19 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

toile d’araignée (attac brest)

bank

Comment, sur les ruines de son empire colonial, la Grande-Bretagne a bâti des entités offshore où dort la moitié de la richesse mondiale.

Une vertigineuse enquête réalisée par le Britannique Michael Oswald et ­coproduite par John Christensen.

C’est l’histoire d’une métamorphose. Celle d’une puissance coloniale en déclin, l’Angleterre, devenue en quelques ­décennies un empire financier tentaculaire. Trois chiffres attestent à eux seuls l’énormité de « ce second empire » évoqué dans le titre du film. « Aujourd’hui, 25 % des opérations de la ­finance internationale sont menés sur un territoire britannique.

Environ la moitié des juridictions offshore arbore le pavillon britannique, et près de la moitié de la richesse mondiale serait à l’abri dans des paradis fiscaux britanniques. » Vertigineux, mais bien réel si l’on en croit la passionnante enquête réalisée par le Britannique Michael Oswald, ­coproduite par John Christensen, économiste et cofondateur, il y a quinze ans, de Tax Justice Network (TJN), une ONG devenue la bête noire de tous les paradis fiscaux.

Une analyse implacable

Point de départ du documentaire, l’effondrement de l’empire britannique au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Au-delà de la perte des territoires qui accèdent à leur indépen-dance, ce sont les intérêts économiques de l’Angleterre qui sont menacés. La City qui contrôle déjà les flux financiers de l’empire n’a d’autre choix que de s’adapter ou d’être ravalée à une place de marché de second rang.

Elle va y parvenir au-delà de tout entendement en créant dans ces anciennes colonies ou dans les confettis de son ex-empire (Jersey, les îles Caïmans…), des structures financières d’une opacité presque totale (les fameux « trust »), qui vont lui permettre de capter une part significative des flux financiers mondiaux et, notamment, ceux qui cherchent à s’affranchir de toute imposition ou à se dissimuler pour des raisons inavouables.

Tourné avec un budget de 4 000 livres (4 550 euros), le film est aussi pauvre en archives que riche en images illustratives. Une faiblesse qui n’enlève rien à sa force tant la démonstration est étayée et convaincante. Et si le titre, volontiers provocateur, le tire vers la théorie du complot, la solide analyse technique du monde de la ­finance offshore est implacable.

Elle ­repose sur les connaissances très pointues des experts de Tax Justice Network, mais éga-lement sur d’autres intervenants comme Eva Joly, vice-présidente de la commission d’enquête sur l’évasion fiscale du Parlement européen.

https://www.telerama.fr/

attac

Ciné/débat

« La toile d’araignée : le Second Empire britannique »

Dans le cadre de la semaine du film britannique, cette soirée mettra en lumière le fonction-nement des paradis fiscaux et la métamorphose de l’empire britannique en puissance finan-cière mondiale. Le débat sera animé par John Christensen, coproducteur et co-fondateur de Tax Justice Network.

mercredi 28 novembre 2018 20h00

cinéma Les Studios rue Jean-Jaurès 29200 Brest Tarif : 5 €

 

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez-vous poster un commentaire.

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin