26 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

fermes usines (le-huff’ fr3)

carte green

Greenpeace épingle les « fermes-usines » dans une carte de France

Les départements bretons des Côtes-d’Armor, du Morbihan et du Finistère sont ceux où la concentration d’exploitations est la plus forte.

Greenpeace tire la sonnette d’alarme. L’ONG publie une carte de France des fermes-usines en France, ce lundi 26 novembre. Désignées comme « le symbole de l’élevage industriel », elles représentent 4413 exploitations, réparties dans 2340 communes. « Peu de régions sont épar-gnées », souligne l’association. « Elles sont présentes dans 90% des départements français ». Un moteur de recherche est ainsi mis à disposition des curieux sur le site, permettant de déterminer l’emplacement d’une ferme industrielle à proximité de chez soi.

Mais qu’entend l’ONG par le terme de « ferme-usine »?

Pour établir cette carte, Greenpeace s’est fondée sur les données du ministère de la Transition écologique et solidaire. Elle a ensuite retenu les exploitations qui dépassent un certain nombre d’emplacements par animal élevé.

« Plus concrètement, cela correspond aux fermes-usines qui dépassent les seuils suivants: plus de 750 emplacements pour les truies; plus de 2000 empla-cement pour les porcs de production (de plus de 30 kg); plus de 40.000 emplacements pour les volailles; plus de 400 vaches laitières; plus de 800 animaux pour les élevages de veaux de boucherie et/ou bovins à l’engraissement », détaille l’association, qui précise que cette liste n’est donc « pas nécessairement exhaustive ».

Les départements bretons des Côtes-d’Armor, du Morbihan et du Finistère apparaissent comme ceux où la concentration d’exploitations est la plus forte. « On trouve 1720 usines! », dénombre Greenpeace. « Cette concentration est loin d’être sans conséquence puisque c’est aussi la région la plus confrontée au problème de la pollution de l’eau par les nitrates ». Par opposition, plusieurs départements n’en comptent aucune, comme l’Ariège et le Var.

Les pratiques dans les élevages de poissons dénoncées

L’ONG affirme que ce type d’élevage « importe d’importantes quantités de soja qui contribue à la déforestation au Brésil et en Argentine » et participe à la « sur-utilisation d’antibiotiques ». Elle dénonce aussi le fait que ces élevages ont touché 48 millions d’euros d’aides européennes, mais n’a pas fait le même travail de cartographie pour les autres pays européens.

L’ONG n’a pas non plus répertorié les « fermes-usines » à l’est de l’Europe, aux États-Unis, au Canada ou au Brésil, où les concentrations d’animaux sont beaucoup plus importantes qu’en France, et dont les produits à plus bas coûts concurrencent les produits d’élevage français.

La publication de cette carte intervient alors que CIWF (Compassion in World Farming) s’est intéressée pour la première fois au sort des poissons en aquaculture en publiant lundi matin également le résultat d’une enquête. L’ONG pointe notamment du doigt des techniques utili-sées pour la mise à mort des truites et daurades que sont le « refroidissement avec de la glace » ou la simple « exposition à l’air libre pour que [les poissons] s’asphyxient ».

26/11/2018

bzh

https://www.huffingtonpost.fr/

Lire aussi:

Greenpeace dénonce l’impact des fermes-usines avec la Bretagne en ligne de mire (FR3)

Commentaire: Et oui, la déontologie implique de dire autant de mal de Greenpeace que des pollueurs. Méchant Greenpeace qui attaque l’agriculture française!

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