16 mai 2019 ~ 0 Commentaire

l’inter en breton (trésor du breton)

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1896 L’internationale en breton

Kan Etrebroadel ar vicherourien

Sur des paroles du communard Eugène Pottier, l’Internationale fut mis en musique par Pierre Degeyter en 1888 et adopté par la 2ème internationale socialiste en 1992. Charles Rolland, barde républicain de Guerlesquin, après avoir traduit la Marseillaise en breton, s’attaqua aussi à l’Internationale qu’il publia en 1896 :
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War zao ! Tud daonet deus an douar !
Kent mervel gant an naon, war zao
Ar skiant a gomz hag a lavar
Reiñ an diwezañ taol-chao !
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Littéralement : « Debout les Damnés de la terre ! Avant de mourir de faim, debout !
La science parle et dit de donner un dernier coup de boutoir. »Charles Rolland habitait une maison peinte en rouge sur la place de Guerleskin et se targuait d’être un sosialist dispac’her (socialiste révolutionnaire) et disranner breizat (dissident breton). Ce texte a été chanté sur France Inter en 2013 par Marthe Vassalo.La deuxième version a été écrite par Jean Delalande (Kerlann) en 1937. Second président d’Ar Falz (la faucille), mouvement des instituteurs socialistes partisans du breton et ami de Marcel Cachin, directeur de l’Humanité, il publie une traduction de l’Internationale dans le journal des émigrés bretons de Paris War Zao (Debout) :

Deomp d’an emgann diwezañ
Holl war zao ! ha warc’hoaz
E kerzo unanet
Ar pobloù skoaz ouz skoaz.

Littéralement : C’est la dernière bataille, tous debout ! et demain, les peuples marcheront ensemble , épaules contre épaules.

Cette version est célèbre par un film de propagande montrant des Bigoudenn à une fête du PCF à Pont L’Abbé en 1938. La bande sonore off nous fait entendre la chorale « Labour ha Kan » (travail et chant) des Bretons émancipés de Paris ; Ils chantent l’Internationale version Kerlann.

La dernière version connue est signée Marcel Hamon, député PCF des Côtes du Nord à la libération :

An traou koz a c’hall monet pell
Mevelien kaez, war sav, war zao !
Sklepomp aneze a-benn boell
Skuizh ez omp o vezañ esklav.

Littéralement : « Les vieilles choses peuvent durer longtemps, Pauvres domestiques, debout ! debout ! Jetons les sciemment, Nous sommes fatigués d’être esclaves ».

Cette version fut chantée par la chorale Amzer Nevez (Le temps nouveau) devant 10 000 personnes à la fête de la libération de Quimper le 5 août 1945.

02/04/2017

http://www.tresor-breton.bzh/

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