17 février 2021 ~ 0 Commentaire

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« Nos vies valent plus que son pari »

En décidant de ne pas « reconfiner le pays » Macron aurait gagné un « pari » Il aurait évité une nouvelle épreuve à celles et ceux qui n’en peuvent plus après un an d’une vie de plus en plus difficile.

C’est pourtant avec notre santé et nos vies qu’il a décidé de jouer. Ce que l’on attend des gouvernants, n’est pas de « parier » en espérant que le pire ne se produira pas, mais d’agir, de prendre démocratiquement les mesures sanitaires et sociales nécessaires pour protéger la population et sortir de la crise.

Après un an de prétendue « guerre » contre le virus, l’issue semble toujours aussi incertaine, et les mesures gouvernementales aussi peu à la hauteur.

Le virus circule toujours à un niveau élevé (20 000 contaminations par jour quand l’objectif annoncé était de 5000). Les nouvelles souches du virus, beaucoup plus contagieuses se développent à grande vitesse. Les foyers de contagion (« clusters ») se multiplient dans les hôpitaux, les écoles et dans certains départements.

Les hôpitaux n’ont reçu aucun « renfort » depuis un an. Au contraire, les équipes sont de plus en plus épuisées, les départs se multiplient, et le pouvoir malgré tous ses engagements, non seulement ne recrute pas mais poursuit les fermetures de lits et les réductions de personnel.

La politique de vaccination ne décolle pas. Faute de doses suffisantes, les personnels hospita-liers restent exposés à la contamination. La plupart des personnes « les plus vulnérables » attendent, elles aussi en vain leur première injection, sans rendez vous avant plusieurs semaines.

Malgré les milliards déversés, la crise sociale, le chômage, la précarité s’aggravent, et le désespoir touche une partie croissante de la jeunesse, de celles et ceux qui travaillent, des retraitéEs…

Il faut, bien sûr souhaiter que le pire n’advienne pas, mais le risque de voir une nouvelle fois la situation devenir hors de contrôle est bien réel. Le pouvoir n’aura alors d’autre ressource qu’un nouveau confinement, tandis que les files d’ambulances, à la porte des hôpitaux attendant qu’une place se libère risquent de s’allonger comme au Royaume-Uni et au Portugal.

Nous ne sommes pourtant pas condamnés à l’alternance désespérante entre « laisser faire » le virus avec des mesures insuffisantes et inefficaces et couvre feu et confinements de moins en moins supportés.

Il existe une autre voie possible : celle de mesures radicales sur le plan sanitaire et social pour combattre l’épidémie et la crise.

Donner à l’hôpital les moyens et le personnel pour soigner et non pas continuer de fermer des lits et de réduire le personnel.

Décider démocratiquement, avec les intéresséEs, dans les établissements d’enseignement et sur les lieux de travail et de loisirs des mesures efficaces pour se protéger et donner les moyens concrets de les appliquer.

Tester, mais aussi remonter les chaînes de contamination et permettre l’isolement rapide et efficace des personnes touchées par le virus, pour éviter sa propagation.

Donner à chacunE les moyens de vivre, de se loger décemment, de se soigner.

Réquisitionner les laboratoires pharmaceutiques, en finir avec les « brevets » pour permettre enfin une politique de vaccination à la hauteur des besoins.

C’est à cela que devraient servir les milliards du « quoiqu’il en coûte » mais cela suppose de ne plus gouverner dans l’intérêt de la minorité et d’imposer une autre répartition des richesses. Seule la puissance d’une mobilisation unitaire et déterminée permettra d’y parvenir.

http://sante-secu-social.npa2009.org/

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