13 août 2019 ~ 0 Commentaire

écosocialisme 1 (4è internationale)

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LA DESTRUCTION CAPITALISTE DE L’ENVIRONNEMENT ET L’ALTERNATIVE ÉCOSOCIALISTE

A la mémoire de Berta Caceres, militante indigène, écologiste et féministe du Honduras, assassinée le 3 mars 2016 par les hommes de main des multinationales, ainsi que de tous les martyrs des luttes pour une justice environnementale ».

La pression que l’humanité exerce sur le Système Terre ne cesse de croître de plus en plus rapidement depuis les années 1950.

En ce début du 21e siècle, elle atteint un niveau extrêmement alarmant, et qui continue de croître dans presque tous les domaines. Des seuils critiques de dégradation sont d’ores et déjà franchis dans plusieurs domaines, tels que la concentration atmosphérique en gaz à effet de serre.

Le risque est dès maintenant réel et non négligeable que cette pression quantitative croissante, observable partout et dans la plupart des domaines, débouche à tout moment sur un bascule-ment qualitatif qui pourrait être brusque (quelques décennies) et largement irréversible.

Le Système Terre entrerait alors dans un nouveau régime d’équilibre dynamique, caractérisé par des conditions géophysiques et géochimiques très différentes, ainsi que par une diminution encore plus forte de sa richesse biologique.

Au minimum, outre les conséquences sur les autres êtres vivants, la transition vers ce nouveau régime mettrait en danger l’existence de centaines de millions d’êtres humains parmi les plus pauvres, en particulier des femmes, des enfants et des personnes âgées. Au maximum, un effondrement écologique de proportions globales pourrait entraîner l’effondrement de notre propre espèce.

Le danger augmente de jour en jour, mais la catastrophe peut être conjurée, ou au moins limitée et contenue.

En effet, ce n’est pas l’existence humaine en général qui est la cause déterminante de la menace mais bien le mode de production et de reproduction social de cette existence, qui comprend aussi son mode de distribution et de consommation, ainsi que des valeurs culturelles.

Le mode en vigueur depuis deux siècles environ -le capitalisme- est insoutenable parce que la concurrence pour le profit, qui en est le moteur, implique une tendance aveugle à la croissance quantitative sans limites, incompatible avec les flux et cycles limités de matière et d’énergie dans le système Terre.

Au cours du 20è siècle, les pays dudit « socialisme réel » ont été incapables d’offrir une   alternative à la destruction productiviste de l’environnement, à laquelle ils ont contribué de façon importante.

En ce début du 21e siècle, l’humanité est confrontée à l’obligation sans précédent de maîtriser son développement dans tous les domaines afin de le rendre compatible avec les limites et la bonne santé de l’environnement au sein duquel elle a pu se développer.

Aucun projet politique ne peut plus faire l’impasse sur cette conclusion des études scientifiques sur le « changement global ».

Tout projet politique doit au contraire être jugé en premier lieu sur la prise en compte du risque, les réponses systémiques qu’il y apporte, la conformité de ces réponses avec les exigences fondamentales de la dignité humaine, et leur articulation avec son programme dans les autres domaines, particulièrement dans le domaine social et économique. (Extrait voir lien)

mardi 11 juin 2019  Quatrième Internationale Inprecor, mars 2019

https://www.pressegauche.org/

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