12 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

fsu cannabis (ouest france)

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Cannabis. Un syndicat d’enseignants finistérien réclame une légalisation contrôlée

Pourquoi votre syndicat, composé surtout d’enseignants, prend-il position sur le cannabis ?

Dans nos lycées, on est confrontés depuis longtemps à ces jeunes qui dévissent parce qu’ils fument du cannabis. Le phénomène arrive aussi dans nos collèges. Et ça nous interpelle. On est confronté à une situation où il est très difficile de parler aux élèves. La règle, c’est le silen-ce… Et pourtant, malgré l’interdiction, malgré les dangers pour la santé et le développement de l’économie souterraine, la consommation est massive.

Comment cette question a été prise en compte par la FSU ?

Le Finistère a été moteur. En 2016, en janvier, en congrès national, nous avons demandé à notre fédération (FSU) de s’emparer de la question. En février, lors du congrès national du Mans, elle a lancé un mandat national d’études, pour que les syndicats qui la composent investissent ce problème. Cette année, à Rennes, le congrès national du SNES (secondaire) a demandé un assouplissement de la réglementation. Dans le Finistère, nous voulons aller plus loin. Nous avons adopté une motion pour demander une légalisation contrôlée du cannabis. C’est la première fois qu’une section départementale de la première fédération de syndicats de l’Éducation nationale se positionne ainsi !

Quelles sont vos propositions ?

Il faut d’abord rétablir les règles concernant les produits et leur qualité. Il s’agit aussi de définir le public autorisé à consommer, de l’interdire aux mineurs car c’est un produit dangereux. Il faut définir un espace autorisé de consommation et de production. Le Finistère et le Centre-Breta-gne ont toujours été des hauts lieux de culture du chanvre… Ensuite, l’objectif est de dégager des bénéfices financiers, grâce à des taxes mais aussi à la diminution du coût de la répression. Neuf affaires sont dix sont classées sans suite ! On attend du mieux en termes de santé publi-que, et en respect des lois de la République. 21 000 emplois seraient liés à cette économie souterraine dont le chiffre d’affaires est énorme.

Ça a été un soulagement chez les professeurs de pouvoir aborder ces problèmes. Il est temps de sortir de l’hypocrisie ! Les citoyens sont des parents et voient comment ça se passe…

Entretien avec Youn Le Roy, secrétaire départemental de la FSU 29 (Fédération syndicale unitaire) Dans les collèges et les lycées, de plus en plus de jeunes en consomment. Pour le syndicat FSU du Finistère, la prohibition est une impasse. Il faut une autre réglementation.

Laurence GUILMO. 05/07/2018

https://www.ouest-france.fr/

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