19 février 2020 ~ 0 Commentaire

pesticides (basta)

pesticides

Le combat d’un collectif contre les pesticides

Et pour transformer les campagnes

Tandis que les industriels vendent des pesticides par millions de litres, agriculteurs et riverains comptent leurs malades et leurs morts. Depuis quatre ans, dans l’ouest de la France, un collectif se bat aux côtés de ces sacrifiés de l’agrochimie, multipliant les actions. Rencontre.

Le 15 janvier dernier, une quarantaine de personnes ont occupé les bureaux de la Sécurité sociale de Saint-Brieuc, dans les Côtes d’Armor.

Objectif : obtenir le rétablissement des indemnités journalières de Gisèle, 57 ans, atteinte de la maladie de Parkinson. « Cette ancienne agricultrice a déposé un dossier de demande de reconnaissance en maladie professionnelle fin novembre, retrace Michel Besnard, membre très actif du Collectif de soutien aux victimes de pesticides de l’Ouest.

Elle s’est aperçue peu après que ses indemnités journalières, perçues jusqu’alors au titre de son arrêt maladie, avaient été suspendues. »

« Gisèle est une femme seule, malade, pour qui tout est compliqué au quotidien, et on lui coupe sans la prévenir le peu d’argent qu’elle reçoit ? C’est inacceptable », s’indigne Michel Besnard.

Pour connaître la cause de sa disgrâce, Gisèle a bien contacté la « sécu », mais elle a reçu pour toute réponse deux lignes incompréhensibles, postées via Internet. Joies de la dématérialisation !

« Elle m’a donc appelé, totalement paniquée, retrace Michel Besnard. J’ai tâché de négocier quelque chose par téléphone mais ils n’ont rien voulu savoir. Nous avons décidé de débarquer dans leurs locaux. Un quart d’heure plus tard, les indemnités journalières étaient rétablies. »

Reconnaître que les pesticides tuent

L’ancienne agricultrice, un temps travailleuse indépendante, puis salariée, va pouvoir poursuivre le chemin vers la reconnaissance de l’origine professionnelle de sa maladie. Un chemin qui s’annonce bien long.

« Pour les malades, c’est un parcours du combattant », constatent les membres du collectif. Attribuée par la Mutualité sociale agricole (MSA, la sécurité sociale des paysans), cette reconnaissance peut permettre aux agriculteurs d’être indemnisés.

« Quand on a une petite retraite et qu’on est malade, cette reconnaissance change la vie », souligne Michel Besnard, citant l’exemple de deux paysans atteints de la maladie de Parkinson et qui ont vu doubler leurs revenus mensuels, passant de 750 à 1 500 euros par mois. Sans le collectif, ces deux agriculteurs n’auraient probablement jamais rien obtenu.

Depuis 2016, 24 agriculteurs soutenus par le collectif ont pu obtenir une reconnaissance en maladie professionnelle. « Ces personnes sont isolées, éparpillées, invisibles dans les campa-gnes faute d’avoir conscience que leurs maladies ont une racine commune », explique le collectif. « Plus il y aura de reconnaissance en maladie professionnelle, plus on verra que les pesticides tuent, saccagent des vies et des familles. » (Pour la suite voir lien)

Nolwenn Weiler 19 février 2020

https://www.bastamag.net/

https://victimepesticide-ouest.ecosolidaire.fr/

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez-vous poster un commentaire.

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin