27 mars 2018 ~ 0 Commentaire

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Guerlesquin : le volailler Tilly-Sabco placé en redressement judiciaire

Après Doux, qui attend de savoir quel repreneur se profile à l’horizon, c’est au groupe Tilly Sabco de Guerlesquin de se trouver dans la tourmente. Ce mardi 27 mars, à la sortie de l’audience du tribunal de commerce de Brest, les salariés de Tilly Sabco étaient quelque peu soulagés. Ils redoutaient une liquidation judiciaire. L’entreprise obtient un sursis. Le tribunal de commerce de Brest la place en redressement judiciaire et fera le point à l’issue d’une période d’observation de deux mois. Une nouvelle audience est prévue le 22 mai.

Une reprise en 2016

« C’est une décision que nous avons demandée mais c’est une décision difficile parce que ce n’était pas du tout ce qui était projeté au départ. C’est un moment douloureux pour toute l’équipe de Tilly-Sabco tant pour les dirigeants que les salariés », a souligné Valérie Léger, avocate de la société, évoquant un marché « extrêmement difficile » et une « concurrence très rude ». Interrogée pour savoir si l’entreprise, qui produit des saucisses de poulet à Guerlesquin (Finistère), allait rechercher un repreneur, l’avocate a indiqué: « ça fait partie des options possibles ».

Le patron néerlandais de l’entreprise, Brian Wegdam, était également présent au tribunal ce matin. C’est lui qui avait repris l’ancien abattoir de poulets en décembre 2016, ne gardant que l’atelier saucisses. La société néerlandaise Wegdam Food Link avait repris en décembre 2016 l’usine, à l’époque Tilly-Sabco Bretagne, laissant 134 salariés sur le carreau sur les près de 200 qu’elle comptait à l’époque. Wegdam est spécialisé dans la production et la distribution de produits congelés alimentaires.

Trois plans sociaux en quatre ans

L’ancien abattoir de poulets avait déjà été sauvé de la faillite en décembre 2014 par trois investisseurs: la CCI de Morlaix, le Britannique MS Foods et un fonds d’investissement, le Breizh Algae Invest, lancé par le groupe Olmix spécialisé dans les biotechnologies. Ce rachat avait permis la sauvegarde de près de 200 emplois sur les plus de 320 que comptait l’entreprise.

« Nous en sommes à trois plans sociaux en quatre ans », a souligné Nadine Le Guen, déléguée CGT de l’usine de saucisses, au terme de l’audience. « Les salariés sont fatigués et en ont ras-le-bol », a-t-elle ajouté, précisant qu’une partie d’entre-eux était au chômage technique partiel depuis trois semaines.

27/03/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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