21 mai 2020 ~ 0 Commentaire

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Renault envisage la fermeture de la Fonderie de Bretagne à Caudan 

“Un coup de massue total” pour les salariés

Le site de la Fonderie de Bretagne à Caudan compte 385 salariés. Selon le Canard Enchaîné, Renault envisage un vaste plan d’économie. Quatre usines verraient leur fermeture en France, dont La Fonderie de Bretagne à Caudan.

Selon le Canard Enchaîné, le constructeur français Renault s’apprête à vouloir fermer quatre usines sur le territoire français. Parmi elles, Choisy-le-Roi, Dieppe, la Fonderie de Bretagne à Caudan, puis celle de Flins dans les Yvelines. Le groupe doit, le 29 mai prochain, dévoiler les contours d’un vaste plan d’économie de 2 milliards d’euros annoncé en février.

« Un coup de massue total »

La fonderie de Bretagne produit des pièces en fonte pour moteurs, châssis et boîtes de vitesse. Elle emploie 385 salariés. Pour David Taillefer, sécrétaire du CSE, ces annonces représentent « un coup de massue total ». Il explique : « On s’attendait plus à un business plan, une restructu-ration, parce que la direction locale l’avait annoncé avant le confinement. Mais pas à une fermeture. » 

« On gardait confiance à la suite de l’incendie (en mai 2019). Des travaux ont été faits et rien ne laissait présager une telle nouvelle. La ligne est opérationnelle », ajoute-t-il.

Utiliser de l’argent public pour licencier, c’est inadmissible

David Taillefer lance : « Ce qui m’écoeure, c’est que le groupe profite de la crise du coronavirus pour supprimer des emplois alors qu’ils demandent 5 milliards d’euros d’aide à l’Etat. Et il n’y a pas que nous. Nos sous-traitants, nos fournisseurs subiront aussi les conséquences de cette fermeture. » 

« On va alerter les députés et sénateurs de la région, leur faire remonter l’incompréhension, les angoisses des salariés », dit Maël Le Goff, secrétaire général de la CGT Fonderie. « Les gens sont prêts à se mobiliser pour garder leur outil de travail, un outil neuf. Monsieur Le Drian, en 2009, a signé la reprise de la Fonderie de Bretagne par Renault. Maintenant qu’il fait partie du gouvernement, il est temps qu’il agisse. »

Les salariés ont demandé la tenu d’un CSE extraordinaire. Leur direction locale a refusé. Elle a répondu que la situation doit être abordée, lors du prochain CE mensuel prévu lundi 25 mai à 9 h.

Silence du côté de la direction du groupe et du ministère de l’économie

À Flins, il ne s’agit pas d’une fermeture mais de l’arrêt de la production automobile pour consacrer le site à une autre activité, a indiqué à l’AFP une source proche du dossier. Une deuxième source a confirmé que la fermeture pure et simple de l’usine n’était pas d’actualité, sans exclure qu’elle ait été envisagée.

Interrogée, la direction de Renault n’a pas souhaité faire de commentaire. Même silence au ministère de l’Economie. 

En difficulté avant même la crise du coronavirus qui a provoqué un effondrement du marché automobile, Renault avait enregistré l’an dernier ses premières pertes en dix ans. L’arrêt de l’activité provoqué par la pandémie n’a fait qu’aggraver la situation. Le constructeur a vu, début avril, sa notation financière abaissée au rang d’investissement spéculatif par l’agence Standard and Poor’s.

L’Etat français, premier actionnaire de Renault avec 15% du capital, a accepté de voler au secours de l’entreprise en garantissant un prêt bancaire d’environ 5 milliards d’euros. Ce prêt garanti par l’Etat, et approuvé par l’Union européenne, était tout proche d’être signé mardi soir, selon une source.

La directrice générale par intérim, Clotilde Delbos, avait indiqué fin avril que ce prêt ne remettait pas en cause le plan d’économies de Renault, ni d’éventuelles suppressions d’emplois, la seule condition fixée par le gouvernement étant le renoncement aux dividendes versés aux actionnaires cette année.

Dès février, la direction avait évoqué la possibilité de fermer des sites en France et à l’étranger lors de la présentation des résultats annuels. « Nous n’avons aucun tabou et nous n’excluons rien », avait déclaré Mme Delbos.

Emilie Colin  20/05/2020

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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Alerte : Contre la fermeture de la fonderie de Caudan (Morbihan) et les licenciements !

C’est par la presse que les ouvriers de la fonderie de Caudan (ex-SBFM), filiale de Renault depuis 2009, ont appris le sort qui était réservé à leur usine et à leur emploi. Jusqu’à cette fin de semaine dernière, la direction locale de l’entreprise affirmait n’être au courant de rien!

Renault a investi dans une nouvelle ligne de production (30 millions d’€) après l’incendie qui a affecté l’usine en 2019 et mis en chômage technique le personnel. Alors même que depuis, la production a été délocalisée «en attendant» en Espagne et en Turquie, mais qu’à la veille du Covid19 le travail reprenait sur site, cette annonce de fermeture inclue dans le grand plan de réduction des effectifs chez Renault et ses filiales a sonné comme un coup de massue…

Aucun délai

La décision de fermeture, brutale, devrait tomber le 29 Mai. Outre le de venir des 380 CDI, de la centaine d’intérimaires c’est aussi les les millions d’€ publics investis dans la boîte qui sombreront dans un trou sans fond…

Le prétexte de la crise sanitaire ne trompe personne ici. C’est d’abord le redressement des profits qui est à l’ordre du jour pour Renault et ses actionnaires sur le dos une fois de plus des travailleurs, de la condition ouvrière.

Délocalisation à bas coûts et impact écologique

Si la production délocalisée ne revient pas sur le site, cela impliquera de mettre 30 000 tonnes de marchandises sur les routes et signera la fin de la fonderie sans qu’il soit envisagé son maintien et sa possible adaptation et reconversion grâce au savoir faire de ses ouvriers et techniciens et de sa nouvelle ligne de production performante. Les capitalistes n’en ont rien à faire du désastre social qu’ils produisent continuellement.

Luttes à venir

Sauf que les ouvriers et la CGT de l’ex- SBFM n’entendent pas baisser les bras. L’histoire et la tradition des luttes jusqu’au bout ont fortement impacté la mémoire de l’usine mais aussi de toute la Bretagne.

Lundi se tiendra le premier rassemblement où il sera demandé des comptes à la direction, au préfet, au gouvernement.

La lutte se prépare pour le maintien du site et de tous les emplois et d’ors et déjà les slogans de 2009 refleurissent. Jusqu’à la Victoire, toujours !!!

Correspondant NPA Bretagne

Lire aussi:

À Caudan, Fonderie de Bretagne à nouveau en sursis… (Le Peuple Breton)

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