20 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

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Fête de l’Humanité : quelles perspectives pour les communistes ?

Cette année encore, la fête de l’Humanité a rassemblé des centaines de milliers de participants, du 14 au 16 septembre.

Si certain(e)s sont avant tout venus faire la fête et assister aux concerts, l’affluence aux débats, les discussions dans les allées ou le simple fait de pouvoir faire fonctionner les stands, témoignent de l’existence d’un milieu militant bien vivant, malgré l’affaiblissement du Parti communiste. Mais, s’il y a de quoi se réjouir de croiser dans les allées des dizaines de milliers de personnes révoltées par cette société et expliquant, comme cette militante du PC : « La fête est un coup de boost pour repartir dans les luttes », reste à savoir avec quels objectifs.

Dans son discours de clôture, le directeur de l’Humanité, Patrick Le Hyaric, a dénoncé le « capitalisme destructeur » et les dangers de la montée de l’extrême droite « qui sert en fait de béquille au capital financier ». Il a ensuite dénoncé la confusion entretenue par le consensus gauche-droite.

À la fête, comme dans le texte soumis aux militants du parti en vue du prochain congrès, la direction du PCF a beaucoup parlé de la nature révolutionnaire du projet communiste, de la nécessité de dépasser le capitalisme. « Ce n’est pas au Palais-Bourbon que va se faire la révolution, ce qui est décisif c’est qu’émergent dans la société des mouvements populaires », a même asséné le député Pierre Dharréville, pour appuyer un « gouvernement des luttes ».

Tout cela peut sembler radical.

Certains militants peuvent même penser que cela garantit d’éviter les trahisons des précédentes combinaisons « de gauche » qui, une fois au pouvoir, avec le soutien ou la participation du PCF, ont trahi les travailleurs, les conduisant à renier leurs propres idéaux.

Mais tous ces discours sur le dépassement du capitalisme escamotent le fonds du problème : comment s’y prendre ?

La réponse ne peut être dans la sélection d’une « vraie gauche », que le PCF opposerait au consensus gauche-droite qu’il dénonce. Car, au-delà des hommes, plus ou moins détestables, et de leurs étiquettes politiques, c’est la classe capitaliste qui dicte sa politique à un Macron ici, comme elle l’a fait à un Tsipras en Grèce, ou à un Mitterrand hier.

Il est impossible de « dépasser le capitalisme » sans contester la direction de la société à la bourgeoisie.

Dans ce capitalisme en crise, la bourgeoisie montre tous les jours, aux quatre coins de la planète, qu’il n’y a pas de place pour la moindre réforme allant dans le sens des intérêts des travailleurs. Elle mène au contraire une guerre féroce pour leur arracher ses profits.

Être communiste, c’est œuvrer pour que les travailleurs défendent leurs intérêts, y compris quotidiens, dans la perspective de la révolution sociale. Dire clairement qu’il faut renverser le pouvoir économique de la bourgeoisie, détruire son pouvoir politique et son pouvoir d’État à l’échelle internationale : c’est la seule façon de faire de l’idéal communiste une perspective pour l’humanité.

Nadia CANTALE 19 Septembre 2018
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