22 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

disparition (france info)

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Il est minuit moins cinq avant notre disparition

Franceinfo s’est plongé au cœur d’un réacteur socialiste au plus mal, miné par ses défaites électorales et ses luttes de clans. Un parti au pied du mur qui tente de se reconstruire, mais dont l’existence même semble aujourd’hui menacée.

Peut-être que ça va mourir, peut-être que ça va renaître. Peut-être que le PS est déjà mort et qu’on ne s’en est pas encore rendu compte… »

L’ambiance est morose chez les socialistes à la veille de se choisir un nouveau chef.  Long- temps considérée comme favorite, Najat Vallaud-Belkacem a jeté l’éponge début janvier. Une occasion ratée pour le parti, empêtré dans une querelle d’egos dont il a le secret. Depuis le début de l’année, les prétendants au poste de premier secrétaire se bousculent. Et en coulis- ses, les tractations s’accélèrent à l’approche de la date limite de dépôt des candidatures, fixée au 27 janvier.(…)

La peur du vide

Et si cette multiplication de candidatures cachait un immense vide ? Les derniers soubresauts d’un grand malade prêt à succomber ? Cette guerre d’egos sur un champ de ruines suscite en tout cas l’inquiétude au sein du PS. « Ce n’est ni sérieux, ni à la hauteur des enjeux », commente un membre de la direction collégiale du parti. D’autres tirent carrément la sonnette d’alarme.

Il est minuit moins cinq avant notre disparition. On a cinq minutes pour agir.

Sébastien Vincini, premier secrétaire fédéral de la Haute-Garonne

S’il n’a pas encore disparu, le PS végète après ses défaites successives aux municipales de 2014, aux départementales et aux régionales de 2015, et surtout après la débâcle de 2017. Nombre de députés divisé par dix, finances au plus bas, plan social visant à licencier 55 permanents sur 97… Tous les voyants sont au rouge. La ligne politique du parti reste, elle, inaudible, coincée entre le « ni droite ni gauche » de Macron et l’insoumission de Mélenchon. « On n’est même plus au fond de la piscine, on est carrément dans le siphon ! » reconnaît un ancien ministre de François Hollande.

La perspective d’une disparition du PS est désormais prise au sérieux. « Au mieux ce sera un congrès de survie, au pire le prélude à une disparition », observe l’ancien député Christian Paul, ex-leader des frondeurs, qui regarde désormais d’un peu plus loin ses camarades s’écharper.

Et l’agonie peut être longue. Regardez le Parti Communiste ou les Radicaux de Gauche ! Un cadre du PS

Que reste-t-il à espérer dans un tel marasme ?

Un peu perdu, un ancien député confie avoir demandé ces derniers jours à Najat Vallaud-Belkacem si elle ne voulait pas changer d’avis, et revenir mettre tout le monde d’accord. L’intéressée a fait savoir que sa décision était irrévocable. Les candidats au poste de premier secrétaire, eux, doivent encore y croire. Ou au moins « faire comme si », confie l’un d’eux à un membre du bureau national.

Dépité mais pas totalement résigné, l’ancien député de l’Hérault Sébastien Denaja voit dans cette période quelque chose de « romantique ».

« On essaie de tenir levé le flambeau de Jaurès et de Blum, d’une pensée qui s’est forgée depuis plus d’un siècle et qui a apporté des choses à la France, explique-t-il. Ça peut faire rigoler, mais c’est comme ça qu’on le vit. »

« C’est une séquence où il ne reste que ceux qui sont capables de traverser le désert et de manger du sable, philosophe Sébastien Denaja. Nous, on pense qu’il y a un peu de noblesse à ne pas abandonner. »

https://www.francetvinfo.fr/

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