13 février 2018 ~ 0 Commentaire

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40 années de militantisme. Plus d’un million d’euros pour les aux salariés

Militant de la CGT, secrétaire général de l’Union locale CGT Locminé-Baud (créée en 1975), Daniel Lemare a été pour ainsi dire, de tous les combats

« Si des militants se sont engagés dans la défense juridique, collective et individuelle, c’est parce qu’il existe une organisation syndicale… Sans elle, pas de syndiqués, pas de militants, pas de moyens de défense, » souligne Daniel Lemare.

Militant de la CGT, secrétaire général de l’Union locale CGT Locminé-Baud (créée en 1975), Daniel Lemare a été pour ainsi dire, de tous les combats…

Combats bien sûr, auxquels il associe ses camarades. « Il y a en permanence, une lutte entre ceux qui détiennent les finances (moyens de production), et ceux et celles qui sont obligés de vendre leur force de travail, pour vivre et souvent survivre… C’est ce que l’on nomme, la lutte des classes, explique-t-il. Les salariés ont décidé de s’organiser en syndicats, dès la fin du 19è siècle, avec la loi du 21 mars 1884. Le congrès constitutif de la Confédération Générale du Travail (CGT) s’est ouvert à Limoges, le 23 septembre 1895.

De quand date l’Union locale CGT à Locminé ?

« La création de l’Union locale des syndicats CGT de Locminé et sa région date du 26 novembre 1975. Une partie des cotisations perçues a permis d’acquérir des outils nécessaires au fonctionnement de notre permanence … »

Daniel Lemare, de quelle manière vous êtes vous impliqué ?

« N’ayant qu’une formation juridique en droit social (Educateur spécialisé au conseil général du Morbihan) mais souhaitant développer l’activité sur le droit du travail, j’ai suivi des stages de formation à la CGT. J’ai aussi écouté les conseils de militants aguerris.. »

Quelle fut votre première affaire ?

« Ma première affaire concernait un ouvrier locminois du bâtiment (décédé depuis), ayant eu un différent avec son employeur. Nous avons concilié devant le Conseil de Prud’hommes de Lorient, le 12 novembre 1980. Certaines affaires réglées par notre service juridique ont été plus marquantes que d’autres. Le premier conflit officiel a été jugé devant le Conseil de Pru- d’hommes de Lorient, le 27 janvier 1981. L’employeur, artisan du bâtiment, avait été condamné à régler des salaires qu’il ne versait pas depuis des années à son salarié. Il refusait de payer les sommes auxquelles il avait été condamné».

Quelle affaire vous a marqué?

« Je me souviens d’un conflit, entre une salariée et une entreprise employant des tâcherons en abattoir. L’employeur a dû payer, mais à son avis, « une femme ne méritait pas de recevoir un salaire identique à un homme, pour un travail de même nature » (CdPLorient, 7/09/2004). En quarante ans, nous avons étudié de nombreux dossiers, dans les juridictions prud’homales du Morbihan et de Bretagne, devant la Cour d’appel de Rennes, avons établi des mémoires pour la Cour de cassation, plaidé devant divers tribunaux… »

Y a t-il eu des transactions amiables négociées entre salariés et employeurs ?

« Le nombre de transactions amiables est aussi important que celui de dossiers ayant néces- sité une juridiction officielle. De nombreux dossiers jugés devant le Conseil de Prud’hommes ont concerné des retraits d’avertissement envers des militants (la répression syndicale, envers les militants CGT a toujours existé). Il va également de soi, que le salarié en conflit avec son employeur n’a pas toujours raison ! Alors nous avons essuyé des déboutés ».

Il semble qu’aujourd’hui, il y ait une baisse importante des litiges. A quoi tient-elle?

« Deux éléments fondamentaux sont à l’origine de la baisse importante des litiges jugés devant la juridiction prud’homale La rupture conventionnelle du contrat de travail : le contrat de travail est bien un lien de subordination entre l’employeur et le salarié, aussi, cette autorité légale de l’employeur lui donne un pouvoir supérieur. La négociation n’est pas équilibrée. Les ordon- nances Macron compliquent les modalités de saisine du Conseil de Prud’hommes, fixant un plafond d’indemnités… »

En totalité, quelle somme avez-vous rapportée aux salariés syndiqués ?

« Entre 1977 et l’arrivée de l’Euro (2001), la somme rapportée aux syndiqués défendus s’est élevée à 665 067 F. Depuis l’arrivée de l’Euro, la somme également rapportée s’élève exacte- ment à 541 294,18 euros. La règle est que le salarié défendu doit régler sa cotisation syndi- cale. Il reçoit la totalité des sommes arrêtées par les juridictions. Quant au militant, il est défrayé de ses frais, tout simplement ».

Pourquoi se syndiquer ?

« Le syndicalisme, c’est en premier lieu l’organisation collective des salariés sur leur lieu de travail, qui peuvent parfois renforcer leur pouvoir… Nous, les militants(es) appellons les salariés en activité, en recherche d’emploi, mais aussi les retraités, à rejoindre nos rangs.

Même si j’ai arrêté de plaider devant les juridictions en 2017, nous intervenons pour conseiller des syndiqués, avec des permanences le mercredi, de 9h à 12h, au siège de l’Union locale, à Locminé ou dans un local à Baud, au centre associatif,

Contact locminé : 06 73 53 32 82 ou 02 97 60 52 92;

Baud : 06 76 46 32 01

J.-M. F.   11 Fév 2018

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