24 mai 2018 ~ 0 Commentaire

parcoursup’ (jdd + basta! + rp)

le peril jeune

Parcoursup : inquiets, des lycéens s’organisent

Les premiers résultats de Parcoursup ont été dévoilés mardi soir. La moitié des candidats sont pour l’instant sans affectation et certains montrent leur mécontentement.

Mardi à 18h, c’était le moment fatidique pour 700.000 lycéens en terminale et 110.000 étu- diants en réorientation. Les premières réponses d’affectation du système Parcoursup ont été délivrées. Pour la moitié des jeunes candidats, il faudra attendre au moins la prochaine vague de réponses pour connaître leur formation à la rentrée prochaine. Au total, ce sont donc 400.000 lycéens qui se retrouvent sans affectation universitaire, pour le moment. Quelques minutes après 18h, le site de Parcoursup s’est retrouvé bloqué face à l’afflux de connexions. Les messages de lycéens ont dès lors commencé à affluer sur les réseaux sociaux entre inquiétude et déception pour les nombreux jeunes voyant leurs vœux être refusés ou « en attente ».

Pour beaucoup, le stress laisse maintenant place au désarroi.

Trois types de réponses ont été délivrées aux lycéens : « oui », « non » ou « en attente » pour les filières sélectives, comme c’était déjà le cas avec l’ancien système APB. Pour les filières non sélectives, les lycéens ont reçu au choix : « oui », « oui si » ou « en attente ».

Les témoignages de lycéens affluent sur les réseaux sociaux

Une page Facebook intitulée « Parcoursupercherie » et initiée par la Coordination Lycéenne Nationale recense les défaillances du nouveau système. On peut y lire plusieurs témoignages de lycéens confrontés à des décisions plutôt surprenantes comme le cas d’un jeune homme accepté en première année de licence « Administration économique et sociale » à la Sorbonne, mais en attente en éco-gestion à Nice. « Le truc qui est bizarre c’est que je ne suis pas dans l’académie d’Île-de-France donc je vois pas pourquoi je serais pris là-bas » s’étonne-t-il.

Sur Twitter, plusieurs dizaines de lycéens s’étonnent des dysfonctionnements du système qui les positionnent sur des listes d’attente interminables. D’autres se sont étonnés du nombre de refus reçus par leur dossier, comme ce jeune homme qui comptabilise 20 vœux refusés sur un total de … vingt.

Les critères de sélection des étudiants font aussi réagir

En effet, chaque département d’université a du s’organiser individuellement pour réaliser son propre tri des dossiers reçus. Résultat, difficile de comprendre parfois la logique prévalant dans les refus de certains lycéens.

Les syndicats étudiants et lycéens appellent à manifester

Les syndicats lycéens ont mis en place des plateformes d’accompagnement pour lycéens désorientés. La Fage, qui soutient la réforme, a lancé le site sos-parcoursup.fr sur lequel les jeunes peuvent contacter le syndicat afin de recevoir de l’aide dans leur parcours s’ils n’ont reçu que des réponses négatives. L’Unef, opposé à la loi ORE, a mis en place un « formulaire d’aide et de recensement ». En réaction, une manifestation est déjà prévue jeudi à l’appel de plusieurs organisations lycéennes et étudiantes. Dans le communiqué de l’événement, les organisateurs appellent à « tout bloquer ». « Bloquer les lycées, les facs, les flux. Occuper même. Déjà trois occupations de lycée en une semaine, à Paris. Ils débloquent, ils évacuent, ils sélectionnent, ils mentent, mais nous n’attendrons pas », préviennent-ils.

Le 26 mai, plusieurs organisations syndicales d’étudiants dont l’Unef et l’Union Nationale Lycé- enne ont appelé à participer à la « marée populaire » organisée par la France insoumise. Une manifestation qui regroupe l’opposition de gauche dans le but de critiquer l’action du gouver- nement, notamment la loi ORE (« orientation et réussite des étudiants ») qui a mis en place le système Parcoursup.

Mardi, « cinq à six » lycées ont été perturbés, selon le rectorat, avec notamment des blocages pour soutenir les fonctionnaires qui manifestaient le même jour et aussi dans le but de protester contre Parcoursup. A Lille, un lycée était également bloqué.

Sur France inter mardi, Frédérique Vidal a tenté d’apaiser la grogne des jeunes en affirmant que « les lycéens qui auront des propositions en accepteront certaines, en refuseront d’autres et donc libéreront des places ». La ministre a indiqué que 66.000 places ont été libérées après cette première vague de propositions. Les élèves ont une semaine pour accepter les propositions, ainsi selon le ministère, 350 000 autres places seront proposées d’icidix jours.

23 mai 2018

https://www.lejdd.fr/

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Commentaire: C’est une constante depuis quelques années: « bordéliser » le service public pour être « obligé » de « réformer ». Si tout ce « bordel » arrivait à détourner des jeunes « pas fait pour cela » de faire des études, ce serait toujours çà de gagné! Réserver les facs aux « premiers de cordée » ce serait « cool » non?

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