24 août 2019 ~ 0 Commentaire

la nueve (pùblico france-culture)

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Un colonel qui avait été dans les brigades internationales

La Neuvième a été officiellement créé le 24 août 1943 en Afrique, où des dizaines de milliers d’Espagnols ont été exilés après la guerre civile.

La neuvième compagnie a été officiellement créée le 24 août 1943 en Afrique, où des dizaines de milliers d’Espagnols exilés après la guerre civile étaient arrivés, parfois directement de Valence et d’Alicante et d’autres après être passés par les camps de réfugiés en France. Une partie de ces 30 000 personnes avaient transité par Gurs et Argelès sûr Mer.

Ce n’était pas la seule unité avec les Espagnols, loin de là. Il y en avait aussi, bien que dans une proportion moindre, que dans La Nueve (où ils représentaient un tiers de la troupe), dans les 10è et 11è, dans Eleven et dans la compagnie d’appui du colonel Joseph Putz, syndicaliste et communiste français. Il avait combattu à Guadalajara, à Madrid et en Aragon à la tête de la brigade internationale  » La Marseillaise ». Certaines sources affirment que c’est lui, dans sa participation à la défense de Bilbao, qui a inspiré à Ernst Hemingway le protagoniste de « Par qui sonne le glas? ».

Un grand nombre de ses membres avaient précédemment passé par le troisième bataillon du corps franc d’Afrique, une unité à laquelle les soldats espagnols avaient été affectés. En 1942, la France leur avait donné la possibilité de s’enrôler sous le commandement de Putz.

À la fin du mois de juillet de l’année suivante, le Corps franc, qui s’était auparavant séparé du gouvernement collaborateur de Vichy pour les alliés et l’Armée française libre de De Gaulle se dissout pour créer l’Armée française de Libre.

L’ancienne unité de brigadiste avait déjà choisi celui qui serait président de la République dans sa lutte contre le général Henry Giraud.

Une armée sans soldats noirs

Dans ce bataillon de quatre compagnies et comme le reste des unités dotées d’antifascistes, ont gagné en importance à la suite d’une mesure xénophobe imposée par les États-Unis: elles opposaient leur veto aux soldats noirs de l’armée française qu’ils mettaient en place, ce qui signifiait: un revers surtout pour Leclerc, qui recrutait depuis trois ans des troupes du Cameroun en Afrique du Nord.

Leclerc s’y est opposé et de Gaulle l’a contraint à accepter ces conditions en raison de l’impossibilité de constituer une force de 14 000 hommes sans l’appui des États-Unis. «Les espagnols et les antifascistes d’autres pays, ainsi que des soldats nord-africains, ont commencé à remplacer les tireurs sénégalais.

La Neuvième a été transférés en Algérie pour recevoir une formation avec le matériel fourni par les États-Unis.

La Nueve a été transféré en Algérie pour y recevoir une formation sur le matériel fourni par les États-Unis avant de se concentrer au Maroc. Elle s’est ensuite installée en Écosse pour clore ses préparatifs avant de partir pour la Normandie.

À la fin de la guerre, seulement 16 des 144 espagnols de l’unité qui avaient atterri en Normandie étaient toujours vivants. Leur profil était celui de jeunes célibataires. Avec une moyenne d’âge de 27 ans, ils avaient déjà eu deux expériences militaires: une en Espagne sous le drapeau républicain et une autre en Afrique sous le drapeau français (130 avaient étaient passés par le Franco Corps) et d’idéologie de gauche ou progressiste.

Leur région d’origine la plus fréquente était l’Andalousie (37), suivie de la Catalogne, de Valence (18) et de Castilla La Nueva (11, dont cinq de Madrid). Et, dans une moindre mesure, Aragón (7), Galice (6), Euskadi (4), Iles Canaries (4), Melilla (4), Murcie (4), Cantabrie (3), Extrémadure (3), Îles Baléares (1). ), Asturies (1) et Maroc espagnol. Cinq autres n’ont pas précisé leur lieu de naissance, note l’historien dans son livre. Aucun d’entre eux n’est encore en vie, le dernier à mourir était Rafael Gomez.

Une histoire éclipsée par la « grandeur »

Son histoire a été occultée pendant des décennies pour deux raisons: en Espagne, à cause du silence sous lequel le franquisme a enterré la participation des républicains aux forces alliées (la dictature s’est officiellement plainte à la France de la participation de La Nueve au défilé de Paris) et en France, par le récit national officiel imposé dans l’après-guerre.

« Le compte-rendu officiel tait la participation des forces étrangères à la libération de la France »,  ce qui explique comment cette mémoire peine à se faire connaître.

https://www.publico.es/

Lire aussi:

Libération de Paris : la Nueve et ses républicains espagnols enfin pleinement reconnus (France Culture)

Las otras fuerzas españolas que derrotaron a Hitler (Pùblico)

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