14 juin 2018 ~ 0 Commentaire

carhaix (npa)

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Le NPA était présent à la manif (interrompue par la police) contre la venue de Gérard Collomb.

Carhaix. 80 manifestants contre la visite du ministre de l’Intérieur

Pendant trois heures ce matin, 80 manifestants, appelés par le NPA Kreiz-Breizh ( et SUD/ Solidaires, Ensemble et d’autres groupes, Note du Blog), ont défilé dans les rues carhai-siennes. La politique de répression, les violences policières, l’immigration. Ces sujets étaient le cœur de lutte du rassemblement. Ils se sont frottés plusieurs fois aux gendarmes déployés dans toute la ville pour l’occasion.

Ce matin, la venue du ministre de l’Intérieur à Carhaix, Gérard Collomb, n’a pas fait que des heureux.

Le ministre s’est rendu ce jeudi dans le Finistère pour remettre l’Ordre National du Mérite au capitaine des sapeurs-pompiers carhaisiens. Des rencontres avec les gendarmes étaient aussi à l’ordre du jour.

Vers la gendarmerie

À partir de 10 h 30, près de 80 manifestants se sont retrouvés devant l’église Saint Trémeur après un appel lancé mardi par le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) Kreiz-Breizh.  Une petite troupe douarneniste affublée de gilets de sauvetage, clin d’œil aux 600 migrants bloqués sur l’Aquarius en Méditerranée, a fait le déplacement Équipés de plusieurs drapeaux du NPA, de l’Action Antifasciste, de l’union syndicale Solidaires, d’Ensemble, ils ont manifesté vers la rue du Dr-Magny. L’objectif « être visibles. Nous ne voulons pas de ces politiques. On veut que des gens le comprennent », explique une manifestante.

Passage bloqué

Au cœur de la colère, des sujets comme la politique de répression, les violences policières mais aussi l’immigration. Plusieurs banderoles accompagnent la marche ainsi que quelques slogans inspirés. Pendant une heure, ils tentent à plusieurs reprises de forcer la voie vers la gendarmerie où le ministre est attendu à 11 h 50.  Ils sont bloqués de tous côtés par les gen- darmes, eux-mêmes équipés de boucliers, casques et gilets renforcés. Après quelques face-à-face provoquants, les manifestants se replient dans le centre-ville.

Jeu du chat et la souris

Ils se joignent à la manifestation des retraités place de la mairie pour quelques minutes. Puis ils reprennent la direction de la gendarmerie. La tentative est à nouveau avortée. Cinq d’entre eux se faufilent jusqu’à l’hôpital où ils sont bloqués par cinq gendarmes. À partir de 12 h, il ne reste plus qu’une trentaine de manifestants qui décident de « libérer » leurs camarades.

L’action se passe alors très vite, les cinq « prisonniers » sont libérés

. À 12 h 30, sur le chemin du retour, les gendarmes décident de contenir les restes des mani- festants rue de Lannaoueneg en barrant le passage avec 15 hommes de chaque côté, trois camions et deux voitures. « Au lendemain de la déclaration de Macron sur les aides sociales qui coûtent « un pognon de dingue », je pose la question de savoir à combien s’élève la note de l’Etat pour le déplacement ministèriel. Entre l’hélicoptère, tous ces gendarmes mobiles mobilisés, les camions etc. », commente Matthieu Guillemot, porte-parole du NPA.

Encerclés à l’hôpital

Quelques affrontements entre les deux partis éclatent avant un retour au calme. Ils resteront dans cet étau jusqu’à 13 h, le temps que le ministre prenne la route de Châteaulin. Le contrôle de papier d’identité d’un homme qui avait dissimulé son visage relance quelques tensions, avant la fin de tout blocage à 13h15.

Soizic Robet 14/06/2018

https://www.ouest-france.fr/

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