27 février 2026 ~ 0 Commentaire

Roparz Hemon (Wikipedia)

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Le denier du culte: un billet à son image

Roparz Hemon

Louis Paul Nemo, dit Roparz Hemon, né le 18 novembre 1900 à Brest et mort le 29 juin 1978 à Dublin, est un linguiste, romancier, journaliste et poète français de langue bretonne. Il est actif dans le mouvement breton et impliqué dans la collaboration pendant la Seconde Guerre mondiale.

Enfance et formation

Il est né le 18 novembre 1900 à BrestIl grandit dans une famille qui ne pratique pas breton : son père, premier-maître mécanicien dans la Marine nationale, est un enfant né « de père et de mère inconnus » à qui l’officier de l’état civil à Brest avait donné le nom de Nemo ; sa mère, Julie Foricher, est institutrice. Après des études à Paris, il obtient l’agrégation d’anglais en 1924.

Carrière

Dès 1923, sous le pseudonyme de Roparz Hemon, il travaille pour Breiz Atao. En 1925, il est affecté au lycée de Brest où il enseigne jusqu’en 1939. La même année, il fonde la revue bretonnante Gwalarn, aux positions nationalistes affirmées. Ce n’est d’abord que le supplément littéraire de Breiz Atao, journal qui compte alors moins de 200 abonnés. La revue devient indépendante dès 1926. Dans ses études ou comptes rendus des langues de moindre diffusion ou minorisées, il donne comme exemple à suivre le combat mené par les Danois et les Tchèques pour contrer la germanisation de ces pays.

Après l’invasion de la France, il prône la collaboration, y voyant l’opportunité pour les Bretons de « se libérer du joug français ». En juillet 1941, à la demande du censeur des programmes de Rennes-Bretagne, l’officier de la Wehrmarcht Leo Weisgerber, Roparz Hemon accepte la fonction de directeur des programmes en breton de ce poste de radio.(Qui n’émet pas jusqu’en zone bretonnante Blog)

Il dirige l’hebdomadaire Arvor, qui paraît à partir de 1941. Dans ce journal, il est l’auteur de plusieurs déclarations antisémites. En octobre 1941, il est associé avec d’autres intellectuels par le celtisant allemand Leo Weisgerber à la création à Rennes de l’Institut celtique de Bretagne. Hemon en devient le directeur. Cet institut semble être inspiré du Deutsche Forschungsgemeinschaft.

En juin 1942, il est élu directeur de l’Institut Celtique de Bretagne. Il collabore aussi politiquement avec l’occupant, participant à la constitution d’un dossier à charge contre le préfet François Ripert, provoquant sa démission avant le début de la rafle des juifs en Ille-et-Vilaine en juillet 1942. Dans un roman d’anticipation écrit en langue bretonne et publié en 1942, An aotrou Bimbochet e Breiz, (Monsieur Bimbochet en Bretagne), il imagine une Bretagne devenue totalement indépendante, totalement bretonnante, racialement pure, disciplinée. La même année, il traduit Le Poisson d’or de Paul Féval.

Roparz Hemon assure la direction de Gwalarn jusqu’au dernier numéro, en 1944. En août 1944, il fuit en Allemagne où il trouve refuge à Marburg auprès de Weisgerber. Selon Olier Mordrel et Yann Fouéré, il aurait également été membre du « Kuzul Meur », comité secret qui regroupait divers partis ou associations nationalistes, dont le Parti National Breton. Lors de la débâcle des troupes allemandes, il fuit dans un de leurs camions, ainsi que d’autres nationalistes, en août 1944. Kristian Hamon cite le témoignage inédit de l’épouse d’un membre du Bezen Perrot présente dans le convoi avec Roparz Hemon lors de sa fuite en Allemagne et le rôle moins passif qu’on ne le pensait de cet intellectuel aux côtés de nazis.

Devant l’avance des Américains en mars 1945, il décide de rentrer en France ; il est arrêté le 31 mars. Confié à la justice française pour être jugé, il est incarcéré à Rennes. I lui est reproché ses prises de position écrites nationalistes, anti-françaises et antisémites publiées pendant la guerre, et avant-guerre, même s’il avait dès 1931 renié quelques-uns de ses écrits publiés entre 1923 et 1929.

