11 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

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Maternité de Guingamp. L’ARS prête à réétudier le dossier ?

Des salariés de la maternité menacée de fermeture ont été reçus par le directeur de l’Agence régionale de santé (ARS). Pas de quoi les rendre totalement optimistes pour la suite même si le directeur de l’ARS a semblé plus ouvert que ces derniers jours.

Douze femmes et deux enfants. La mobilisation des salariés de la maternité de Guingamp tenait sans doute plus du symbole, mercredi, sous les fenêtres de l’Agence régionale de santé (ARS), à Rennes. Mais là n’était pas l’essentiel. Dénonçant depuis des semaines le manque de considération de l’instance régionale à leur égard, les salariées présentes étaient déjà heureu-ses de pouvoir rencontrer pour la première fois son directeur Olivier de Cadeville, « alors qu’il n’est jamais venu nous voir et que l’ARS ne s’est jamais déplacée », peste cette sage-femme.

Et si le directeur de l’ARS estimait, il y a peu encore, inéluctable la fermeture de la maternité faute de couverture médicale, sa fermeté semble aujourd’hui moins évidente si l’on en croit la délégation reçue à Rennes. « Je n’ai pas trouvé qu’on n’avait pas été écoutée », témoigne Nathalie Thominiaux, sage-femme faisant partie des trois salariées reçues.

Le patron de l’ARS a déployé les mêmes arguments que précédemment pour justifier la fermeture de la maternité – en particulier la démographie médicale – mais « il s’engage à réétudier (le dossier) et à rerencontrer les interlocuteurs », explique Karen Boualegue, puéricultrice. « Il va réévaluer, il a encore plusieurs acteurs à rencontrer », confirme Nathalie Thominiaux. En particulier les médecins de la maternité, qui seront également contactés.

Guingamp c’est un symbole, un phare

De quoi rendre les assistantes médicales confiantes à l’issue du rendez-vous ? « Ni oui ni non », confie Karen Boualegue, puéricultrice, sans pouvoir masquer sa moue. Car si la ferme-ture est aujourd’hui suspendue, elle est toujours effective pour le 31 janvier 2019. Mais après 1 h 30 d’échanges avec l’ARS, les salariées avaient déjà la satisfaction d’avoir pu développer leurs arguments. Y compris la nécessité de conserver un lieu de vie aussi important qu’une maternité, dans un territoire où la pauvreté est plus forte qu’ailleurs en Bretagne. « Guingamp c’est aussi un symbole, un phare », rappelle Nathalie Thominiaux. « Un lieu où l’on vit, il faut pouvoir y naître ».

La douzaine de salariées est ensuite repartie en Centre-Bretagne, plus que jamais motivée pour conserver sa maternité. Et pour mobiliser de nouveau la population dans un esprit festif, sages-femmes et puéricultrices ont prévu d’organiser un relais sportif entre Carhaix et Guingamp, suivi d’un Fest-noz, le 15 septembre. « Mais si on voit qu’on n’est toujours pas entendues, ça sera moins festif ensuite », prévient d’ores et déjà l’une d’entre elles.

11 juillet 2018  Philippe Créhange

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