16 février 2018 ~ 0 Commentaire

potere al popolo (anti-k + contretemps)

anti

Potere al popolo ! est né lors de l’assemblée du 18 novembre en réponse à la crise de la gauche radicale.

Elle risquait encore une fois de disparaître des bulletins de vote, entraînée dans des alliances avec des forces ambiguës par rapport à leurs relations avec le PD (le parcours du Brancaccio, puis la convergence en grande partie avec Liberi et Uguali), ou présentant des propositions politiques de faibles impact sur les secteurs d’avant-garde de la classe ouvrière.

Voilà pourquoi la proposition avancée par le centre social Je so’pazzo (je suis fou), qui a su saisir le bon moment et la bonne occasion  pour mettre sur pied  une proposition alternative après la faillite du Brancaccio a été très opportune. Une proposition qui va dans le même sens que celle que Sinistra Anticapitalista avait faite au début de l’été, mais qui à ce moment-là n’avait pas abouti parce que les conditions qui ont rendu disponibles d’autres forces politiques, en premier lieu Rifondazione, pour entreprendre un parcours unitaire radical,  n’étaient pas encore mûres.

Le programme électoral de Potere al popolo ! contient une série de propositions radicales, qui se situent objectivement en contradiction par rapport au capitalisme et à ses institutions (L’Union Européenne), et qui répondent aux exigences ressenties par les masses des travailleuses et des travailleurs, exploité(e)s et opprimé(e)s.

Citons en quelques unes :

La réduction de la durée du travail à 32 heures avec maintien du salaire,

La réintroduction de l’échelle mobile,

Le droit à la retraite à 60 ans ou après 35 ans d’activité,

La création d’un revenu minimum garanti pour les chômeurs,

La réalisation d’investissements et de postes de travail publics,

La mise à disposition d’un million de logements sociaux publics,

Le blocage des privatisations de l’eau, des services publics et leur renationalisation,

L’arrêt des grands projets et la planification participative en ce qui concerne l’environnement, comme alternative à la Green economy, 

L’introduction d’un impôt sur le patrimoine, la nationalisation de la Banca d’Italia et la création d’un pôle financier public, la restructuration de la dette publique.

La liste de Potere al popolo ! se présente de façon double 

comme une coalition de la gauche de classe et en même temps comme résultat d’un important processus d’activation (et de réactivation) de militants sociaux et politiques qui ont participé en masse aux plus de cent assemblées qui se sont tenues en quelques semaines.

Un front de classe entre des sujets organisés qui a su intercepter les revendications antilibé- rales et anticapitalistes de nombreuses et de nombreux militant(e)s qui s’étaient résigné(e)s à regarder la politique comme un corps étranger aux luttes qu’ils/elles doivent mener tous les jours sur leur lieu de travail, dans les quartiers et les territoires.

Nous ne croyons pas que les élections soient la baguette magique qui renversera d’un jour à l’autre les très mauvais rapports de forces entre les classes, qui se jouent sur le terrain, mais  l’expérience de Potere al popolo peut sans aucun doute constituer un outil de reconnais- sance entre différents secteurs de la classe ouvrière et donc être utile à la reprise des luttes en Italie.

Qu’arrivera-t-il après les élections ? Nous sommes sûrs que cette liste obtiendra un bon premier résultat le 4 mars. Mais il faut continuer à s’élargir après aussi, en développant les propositions programmatiques dans un sens explicitement anticapitaliste, internationaliste, écosocialiste et féministe, en attirant d’autres énergies militantes présentes sur les terrains plus ou moins organisés de la gauche d’opposition, populaire et de classe, qui impulsent des luttes ou qui y participent.

Nous souhaitons que Potere al popolo ! devienne dans le futur proche un pôle antilibéral et anticapitaliste capable de concurrencer dans la société les forces patronales de la droite (de celle qui est fasciste comme de celle qui est libérale), celles du Parti démocra- tique et de ses satellites, des bureaucraties syndicales complices. Nous croyons qu’un pro- gramme né des assemblées doit vivre non seulement pendant la campagne électorale mais surtout dans les luttes, sur les lieux de travail et dans les territoires, en favorisant à partir du bas la résistance à un capitalisme toujours plus féroce et l’auto-organisation des luttes. Comme le dit le slogan : lutter et créer le pouvoir populaire !

Chiara Carratù

https://anticapitalista.org

http://www.anti-k.org/

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Lire aussi:

Potere al popolo : un nouvel espoir de la gauche anticapitaliste en Italie

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