11 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

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Hôpital du Scorff. La fièvre monte aux urgences

L’hiver est arrivé avec son lot habituel de virus et d’épidémies. Et ses consé- quences sur l’activité des urgences à l’hôpital du Scorff, saturé depuis le dernier week-end de décembre. Faute de lits disponibles, les patients doivent souvent attendre une nuit sur un brancard.

Ils le savent. Chaque année à la même période, le service d’urgences est saturé. Les causes de cette affluence sont connues : les maladies hivernales, notamment les syndromes respira- toires et leurs conséquences sur des patients âgés et affaiblis, conjuguées à la fermeture des cabinets des médecins de ville (généralistes et spécialistes) durant les vacances.

« Les conditions d’accueil ne sont pas satisfaisantes »

« Le nombre de patients accueillis depuis les fêtes de fin d’année n’est pas supérieur à la moyenne (1). Par contre, les hospitalisations sont plus nombreuses, passant de 30 à 50 par jour », explique le docteur Nathalie Daniel, responsable des urgences. Et la situation se complique quand il faut trouver des chambres dans les services.

Chaque jour, près de 30 personnes attendent un lit. Et l’attente est souvent longue, surtout lorsqu’elles doivent patienter sur un brancard. « En arrivant le matin, on se demande combien de patients on va trouver dans les couloirs. On fait le maximum mais nous sommes conscients que les conditions d’accueil ne sont pas satisfaisantes.

Cette situation est mal vécue. Elle génère des tensions. Les malades et leurs proches sont mécontents », confie une infirmière. La recherche de lits d’aval après la consultation et les premiers soins aux urgences est devenue une véritable quête quotidienne. « Nous appelons trois fois par jour les autres services pour faire le point et parfois l’hôpital de Quimperlé, pré- cise Mireille Rivalan, l’une des cadres de santé. Nous avons trouvé une chambre pour tous les patients arrivés dimanche et une personne qui patientait depuis deux jours. Mais cet après- midi, il n’y a déjà plus de place disponible en médecine. Il en reste peut-être en chirurgie ».

« Pas encore atteint le pic de l’épidémie de grippe »

Le parcours de soins est saturé. Les responsables des urgences savent que les patients arrivés dans l’après-midi et nécessitant une hospitalisation passeront la nuit sur un brancard. « Il ne s’agit pas de bobologie mais de personnes souffrant de pathologies multiples. Les prises en charge sont plus techniques, plus difficiles », rappelle Nathalie Daniel. « Et faute de places suffisantes dans des Ehpad ou d’autres établissements spécialisés pour les convalescences, les séjours à l’hôpital se prolongent et les places se libèrent moins rapidement », souligne la responsable des urgences, confrontée depuis plusieurs années à cet engorgement hivernal. «

La fermeture, cet été, de douze lits de chirurgie a compliqué la situation. Jusqu’alors, ces lits nous servaient de soupape pour faire baisser la pression dans le service », indique le médecin. La création à la fin du mois d’un service en chirurgie ambulatoire devrait libérer neuf places supplémentaires. En attendant, l’équipe des urgences a été renforcée provisoirement (une infirmière de nuit, une infirmière le matin et un médecin les lundis, mardis et vendredis). «

Et dire que nous n’avons pas encore atteint le pic de l’épidémie de grippe », s’inquiète un membre de l’équipe. « Je ne pensais plus voir de telles conditions depuis Bodélio », s’in- quiète-t-il. (1) : Les urgences ont accueilli une moyenne de 131 patients (60 % en médecine, 40 % en traumatologie) par jour en 2017, soit 48.000 passages. Un chiffre en constante hausse : 46.000 en 2016 et 44.000 en 2015.

09 janvier 2018

http://www.letelegramme.fr/

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