06 janvier 2018 ~ 1 Commentaire

quimper migrants (le télégramme + npa)

refug

Jeunes migrants. Un collectif les épaule à Quimper

Le collectif Le Temps partagé a été créé, il y a quelques semaines, afin d’épauler les mineurs isolés étrangers. Pour Olivier Hobé, son coordinateur, «il y a urgence à rompre l’isolement» de ces mineurs, «à ne pas laisser certains seuls à la rue».

« Nous vous demandons de mettre un terme aux expulsions de l’hôtel Dupleix avant l’appré- ciation minutieuse de chaque dossier et des possibilités qui s’offrent aux mineurs, en con-certation avec les familles quimpéroises que nous représentons », a écrit, le 3 janvier, le collectif Le Temps partagé à la présidente du conseil départemental du Finistère.

Six à sept familles quimpéroises et d’autres du Centre-Bretagne composent, actuellement, ce collectif qui, depuis deux mois, apporte un soutien humain et matériel à des jeunes migrants pour la plupart venus d’Afrique de l’Ouest et de l’Est. « Nous nous sommes mobilisés parce que nous ne pouvons pas admettre que des mineurs se retrouvent seuls, potentiellement en danger, dans les rues de Quimper, quand ils sortent du dispositif d’aide à l’enfance parce que leur minorité est mise en doute par les services du Département ou la justice », expose Olivier Hobé, coordinateur du Temps partagé.

« Rompre l’isolement »

« Derrière ces décisions administratives que ces jeunes ne comprennent souvent pas, à cause de la barrière de la langue, c’est le trou noir pour eux. Le plus urgent pour nous, c’est de rom-pre leur isolement physique et psychologique, en les accueillant dans nos familles », signifie-t-il.

« On est là pour les aider, les rassurer, les accompagner dans leurs démarches parce que les transports en commun ne leur sont pas accessibles, les emmener se changer les idées à la plage, à la patinoire, au musée, les orienter vers des cours de français au Moulin Vert, tenter de leur faire intégrer un cursus scolaire ou faire en sorte qu’ils s’impliquent dans la vie associative », poursuit le porte-parole.

Certaines familles prennent un jeune une semaine ou un week-end, d’autres, une semaine sur deux. « Il n’y a pas d’engagement. On a organisé, en urgence, des plannings », décrit Olivier Hobé, qui lance un appel aux Quimpérois pour que d’autres les rejoignent face à l’ampleur de la tâche. « Rien que la semaine dernière, on s’est occupé de six enfants sortis de la prise en charge. Ces cas se multiplient », assure-t-il.

« Être des partenaires »

Le collectif fait donc le lien avec un avocat « lorsque la minorité de ces jeunes est mise en doute, pour des motifs pas toujours lisibles, au bénéfice d’une faille, d’une prétendue incohé- rence de parcours », signale son représentant. « On sait que les services du Département sont  débordés, que le conseil départemental fait des efforts importants mais on lui demande de ne pas expulser, on veut lui dire que nous pouvons être des partenaires pour trouver des solutions », insiste Olivier Hobé.

Le 31 décembre, 25 à 30 mineurs étrangers ont participé au fest-noz Vras Kalanna, au Pavillon, grâce à l’accueil de Ti ar Vro et Evel Just !, aux soutiens du Secours populaire et de la Ligue des droits de l’Homme. « Certains, sur scène, ont souhaité aux participants la bonne année en breton. On a aussi dit qu’il était illusoire que ces jeunes retournent chez eux car ils seraient mis en échec », émet Olivier Hobé.

06 janvier 2018  Bruno Salaün

Contacts: 

letempspartage@laposte.net

 Facebook

http://www.letelegramme.fr/

Lire aussi:

MigrantEs : passer de l’indignation humanitaire à la contre-offensive ! (NPA)

Une réponse à “quimper migrants (le télégramme + npa)”

  1. Merci à vous pour le relais ! Dispo pour toutes questions.


Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez-vous poster un commentaire.

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin