14 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

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Brest. À Naval Group, la CGT s’interroge sur le futur

Après le démontage de l’emblématique portique de la base navale, des représentants syndicaux CGT de Naval Group s’inquiètent pour l’avenir de l’activité sur les chantiers brestois.

La poutre de 500 tonnes du portique ne fait plus partie du paysage de la base navale de Brest, depuis samedi dernier. « C’est tout un symbole, explique Roland Guilcher, délégué syndical CGT à Naval Group Brest. Parmi les salariés, c’est l’inquiétude et la lassitude qui dominent. À Brest, la réparation et les constructions neuves sont les deux poumons de l’activité. Pourtant, la dernière construction d’un bateau date de 2006 ou 2007. »

En cause, selon le syndicat, le déplacement de l’activité de construction sur d’autres chantiers français (Saint-Nazaire, Cherbourg, Lorient) ou étrangers (Naval Group s’est rapproché du géant italien Fincantieri). « Le seul projet de construction à venir consiste à aider l’antenne de Cherbourg sur des morceaux de sous-marins de type « Barracuda » indique Roland Guilcher.

« Il faudrait 100 millions d’euros »

La CGT, qui tient à réaffirmer que « la construction navale à Brest n’est pas morte », a deman-dé à la direction de Naval Group d’estimer le coût d’une relance. « Elle nous a répondu environ 100 millions d’euros. Et la création d’environ 400 emplois. Etant donné que l’État possède deux tiers des capitaux de Naval Group, une décision étatique pourrait faire bouger les choses. »

Pour l’instant, malgré un courrier du maire François Cuillandre à la Ministre des Armées Florence Parly en mars dernier, les revendications sont restées lettre morte.

Du côté de la direction, on insiste sur la stabilité de l’activité de maintenance : « Je comprends l’aspect sentimental lié à la baisse des constructions à Brest, mais nous regardons devant, estime Eric Balufin, directeur de Naval Group Brest. Aujourd’hui, nous avons une belle visibilité sur l’avenir, et une activité stable entre l’export et l’entretien des flottes. » La direction explique par ailleurs que « la politique du groupe consiste à spécialiser les activités en fonction des chantiers. » Elle enterre les espoirs de la CGT : « L’avenir de Brest ne se situe plus dans la construction. » Toutefois, aucune perte d’activité ne serait prévue dans les 10 prochaines années.

Quid de la diversification ?

Les inquiétudes de la CGT portent également sur la diversification annoncée des activités de Naval Group, au profit des « ERM », les énergies marines renouvelables. « L’hydrolien, l’éolien flottant et l’énergie thermique des mers étaient des perspectives nouvelles. En juillet dernier, Naval Group nous a annoncé l’abandon de l’hydrolien faute de perpectives commerciales », regrette Roland Guilcher.

Si les deux autres technologies sont bien en cours de développement par Naval Énergies, filiale de Naval Group, personne ne peut dire quand elles pourront être mises en place : « Au contraire des énergies renouvelables terrestres, le domaine marin est bien moins développé, et coûte très cher, indique-t-on du côté de la direction de Naval Group. Mais à moyen ou long terme, il est certain que les chantiers brestois seront mobilisés. »

Damien Le Délézir 12/09/2018

https://www.ouest-france.fr/

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