04 avril 2018 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (france inter)

Olivier Besancenot : « Quelques jours de galère, c’est parfois mieux qu’un retour en arrière de 100 ans »

Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, est l’invité de Léa Salamé. Au deuxième jour de la grève de la SNCF, il maintient sa volonté de continuer à se battre contre la réforme annoncée de l’entreprise, qui court selon lui à la « catastrophe ».

Après une première journée de grève suivie par 34% des cheminots selon la SNCF, le porte-parole du NPA Olivier Besancenot se dit satisfait d’une mobilisation qu’il considère comme plus importante : « Je ne juge pas cette journée comme la direction de la SNCF, qui ment comme toute direction d’entreprise en comptabilisant ce qui l’arrange : ça a été une mobilisation extrêmement suivie, avec beaucoup d’assemblées générales« .

Il se félicite également du fait que le mouvement de mobilisation s’est également étendu à d’autres secteurs, comme les étudiants ou les éboueurs :

« On a quelque chose qui dépasse le cadre de la SNCF, ce n’est pas anecdotique, c’est dans l’air du temps, quand on a des mobilisations sur des questions de salaire, on passe d’une phase défensive à une phase offensive », explique-t-il.

Faut-il tenir malgré les concessions du gouvernement ?

Cette idée fait sourire le militant : « Ils peuvent faire de la communication en disant qu’ils res- pectent le droit de grève, en faisant des mini concessions, alors que tout le monde sait que la barre est tellement haut au niveau du gouvernement : avant la question du statut de cheminot, c’est la question du statut de l’entreprise » qui se pose selon lui. Il dénonce la transformation de la SNCF en société actionnariale : « Qui dit société actionnariale dit diktat de la rentabilité, or l’écrasante majorité des lignes ferroviaires ne sont pas rentables« .

Face à l’exemple Allemand salué par le gouvernement, Olivier Besancenot avance le contre-exemple britannique, où aujourd’hui selon lui « une immense majorité de Britanniques demande la renationalisation » des chemins de fer. Le problème vient aussi de la dette de la SNCF issue de la séparation avec RFF, selon lui.

S’il se dit « pas surpris » par les réformes entreprises par le gouvernement, Olivier Besancenot tient à rappeler « qu’une bataille politique, c’est une bataille de l’opinion (…) : l’idée c’est de montrer que c’est pour vous que l’on se bat. Quelques jours de galère, c’est parfois mieux qu’un grand retour en arrière de 100 ans sur un grand service public auquel on tient. Tous ceux qui disent qu’il y a trop de syndicalistes et de grévistes, qu’ils soient prêts à sortir leur carte bleue aux urgences, pour inscrire leurs enfants à l’école« , dit-il, avançant que la plupart des avancées sociales ont été obtenues par des grèves et des manifestations.

Attend-il une révolution ? « Je n’avance pas masqué, je suis militant communiste révolution-naire, je milite pour un mai 2018« , à l’image de mai 68. Il reconnait aussi « qu’on est très loin de la révolution, mais un mouvement de convergence des luttes ne ferait pas de mal », en unissant les revendications sur quelques grandes journées d’action qui « auraient peut-être appelé le gouvernement à plus de respect« .

Car selon lui, dans le mouvement en cours cette semaine, « Macron paie son arrogance, quand on a des responsables politiques qui nous prennent de haut avec des expressions jamais vues, pour nous dire qu’on n’a rien compris, ça heurte, et ça c’est un point commun entre les salariés du public et du privé, les retraités, les étudiants…« .

mercredi 4 avril 2018

https://www.franceinter.fr/

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