18 février 2020 ~ 0 Commentaire

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Sur l’islam et la République, les dangers de l’amalgame

Emmanuel Macron doit dévoiler mardi sa stratégie contre ceux qui ont « un projet de sépara-tion d’avec la République ». Les indécisions de l’exécutif réactivent, à chaque fois, chez les musulmans, un profond malaise.

Après le plan contre la « radicalisation » et l’appel à une « société de vigilance » pour lutter contre l’« hydre islamiste », le combat contre l’« islam politique » et la défense de la « laïcité », est venu le temps de la lutte contre le « communautarisme », terme remplacé jeudi 6 février par le « séparatisme », plus proche de l’idée de « sécession » évoquée à plusieurs reprises par le chef de l’Etat.Laïcité, loi de 1905, structuration de l’islam de France, communautarisme… Après une valse-hésitation, Emmanuel Macron devrait finalement dévoiler une partie de sa stratégie visant ceux qui ont « un projet de séparation d’avec la République » au terme d’un déplacement à Mulhouse (Haut-Rhin), mardi 18 février. Chacun de ses revirements sémantiques sème encore un peu plus le flou sur la nature de la « menace » que le gouvernement dit – et redit – vouloir combattre, et replace sans cesse l’islam au cœur des débats. Sans compter les polémiques sur le port du voile, les mères voilées accompagnatrices en sortie scolaire ou encore les « listes électorales communautaires » qui ont jalonné 2019. Des séquences très médiatiques, largement alimentées par certains membres du gouvernement.

Restent une impression : le président de la République s’y perd ; une certitude : les Français aussi ; et un goût amer : celui, pour les citoyens de confession musulmane, d’avoir le sentiment d’être sans cesse «instrumentalisés » au nom d’un « jeu politicien qui nous dépasse», déplore Mohammed Moussaoui, le président du Conseil français du culte musulman (CFCM). Et pour les quartiers populaires, d’être en permanence montrés du doigt.

Atermoiements de l’exécutif

M. Moussaoui appelle à un traitement « proportionné » du sujet. « Les musulmans se sentent doublement otages : de ceux qui veulent leur imposer des pratiques qui les heurtent – ils sont les premiers à en souffrir – et des débats publics qui font de leur spiritualité un objet de suspicion permanent. Les pratiques d’une petite minorité ont pour effet de mettre à l’index toute une communauté. » (Payant)

Louise Couvelaire 18 février

https://www.lemonde.fr/

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Lire aussi:

Marxisme et religion

On résume souvent la pensée de Marx sur la religion à une citation : « La religion c’est l’opium du peuple ».

Pour Marx, ce n’est pas « Dieu » qui fait les hommes, mais les hommes qui font les dieux. Le marxisme est donc un athéisme. Historiquement, la pensée religieuse a pu être un recours pour expliquer un monde dont les hommes n’avaient pas la maitrise. Moins une société est développée techniquement, scientifiquement, plus il est aisé qu’un cataclysme, une mauvaise récolte, un malheur soient perçus comme des châtiments divins. Ce n’est donc pas un hasard si les philosophies matérialistes sont apparues au 18è siècle dans un contexte d’essor des sciences.

Mais le marxisme est un matérialisme dialectique, contrairement à d’autres philosophies athées. Il s’agissait donc pour Marx et Engels de combattre la religion en comprenant ses racines sociales, en s’attachant d’abord à combattre les raison de son existence. De même que le paysan du Moyen-âge voyait dans une mauvaise récolte l’expression d’un châtiment, le travailleur broyé et apparemment impuissant devant les forces écrasantes du Capital peut trouver dans la religion « l’expression de sa misère réelle ». Pour Lénine : «  Aucun livre n’expurgera la religion des masses abruties par le bagne capitaliste ».

Le marxisme n’a pas une vision dogmatique du rôle social de la religion, qui n’est pas le même en tout temps et en tout lieu. Son attitude à son égard est avant tout guidée par la lutte de classes. C’est ce qui fit dire à Lénine : « Si un prêtre vient à nous pour militer à nos côtés et qu’il s’acquitte consciencieusement de sa tâche dans le parti sans s’élever contre le programme du parti, nous pouvons l’admettre ».

La foi n’est pas une affaire privée, de même que le sexisme, le racisme ou l’homophobie. Mais ce sont les actes qui parlent, non les consciences, qu’un parti ne peut pas sonder. Chacun a  des contradictions. Ce qui compte c’est leur retraduction sur le terrain politique et militant. Les partis marxistes ont toujours lutté pour la stricte séparation de l’Etat et des Eglises ; le corolaire, c’est que l’Etat n’a pas à s’immiscer dans les croyances de tout un chacun. Marx ajoutait : « chacun doit pouvoir satisfaire ses besoins religieux et corporels, sans que la police y fourre le nez » (Extrait voir lien)

Jihane Halsanbe Mardi 28 mai 2013

https://npa2009.org/

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Débat « religion, féminisme, laïcité » (Débat NPA)

Religion (NPA)

La religion, opium du peuple ? (NPA)

La gauche malade de « la haine de la religion » (NPA)

« Marxistes et religion, hier et aujourd’hui » (Gilbert Achcar)

Le piège de la « lutte contre l’islamophobie » (Lutte Ouvrière)

Contre l’islamophobie: Lutte Ouvrière inverse la hiérarchie des normes (NPA)

10 thèses sur la religion et contre l’islamophobie (Tendance Claire)

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