03 avril 2018 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (rtl + france inter)

revol

Grève SNCF : « Besancenot occupe un espace laissé ‘vide’ par Mélenchon », dit 

Dans la mobilisation contre la réforme de la SNCF, un homme sort du lot. Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, a repris du service. On verra si c’est pour l’occasion, ou plus si affinité.

Olivier Besancenot sera aux côtés des cheminots en grève cette semaine. L’ancien leader du NPA espère construire un « front commun » à la gauche de la gauche pour faire reculer le gouvernement sur la réforme de la SNCF.  Est-ce le retour d’Olivier Besancenot, ou ne fait-il que passer ? C’est un peu tôt pour trancher cette question. Mais on pourrait dire que c’est le retour d’un homme qui n’est pas dopé à la politique. Besancenot a montré à un moment qu’il avait préféré privilégier sa vie plutôt que la politique. Même s’il a toujours milité.

Et c’est sans doute ce militantisme chevillé au corps qui le pousse aujourd’hui à revenir dans l’arène, notamment aux côtés de ses copains du syndicats SUD-Rail, troisième syndicat à la SNCF. Alors il s’était fait plutôt discret au moment des manifestations contre la loi Travail. Mais vous savez, quand on s’appelle Olivier Besancenot, on a quand même du mal à résister à l’odeur de la lutte sociale.

Motivé par le « grand soir social »

Son but ? Il espère d’abord, comme tous les autres, faire reculer Emmanuel Macron, empêcher le gouvernement de poursuivre cette réforme de la SNCF. Vous savez ce que dit Olivier Besancenot : « Il y aura un avant et un après cette grève de la SNCF ». Il dit : « Si Macron gagne, il aura marqué des points ; s’il perd, on pourra redistribuer les cartes socialement et politiquement ».

Olivier Besancenot espère que cette grève va réveiller quelque chose dans le pays. Il a fait mouche d’ailleurs avec sa formule « on est tous le cheminot de quelqu’un ». Il espère qu’à partir de là, les mouvements sociaux (comme celui des universités en ce moment, ou celui de l’éner- gie) vont finir par converger. Ce qui le motive, c’est le « grand soir social ». Ce que n’a pas réussi à faire pour l’instant Jean-Luc Mélenchon. Il n’y a pas véritablement de concurrence politique entre les deux hommes. D’ailleurs pour qu’Olivier Besancenot prenne la main, il faudrait que Jean-Luc Mélenchon sombre. Mélenchon n’a pas de dynamique, mais il est toujours là.

Envie de retour portée par les sondages

Cela dit, Olivier Besancenot occupe un espace laissé « vide » par Jean-Luc Mélenchon. Il n’est pas question de préparer les prochaines élections : c’est un combat social qui se joue pour l’instant. un combat que Besancenot essaye de fédérer avec le Parti Communiste, les amis de Benoît Hamon et les Verts. Tous ces « groupuscules », comme les appelle le leader de la France Insoumise. Tous ces partis de gauche qui trouvent qu’Olivier Besancenot apporte une image positive au sein du mouvement social, qu’il a un certain charisme.

Et ils ne sont pas les seuls. Souvenez-vous que dans notre sondage BVA, publié au lendemain de la journée de manifestation du 22 mars, c’est Olivier Besancenot qui était plébiscité par les sympathisants de gauche. Il était en tête, de cinq points, devant Jean Luc Mélenchon. De quoi donner quelques envie de retour.

Alba Ventura et Loïc Farge 02/04/2018

http://www.rtl.fr/

Commentaire: Le NPA a quelques milliers de militants et des dizaines de milliers de membres de la France Insoumise suivent Jean-Luc Mélenchon! Notre but n’est pas de « voler des voix » qui appartiendraient « de droit » à la FI! Il ne s’agit pas non plus d’une lutte de chefs, de discuter le « leadership » de JLM sur une partie de la gauche. Non, il s’agit de faire mieux connaître le NPA et ses propositions, de militer quoi!

olivier la poste

Olivier Besancenot : le retour du facteur (France Inter)

Cette figure politique et médiatique de la gauche radicale a ressurgit à l’occasion du mouvement de grèves qui commence.

Un revenant, un retraité de 44 ans à peine, une figure de « l’ancien monde » politique qui a quand même gardé son côté juvénile : Olivier Besancenot. Des  années qu’on avait plus entendu parler du porte-parole du NPA, le nouveau parti anti-capitaliste. Il avait connu un petit moment de spleen, s’était mis en retrait, et il avait cédé sa place à Philippe Poutou lors des deux dernières élections présidentielles et voilà donc qu’Olivier Besancenot que beaucoup surnomment le facteur, réapparait ! Un retour qui confirme au passage ce qu’on sait depuis déjà longtemps : le facteur sonne toujours deux fois !

Quel rôle peut jouer Olivier Besancenot dans le contexte social actuel ?

Depuis déjà quelques semaines déjà, il s’agite, rencontre les cheminots un peu partout, fréquente les dépôts SNCF, et surtout discute avec des responsables écologistes, mélen-chonistes ou avec les hamonistes du mouvement Génération-s. En fait, s’il est remonté sur son petit vélo, c’est parce qu’avec les mouvements sociaux, Besancenot est comme un poisson dans l’eau. Il a toujours préféré les manifs aux élections. Et il a gardé une bonne cote de popularité à gauche. Pour toute une frange de l’opinion, en terme d’image, Besancenot c’est un peu l’héritier de Dany Cohn-Bendit. Un trublion un agitateur à la grande gueule et à la bonne bouille… Et comme on commémore les 50 ans de mai 68, sait-on jamais ? Besancenot  peut consolider la sympathie du mouvement de grèves de cheminots dans l’opinion.

Olivier Besancenot risque-t-il marcher sur les plates bandes de Jean-Luc Mélenchon ?

C’est sûr que pour le patron de la France Insoumise, ce retour n’est pas forcément une bonne nouvelle. Parce que le facteur du NPA, lui, il peut défiler main dans la main avec les syndicats sans les inquiéter alors qu’on sait que Philippe Martinez, Laurent Berger et les autres diri- geants syndicaux sont passablement agacés par la rudesse de Jean-Luc Mélenchon qui n’hésite pas à critiquer vertement leur mollesse ou leurs divisions.  Olivier Besancenot, lui, peut essayer de jouer le rôle de passerelle entre les morceaux de la gauche émiettée comme entre les partis et les syndicats.

Évidemment, le problème, c’est qu’il y a quand même comme un air de déjà vu. Hé oui, tout ça fait déjà un peu « ancien monde » quand on songe que le jeune trotskiste à bicyclette, malgré ses airs d’éternels jeune homme était déjà candidat à la présidentielle en 2002, l’année où le jeune étudiant Macron entrait tout juste à l’ENA.

Renaud Dély 2 avril 2018

https://www.franceinter.fr/

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez-vous poster un commentaire.

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin