13 septembre 2022 ~ 0 Commentaire

nupes (jdd)

lutte de classe

Comment la Nupes travaille à une « marche contre la vie chère » mi-octobre

Une réunion s’est tenue lundi soir entre les partenaires de la Nupes, des syndicats et des associations pour discuter d’une « marche contre la vie chère » en octobre. Pour l’heure, aucun accord sur une organisation commune n’a été trouvé.

C’était début juillet. Lors d’une conférence, après les élections législatives, au siège du Parti ouvrier indépendant (POI) à Paris, Jean-Luc Mélenchon proposait à ses partenaires de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) de lancer « une grande initiative politique » pour la rentrée, par exemple « une grande marche contre la vie chère ».

Rebelote début septembre lors de la braderie de Lille où il disait rêver d’une « immense marche». « C’est le moyen de faire la démonstration de force », estimait-il alors. Les différentes forces de l’alliance de gauche se sont retrouvées une nouvelle fois ce lundi soir pour discuter de ce rendez-vous. Étaient également présents, des représentants des syndicats – la CGT, Solidaires, FSU – et de plusieurs associations comme Oxfam et Attac.

Pour l’heure, les Insoumis, à l’initiative de l’action à venir, n’ont reçu aucun engagement ferme de la part des syndicats, qui ont, eux, en ligne de mire leurs propres appels à la grève et manifestations des 22 et 29 septembre.

« Leur priorité c’est le mois de septembre qui sera intense. C’est normal qu’ils priorisent leurs actions », résume la secrétaire nationale adjointe d’Europe Écologie-Les Verts, Léa Balage, qui était présente aux discussions. À ses côtés lundi soir, il y avait aussi Aurélie Trouvé et Manuel Bompard (La France insoumise), Hélène Hardy (EELV), Pierre Jouvet (Parti socialiste), Christian Picquet et Pierre Lacaze (Parti communiste).

« Toutes les initiatives sont bienvenues »

Malgré tout, La France insoumise compte déjà de son côté « commencer l’organisation » de cette marche dans les prochains jours pour mobiliser au maximum, a rapporté Aurélie Trouvé à l’AFP. « Ce sera mi-octobre par respect et souci de complémentarité » avec les syndicats, « qui nous ont dit ne pas vouloir qu’elle ait lieu à une date trop proche du 29 septembre », a expliqué la députée qui mène les pourparlers en cours. Selon elle, les organisations politiques, syndicales et associatives présentes lundi soir se sont toutefois toutes mises d’accord sur le fait que « pour mettre en échec la politique du gouvernement, toutes les initiatives sont bienvenues ».

Marcher pour marcher, ça ne fait qu’augmenter le podomètre. La question est : comment cette marche crante un certain nombre de choses qui permettent d’obtenir des victoires

« On ne pouvait s’associer que si on ouvrait grand les portes et les fenêtres auprès des syndicats. Si ce n’est pas pour co-construire la marche ensemble, au moins en étant raccord avec elles », complète Léa Balage, qui juge la rencontre « très positive » car elle crée « un cadre, dans la durée, de construction, avec les syndicats ».

Chacun membre de la Nupes doit en parler dans ses instances internes ce mardi, avant de se retrouver mercredi pour poursuivre les discussions. « Marcher pour marcher, ça ne fait qu’augmenter le podomètre. La question est : comment cette marche crante un certain nombre de choses qui permettent d’obtenir des victoires », ajoute l’écologiste, en évoquant mots d’ordre et travail en lien avec « les actions législatives ».

« Pour ce qui nous concerne, notre crainte est que ça fasse apparaître une césure entre l’agenda politique et syndical, un éparpillement des initiatives. Ça ne veut pas dire que nous ne participerons pas, mais il faut travailler la question », a pour sa part expliqué au Monde le communiste Christian Picquet.

Avant la réunion de lundi, à la Fête de l’Humanité, Fabien Roussel avait pris ses distances avec cette marche, préférant se concentrer sur l’appel des syndicats pour les 22 et 29 septembre : « On n’est pas une agence de voyage qui organise des manifestations à gogo. [...] Je souhaite qu’on décide ensemble, on ne peut pas jouer cavalier seul avec une ambition. Si Jean-Luc Mélenchon veut organiser une marche seul, il le fera. »

Nouvelle réunion le 4 octobre

Quant aux syndicats, certains ont déjà acté qu’ils n’en seraient pas à l’initiative. « On ne ferme pas la porte à travailler avec des associations, des partis politiques », mais la « grosse priorité est la réussite du 29 », a affirmé Simon Duteil, co-délégué général de Solidaires : « On n’appellera pas, en tant qu’organisation nationale, à participer » à la marche de la mi-octobre.

Côté CGT, la secrétaire confédérale Céline Verzeletti apparaît davantage dans l’expectative : « En fonction de la mobilisation du 29, on verra comment on peut s’inscrire dans d’autres initiatives et peut-être dans celle-ci si elle est large et qu’elle est [...] construite par les organisations politiques mais aussi associatives. »

Avant d’ajouter : « Tout reste ouvert, je ne sais pas ce qu’on fera. » Une nouvelle réunion des syndicats avec la Nupes a été calée pour le 4 octobre, après les deux manifestations, « pour faire le point ». 

13 septembre 2022 Anne-Charlotte Dusseaulx

https://www.lejdd.fr

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez-vous poster un commentaire.

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin