06 mars 2018 ~ 0 Commentaire

agriculture (fr3 + npa)

Doux1

Groupe Doux : jusqu’où Terrena pourra t-il soutenir le volailler ?

Terrena, deuxième groupe coopératif agricole français, ne pourra pas soutenir « éternelle- ment » le volailler Doux, à la recherche de 100 millions d’euros pour changer de modèle  écono- mique, a-t-on appris lundi auprès de la direction du groupe.  « Les pertes de Doux, 35 à 36 millions d’euros par an, ne sont pas soutenables. On ne pourra pas soutenir Doux éternellement », a indiqué la direction de Terrena à l’AFP.

Le groupe coopératif a rappelé que le volailler avait annoncé un plan de transformation pour renouer avec les bénéfices sur lequel il planchait toujours. Le volailler français entend notamment sous-traiter sa production d’entrée de gamme dans un pays d’Europe de l’Est à bas coût et monter en gamme sur ses produits fabriqués en France.

Date butoir

Vendredi, le journal Le Monde écrivait que Terrena avait fixé « la date butoir de son engagement au 31 mars » et que la coopérative ne soutiendrait plus financièrement le volailler après cette date. « Il y a toujours eu une échéance mais le calendrier n’est pas fixe. Ce n’est pas gravé dans le marbre », a précisé la direction du groupe. Mais « Doux génère des pertes tous les jours, tous les mois sur chaque tonne de poulet vendu. Il faut aller vite », a-t-elle ajouté.

Le volailler estime qu’il a besoin de 100 millions d’euros pour financer l’ensemble de son plan de transformation, dont un peu moins de la moitié serviront à des investissements industriels, en marketing, communication, recherche et développement, etc…Terrena n’a pas voulu com- menter un éventuel partenariat avec l’Ukrainien MHP, évoqué par Le Monde, dans le cadre du plan de transformation de Doux. « On a des partenariats en cours de discussion, différentes pistes qui sont exploitées », selon la direction.

Doux, dont le siège est à Châteaulin, emploie 1500 personnes. Depuis 2016, le groupe, qui réalise l’essentiel de ses ventes de poulets au Moyen-Orient, a souffert de la concurrence des producteurs brésiliens, d’une parité euro/dollar défavorable et de la hausse des droits de douanes en Arabie Saoudite. Le 6 avril, le tribunal administratif de Rennes doit en outre se prononcer sur un éventuel remboursement d’aides européennes à l’exportation perçues par le groupe. Le contentieux porte sur plus de 80 millions d’euros, selon une source proche du dossier.

06/03/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Commentaire: Il est où le modèle rémunérateur pour le paysan? Si le « raisonné » ou le bio touchaient autant de subventions, on mangerait tous bio! D’autant que les subventions, il va falloir les rendre!

Lire aussi:

Des mesures d’urgence pour libérer l’agriculture (NPA)

L’agriculture avant 1968 : la décennie des grandes mutations (NPA)

Pêche : plus de la moitié des océans sont ratissés par les flottes industrielles (RP)

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez-vous poster un commentaire.

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin