20 février 2019 ~ 0 Commentaire

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Santé.

Près d’un Finistèrien sur quatre renonce à se soigner

Nombre de personnes renoncent à se soigner. Un constat qui a amené la CPAM du Finistère à lancer en 2018 un dispositif de détection de ces personnes et d’aide aux soins. Après une expérimentation menée dans le Gard, un dispositif de lutte contre le renoncement aux soins a été déployé dans les différentes caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) dont celle du Finistère.

Le but : identifier les personnes en situation de renoncement aux soins pour leur proposer des solutions personnalisées et pour les accompagner jusqu’à ce que les soins nécessaires soient réalisés.

Des chiffres qui interpellent

Dans le Finistère, une enquête menée fin 2017 a montré que sur plus de 1 600 personnes sondées, 24 % ont déclaré avoir déjà renoncé à se faire soigner.

A la CPAM, on explique :

On parle de renoncement lorsqu’une personne considère qu’elle ne peut accéder aux soins et ce depuis au moins six mois. Ce chiffre de 24 % interpelle, car légèrement en deçà du taux national s’élevant à 27 %.

Une majorité de femmes

Le « renonçant » finistérien est :

  • Une femme à 68 %
  • Sans activité professionnelle à 54 %
  • Entre 40 et 59 ans à 47 %
  • Entre 25 et 39 ans à 31 %

Les principales causes de renoncement :

  • L’éloignement, la complexité pour se soigner : 30 %
  • Un reste à charge trop élevé : 27 %
  • Des avances de frais : 14 %
  • Une méconnaissance des coûts des soins : 9 %
  • Des délais de rendez-vous trop longs : 8 %

Les soins concernés :

  • Les soins dentaires, soins conservateurs ou de prothèses dentaires
  • Les soins liés à la vue
  • Les visites chez les spécialistes notamment chez les gynécologues.

Un accompagnement sur-mesure

Lorsqu’une personne est détectée en renoncement de soins, un signalement est fait auprès de la CPAM qui va, avec l’accord de la personne, lui proposer un accompagnement sur-mesure en fonction de sa situation.

La CPAM va désormais au-devant les personnes qui méconnaîtraient leurs droits ou qui rencontreraient des difficultés pour se soigner.

Depuis le démarrage du dispositif en 2018, 574 détections ont été réalisées, 221 accompagnements terminés dont 104 ont abouti avec des soins réalisés, 243 accompagnements sont encore en cours (durée moyenne d’accompagnement : 99 jours).

20 Fév 2019

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