15 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

douarnenez algues vertes (le télégramme)

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Algues vertes. L’Epab veut aller voir sous terre

Les puits, les lavoirs et les fontaines, comme à Sterch’laon, sont des portes d’entrée sur les nappes phréatiques, même profondes.
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L’Epab (Établissement public de gestion et d’aménagement de la baie de Douarnenez) lance un appel aux propriétaires de captages d’eau, puits ou forages, qui accepteraient de bénéficier d’analyses gratuites de leur eau, afin de participer aux travaux de lutte contre la prolifération des algues vertes. Explications.

Depuis une vingtaine d’années, le suivi de la qualité des eaux de surface de la baie de Douar- nenez s’est progressivement mis en place, notamment pour suivre l’évolution des teneurs et des flux en nitrates arrivant vers la baie. Un suivi indispensable, si l’on veut pouvoir mesurer l’impact des actions mises en oeuvre pour lutter contre la prolifération des algues vertes.

Le suivi se fait sur 21 cours d’eau des bassins versants de la baie.

Huit d’entre-eux, considérés comme les principaux contributeurs au flux d’azote, bénéficient d’un suivi resserré depuis 2009. L’objectif fixé pour l’instant dans le Schéma d’aménagement et de gestion des eaux de la baie (Sage) est, rappelons-le, d’atteindre une concentration maxi- male de 15 mg/litre et par cours d’eau, dans le but de réduire de moitié le phénomène des marées vertes.

Un seul cours d’eau sous la barre des 15 mg/l

Dans le dernier bilan (2015-2016), on note une baisse moyenne de la concentration en nitra- tes de 16 % sur les 21 cours d’eau suivis, depuis les treize dernières années. Mais on est encore loin du compte.

Le Stalas est encore à 36 mg/l, le Lapic à 30, le Kergaoulédan à 29, le Ris à 28, le Kerharo et le Lestrevet à 22 et l’Aber à 16. Seul le Pénity est descendu à 14 mg/l, mais c’est le cours d’eau qui était le moins chargé de tous depuis le début du suivi.

Le suivi de la qualité de l’eau s’effectue également dans les eaux souterraines. Deux fois par an, des prélèvements sont faits en trente points du territoire, dans des nappes peu profondes (captages, sources…). « Nous avons besoin de savoir comment réagissent les nitrates dans tous les milieux, comment ils évoluent dans le territoire. Plus on a d’informations, mieux on peut travailler, explique Fiona Mc Laughlin, en charge de la qualité de l’eau au sein de l’Epab. Pour avoir une connaissance plus fine encore, avoir davantage de données, nous avons besoin d’accéder à des endroits qui nous sont normalement inaccessibles, s’agissant de terrains privés. Notre objectif cette année est d’accéder à des nappes phréatiques plus profondes ».

Faire parler les nappes phréatiques

Pour ce faire, l’Epab a lancé une campagne d’information en direction des propriétaires de captages d’eau, de puits ou de forages, à l’échelle de tout le pourtour de la baie, afin qu’ils acceptent que des prélèvements et des analyses y soient faits. « Nous allons commencer cette campagne au moment des hautes eaux, début avril. Le mieux, c’est d’intervenir après quelques jours sans pluie. J’ai déjà eu des appels, se réjouit Fiona Mc Laughlin.

Des particuliers pour l’instant, qui voient un intérêt dans la démarche, celle de connaître la qualité de l’eau de leurs puits. Outre l’analyse des nitrates, nous calculons le pH, la conductivité, c’est-à-dire la quantité de sels minéraux dans l’eau, son taux d’oxygène et sa température. C’est gratuit et ce sera un suivi régulier. Ces informations seront rendues publiques mais resteront anonymes ».

11 janvier 2018 Marie-Line Quéau

Contacts:

Mél: qualite.eau@epab.fr

tél: 02.29.40.41.27 ou 07.87.21.19.41.

http://www.letelegramme.fr

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