20 mai 2019 ~ 0 Commentaire

européennes (bastamag ci jdd)

europe

Rond point de Troyalac’h, Quimper

Gauches, écologistes, néolibéraux, droites extrêmes :

Quelle force politique dominera l’Europe de demain ?

Et si on prenait un peu de hauteur avec les débats et sondages franco-français sur les élections européennes ? Les intentions de vote exprimées dans chaque pays de l’Union européenne commencent à dessiner les contours du Parlement européen de demain.

Et des rapports de forces à l’œuvre parmi les près de 400 millions d’électrices et d’électeurs, entre celles et ceux qui aspirent à davantage de politiques sociales, environnementales, à plus d’égalité fiscale, et, au contraire, à ceux qui privilégient le business à tout prix ou – parfois les mêmes – qui préfèrent montrer du doigt les migrants. État des lieux en attendant l’expression concrète des citoyens à l’issue du scrutin, qui se déroule le 26 mai en France.

Ils seront 751 députés à siéger au Parlement européen, puis 705 quand les Britanniques auront quitté l’Union. Les nouvelles alliances qui se formeront suite au scrutin du 26 mai auront des conséquences sur les politiques européennes, économiques, sociales, écologiques ou vis-à-vis des migrants.

Quel rapport de force surgira de ses élections ? D’après les derniers sondages réalisés dans chacun des États membres, les deux forces politiques traditionnelles – les conservateurs du Parti populaire européen (PPE, dont LR en France) et les sociaux-démocrates (avec ce qui restera du PS français) – devraient demeurer prédominants même s’ils perdront entre 30 et 50 députés chacun, selon les estimations du site d’analyse politique Europe Elects.

Les députés français en voie de disparition chez les sociaux-démocrates européens

Les projections attribuent environ 180 sièges aux conservateurs et 150 aux sociaux-démocrates. Les élus français rattachés à ces deux familles politiques y perdront cependant de leur influence. La France est pourtant la deuxième pourvoyeuse d’eurodéputés, dont le nombre pour chaque pays dépend du poids démographique : 96 sièges sont ainsi attribués à l’Allemagne, 74 à la France, 73 à l’Italie et au Royaume-Uni, 54 à l’Espagne, etc. Mais la droite classique, et la gauche social-démocrate encore davantage, se sont effondrées électoralement en France.

Au sein du PPE, les élus LR, qui ne réunissent que 12 % des intentions de vote, pèseront donc bien moins que leurs homologues allemands, deux fois plus nombreux, ou polonais, et autant que les Hongrois du parti de Viktor Orban – si ces derniers ne rejoignent pas un groupe d’extrê-me droite. La Hongrie ne possède que 21 sièges, mais le Fidesz, le parti ultraconservateur, est crédité de plus de la moitié des suffrages.

Au sein du groupe social-démocrate, la deuxième force politique en Europe, les députés PS-Place publique feront, au mieux, de la figuration.

Si la liste emmenée par Raphaël Glucksmann atteint le seuil fatidique des 5 %, elle pourra prétendre à une poignée de sièges. Les socialistes français y seront donc soit inexistants, soit très affaiblis face au Labour britannique (quatre fois plus nombreux, selon les derniers sondages), aux socialistes allemands ou espagnols qui devraient chacun compter au moins trois fois plus de sièges que leurs camarades français. Une fois le Brexit finalisé, le groupe social-démocrate se réduira encore davantage avec le départ d’une vingtaine d’élus britanniques.

Ils pourraient aussi perdre l’appui de la quinzaine d’élus du Parti démocrate italien, désormais tenté par une alliance avec le groupe libéral et de centre-droit dont feront partie les élus LREM.

La gauche radicale inexistante en Europe de l’Est, légère progression des écologistes

Selon ces projections, la gauche radicale européenne et les écologistes tiennent bon, et pourraient même gagner quelques sièges.

La Gauche Unie ( PCF, FI blog) devrait faire élire une cinquantaine de députés, grâce à Podemos en Espagne, Die Linke en Allemagne et la liste France insoumise emmenée par Manon Aubry en France – chacune de ses listes étant créditées de plus ou moins 10 %. Grâce aussi aux probables bons scores de Syriza, du Premier ministre Alexis Tsipras en Grèce (créditée de 25 %), du « Bloc de gauche » portugais (17%) ou du Sinn Féin irlandais (18%).

La gauche radicale a cependant été totalement balayée en Italie et reste quasi inexistante en Europe de l’Est. Sauf surprise, le Parti Communiste français ne sera plus représenté au parlement : selon les sondages actuels, la liste de Ian Brossat demeure en-deça de la barre des 5 % nécessaires pour obtenir des sièges – comme celle de Benoît Hamon (Générations).

Les écologistes devraient compter sur plus d’une cinquantaine de députés.

Les Verts allemands y seront probablement prédominants (19 %, 18 sièges), devant les écologistes français d’EELV crédités d’une petite dizaine de sièges, suivi par l’ « Ecolos » belge autour de 15 % dans les sondages. Dans les pays baltes, les mouvements écologistes pourraient également réaliser de très bons scores (entre 20 % et 25%), mais ces petits pays envoient peu de députés au Parlement européen. (Extrait voir lien)

Ivan du Roy 20 mai 2019

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