02 mai 2018 ~ 0 Commentaire

guingamp maternité (ouest france)

Mater

Guingamp. « C’est une maternité à taille humaine »

Samedi, le comité de défense santé du pays de Guingamp organise un rassemblement. Le personnel soignant prend la parole pour « couper court aux idées reçues sur la maternité ».

La situation

« Tous les cinq ans, on attend le renouvellement de l’agrément par l’Agence régionale de la santé (ARS). Là, on devrait connaître la décision dans les prochains jours. Nous, on veut continuer à exercer », annoncent deux sages-femmes : Tatiana Robin-Fily et Mélanie Gaillard, Emmanuelle Morvan, auxiliaire de puériculture et Karen Boualegue, puéricultrice. L’année dernière, plus de 500 bébés sont nés dans ce service. « C’est une maternité à taille humaine. Nous fonctionnons au rythme des parents et des nouveaux nés. »

Un travail mis en avant

La maternité compte quatre gynécologues, environ 18 sages-femmes, autant d’auxiliaires de puériculture. Le personnel met en exergue un savoir-faire. « Nous continuons à progresser. Par exemple, les papas peuvent assister aux césariennes. On continue à se former… »

Guingamp est, en France, une des six maternités à proposer des accouchements dans l’eau. Elle était même une des premières, il y a une trentaine d’années. « C’est aussi ce qui a fait la renommée de la maternité », note la chef de service, Hélène Guichaoua. Tous les douze mois, environ 25 femmes viennent spécialement accoucher à Guingamp pour pouvoir donner vie dans l’eau.

« Nous sommes une petite structure »

Hélène Guichaoua contextualise : « Les petites structures sont souvent mises en cause sous prétexte de sécurité. La proximité, c’est quand même important!» Le personnel soignant indique : « Il y a des anesthésistes de garde H 24.» La maternité est-elle menacée de ferme- ture ? « Oui, il y a des inquiétudes. Nous sentons des menaces. On appelle donc à la mobilisation samedi. »

Et un constat est dressé : « Fermer des petites structures rallonge le délai d’intervention. Dans certains cas, il y aura une réelle mise en danger. Parfois, il faut agir vite. » Des femmes de Paimpol, Saint-Nicolas-du-Pélem, Callac… viennent accoucher à Guingamp. « De plus en plus de personnes ont des problèmes de locomotion car il y a une grande précarité. On ne va pas demander aux femmes de faire leur suivi de grossesse en train ! »

« Des efforts ont déjà été réalisés »

Pour le personnel soignant, des efforts ont déjà été réalisés. « On a diminué le nombre de lits, le nombre de personnel… Il y a déjà eu des réorganisations, un certain nombre de sacrifices. » Hélène Guichaoua donne un élément : « Une maternité avec moins de 3 000 naissances par an est forcément, financièrement, déficitaire. »

Ne pas faire peur

Un message est délivré : « Il ne faut pas que les mamans arrivent inquiètent. On pense qu’il y a déjà des fuites de mamans car elles pensent que la maternité va fermer cette année. » Des travaux sont en cours, « on va avoir un beau service tout neuf. » En effet, la maternité déménage au premier étage. « Il n’est pas question de s’arrêter de travailler. »

La manifestation

Le rassemblement aura lieu dès 16 h, la place de l’Échiquier. Un défilé vers le rond-point de l’hôpital suivra. « En poussette, en portage, dans le ventre de maman à pied, tout le monde est invité à venir soutenir la maternité », a indiqué l’organisateur de l’événement : le comité de défense santé du pays de Guingamp.

manifestants-hopital-sud

Maternité : des mamans pour le maintien du service

Angélique, 33 ans. Le choix d’une maternité de proximité.

« Mon premier accouchement, il y a dix ans, s’est fait dans une plus grosse maternité. J’ai été déçue. Je me suis sentie seule, mal accompagnée. Même pas accompagnée alors que j’ai eu une césarienne en urgence. J’ai déprimé.Pour mes deux autres enfants, il y a sept ans et il y a quelques semaines, j’ai accouché à Guingamp, par césarienne. J’habite Le Merzer. Ici, je me suis senti soutenue. Écoutée. J’ai l’impression d’être dans un petit cocon. Je n’ai pas eu peur. Je n’ai plus envie de grosses structures. »

Marine, 34 ans. Deux enfants nés à Guingamp.« J’ai accouché, ici, en 2013 et 2017. Nous étions ravis de la prise en charge. Très individuelle. Il y a des efforts réalisés pour la qualité des soins et le suivi. Alors que j’ai fait le choix d’allaiter, j’ai été soutenu. J’en ai eu besoin pour mon premier enfant.Même si j’habite Langoat, j’ai fait le choix de Guingamp pour avoir un suivi individualisé. Et je continue recommander Guingamp. »

Enora, 35 ans. Deux accouchements dans l’eau. « Mon premier accouchement, par voie basse, a eu lieu, il y a six ans, à Rennes. Pour mes deux autres enfants, âgés de 2 ans 1/2 et de 2 mois 1/2, j’ai accouché dans l’eau, à Guingamp. Pourquoi ? Je voulais une maternité proche de mon domicile.J’habite Pabu. Avoir une maison à proximité d’une maternité était un critère, pour moi, au moment de l’achat. Il était hors de question d’aller dans une grosse structure.J’ai fait deux accouchements dans l’eau. Un projet qu’on peut bien mûrir, ici. J’ai été écoutée par le personnel et accompagnée pour un accouchement dans l’intimité.À la maternité de Guingamp, l’encadrement dans la douleur est aussi génial. Il n’y a pas de pression pour faire une péridurale. »

Rosemary BERTHOLOM. 02/05/2018

https://www.ouest-france.fr/

La pétition

Pour signer la pétition, sur Internet : « Soutenons la maternité de Guingamp ». La pétition est également proposée dans certains commerces de la ville et sa périphérie.

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez-vous poster un commentaire.

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin