25 février 2018 ~ 0 Commentaire

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Rennes : les salariés de SoLocal, ex PagesJaunes, en grève contre les suppressions de postes

80 salariés du groupe SoLocal, anciennement PagesJaunes, se sont mobilisé ce vendredi 23 février à Rennes contre les suppressions de postes massives annoncées par le groupe la semaine dernière. 60 postes sur les 270 que compte le site rennais, seraient menacées.

1 000 suppressions d’emplois sur 4 500, dont 800 dès cette année. C’est l’annonce faite mardi 13 février par le groupe SoLocal (ex Pagesjaunes). Cette réduction d’effectifs s’effectuera dans un premier temps via des départs volontaires puis des départs contraints. Au delà du site populaire PagesJaunes.fr, SoLocal est un créateur de site, spécialiste du placement d’infor- mations sur internet. Ce sont ses salariés qui interagissent quand vous prenez par exemple un rendez-vous via le site des pages jaunes.Le groupe détient en plus du siège parisien, 19 sites locaux, dont 15 doivent fermer. À Lanester dans le Morbihan, une agence de serait en cours de fermeture, selon les syndicats. 40 personnes y travaillent. A Rennes, l’agence emploie 270 personnes dont 60 pourraient perdre leur travail selon les syndicats. Une « purge » sociale qui ne passe pas du tout auprès des agents de ce groupe qui détient également Mappy.

Ce vendredi midi, environ 80 salariés de l’agence rennaise ont débrayé pour répondre à l’appel national de l’intersyndicale du groupe. « En licenciant plus de 1 000 salariés, Pages Jaunes perdrait des forces vives dont elle a besoin pour renforcer sa position sur ses marchés », estime l’intersyndicale CFDT, FO, CFE-CGC, CGT, Autonomes et CFTC.

Les salariés tenaient à mettre en avant les atouts de l’entreprise ainsi que leurs compétences, bien loin de l’idée de l’ancien annuaire papier des PagesJaunes.

Un plan qui ne passe pas

Faisant état d’un chiffre d’affaires en baisse depuis 10 ans, SoLocal a annoncé son plan « stratégique »de suppression de 1 000 postes d’ici à 2019. Le lendemain, l’ex-PagesJaunes publiait un bénéfice net de 336 millions d’euros, en hausse de plus de 500% en 2017, grâce à la restructuration de sa dette. Dénonçant « un plan d’un cynisme et d’une violence rares », l’intersyndicale explique que ce « n’est autre que le sacrifice de 1 000 salariés sur l’autel de la finance ». Lors d’un comité d’entreprise mercredi, les représentants du personnel ont demandé l’ouverture de négociations sur de nouvelles bases.

Thierry Peigné 23/02/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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