15 mai 2018 ~ 0 Commentaire

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Grève à Lidl. Châteaulin et Pleyben sont restés fermés toute la journée

À l’instar de plusieurs dizaines de magasins bretons, les Lidl de Châteaulin et Pleyben sont restés fermés toute la journée de mercredi. Les salariés dénoncent une dégradation croissante de leurs conditions de travail.

Mise à part la cheffe de magasin qui était en congé, toutes les salariées du Lidl de Châteaulin ont suivi le mouvement de grève régional. Celles de Pleyben aussi. Sur la soixantaine de magasins gérés par la direction régionale Lidl de Guingamp, environ la moitié a été impactée par le mouvement de grève de mercredi, initié par les syndicats Unsa, CFE-CGC, CGT, FO et CFDT.

Les revendications sont partout les mêmes, ce que confirment les salariés des magasins de Châteaulin et Pleyben.

« Nous n’en pouvons plus ! Nous avons de plus en plus de travail mais la direction refuse d’embaucher, même des CDD », fulmine en choeur les neuf salariés du Lidl de Châteaulin. Au total, ils sont onze en comptant le CDI étudiant (7 heures/semaine) et le chef de magasin (42 heures). Quant aux caissières, elles font 28 heures et les cheffes caissières, 31,5 heures.

Pourquoi ce surcroît de travail ?

« Lidl ne veut plus se positionner en tant que hard discount, ce qui implique davantage de produits à mettre en rayon mais aussi d’exigence sur la fraîcheur et autres services. Mais les moyens humains ne suivent pas », déplore une salariée. « C’est très bien pour les clients qui sont de plus en plus nombreux, enchaîne une collègue, mais pour nous, cela se traduit par des journées de fou, entraînant maux de dos, tendinites, etc. Du coup, les arrêts de travail se multiplient et comme on n’est jamais remplacé, on travaille encore plus. C’est le serpent qui se mord la queue », se désespère-t-elle.
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Il manque deux personnes

Toutes sont unanimes à considérer qu’il faudrait deux personnes supplémentaires à travailler au Lidl de Châteaulin. Leurs collègues du magasin pleybennois ne disent pas autre chose. « On voit l’été arriver avec les départs en congés qui ne seront pas remplacés. Pour celles qui vont rester, ça ne sera pas des vacances », ironise une salariée pleybennoise. Ici, l’effectif est à peu près identique à celui de Châteaulin. Les problèmes aussi. « Même la cheffe de magasin est obligée de faire de la manutention », assure une caissière qui se dit « stresser » de ne pas pouvoir faire correctement son travail.

« Je ne suis pas Shiva ! »

Une autre renchérit en rappelant que « l’effectif est passé de douze à dix salariés alors que le chiffre d’affaires n’a cessé de croître ». Les grévistes en veulent pour preuve l’augmentation de l’indice de productivité (le chiffre d’affaires divisé par le nombre d’heures travaillées). «Nous devrions être à 340. Or, ces trois dernières semaines, nous étions à 440, avec un pic à 572 », calcule une cheffe caissière.

« L’autre jour, poursuit sa collègue, je devais en même temps être à la deuxième caisse tout en recomptant la première, ranger quatre palettes de surgelés, gérer le rayon fruits et légumes, la viande, débarrasser les cartons et passer des commandes. Je ne suis pas Shiva ! Je n’ai que deux bras moi ! ». Une cliente vient leur remonter le moral en leur apportant un far tout chaud.
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  10 mai 2018 Loïc L’Haridon
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