Reza Pahlavi (OF, L’Humanité)
« Il suscite une forte méfiance chez les Iraniens »
Karim Bitar, spécialiste du Moyen-Orient, analyse la place du fils du chah dans l’opposition iranienne. Selon l’enseignant à Sciences Po, sa visibilité reflète surtout le vide politique actuel.
La popularité de Reza Pahlavi « a longtemps été plus grande à Los Angeles ou Neuilly-sur-Seine qu’en Iran », estime le chercheur Karim Bitar.
Le nom de Reza Pahlavi apparaît désormais dans des manifestations en Iran. Peut-il revenir ?
Si son nom est évoqué, ce n’est pas en raison de qualités personnelles ou intellectuelles particulières. Cette visibilité reflète surtout le vide qui caractérise l’opposition iranienne actuelle. La plupart des opposants crédibles ont été emprisonnés, assignés à résidence, surveillés ou assassinés par le régime. Reza Pahlavi s’est d’abord appuyé sur un noyau de nostalgiques de la monarchie. Sa popularité a longtemps été plus grande à Los Angeles ou Neuilly-sur-Seine qu’en Iran. Il a, par ailleurs, bénéficié d’un soutien notable d’Israël. Le quotidien Ha’aretz a révélé une vaste campagne visant à le promouvoir sur les réseaux sociaux.
Pierre Coudurier 12 janvier
Reza Pahlavi, le fils du Shah qui veut incarner la contestation mais sert d’abord les intérêts des États-Unis
Appelé à régner par les puissances occidentales, le fils du Shah, Mohammad Reza Pahlavi, n’a jamais émis la moindre critique sur la dictature imposée par son père. La liquidation systématique de l’opposition a servi de marchepied aux mollahs.
Le fils du Shah oublie sans doute un peu vite que le bazar de Téhéran, lieu politique par excellence d’où est partie la contestation actuelle, a certes joué un rôle dans l’installation de la dynastie Pahlavi en 1925, mais que ce fut également le cas lors du renversement du shah en 1979.
La télévision officielle de l’opposition iranienne. Iran International sert sans doute de source à la majorité des médias occidentaux, qui s’appuient sur ses informations pour faire de Reza Pahlavi, le fils du shah d’Iran chassé du pouvoir par la révolution populaire de 1979, la prétendue figure du mouvement de contestation actuel.
Financée à hauteur de 250 millions de dollars par l’Arabie saoudite et basée à Londres, la chaîne est également présentée par l’agence de presse modérée des étudiants iraniens (l’Isna), qui reçoit… ( Suite payante)




































