Fukushima (SDN)
À la veille des 15 ans de la catastrophe de Fukushima
Un pas de plus vers l’indécence avec le sommet mondial sur l’énergie nucléaire
Indécence de la date choisie d’abord : un sommet sur le nucléaire civil la veille de la commémoration de la catastrophe de Fukushima, deuxième accident nucléaire le plus grave après Chornobyl, il fallait y penser.
Indécence à parler de nucléaire « sûr » ensuite. Le sommet qui a lieu aujourd’hui promeut « la vision d’un nucléaire civil de confiance, sûr et pacifique ». Un comble au vu des impacts des catastrophes nucléaires sur tout le vivant.
Les parcs nucléaires sont vieillissants donc de plus en plus dangereux. Il est indécent et irresponsable de parler de nucléaire sûr ou d’énergie d’avenir au vu des catastrophes du passé, des incidents à répétition et de la vulnérabilité face au changement climatique toujours sous estimée (comme à Gravelines où la centrale risque de se retrouver les fondations dans l’eau).
En faisant référence à une énergie « pacifique » dans un contexte où la relance de l’atome civil concorde avec la relance de l’atome militaire, les communicants du gouvernement se livrent à un tour de passe-passe extrêmement malhonnête. Le nucléaire civil et le nucléaire militaire n’ont jamais été décorrélés.
Indécence à faire référence aux « usages pacifiques de l’atome » dans le contexte de guerre internationale et de relance du nucléaire militaire.
Les installations nucléaires ne sont pas à l’abri des dangers que font peser sur les citoyens les guerres et les bombardements : à Zaporijia, la centrale nucléaire est occupée illégalement depuis 4 ans et le début de l’invasion globale du pays par la Russie. Les attaques sur l’Iran font craindre qu’une situation semblable se répète. Tandis qu’en France la relance du nucléaire par le E. Macron questionne, « Pour être libre, il faut être craint » assure le Président.
Or, les ogives françaises qui équipent les sous-marins « de la dissuasion » sont environ 30 fois plus puissantes que les bombes qui ont été utilisées à Hiroshima et Nagasaki. Des bombes d’une telle puissance ne peuvent vraisemblablement viser que des cibles civiles. De qui veut donc être craint E. Macron ?
A l’heure où des centaines de familles pleurent encore leurs disparu.es d’il y a 15 ans au Japon, où des pays entiers vivent sous la menace de frappes nucléaires depuis des mois, le World Nuclear Summit est indécent et anachronique.
Promouvoir une énergie aussi chère, militarisée, centralisée, capitaliste et dangereuse est un scandale alors qu’il existe des solutions durables, locales et sûres. Arrêtons de jouer aux seigneurs de la guerre et stoppons le développement des arsenaux nucléaires qui finiront tôt ou tard par décimer des populations civiles.
Pour un avenir durable, (vraiment) sûr et pacifique pour tous les peuples et toutes les générations misons sur les énergies renouvelables !
10 mars 2026







































