19 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

brigades (el diario)

espagne

Les brigades internationales

L’histoire commence par les Jeux Olympiques Populaires de Barcelone, convoqués en juillet 1936 comme contre-programme aux Jeux Olympiques allemands organisés par Hitler.

L’événement a été annulé en raison du déclenchement de la guerre civile, mais de nombreux sportifs étrangers, au lieu de rentrer dans leur pays, ont rejoint les milices républicaines et ont participé aux premiers affrontements.

Ces sportifs, ainsi qu’un certain nombre d’Européens de gauche déjà exilés en Espagne – principalement en Catalogne -, forment une sorte de prélude à ce qui deviendront les Brigades Internationales, la plus grande mobilisation internationale de combattants que le monde ait jamais connue.

Environ 35 000 volontaires de plus de 60 pays se sont battus du côté républicain, dans un exploit qui, comme toutes les grandes épopées, a eu ses hauts et ses bas, ses joies et ses déceptions, ses scènes d’amour et de haine, ses moments d’excitation et d’ennui.

Les Brigades ont été officiellement créées à Albacete le 14 octobre 1936 à l’initiative du Comintern, l’organe directeur de l’Internationale communiste dirigée par Moscou.

Bien qu’Hitler et Mussolini aient ouvertement soutenu la partie « nationale » dès le premier jour, l’Union soviétique essayait de garder un profil bas dans son soutien au gouvernement républicain afin d’honorer le Pacte de non-intervention et d’éviter les affrontements avec le Royaume-Uni et la France, dont Staline savait qu’il aurait besoin comme alliés lorsqu’il s’agirait d’affronter l’Axe.

À cette époque, l’objectif de Moscou dans l’Europe non fasciste n’était pas d’encourager la révolution communiste, mais d’avoir des gouvernements progressistes amis, comme l’était le Front populaire en France dirigé par Léon Blum.

Ainsi, les chefs et conseillers militaires envoyés par l’URSS en Espagne ont été appelés « les Mexicains » dans une tentative ridicule de dissimuler leur origine. L’un d’eux était le général Manfred Stern, alias Kleber, qui, après son retour à Moscou en héros, est tombé en disgrâce et est mort malade dans un goulag.

Le livre décrit parfaitement les tensions persistantes dans les brigades, non seulement en raison du pouvoir accumulé par les commandants communistes, mais aussi en raison de la difficile adaptation des anarchistes à cet engrenage étroitement discipliné, ou en raison des rivalités entre les différentes nationalités.

L’un des pires personnages du livre est André Marty, le chef suprême des brigades et surnommé « le boucher d’Albacete », qui est décrit comme un être misogyne, cruel et paranoïaque, qui voyait des traîtres partout.

Tous les brigadiers n’ont pas eu une biographie exemplaire : certains sont devenus le noyau dur de la Stasi, la redoutable police secrète de la RDA, après la Seconde Guerre mondiale. Néanmoins, l’auteur est généreux avec les volontaires, dont beaucoup de jeunes idéalistes qui, à un moment décisif de l’histoire et sans avoir tiré un seul coup de feu dans leur vie, ont pris les armes parce qu’ils ont compris que ce qui se passait en Espagne était bien plus qu’un conflit interne à un pays.

Le livre rassemble de curieuses anecdotes, comme la découverte faite par les combattants retranchés dans la bibliothèque de la faculté de philosophie de l’université Complutense lors de la première bataille de Madrid en novembre 1936.

Après avoir analysé l’impact des balles des snipers « nationaux » sur les livres qu’ils utilisaient comme barrière, ils ont conclu qu’ils dépassaient rarement la page 350. Les livres sur la métaphysique hindoue et ceux sur la philosophie allemande sont devenus des parapets par excellence, car ils étaient les plus volumineux.

L’un des chapitres les plus émouvants du livre de Tremlett, et dont l’auteur est le plus fier, est la lettre dans laquelle le jeune Piet Akkerman révèle à sa mère pourquoi il est parti combattre en Espagne. Piet et son frère Emiel, Polonais de naissance et exilés économiques en Belgique, sont morts pendant la guerre civile.

L’auteur part de cette tragédie familiale pour évoquer la présence disproportionnée des Juifs dans les Brigades. Il estime qu’au moins 10 % des volontaires l’étaient, bien que d’autres sources portent ce chiffre à près de 25 %. Une présence qui a été utilisée par la partie nationale pour développer son discours sur une prétendue conspiration judéo-maçonnique. (Résumé voir lien)

Las Brigadas Internacionales. Fascismo, libertad y la Guerra Civil española del periodista británico Giles Tremlett

https://www.eldiario.es/

Lire aussi:

Révolution et contre-révolution en Espagne (1936-1938) Felix  Morrow

Buenaventura Durruti:

Buenaventura Durruti, a grandi dans la pauvreté, a eu peu d’éducation et a commencé à travailler à l’âge de quatorze ans comme apprenti mécanicien. Il a toujours été un homme d’action, plus d’actes que de paroles. En Espagne, il y avait deux syndicats : l’UGT aux racines marxistes et la CNT aux racines anarchistes.

Durruti était avec les libertaires de la CNT. Il préfèrait Bakounine à Marx, la liberté à l’autorité, l’organisation par le bas aux diktats du haut, l’assemblée au comité central, l’autogestion à l’État. C’était l’époque où les paysans et les ouvriers vivaient dans des cabanes ou des appartements misérables et où leurs protestations étaient réduites au silence par la Guardia Civil et où leurs chefs étaient abattus par les tireurs du patron.

Les dernières images de Durruti ont été prises par des reporters soviétiques près de la façade de la cité universitaire. Il a l’air calme, déterminé et souriant, portant une casquette et une veste en cuir. Peu de temps après, il a été touché par une balle devant l’hôpital clinique, où des combats acharnés se déroulaient contre les légionnaires de Franco. Transféré à l’hôtel Ritz, saisi par les anarchistes pour le transformer en hôpital, Durruti mourra au petit matin du 20 novembre 1936. Selon Dan Kurzman, ses derniers mots ont été antibureaucratiques : « Trop de comités… »

https://www.nuevatribuna.es/

 

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