24 avril 2018 ~ 0 Commentaire

île longue (le télégramme)

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Nucléaire. « Briser l’invisibilité des victimes »

L’association des Irradiés de l’Île Longue, avec l’Université de Bretagne occidentale de Brest et la fondation Henri Pézerat, lance une étude labellisée pour connaître les impacts des rayons ioniques sur les salariés de l’île. La première en la matière.

Environ 150 anciens salariés, qui ont travaillé en pyrotechnie de 1973 à 1996, seront consultés en entretien individuel et collectif sur la base du volontariat. « Si on veut être rigoureux, il faut une délimitation », estime Jorge Munoz, directeur de conférence à l’UBO.

La période s’arrête en 1996 parce que c’est la date des premiers dispositifs de sécurité individuelle mis en place, comme le dosimètre (instrument de mesure de radioactivité). Le panel d’environ 150 personnes a été recensé au préalable par l’association des Irradiés de l’Île Longue, essentiellement grâce au bouche-à-oreille.

« Il faut ajouter les données, quand elles sont exploitables, de 45 personnes décédées, qui ont aussi travaillé à cette période », complète Annie Thiébaud-Mony, directrice de recherche du Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers professionnels (Giscop). Les données seront collectées du mois de mai au mois d’octobre.

Un meilleur suivi post-professionnel

Cette étude doit d’abord permettre de recouper des informations précises et les impacts des rayons ioniques sur la santé des travailleurs exposés. « On sait que ça implique des leucémies, des cancers, des problèmes cardio-vasculaires, des atteintes aux systèmes immunitaires et reproductifs, livre Annie Thiébaud-Mony. Mais une étude permettra de systématiser ces impacts pour la première fois. C’est surtout le moyen de briser l’invisibilité des victimes ».

En outre, l’étude devra servir de base pour améliorer le suivi post-professionnel ionique. « Les anciens salariés ne savent pas tous qu’ils peuvent bénéficier de ce système. Et ceux qui le savent doivent presque supplier pour en bénéficier », regrette Jorge Munoz.

Le dispositif est un droit, mais, pour Annie Thiébaud-Mony, « il devrait être organisé et collectif, comme cela peut se faire pour les travailleurs qui ont été confrontés à l’amiante ».

Les premiers résultats chiffrés sont attendus au mois de décembre.

http://www.letelegramme.fr/

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