Il axe sa défense sur l’idée qu’il est un savant qui n’a eu aucune activité politique sérieuse, donc de réelle influence, sous l’Occupation. Il bénéficie de la mobilisation de « milliers de Celtes d’outre-Manche» en sa faveur. Le réquisitoire définitif précise que Roparz Hemon a déclaré : « Je me déclare, me tenant sur le terrain strictement culturel qui est le nôtre, partisan d’une collaboration loyale avec les peuples qui façonnent sous mes yeux l’Europe Nouvelle » lors d’une réunion publique de l’Institut celtique au théâtre municipal de Rennes.

Le 3 juin 1946, le commissaire du gouvernement près la cour de justice rapporte au procureur général près la cour d’appel de Rennes. Accusé d’atteinte à la sûreté de l’État, il est acquitté de ce chef le 31 mai 1946, et déclaré en état d’indignité nationale pour une durée de dix ansce qui l’empêche de reprendre sa carrière d’enseignant. En juillet 1947, il part en exil à Dublin et enseigne le breton à l’Institut d’études avancées de Dublin.

En 1950, il écrit : « (…) il se produisit un miracle : pendant quatre ans, de 1940 à 1944, un vent de liberté passa sur la Bretagne ; chaque vrai Breton put travailler presque sans tracas, et la vie de l’esprit fleurit. Pendant ces quatre années-là les Bretons conscients apprirent qu’ils étaient capables de s’occuper de leur pays seuls, une leçon qu’ils ne sont pas près d’oublier. » La même année, il publie avec Ronan Huon un dictionnaire de breton. Dans les années 1950, il publie des romans policiers et des contes en breton.

Dans les années 1960, il continue ses travaux sur la langue bretonne. Il publie en 1962 Trois Poèmes en moyen-breton aux éditions The Dublin Institute for Advanced Studies. Roparz Hemon est présenté comme un fervent partisan de l’espéranto, seul moyen selon lui de se passer des « langues impériales » ; et l’espéranto ayant toujours été, selon lui, combattu par les régimes totalitaires.

Décès

Il meurt le 29 juin 1978. Son corps est rapatrié à Brest où il est enterré, le 10 juillet.

Hemon et le peuple breton

Roparz Hemon refuse vigoureusement de faire du breton tel qu’il est parlé par le peuple la base d’une littérature savante. Il écrit en 1943 : « Al levrioù-skol, al levrioù gouiziegezh, al lezennoù ha kement skrid uhel a zo ret e buhez ur bobl ne vezont savet e bro ebet e yezh ar gwrac’hed kozh «  (« Les manuels scolaires, les livres d’érudition, les lois et tous les écrits d’importance qui sont nécessaires à la vie d’un peuple ne sont dans aucun pays écrits dans la langue des vieilles mégères »).

Hommages et controverses

Pierrette Kermoal, professeur agrégé de lettres modernes, réalise en 2003 une étude globale de l’œuvre romanesque de Roparz Hemon. En 2007, il existe un prix prix Roparz Hémon. Les institutions culturelles bretonnantes lui ont rendu plusieurs hommages, reconnaissant son énorme travail en faveur de la langue bretonne. Le journal Bretagne des livres, organe de l’institut culturel de Bretagne (ICB), a publié plusieurs articles laudateurs à son sujet. Le premier Dictionnaire breton de An Here, subventionné par l’ICB, lui était dédié.

Son attitude pendant la guerre a longtemps été minimisée, voire oubliée (comme cela a été le cas pour beaucoup de collaborationnistes français) jusqu’aux révélations du Canard enchaîné en mai 2000.

Depuis :

  • le premier collège Diwan, créé en 1988 au Relecq-Kerhuon, avait reçu son nom : il est débaptisé douze ans après.
  • La Fédération Nationale de la Libre pensée envoie au maire de Guingamp une lettre ouverte demandant à ce le Centre culturel breton nomme en son honneur soit débaptisé.

https://fr.wikipedia.org/

Commentaire:

On ne connait pas la valeur de son oeuvre littéraire, la « critique » venant de laudateurs. Il faut bien reconnaître le véritable culte que lui rendent des tas de « progressistes » dans le domaine de la langue bretonne et son enseignement.

Son pseudonyme est une énigme: Roparz ne porte pas le « zh » sacré de ses laudateurs et Hémon n’est pas breton mais germanique…

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