12 septembre 2022 ~ 0 Commentaire

antidotes communs

Sans titre 1

Chronique hebdo pour une résistance collective

Refus d’obtempérer = 10 morts violentes
par suite de tirs policiers, en 7 mois

Combien faudra-t-il encore de victimes de tirs intempestifs de policiers, pour des refus
d’obtempérer où leur vie n’est aucunement en danger, pour que ces pratiques héritées
de l’occupation (et de la collaboration) et de la domination coloniale, cessent ?

Pour un certain nombre de policiers, appuyés en cela par des syndicats hargneux et
factieux et le déchaînement médiatique des politiques dévoyés qui les soutiennent
quoiqu’il advienne, avoir le dernier mot se conjugue désormais avec l’ouverture du feu.
Depuis le printemps de cette année, aucun mois ou presque ne s’est terminé sans
qu’on apprenne la mort violente par balle d’un conducteur ou d’un passager.

Les récits avancés par les policiers tireurs, à l’appui de leur légitime défense ou de la
mise en danger d’un collègue, pour justifier l’ouverture du feu, sont proprement
rocambolesques.

Un tel, juché sur le capot d’une voiture en mouvement réussit à faire usage de son arme ; tel autre parvient à ouvrir la portière d’un véhicule en marche et
à mettre une balle en pleine tête au conducteur…

Mais comme cela ne suffit pas, les collègues des syndicats ouvrent immédiatement le feu médiatique pour déconsidérer, dès qu’ils le peuvent, ces victimes « défavorablement connus des services de police ».

Comme si l’absence d’un casier judiciaire vierge pouvait justifier ou en tout cas
amoindrir le fait de tirer sans justification réelle sur une personne quelle qu’elle soit.
Dans la plupart de ces homicides, les témoignages des riverains ou les enregistrements
des caméras de vidéosurveillance viennent mettre à mal le récit des super héros
policiers.

La culture de l’impunité qui règne au sein des forces de l’ordre et la pratique
du mensonge en réunion perdure cependant et ont encore de beaux jours devant eux.
C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles les syndicats factieux Alliance et
Synergie Officiers ne cessent de réclamer une mesure de protection pour tous les
membres des forces de l’ordre : la présomption de légitime défense.

Autant dire l’impunité totale pour tous les faits et gestes des policiers délinquants et l’impossibilité pour les victimes de déposer des recours et d’obtenir justice.

L’irrésistible besoin de tirer chez certains représentants de l’ordre, lorsqu’ils n’ont
pas le dernier mot, semble devenir une pratique courante, favorisée par le
changement de doctrine voulu par François Hollande en 2016.

Ce retour biaisé de la peine de mort par des policiers qui s’arrogent dans le même geste criminel le rôle de justicier et d’exécuteur des basses œuvres est tout simplement insupportable et
il convient de le combattre avec la plus grande énergie.

Philippe Rajsfus Numéro 14, Lundi 12 septembre 2022

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