16 avril 2026 ~ 0 Commentaire

Médicaments (Le Tél)

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Privilégier les génériques

« 800 millions d’euros d’économies »

Des industriels des médicaments abordables plaident pour une plus grande utilisation des génériques, estimant que la France pourrait économiser 800 millions d’euros par an.

Les traitements « abordables » sont en moyenne 40 % moins chers que les spécialités de référence, selon l’Alma.

Les médicaments à moindre coût, notamment les génériques, sont trop peu utilisés en France alors qu’ils peuvent générer d’importantes économies pour le système de santé, a plaidé ce mercredi un nouveau lobby qui rassemble les spécialistes des traitements « abordables ». « Si on arrivait à atteindre le taux de pénétration des médicaments génériques en Allemagne, 800 millions d’euros d’économies additionnelles seraient générés mécaniquement chaque année », a estimé auprès de l’AFP Sébastien Michel, président de l’Alliance des médicaments abordables (Alma).

Cette organisation, lancée mercredi, va remplacer le Gemme, le lobby des médicaments génériques en France. L’Alma ambitionne un périmètre un peu plus large, autour des médicaments dits « abordables ».

Ces derniers comprennent essentiellement les génériques, c’est-à-dire des versions identiques de médicaments dont les brevets ont expiré, et les biosimilaires, qui sont eux semblables mais pas absolument identiques.

En moyenne 40 % moins chers

Les traitements « abordables » sont en moyenne 40 % moins chers que les spécialités de référence, selon l’Alma, Ils traitent chaque année 28 millions de patients et généreraient ainsi 2,5 milliards d’euros d’économies, estime-t-elle.

Mais la France, regrette-t-elle, reste à la traîne : la part de marché des génériques y est seulement de 44 % contre 79 % au Canada, 80 % au Royaume-Uni et 84 % en Allemagne, soit presque le double, souligne l’Alma dans un communiqué. Même chose pour les biosimilaires, avec 52 % en France, contre 85 % au Canada, 79 % en Italie ou 66 % au Royaume-Uni.

Certes, « depuis un peu plus d’un an, on commence petit à petit à rattraper ce retard », l’usage des biosimilaires ayant sensiblement augmenté, a constaté Sébastien Michel, également directeur des affaires publiques chez Viatris, acteur majeur du secteur.

Le cadre reste néanmoins trop contraignant au goût des industriels. L’Alma estime que trop peu de médicaments peuvent être remplacés par un biosimilaire, et souhaite un élargissement.

Toutefois, le syndicat appelle aussi à « stopper la spirale de dépréciation des prix » : cette année, le périmètre des médicaments produits par l’Alma est visé par une baisse de prix de 200 millions d’euros. Or, leurs prix « sont largement inférieurs par rapport au reste de l’Europe, quasiment de moitié », assure l’organisation.

15 avril 2026

https://www.letelegramme.fr/

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