Municipales 2026 (Les Echos)
Contrairement aux élections municipales précédentes, les Insoumis comptent cette fois-ci s’investir pleinement dans le scrutin, quitte à menacer certains maires de grandes villes de gauche.
La France insoumise voulait faire de sa « convention municipales 2026 », dimanche à Aubervilliers, « une démonstration de force ». Portée par une scénographie ultraléchée – spectacle son et lumière de bout en bout – et des militants venus en nombre, le meeting a en effet donné le ton : contrairement à ce qui s’était passé en 2020, la formation de Jean-Luc Mélenchon compte mettre le paquet aux élections de mars prochain.
Probablement pas de quoi créer un raz-de-marée insoumis dans les villes de France, mais bien assez pour donner des sueurs froides à un certain nombre de maires en place. « On part avec rien, on ne peut que progresser », ironise Manuel Bompard.
Jusqu’aux « plus petits villages »
La France insoumise présentera des listes dans plus de 500 communes, dans la totalité des villes de plus de 100.000 habitants et dans la plupart de celles de plus de 30.000 habitants. « Un déploiement massif » jusqu’aux « plus petits villages », a promis Paul Vannier, le monsieur élection de LFI. « Nous ne sommes pas là pour faire de la figuration, a averti le député du Val-d’Oise. Les Insoumis ne s’excuseront pas d’exister pas plus au second qu’au premier tour […] en dépit de toutes les coalitions qui se forment contre nous ».
« Nous nous sommes préparés de longue main pour les élections municipales », a expliqué Jean-Luc Mélenchon, déclinant sur scène le concept de « communalisme » et de « nouvelle France », développés par le mouvement. Alors « chacun à son poste de combat », a ordonné le fondateur de LFI, surtout que le scrutin pourrait bien être un « galop d’essai » avant la présidentielle.
Cette période « pré-présidentielle », et la quête de leadership entre formations de gauche, explique pour partie le virage à 180° de LFI sur les municipales : jusque-là, « Mélenchon ne s’intéressait pas du tout aux élections locales […] il a toujours trouvé que c’était le lieu de la magouille et du compromis, et pas de la politique », observe Rémi Lefebvre, professeur de science politique à l’université de Lille et à Sciences Po Lille. Le politologue note un autre mouvement interne à LFI : l’envie de la base militante mais aussi de certaines figures montantes de s’investir localement.
L’après-Mélenchon
Dans les métropoles, notamment celles détenues par la gauche, des députés « bien identifiés » porteront le fer : Sophia Chikirou à Paris, Sébastien Delogu à Marseille, Nathalie Oziol à Montpellier, Anaïs Belouassa-Cherifi à Lyon… A Roubaix, David Guiraud, élu controversé du Nord, s’est déclaré candidat dès 2024 et pourrait bien ravir l’hôtel de ville à la droite en mars prochain.
Pour l’heure, LFI ne dirige qu’une poignée de communes, avec Faches-Thumesnil (18.000 habitants), dans le Nord aussi, comme principal bastion. Si Mélenchon joue tout sur la présidentielle, 2027 devrait être son dernier bal, et ses successeurs potentiels ont donc en tête de s’implanter pour construire le parti au-delà de leur chef, estime Bernard Sananès, président d’Elabe.
Les municipales seront aussi l’occasion pour LFI de « créer le rapport de force politique » avec les autres formations de gauche « dans une élection où ils n’ont rien à perdre », décrypte le sondeur.
« Certains nous reprochent de présenter des listes après avoir dit sur tous les tons qu’ils ne voulaient rien avoir à faire avec la France insoumise », a accusé sur scène Manuel Bompard, dans une allusion limpide aux socialistes.
« Les diviseurs regrettent la division : quelle hypocrisie absolue », a grincé le coordinateur national du mouvement. Mais ce début de campagne municipale à couteaux tirés entre formations de gauche pourrait compromettre d’éventuels désistements ou fusions de second tour, au risque de perdre des villes à la droite. Ce que le peuple de gauche, « très unitaire », devrait à avoir du mal à comprendre, fait valoir Rémi Lefebvre.
Hadrien Valat 23 nov. 2025



















ouais, LFI est le seul parti encore un peu (un tout petit peu) à gauche, on dira centre-gauche.
Tous les autres sont plus à droite, voire fascisants (Covid et réchauffisme, et haine raciste envers les russes, et envers les palestiniens colonisé et martyrisés, obligent) les uns que les autres.
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