14 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

très riches (ouest france)

macron

Impôts, taxes, prélèvements…

Les gagnants et les perdants des budgets Macron

Les mesures prises par Emmanuel Macron depuis son accession au pouvoir favorisent un peu les classes moyennes et beaucoup les très riches, selon une étude d’économistes. Au détriment des ménages modestes et des retraités aisés.

Une bonne nouvelle pour Emmanuel Macron : une étude vient contredire l’image de « président des riches » qui le poursuit depuis 2017. Une mauvaise : la même étude risque de lui valoir une nouvelle étiquette, celle de « président des très riches ».

L’Institut des politiques publiques (IPP) a mouliné les mesures touchant les ressources des ménages dans les budgets 2018 et 2019. Il en ressort que les baisses de taxes et impôts compensent le recul des prestations sociales (1,2 milliard de gains dans le budget 2019), mais ce bénéfice est très inégalement réparti.

Les 20 % les plus pauvres voient leurs ressources disponibles diminuer de 0,5 % à 1 % en deux ans. Pour les 60 % de ménages « intermédiaires », les ressources augmentent de près de 1 %. Au-dessus, 19 % des Français perdent 1 %. Mais les 1 % les plus riches gagnent, eux, 6 % en deux ans.

L’ISF plus que la flat tax

L’IPP zoome un peu plus pour mettre en évidence que ce sont les 0,4 % les plus riches qui concentrent les gains : 28 363 € en moyenne et même 86 290 € pour les 0,1 % les plus riches (pour une personne seule).

« C’est l’effet de la suppression de l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) qui a été remplacé par l’Impôt sur la fortune immobilière (IFI), analyse Brice Fabre, économiste à l’IPP. Bien plus que la flat tax sur les revenus des capitaux car elle s’accompagne d’une augmentation des prélèvements sociaux. »

Pour la plupart des Français, le gain le plus important est la baisse de la taxe d’habitation, dont sont exclus les 20 % les plus riches. D’autres en sont exclus: « Les 20 % les moins riches sont peu concernés car ils avaient déjà des dégrèvements, signale Brice Fabre. Il bénéficient peu, par ailleurs, de la baisse des cotisations sociales. »

En revanche, ils subissent sans contrepartie la hausse des taxes sur le carburant. La sous-revalorisation des prestations sociales les pénalise particulièrement. Quant aux allocations loge-ment, elles seront désormais calculées sur les revenus actuels et non plus sur ceux d’il y a deux ans. Ce qui revient à une baisse de près d’un milliard d’euros.

Les retraités perdent jusqu’à 3 % de revenu disponible (c’est le cas des 20 % les plus riches). Avec deux exceptions : les 1 % les plus riches qui profitent de la suppression de l’ISF et les retraités au minimum vieillesse, qui aura été augmenté à deux reprises. « Pour les retraités, il y a des pertes à tous les niveaux de revenus, constate Brice Fabre. Elles sont plus modérées au milieu grâce à la baisse de la taxe d’habitation. »

Even Vallerie 13/10/2018

https://www.ouest-france.fr/

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