02 décembre 2022 ~ 0 Commentaire

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Nouveau nom, école de formation… : ce qui a aussi été décidé par le congrès d’EELV

Si les adhérents d’Europe Écologie-Les Verts ont voté le week-end dernier pour désigner, lors d’un premier tour, la future direction de leur parti, ils se sont aussi prononcés sur 25 motions thématiques, dont celle plaidant pour un changement de nom à l’été 2023.

Certes, il y a les six motions d’orientation, celles qui doivent définir la ligne d’Europe Écologie-Les Verts après l’élection du nouveau secrétaire national le 10 décembre.

Mais fin novembre, lors du premier tour du congrès du parti, les adhérents se sont également prononcés sur des motions thématiques. Parmi les 25 déposées (contre six en 2019), et soumises au vote, 19 ont été adoptées et six rejetées. Anti-racisme, ruralités, anti-validisme, fédéralisme, mais aussi violences sexuelles et sexistes, états généraux, génération climat… Tour d’horizon des décisions actées et qu’aura à mettre en œuvre la nouvelle direction à venir, qui sera élue pour trois ans. « Après, il faut le faire. On a plein de motions qui ne sont jamais appliquées », nuance déjà un membre d’EELV.

EELV devient « Les Écologistes » en 2023

« À partir de janvier, nous proposons de faire des États généraux de l’écologie, sur une durée de six mois », expliquait au JDD Marine Tondelier juste avant le Congrès. Une idée reprise dans une motion thématique intitulée « Nous ouvrir, pour nous reconstruire », signée par la favorite à la succession de Julien Bayou (elle est arrivée en tête au premier tour avec 46,77 % des voix) et par plusieurs de ses proches.

« Nous proposons de conduire la transformation externe et interne de notre parti », peut-on y lire. Cela passera par des « États généraux de l’écologie, totalement ouverts » et aboutira à une « convention de la refondation au début de l’été 2023 qui actera la création du nouveau mouvement ainsi construit et qui se nommera « Les écologistes » ». Ce texte a été adopté par 63,23 % des votants.

Une autre motion thématique nommée « Engager des États généraux de l’écologie politique », prônant une « refondation en octobre 2023 », a, elle, été rejetée (36,43 % des voix). Idem pour un texte visant à « améliorer (les) règles de fonctionnement pour mieux se dépasser en 2023 » (42,86 %). Il était notamment signé par Sophie Bussière , tête de liste de la motion d’orientation arrivée en deuxième position au premier tour, ou encore Alain Coulombel, représentant de l’aile gauche et sur la motion de Mélissa Camara, troisième au premier tour.

Le nom « Les Écologistes » a déjà, par le passé, été déposé à l’Institut national de la propriété industrielle (INPI). Ce fut le cas, par exemple, en août 2021 – pour une durée de 10 ans – par EELV, via le mandataire Julien Bayou, pour la primaire du pôle écologiste organisée avant l’élection présidentielle de 2022.

La création d’une « école militante de l’écologie politique » 

C’est une autre des motions thématiques, défendue entre autres par Sandrine Rousseau, Mélissa Camara et Alain Coulombel, qui a été adoptée le week-end dernier (65,46 %). L’objectif ? « Consolider le socle de connaissances indispensables et développer un savoir-faire militant », explique le texte. Ou encore « tendre la main à des personnes qui ne se sentent pas suffisamment armées pour faire de la politique ». Il s’agirait d’un « cycle de formation complet » qui durerait trois mois, avec une séance par semaine (12 au total).

Un investissement dans la jeunesse, mais pas de « quota »

Déposée par Les Jeunes écologistes, une motion thématique intitulée « Le temps est à un nouveau souffle : faisons grandir ensemble la jeunesse écologiste » a été validée (77,49 %). « EELV travaille (…) et soutient le développement de son organisation de jeunesse », qui sera davantage associée aux travaux de la direction, peut-on notamment y lire.

La dotation annuelle du parti sera augmentée « à un montant équivalent à 2 % du budget du parti et d’au minimum 25 000 euros ». Le but : « devenir le premier parti des jeunes ». Cette motion a notamment été signée par Marine Tondelier, Mélissa Camara ou encore le maire de Grenoble, Éric Piolle.

Deux autres textes portant sur la relation avec la « génération climat » n’ont, eux, pas été plébiscités. Les deux prônaient l’instauration de quotas. « Les listes candidates investies par EELV aux élections municipales (pour les communes de plus de 20 000 habitant.es), régionales, législatives et européennes doivent comprendre au moins 20 % des places attribuées à des personnes de moins de 30 ans, dans chaque cercle d’éligibilité », indiquait le premier, soutenu par les têtes de listes Mélissa Camara et Claire Desmares (en 4e position au premier tour).

Il faut « des quotas de places pour les jeunes dans les élections (européennes et législatives) : 20 % pour les moins de 30 ans dont 10 % pour les moins de 25 ans et cela dans tous les cercles d’éligibilité », défendait le second texte, là encore signé par Mélissa Camara, mais aussi Éric Piolle ou l’élu parisien David Belliard.

Quid des violences sexuelles et sexistes ?

Depuis la rentrée, plusieurs partis de gauche, dont EELV avec les accusations contre Julien Bayou, ont été directement confrontés à la question du traitement des violences sexuelles et sexistes (VSS). Dans le cadre du congrès, une motion thématique a été déposée sur le sujet, et adoptée (74,37 %).

Elle est intitulée « Pour un parti qui se donne les moyens de ses valeurs écoféministes » et est soutenue entre autres par les têtes de liste Marine Tondelier et Mélissa Camara, et par la députée Marie Pochon.

EELV s’engage à faire former « 30 femmes volontaires (…) par une organisation externe », qui s’adresseront ensuite à tous les cadres du parti. Par ailleurs, les candidats EELV à une élection se verront délivrer un « module de formation par un organisme externe » et un paragraphe sur le sujet sera ajouté à la charte signée par les nouveaux élus. Quant à la cellule interne d’enquête et de sanction contre le harcèlement et les VSS, elle devrait bénéficier de « moyens pour la formation, le conseil juridique et l’externalisation si nécessaire ».

Pas de nouvelles règles de non-cumul

Une centaine d’adhérents souhaitaient aussi durcir les règles de cumul. Si actuellement, dans le règlement intérieur d’EELV, il n’est pas possible pour un membre d’une « assemblée parlementaire » – un député, un sénateur ou un eurodéputé – d’être secrétaire national du parti, porte-parole ou délégué aux élections au sein de la direction du parti, il était question d’interdire toute participation de ces élus au bureau exécutif d’EELV. Le texte, signé notamment par Alain Coulombel, a été rejeté (38,59 %).

Anne-Charlotte Dusseaulx 01/12/2022

https://www.lejdd.fr/

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