28 mai 2021 ~ 0 Commentaire

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À Quimper, « Un toit pour tous » s’active cinq jours avant la fin de la trêve des expulsions

La trêve hivernale pour les expulsions locatives s’arrête le 1er juin. À cinq jours de l’échéance, le collectif « Urgence – Un toit pour tous » se mobilise. Ce jeudi, les militants se sont rendus à l’Opac de Quimper où ils ont pu rencontrer le directeur.

La visite impromptue des militants du droit au logement à l’Opac, ce jeudi, était justifiée par les participants par le fait que 17 familles hébergées par l’office HLM de Quimper sont concernées par une éventuelle expulsion. « Nous avons écrit au préfet, à la présidente du conseil départemental, à la maire de Quimper pour que des solutions soient trouvées, rappelle Gérard Mas. Nous n’avons pas eu de réponse ».

« Nous demandons simplement que les instructions gouvernementales sorties au mois d’avril soient respectées car nous n’avons aucune assurance », souligne Martine Petit. Le texte prévoit en effet que toute expulsion « est assortie d’une proposition d’un autre logement ou, à défaut, d’une proposition d’hébergement le temps qu’une solution plus pérenne soit trouvée… Les ménages les plus vulnérables du point de vue sanitaire ou familial seront maintenus dans le logement ».

Problème de papiers

Ce jeudi, plusieurs personnes sous le coup d’une expulsion étaient présentes, dont ce couple d’origine arménienne qui a deux enfants de 2 ans. « J’ai eu un logement Opac en 2017, indique l’homme. Je travaillais chez Doux à Châteaulin. Je n’avais pas de problème pour payer le loyer ». Mais, en 2018, suite à une modification des textes, son titre de séjour n’a pas été renouvelé. Il s’est retrouvé sans travail, sans ressources pour payer le loyer. « Pourtant, si j’avais des papiers, tout se passerait bien », dit celui qui est depuis devenu bénévole au Secours populaire.

Sous le coup d’une expulsion le 1er juin, la famille n’a pas de solution. Si on se réfère aux instructions gouvernementales, elle pourrait faire partie des ménages « vulnérables » du point de vue familial.

Une solution pour tous ?

Gildas Le Grand, directeur de l’Opac, a accepté d’échanger avec le groupe en s’étonnant de ne pas avoir été informé de la démarche au préalable. Après quelques moments de tension, le dialogue a pu s’engager. « L’application du texte gouvernemental ne dépend pas uniquement de l’Opac, a expliqué Gildas Le Grand. Nous travaillons avec les services de l’État, du Département sur le principe qu’il n’y ait pas d’expulsions sans solution de relogement ».

Les militants estiment qu’il faut d’autres réponses que les hébergements d’urgence, précaires par définition. « Il y a beaucoup de pressions sur les personnes, constate Martine Petit. Elles partent parfois dans la crainte d’une intervention de la police pour les expulser ». Les militants d’« Urgence – Un toit pour tous » s’inquiètent aussi pour les occupants des logements privés et ne vont pas relâcher la pression.

27 mai 2021

https://www.letelegramme.fr/

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