13 mai 2019 ~ 0 Commentaire

manifestes (anti-k)

europe sd

Manifeste à l’occasion des prochaines élections européennes

L’Union Européenne est une machine de guerre contre la classe ouvrière et les peuples d’Europe

Il faut rompre avec l’UE et l’euro pour construire une Europe des travailleurs!

L’UE s’est révélée être une machine de guerre sociale, placée sous la domination du capitalisme impérialiste allemand en alliance avec le français. Ils disposent, avec l’euro et la BCE, d’armes puissantes, des instruments qui leur permettent de sceller leur hiérarchie par rapport aux autres capitalismes européens ; en l’absence de monnaie nationale, les pays les moins compétitifs doivent ajuster leurs salaires pour éviter les déséquilibres externes.

UE et Euro ne sont pas un organisme et une monnaie « neutres » dont les peuples peuvent se servir. Au contraire, ce sont des instruments du capital dont la classe ouvrière doit se débarrasser pour mettre fin à l’offensive du capital et obtenir un réel changement dans ses conditions de vie et de travail.

L’UE et l’euro ce sont des coupes budgétaires généralisées, privatisations et licenciements dans le secteur public (éducation, santé, etc.), contre-réformes du travail et des retraites, générali-sation du travail précaire, réductions salariales et augmentation insultante de l’inégalité sociale.

Alors que l’UE a été la grande protagoniste des pires plans d’ajustement et de contre-réformes du travail depuis la Seconde Guerre mondiale, ses défenseurs la présentent comme un rempart « démocratique » contre l’extrême droite.

Pourtant, la politique de l’UE à l’égard des réfugiés et des migrants est aussi xénophobe et raciste que celle actuellement appliquée par Salvini et Kurz à l’échelle de l’Italie et de l’Autriche. Une politique basée sur les centres d’internement, les expulsions et la sous-traitance du travail ingrat à des dictatures corrompues comme la Turquie ou à des mafias comme en Libye.

L’UE a également soutenu la répression scandaleuse de l’Etat espagnol contre le peuple de Catalogne qui veut exercer son droit légitime à l’autodétermination.

Plus généralement, l’UE a été l’instrument des principales puissances impérialistes européennes pour développer leur politique étrangère, avec des accords économiques pour leurs multinatio-nales, des ventes d’armes à des régimes sanguinaires et corrompus comme l’Arabie saoudite ou l’Egypte, ou des interventions militaires colonialistes telles que celles de la France en Afrique ou celles menées dans le cadre de l’OTAN en solidarité avec les États-Unis.

L’UE traverse une crise profonde

Les attaques menées contre les droits et conquis sociaux des travailleurs n’ont pas permis aux capitalismes européens de sortir véritablement de la crise. L’Europe est depuis dix ans plongée dans une longue dépression économique.

En fait, l’exigence de restauration du taux profit implique de poursuivre et d’amplifier ces attaques. La « reprise économique » a été anémique et inégale, mais surtout, fondée non pas sur un nouveau cycle d’investissement, mais sur une augmentation de la dette. Une nouvelle récession se profile à l’horizon, et elle éclatera quand les profits baisseront sur un fond de bulle spéculative et de montée des taux d’intérêt.

C’est sur cet arrière-plan économique et social que se développe la plus grande crise de l’UE depuis sa création. Les projets visant à renforcer les compétences de l’UE au détriment de celles des États sont restés lettre morte. L’Allemagne est incapable de discipliner ses partenai-res, tout en mettant en danger sa propre stabilité politique. La France est perturbée par la mobilisation des Gilets jaunes qui accroît l’instabilité du régime Macron. La Grande-Bretagne, profondément déstabilisée, se prépare à quitter l’UE sans savoir ce qui se passera dans un avenir proche. Le gouvernement espagnol est incapable de résoudre le problème catalan.

Le nouveau réformisme

Au cours de ces années, le déclin accéléré des partis sociaux-libéraux européens a cédé le pas à l’apparition d’un nouveau réformisme qui s’est déclaré favorable à la «refondation de l’UE».  Son modèle a été, pendant toute une période, Syriza. Lors des élections européennes précé-dentes, Tsipras était la référence de Podemos, de Mélenchon, du Bloco portugais, de Rifondazione ou de Die Linke. Le problème est que, deux ans plus tard, Tsipras est devenu le nouvel homme de main de la Troïka en Grèce, afin de rester dans l’euro et dans l’UE. Actuellement, les anciens amis de Tsipras ne prennent plus de selfies avec lui. Ils continuent toutefois, dans les grandes lignes, de maintenir la même stratégie qu’en 2013.

Le 12 avril, Iglesias (Podemos), Catarina Martins (Bloco) et Mélenchon (La France insoumise) ont annoncé à Lisbonne une campagne commune lors des prochaines élections européennes et ont signé un manifeste commun, « Maintenant le peuple ».

Ce manifeste, qui pourrait être signé par n’importe quel social-démocrate, ne mentionne pas une seule fois les mots classe ouvrière, bourgeoisie, impérialisme ou socialisme. Pour ses signatai-res, il n’y a pas de classes sociales, mais uniquement « des élites et le peuple ». Leur objectif est limité à la récupération de l’État providence et à la promotion de politiques keynésiennes, ce qui non seulement est incompatible avec le cadre austéritaire de l’UE et de l’euro, mais représente aussi une impasse pour régler la crise du capitalisme.

Les nouveaux réformistes veulent refonder l’UE et ils excluent de sortir de l’euro. Ils parlent de modifier les traités de l’UE, d’une éventuelle désobéissance pour les plus « radicaux » d’entre eux (France insoumise qui a abandonné son plan B de sortie de l’UE), mais il n’y a pas de désobéissance possible à l’intérieur de l’UE.

C’est pourquoi nous sommes en désaccord avec les forces d’extrême gauche qui s’opposent à la rupture avec l’UE et l’euro en disant que ce serait une solution « nationaliste » qui « profite à l’extrême droite ». Cette argumentation amalgame le rejet populaire de l’UE, qui est bien justifié, avec le chauvinisme et la xénophobie de l’extrême-droite, déformant ainsi grossièrement la réalité et donnant une couverture de gauche aux néo-réformistes défenseurs de l’UE et de l’euro.

Un programme incompatible avec l’UE et l’euro

Un programme avec ces caractéristiques est impossible à mettre en œuvre sans annuler la dette publique, exproprier les banques et les grandes entreprises, socialiser l’investissement et établir le contrôle des travailleurs sur la production. Ces mesures ne peuvent être mises en œuvre qu’en s’appuyant sur une mobilisation générale et soutenue des masses et sont totalement incompatibles avec l’adhésion à l’UE et à l’euro.

La mise en œuvre de ces mesures nécessitera que le pouvoir passe entre les mains de Gouvernements des travailleurs, issus de nouvelles institutions soutenues par un réseau d’assemblées et de comités populaires constitués dans les lieux de travail et de vie du peuple sur la base de délégués révocables à tout moment.

Certains critiqueront le fait que ce programme n’est pas « réaliste ». Dans un sens, ils ont raison, car il ne peut pas être appliqué par des procédures « parlementaires », ni par le « dialogue social » manipulé par les bureaucrates syndicaux. Il s’agit d’un programme visant à changer véritablement la vie de la classe ouvrière, ce qui signifie qu’il exigera de grandes mobilisations et des affrontements de classes très durs. (Extraits)

Anti-K

https://tendanceclaire.org/

Lire aussi:

Les défis pour la gauche dans la zone euro (Cadtm)

Commentaire:

Deux manifestes proposés par des membres du NPA

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez-vous poster un commentaire.

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin