le Parquet national antiterroriste (Pnat) a apporté, en octobre 2025, de nouveaux éléments sur la proximité de Jérôme D. avec un certain Teddy Batista, ex-trésorier du mouvement néonazi dissous Honneur et Nation, qui aime porter un joli tee-shirt noir floqué au nom d’« Adolf ». Questionné par les enquêteurs, Batista a nié… avant d’admettre plus tard ses liens avec Jérôme D.
21 avril 2026


































