25 mars 2019 ~ 0 Commentaire

orientation (npa)

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Une orientation pour le NPA

Nous devons maintenir le cap que nous nous étions fixés en janvier, c’est-à-dire être capables de s’investir loyalement dans la construction des mobilisations, des lieux de travail aux ronds-points, d’œuvrer à leur développement et à leurs convergences, tout en posant un certain nombre de questions et en menant les discussions qui nous semblent essentielles : unité, auto-organisation, nécessité de la grève.

Dans le mouvement des Gilets jaunes, les tentatives de structuration, comme à Commercy, à Saint-Nazaire ou dans l’Est, sont des éléments positifs, que nous devons appuyer, tout en tenant compte des spécificités de cette mobilisation, de son caractère décentralisé et de sa méfiance – légitime – à l’égard des mécanismes délégataires et des porte-paroles plus ou moins auto-proclamés.

Si la présence de l’extrême droite est moins visible qu’elle ne l’était dans la première phase du mouvement, la menace est toujours là. Les agressions commises par divers groupuscules dans plusieurs villes, y compris contre le NPA à Paris et à Toulouse, ont certes été la traduction de leur violente hostilité aux convergences – partielles mais réelles – entre Gilets jaunes et mouvement ouvrier, qui se sont concrétisées par des initiatives communes, une plus grande visibilité des revendi-cations sociales et la mise en avant de la question de la grève et du blocage de l’économie.Mais la bataille n’est pas gagnée.

Plus chauds que le climat

Les mobilisations du 8 mars, à l’échelle internationale, confirment le développement d’une vague féministe d’ampleur, avec le cas emblématique de l’État espagnol, qui reste à l’heure actuelle relativement faible en France. Mais il n’y a pas de fatalité, les effets différés de la vague #metoo n’ont pas fini de se faire sentir. Le NPA doit prendre toute sa part à la construction des (cadres de) mobilisations féministes, qui sont non seulement un élément essentiel du rapport de forces global, mais aussi un vecteur de politisation important dans la jeunesse.

Il en va de même des mobilisations antiracistes qui, comme l’ont montré les marches du 16 mars, demeurent faibles en comparaison avec d’autres pays européens (Allemagne, Italie, État espagnol, Grande-Bretagne), mais qui sont un enjeu essentiel dans une période de développement du racisme décomplexé et d’une pré-campagne européenne qui annonce le pire à propos des migrantEs.

Investissement dans la solidarité concrète avec les migrantEs, lutte contre les discours et les législations racistes, construction de cadres unitaires de mobilisation : les chantiers ne manquent pas. Une brochure issue de la commission immigration-antiracisme est en cours de finalisation, que nous devons largement utiliser et diffuser dans nos milieux et dans les mobilisations.

La massivité des mobilisations pour le climat et la réussite de la journée de grève de la jeunesse scolarisée le 15 mars sont des indices supplémentaires de l’ancrage des préoccupations écologiques, notamment chez les jeunes, et du fait que cette question est un fait politique majeur, et durable, dans la période.

La menace globale est de plus en plus palpable, ainsi que les effets du dérèglement climatique, qui ont provoqué une prise de conscience, à une échelle de masse, de l’urgence de se mobiliser et de ne pas laisser le sort de la planète entre les mains des entreprises et des gouvernement capitalistes.

En mettant directement en cause les États et les grands groupes privés, ces mobilisations indiquent nettement que le discours de culpabilisation individuelle est de moins en moins opérant, et que c’est bel et bien le fonctionnement global du système qui est remis en cause avec plus ou moins de radicalité.

À nous de nous investir pleinement dans la construction de ces mobilisations, en premier lieu dans la jeunesse, là encore en les construisant loyalement et sans sectarisme, tout en y défendant nos propositions et perspectives écosocialistes. Ces dernières s’inscrivent pleinement dans nos réponses globales à la crise globale du système, et doivent faire partie intégrante de notre profil, dans l’ensemble des mobilisations.

algggre

Internationalistes !

La bonne surprise venue d’Algérie, avec la mobilisation toujours en cours de millions d’AlgérienEs contre le « système » Bouteflika et, plus globalement, contre le régime prédateur, nous rappelle que la crise mondiale du capitalisme et les réac-tions en chaîne qu’elle a déclenchées, est toujours génératrice d’instabilité politique.

Réplique des soulèvements arabes de 2010-2011 tout comme l’est la mobilisation populaire au Soudan, moins médiatisée mais pas moins profonde , le soulèvement algérien est un formidable encouragement pour les peuples du monde entier, et une forme de remède au fatalisme.

Dans un paysage mondial marqué par la montée en puissance des courants nationalistes-autoritaires, de Trump à Orban et Salvini en passant par Erdogan et Bolsonaro, la lutte des AlgérienEs rappelle que les mobilisations populaires de masse ont le pouvoir de changer le cours des choses.

Ainsi,  la solidarité avec la lutte populaire algérienne et la dénonciation des complici-tés impérialistes françaises doivent être au cœur de notre profil internationaliste : participation aux mobilisations des AlgérienEs en France, mise en œuvre de la solidarité concrète avec nos camarades en Algérie, organisation de réunions publiques, etc.

Cette dimension internationaliste de notre intervention est centrale, a fortiori dans la mesure où l’ensemble des indicateurs internationaux, notamment économiques, tendant à confirmer que, loin d’être terminée, la crise globale du capitalisme pourrait connaître, à court ou moyen terme, de nouveaux développements générateurs de catastrophes sociales et politiques.

Pour s’orienter et pour convaincre dans une telle période d’instabilité, une vision internationale et internationaliste demeure une boussole essentielle.

Les logiques racistes, xénophobes, chauvines, sont en effet toujours bien là, y compris dans une partie de la gauche, et nous devons les combattre tant elles sont mortifères pour l’ensemble de notre camp social et des mobilisations.

Commentaire: Le NPA a réuni son CPN (ex-Comité Central), c’est l’instance souveraine entre deux congrès, il est élu à la proportionnelle des « plateformes ». Il désigne en son sein un Bureau (ex-Bureau politique) qui lui peut réagir au quotidien

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