31 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

quimperlé purina (ouest france)

licenciements

Nestlé-Purina. Le site quimperlois dans le flou

À Quimperlé, le site de Nestlé-Purina produit 65 000 tonnes de croquettes pour animaux par an et emploie 125 salariés. Après l’annonce de la restructuration des services administratifs du groupe, treize salariés de l’usine de Kergostiou à Quimperlé pourraient être concernés par le plan national.

« À Quimperlé, la confusion la plus totale règne après l’annonce des suppressions d’emplois faite par Nestlé », assure Daniel Loget, secrétaire du comité central d’entreprise Nestlé-Purina et coordonnateur CFTC Nestlé France.

Suivant le plan de restructuration établi par le groupe Nestlé monde, Nestlé France vient d’annoncer la suppression de 400 emplois sur le territoire, à la centralisation de ses sièges de région parisienne et à l’externalisation de tâches administratives dans d’autres pays. Le site quimperlois emploie 125 salariés. La production de croquettes ne se serait pas impactée par le plan.

Sont concernés, les salariés qui travaillent dans les ressources humaines, les commandes, la logistique, le plan de production.

« Tout ce qui pourra être externalisé, sera fait à l’étranger. À Quimperlé, 13 salariés pourraient être concernés dont 3 aux ressources humaines, autant aux finances, 5 à la logistique, 1 aux achats, 1 NCE, [N.D.L.R. amélioration des performances]. Pour eux, il y a un risque potentiel. Demain, ils pourraient être mutés en région parisienne, à Milan ou en Suisse pour les ressources humaines, à Barcelone pour la finance voire à Kuala Lumpur pour les achats », estime l’intersyndicale.

Un appel à Macron

À l’issue du comité d’entreprise qui s’est tenu lundi à Quimperlé, les syndicats CGT, CFTC et FO, déplorent « le flou de la situation. « Nestlé veut augmenter de deux points, sa rentabilité au niveau monde, poursuivent les syndicats. Or, la France est le premier marché européen. C’est là que se trouvent le plus de salariés. »

Les syndicats quimperlois lancent un appel à la direction du groupe et au président Macron « pour lui demander de tout faire pour qu’au moins, il reste en France une des plateformes de regroupement des centres d’excellence. » Les syndicats déplorent que les salariés doivent « à nouveau candidater à leur poste. Ils sont mis en concurrence. Les Quimperlois ont peur. » D’autant plus que certains ont déjà vécu, en 2005, le plan de sauvegarde de l’emploi lors de la fermeture de l’unité aliments en conserves.

Contacté hier, le service de presse du groupe Nestlé France assure que les « projets sont partagés avec les partenaires sociaux » et que « sur les 400 postes supprimés en France, chaque collaborateur se verrait proposer un poste ou une solution de formation. Il n’y aura ni licenciement, ni rupture conventionnelle. »

31/01/2018 Béatrice Griesinger.

https://www.ouest-france.fr/

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