07 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

nokia lannion (cccp anc rp)

cocos

Caricature: Marcel Cachin, les « cocos » sont des haricots… blancs

Nokia Lannion. La position des communistes du Tregor:

NOKIA : IL FAUT EN FINIR AVEC LA DICTATURE DES ACTIONNAIRES

Depuis que le géant finlandais des télécoms Nokia a racheté le français Alcatel en 2016, les licenciements et délocalisations s’enchaînent : 400 suppressions de postes en 2016, 450 en 2017, 408 en 2018 et 1 233 cette année – dont 402 à Lannion.

Cette fusion qui en fait était une absorption ne pouvait conduire à terme qu’à la liquidation des sites français.

Pour la multinationale, comme pour toutes les entreprises capitalistes ce qui compte c’est le profit et la croissance du montant des dividendes versés aux actionnaires. Toutes les déclara-tions justifiant de telles décisions et les promesses faites à l’Etat et aux salariés ne visent qu’à endormir les travailleurs avec la complicité de certains syndicats (CFDT en tête).

Nous dénonçons cette situation inacceptable. Bien sûr les travailleurs dans l’unité doivent se battre pour que soit annuler ce nouveau plan social que les patrons finlandais (comme leurs collègues français) osent baptiser « Plan de Sauvegarde de l’Emploi » selon le vocabulaire utilisé depuis 40 ans.

Les politiciens qui font semblant de soutenir les salariés, de Le Bihan à Lejeune en passant par le culbuto Botherel et autres LR ont, non seulement accepté les politiques qui ont conduit à la liquidation de notre industrie nationale au nom de la mondialisation et de la libre concurrence, mais restent de chauds partisans de ce modèle dépassé d’économie.

La seule solution qui permettrait de pérenniser l’entreprise est la nationalisation avec un pouvoir décisionnel des salariés de tout le secteur des télécommunications : équipementiers comme opérateurs.

Le développement de la recherche, la réindustrialisation, la relocalisation, l’amélioration des conditions de travail et l’augmentation des salaires sont incompatibles avec l’accaparement des richesses créées par les seuls salariés, par les actionnaires et les dirigeants à leur service.

Si nous voulons que « le monde d’après » ne soit pas « le monde d’avant en pire », la question du socialisme doit être à l’ordre du jour ainsi que la reconstruction d’un parti révolutionnaire représentant le monde du travail et l’intérêt national.

26 juin 2020

Association Nationale des Communistes (ANC-Lannion)

Cercle des Citoyens Communistes et Patriotes (CCCP-Trégor)

nokia lannion (cccp anc rp) dans Histoire 170px-1959_CPA_2308

Lire aussi:

Nokia : mobilisation massive à Lannion, une nouvelle manifestation le 8 juillet à Paris

Commentaire:

A l’occasion de cette lutte ouvrière dans le Trégor revenons sur Marcel Cachin:

Mouvement breton

Natif de Bretagne, Marcel Cachin a joué un rôle dans le mouvement breton. Se liant d’amitié avec Yann Sohier, fondateur de l’organisation progressiste et laïque « Ar Falz », il crée avec d’autres militants communistes l’association des « Bretons émancipés de la région parisienne » au début des années 1930, et anime son journal officiel War Sao à partir de 1937. Cette asso-ciation se démarque du reste du mouvement breton en soutenant l’émancipation des travailleurs bretons de « toute forme d’oppression, celle du capitalisme et celle de l’Église ». Les « Bretons émancipés » participent à la lutte contre le fascisme, notamment en soutenant les républicains espagnols. En septembre 1938, pendant la conférence de Munich, ils dénoncent dans War Sao les dérives du courant nationaliste de l’Emsav qui voit dans l’Allemagne nazie la « protectrice des minorités en Europe ». Cela l’exposera aux critiques acerbes de la partie du mouvement breton qui lorgne vers le fascisme, tel Henri Caouissin qui déclare que les « Bretons émanci-pés » sont « sinon nuisibles, du moins inutiles à l’action bretonne ».

Après la Seconde Guerre mondiale, Marcel Cachin conserve ses positions et son discours revendicatif breton, même quand le Parti communiste s’éloigne de plus en plus de ses préoccu-pations régionalistes. Cachin dépose ainsi en 1947 une proposition de loi en faveur de la langue bretonne. Cette proposition, vidée de sa substance par ses collègues parlementaires, aboutit en 1951 à la loi Deixonne, qui autorise l’enseignement du breton à l’école.

Le 24 novembre 1951, Cachin participe à la refondation des « Bretons émancipés », qui deviennent l’« Union des sociétés bretonnes d’Île-de-France » (USBIF). Cette association au nom plus neutre se dote en 1958 d’un nouveau journal : Le pays breton. L’association est prési-dée par François Tanguy-Prigent, socialiste morlaisien et ancien ministre du général de Gaulle, puis par Marcel Hamon, député communiste des Côtes-du-Nord et Jean Le Lagadec, ancien journaliste à l’Humanité, journal dont Cachin fut longtemps directeur.

https://fr.wikipedia.org/

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